Après un long moment d'absence sur Noctem et Diurnum, me revoici avec un nouveau chapitre pour cette fic. J'avais promis une explication sur la réaparition de Sirius...mais ce sera pour le prochain chapitre. Pour celui-ci c'est le moment décisif de tous les jeunes sorciers...
Merci à tous les revieweurs!
Bonne Lecture!


Choisir son camp

Nos quatre amis s'avancèrent vers la grande salle, certainement déconcertés par l'apparition subite de Sirius Black, mais complètement émerveillé par cette nouvelle. Le plus heureux des quatre étaient sans contredit le jeune Potter. Depuis le retour inopiné de Patmol, il avait souvent prié pour que son parrain redevienne comme avant, un humain. Son souhait était maintenant réalisé, il en avait eut la preuve en l'apercevant dans le couloir quelques minutes auparavant. Mais ce qui le chicotait c'était : « Que Diable, comment était-ce arrivé? » Cela devait être la question qui trottait dans les quatre têtes de nos amis. Sirius avait parlé d'une lumière et de Merlin, mais il avait parlé tellement vite que Harry n'avait pas réellement saisit le sens de ses paroles. Les questions et réponses seront pour plus tard.

Maintenant, il était impératif pour Sirius d'aller prendre un bon bain et aux quatre Gryffondor de se rendre dans la Grande-Salle pour la mystérieuse convocation.

Quand ils arrivèrent à la salle en question, tout Poudlard au grand complet y était déjà présent. Les professeurs, les aurors et les membres de l'Ordre étaient assis ou debout au fond de la salle, tous les élèves avaient pris place à leurs tables respectives, Rusard et Miss Teigne était planté près de l'entré, Peeves et les fantômes flottaient au-dessus de leurs têtes. Ces derniers étaient même dans un nombre surprenant. Harry en avait déjà vu une vingtaine depuis son entré à Poudlard, mais là, le compte était bien plus élevé. Quarante? Cinquante? Il ne pouvait pas tous les compter tellement il y en avait. Mais ce chiffre surprenant était infime quand il regardait la quantité extravagante d'elfes de maison alignés comme des soldats le long des murs de la salle, immobiles comme des statuettes, par millier! Il savait qu'il y en avait beaucoup, mais pas autant! Harry se risqua un regard vers Hermione, elle était tout simplement choquée… le mot est faible… elle était scandalisée! Tout compte fait, chaque entité capable de se mouvoir et de penser seul était présente dans la salle, il ne manquait que les tableaux…

" Ah! Vous voilà! s'exclama soudainement Dumbledore en les accueillant les bras grands ouverts. Nous allons maintenant pouvoir commencer. Prenez place, je vous pris.

Le directeur était debout, au centre, derrière la grande table des professeurs. Son visage laissait paraître l'importance et la gravité de ce moment… et une jolie tache rouge au niveau de sa pommette gauche. Décidément, Harry avait bien frappé fort! Donc, Harry, Ron, Hermione, et Ginny se précipitèrent, sous le regard de tous, à la table des Gryffondor. Étrangement, à un endroit précis, il y avait une énorme absence de personne sur la banquette, autour d'un individu à la chevelure blonde. Apparemment, les autres s'étaient tassés pour l'évité tout en le dévisageant dangereusement.

Il ne se sentait pas à sa place et il ne l'était pas! Seulement, l'atmosphère deux tables plus loin lui était, et de loin, beaucoup moins accueillante, alors quand Tonks lui proposa une place à la table des Gryffondor entre deux membres de l'AD, Neville et Dean, le Serpentard l'accepta sous le regard horrifier des deux derniers. Cependant, le jeune Malfoy ne perdit pas son arrogance, il garda la tête haute et défia du regard tous ceux qui se risqueraient à vouloir le faire quitter la table. Il encaissait les sarcasmes, comme il avait toujours fait, et les renvoyait à sa manière à leur auteur. Les Gryffondor ne sachant que faire, avaient préféré mettre une certaine distance entre eux et ce personnage qu'ils méprisaient tous. Quand Ron et Hermione vinrent s'asseoir de part et autre du Serpentard, comme si s'était tout naturel, Draco sentit qu'il y avait peut-être sa place, une toute petite, mais une quand même… Quelques rouge et or commencèrent à chuchoter entre eux sur cet étrange comportement, et quand ils virent Potter prendre place en face de Malfoy et lui adresser un signe de tête, les chuchotements devinrent de plus en plus audible, se répandant de table en table, que Dumbledore dû sommer le silence pour que la salle redevienne calme.

Le silence régna quelques instants dans la Grande-Salle avant que le mage prenne la parole. Il donnait l'impression qu'il regardait et détaillait chaque individu présent dans la salle. Son regard perçant traversait la salle de gauche à droite, de droite à gauche et la plupart le regardait avec intérêt. Quelques Serpentard évitaient son regard, ignorant sa présence et parlaient hypocritement entre eux. Bref, ils faisaient comme d'habitude…

C'est d'une voix forte et sérieuse qu'il entreprit son discours inhabituel, captant l'attention de tous ceux qui le respectaient.

" Je vous ais tous convoqué aujourd'hui parce qu'il est temps que vous choisissiez votre camp.

Dumbledore marqua une pose pour laisser le temps à son auditoire d'encaisser le choc de ses paroles. Il ne parlait plus comme un directeur, il parlait comme un général qui ralliait ses troupes. L'assemblé prit donc conscience que la guerre était à leur porte et que la décision qu'ils allaient prendre allait diriger leur avenir.

" La communauté elfique du château et les spectres, reprit-il, n'ont pas réellement de choix à prendre dans la situation actuelle car ils font partie de cette école, ils sont son âme et son cœur. Soumis à un contrat magique, ils ont l'obligation d'obéir au directeur présent, aux personnels et aux élèves. Uniquement deux d'entre eux devront prendre une décision. Pour ceux qui sont encore soumis à ce contrat, je les ais convoqués pour qu'ils soient mis au courant des décisions prises dans cette salle. Quant à vous, élèves et membres du corps enseignant, vous devez prendre la décision suivante : Être du côté du bien ou celui de la facilité. Si vous choisissez ce dernier, partez maintenant.

Un silence de mort envahit la Grande Salle. Dans toute l'Histoire de Poudlard, aucun directeur n'avait réclamé le départ de ses élèves ou de ses professeurs, aucun directeur n'avait sollicité une division de l'école, parce que c'est bien ce qu'il demandait, aucun directeur n'avait engagé ses élèves dans les remous extérieurs, mais aucun directeur n'était comme Dumbledore… Il demandait à ses élèves d'affronter Voldemort ou de se soumettre à la volonté de Voldemort. Il n'y avait pas de choix central, qui ne penche ni d'un côté, ni de l'autre. Noir ou blanc, pas de gris où la sécurité était plus assurée.

Il avait parlé d'un ton calme et posé, mais quand il avait prononcé la dernière phrase, il avait semblé plus dur, plus hostile, plus puissant… Le maintenant de sa phrase n'était pas en l'air. Ça se jouait sur le moment, pas dans quelques heures ou quelques jours, c'était là!

Mais personne ne bougea, personne ne parla…

" Je ne plaisante pas, reprit-il sur un ton qui frôlait la colère. Ceux qui envisagent s'aligner dans les rangs de Lord Voldemort, sont prier de quitter Poudlard sur le moment. Aucun auror ne vous traquera… c'est votre choix, nous n'y pouvons plus rien. Mais sachez bien, que si vous franchissez les portes de Poudlard aujourd'hui, elles ne vous seront plus jamais ouvertes. Partez