Je sais, je sais, je sais... ça été long! (Il me semble avoir déjà écrit ça!) Deux mois c'est si vite passé! Pour ceux qui attendaient ce chapitre avec impatience, et bien je suis désolée du long moment d'attente. Je n'avais pas vraiment d'inspiration pour écrire la suite, j'avais plutôt la suite de La fin du trio en tête. Ais-je bien dit la suite de La fin du trio ? Je crois que oui... mais bon ce sera pour plus tard...
Sans plus attendre, je vous laisse lire ce chapitre, le prochain arrivera... chépa kan!
Bonne Lecture!


Je te faisais confiance

La nuit était tombée sur le château depuis longtemps. Les couloirs, les classes et les dortoirs étaient silencieux. La seule âme qui se promenait encore à cette heure tardive était un vieil homme fatigué et soucieux. Sa cape violette virevoltait derrière lui tandis qu'il traversait le chemin qui séparait son bureau de l'infirmerie. Il devait avoir des explications, les derniers évènements avait été hors de son contrôle, quelque chose lui avait glissé des doigts. Il faisait pourtant tout en son pouvoir pour les protéger, et son pouvoir était grand, mais ce soir tout aurait pu basculer, parce qu'il avait fait confiance…

Il entra dans l'infirmerie. C'était calme, il ne pouvait entendre que les respirations lentes et régulières des occupants. À sa droite, il aperçut son protéger bâillonné dans ses couvertures, dormant profondément. Le jeune Potter avait bien apprit au courant des dernières années, et ce soir, il avait montré qu'il était en mesure de combattre Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Au pied de son lit, un grand chien noir leva la tête au passage de l'homme et la reposa paresseusement sur les jambes de son filleul. A sa gauche, le jeune Malfoy avait également apprit certaine chose fondamental au cours des derniers mois, il avait montré beaucoup de courage et de volonté. Au fond de la salle, la plus jeune des Weasley avait eut un grand rôle dans les évènements de la soirée. Si elle n'aimait pas comme elle aime, Poudlard ne serait pas aussi calme à l'heure qu'il était...

Et derrière le mur, la source des soucis du vieux directeur. Il avait mis sa confiance en lui, mais à la vue des évènements, il l'avait trahit. Il était retourner à ses anciennes habitudes. Il avait rechuté dans le Mal sans préavis. C'est là que se dirigeait Albus Dumbledore à une heure aussi tardive. Il voulait des explications. Le maître de potions ne pourra lui mentir, Dumbledore avait avec lui une fiole dont le contenue aussi clair que de l'eau, lui ferait dire la vérité.

Il s'engouffra lentement dans la pièce qu'il avait construit quelques heures auparavant en verrouillant la porte derrière lui. Il alluma une torche accrochée au mur et regarda l'homme couché dans le lit. Ses cheveux noir et graisseux encadraient son visage plus blanc que neige. Quelques morsures apparaissaient sur son visage et ses bras avait été bandés. Il était dans un piteux état, mais il l'avait bien mérité…

Severus ne dormait pas, il attendait! Il s'était réveillé, quelques temps après la formation du muret, suite à une virulente douleur à son bras, à l'endroit de la marque. Son maître le rappelait à lui, pour lui donner son aller-simple au cimetière… Le maître était en colère, très en colère… ses plans avaient encore échoué.

Rogue savait que son directeur viendrait le rencontrer, lui poser des questions, qu'il allait devoir le regarder dans les yeux… ces yeux à qui il avait si souvent mentit, ces yeux qui étaient autrefois si étincelant de puissance, mais le combat contre le Seigneur des Ténèbres l'avait fait vieillir. Le vieux mage prenait de l'âge et s'affaiblissait et tout cela pouvait ce voir dans le feu de ses yeux.

Il sentit ce regard perçant posé sur lui, alors il ouvrit lentement les yeux. Et il rencontra les yeux de son directeur! Dumbledore le regarda un long moment avant de commencer à lui parler. Le professeur de potion s'assit dans son lit et regarda à son tour l'homme à la barbe argenté. Dumbledore se fit apparaître une chaise près du lit de Rogue, mais ne s'y assit pas à l'instant. Il sortit une fiole de sa poche et la tendit au professeur de potion.

" Si je peux toujours vous faire confiance Severus, vous allez boire ceci, dit-il tout bas.

Le mangemort pâli. Il savait que trop bien ce qui se trouvait dans cette fiole. Il l'avait lui-même préparé et la potion était d'une puissance rare! Il était maintenant face à un dilemme d'une importance vitale. Mais il se savait déjà perdu. Depuis le début de la soirée, depuis que le plan de son maître avait échoué, il se savait perdu…

C'était un ultimatum! S'il buvait la potion, Dumbledore saurait la vérité, toute la vérité et ce qui est de plus terrifiant que Voldemort en colère, c'est bien Dumbledore en colère… mais s'il ne buvait pas la potion, Dumbledore saurait tout de même qu'il ne peut plus lui faire confiance et en déduira qu'il c'était trompé sur son compte. D'une manière ou d'une autre, le mage blanc allait connaître la vérité. D'une manière ou d'une autre il allait devoir faire face à celui qui le tenait éloigné d'Azkaban.

Il perdait tout de toute façon! Mais ce que le directeur lui donnait comme chance de survit était supérieur à celle que son maître lui réservait s'il avait le malheur de se retrouver face à lui. Azkaban était et restera toujours l'endroit le plus sur pour se protéger de Voldemort, il irait rejoindre cette immonde créature qu'est Queudver. Seulement, sachant son sort, il décida tout de même de prendre une chance, une minime chance que Dumbledore faiblisse de nouveau et lui accorde une chance inespérée.

Il prit donc la fiole des mains de Dumbledore et l'amena à sa bouche, mais avant qu'il ne puisse boire la plus infime des gorgées, un cri aigu se fit entendre dans la pièce d'à côté. Il vit le directeur se lever précipitamment et sortir de la muraille sans prendre la peine de refermer derrière lui. Une chance de fuite s'offrait à lui?

À peine avait-il mit les pieds en dehors de la muraille, que le vieux mage compris la situation, bien qu'elle soit difficile à saisir. La petite était accroupit dans le coin de la salle, essayant du plus qu'elle le pouvait de s'éloigner du jeune homme qui essayait de comprendre pourquoi elle le fuyait. Elle criait de désespoir, de peur, mais aussi d'une grande peine qu'elle n'arrivait pas à supporter. L'infirmière avait également accouru dans la salle quand elle avait entendu ce cri de détresse. Elle essayait, tout comme le grand chien noir, de retenir le garçon, mais ce dernier n'écoutant que son cœur voulait rejoindre celle qu'il aime.

Il ne se décida à reculer seulement lorsque le chien s'interposa entre lui et la jeune fille et grogna de toutes dents. La femme de soin put enfin faire reculer le garçon et l'amener jusqu'à son lit. Il se dégagea brusquement de son emprise, rageur, et s'assit sur son lit, malgré les efforts que Madame Pomfresh faisait pour l'allonger. C'est à ce moment que Dumbledore intervint. Son protéger avait besoin d'être réconforté, apaisé.

Pendant ce temps, le grand chien noir essaya du mieux qu'il pouvait de réconforté Ginny, avec son long museau froid et humide et ses longues pattes maladroites.

Dumbledore s'approcha de lui et le saisit par les épaules, pour pouvoir capter son regard. Le jeune Potter était triste, terriblement triste, il se sentait rejeter, coupable. Il ne comprenait pas qu'un simple baiser pouvait avoir eut un tel effet d'éloignement.

" Je ne comprends pas professeur, avoua-t-il. Elle a peur de moi.

" Laisse-lui un peu de temps, Harry, lui répondit simplement Dumbledore.

" Il n'en reste pas beaucoup…, marmonna le Survivant dans un élan de pessimisme.

" Je t'interdis de dire ça, lança le vieux directeur.

Ce qui surprit énormément Harry.

" Tu vas réussir Harry, poursuivit-il un peu plus calmement. J'ai confiance en toi, j'ai confiance en ton pouvoir d'aimer, Harry.

Il lui tapota légèrement la joue et se leva pour aller retrouver la petite Ginny encore assise dans le coin de la pièce. Patmol avait déposé la tête sur les genoux de la rousse et elle lui caressait le derrière des oreilles, le regard dans le vide… ses joues étaient encore ruisselantes de larmes et ses mains encore tremblotantes.

Dumbledore s'approcha d'elle et le chien s'écarta en se remettant sur pied. Ginny regarda enfin son directeur mais une ombre menaçante s'avançait vers celui-ci.

" Professeur, cria-t-elle en même temps que le chien aboya.

Dumbledore resta immobile, attendant la suite des évènements sachant qu'il avait une baguette pointée sur lui. Il ne pouvait plus le nier, il ne pouvait plus en douter, il ne pouvait plus espérer. Severus Rogue l'avait bel et bien trahit.

" Rogue, ordonna-une voix à l'autre bout de la pièce. Baisser votre baguette.

" Tiens, tiens, Draco, lui répondit Severus.

Harry avait rejoins Draco, le surprenant autant qu'à lui-même, et ils pointèrent chacun leur baguette en direction de leur maître de potion. Madame Pomfresh sortit de la salle, allant chercher de l'aide…

" Regardez-vous tous les deux, continua Rogue, la voix plus forte et tremblotante. Vous vous haïssez! Vous vous haïssez mais vous pointez votre baguette dans la même direction! Tout ça pour cet homme. Cet homme faible, cet homme qui se laisse mener par ses sentiments, cet homme qui croit n'importe quel bobard seulement parce qu'on prétend être désolé.

Rogue avait à présent les yeux sur Dumbledore qui n'avait pas daigné se retourner. Ginny serrait étroitement le grand chien par le cou qu'il ne pouvait faire aucun gestes, peut-être à part de grogner et d'aboyer. Mais même si elle ne le tenait pas, il n'aurait pas attaqué le maître des potions, car Dumbledore lui avait demandé de ne pas le faire, d'un regard. Le vieux mage voulait savoir et Rogue allait parler… alors il allait le laisser faire…

" Je n'ai jamais eut de remords après avoir divulgué la première partie de la prophétie au maître quand j'ai su qu'elle l'avait mené à James Potter.

" C'EST VOUS? s'écria Harry.

" Oui, c'est moi, s'écria Rogue. Et crois-moi Potter mon plus quand regret ce n'est pas de l'avoir livrer, mais ne pas avoir été là pour y assisté.

Rogue eut alors un sourire et jubila pour lui-même : Délectable moment… la mort de James Potter!

Harry ne pouvait en entendre d'avantage et s'élança sur le professeur de potion. Mais un sort de protection l'empêcha d'aller plus loin. Sous le choc, il s'écrasa par terre et se cogna la tête sur un pied de lit. Un peu étourdit, il vit Rogue courir vers la sortie esquivant les sorts que Draco lui lançait, Harry essaya lui-même de l'atteindre, mais il le rata de plusieurs centièmes.

Puis Rogue disparut derrière la porte. Il allait parcourir les couloirs de l'école, traverser le Grand Hall, le parc, pour ensuite transplaner derrière le grillage de l'école et personne ne pouvait l'en empêcher. Même pas Dumbledore…

Il était resté figer, la tête basse tout au long de l'échange. Maintenant, tout le monde le regardait et il ne bougeait pas davantage. Il avait été trahit, il avait été manipulé, il avait mit la vie de gens en danger, il avait été faible… il se sentait faible… Il avait eut tord de lui faire confiance, il n'avait rien vu dans son jeu, il n'avait pas su déceler la vérité qui aurai dû être tellement évidente, tout le monde avait vu la supercherie, sauf lui… il en avait honte, il était en colère… contre lui-même… il se haïssait… il s'accusait de tout ce qui arrivait…

Il se savait intelligent, mais sur cette histoire il avait été le pire des abrutis. Tout le monde lui répétait à journée longue qu'il ne devait pas avoir confiance en Rogue, mais faisant trop confiance en lui-même, il n'écoutait rien… il venait de perdre confiance en lui, perdre confiance en les autres, méfiant et incertain devenait maintenant sa base des relations… il se transforma, en quelque sorte, en Maugrey Fol-Œil!

" Professeur! S'exclama une voix près de lui.

Dumbledore se retourna et rencontra le regard choqué de son protéger.

" Vous le laissez partir sans rien faire? s'exclama Harry de nouveau.

Dumbledore ne répondit pas et sortie de la pièce en rencontrant quelques membres de l'Ordre et Madame Pomfresh, mais ne leur accorda aucun regard, ni mot. Il partit en direction de son bureau pour pouvoir réfléchir en paix.

" Que s'est-il passé? demanda le professeur McGonagall inquiète par le manière de son directeur.

" Rogue s'est enfuit, répondit Malfoy.

Puis il leur raconta depuis le début ce qui c'était passé. McGonagall était inquiète et horrifiée, Maugrey, et bien, maugréa des insulte face à Rogue, Tonks essayait de calmer Sirius, Hagrid était sortie voir s'il ne pouvait intercepter Rogue, Madame Pomfresh remettait Harry dans son lit en lui vérifiant la tête et Ron s'était précipité sur sa petite sœur qu'il remis dans son lit.

" Qu'allez-vous faire professeur? demanda Harry quand Malfoy eut terminé son récit.

" Tout ce que nous pouvons, Potter, lui répondit la directrice adjointe.

" Je me propose pour en informer le Ministre, Minerva, intervient Maugrey. Ce traître doit payer, les aurors feront tout pour le retrouver.

" Très bien, dit-elle encore un peu secouer par la déclaration de Malfoy. Après, avertissez Rusard et fouillez le château pour être certain qu'il est réellement parti. Tonks, vous pouvez rester pour le reste de la nuit?

" Bien sûr professeur, dit-elle tandis que Maugrey sortait déjà de la pièce.

" M. Weasley, vous pouvez rester auprès de votre sœur, elle a besoin de vous pour le moment.

" Très bien professeur.

Elle s'apprêtait à sortir, mais elle ravisa et demanda à Ron et à Tonks de s'approcher d'elle, puis elle déclara à voix basse :

" J'ai bien peur que ce ne soit que le début… Dumbledore dans cet état est très mauvais signe, alors je vous demande de rester vigilant, tout signe douteux, transmettez-le aux membres de l'Ordre. Compris?

" Oui, dirent en chœur les deux concerner.

" Très bien, alors, bonne nuit!

Elle quitta l'infirmerie et ce dirigea non vers son bureau, mais bien vers celui de Dumbledore. Elle avait perçu sa culpabilité et elle voulait savoir comment il allait…

Le silence reprit place dans la salle de soin. Chacun retourna à sa besogne, Ron et Tonks se prirent un lit, Ron à côté de celui de ta sœur et Tonks à côté de celui de Harry pour garder un œil sur Sirius qui s'y était couché.

Harry regarda un instant Malfoy reprendre place sous ses couvertures. Pendant un instant, ils avaient été alliés. Il se rappela alors les paroles qu'Hermione lui avait dites quelques semaines plutôt : « Nous serons plus forts si nous nous unissons. Chacun a droit à une deuxième chance et à un nouveau jugement. C'est ce que Dumbledore à dit en début d'année, et Ron l'applique, tu devrais en faire autant. Malfoy n'est plus mangemort. » Il en avait eut la preuve!

Puis, son regard se posa sur Ron et Ginny. Ron le regarda un instant avant de border sa sœur. Harry y avait vu du méprit. Il n'y pouvait rien, il ne savait pas pourquoi Ginny avait peur de lui, il ne comprenait pas sa terreur et cela lui fit couler quelques larmes qu'il cacha dans son oreiller.


Comme l'a dit McGonagall, ce n'est que le début... Dumbledore s'en remmetra-t-il? Rogue se fera-t-il prendre par les aurors ou Voldemort? Ginny reparlera-t-elle à Harry? Va-t-on savoir pourquoi Sirius est encore vivant?
Dans la suite peut-être!...
Emily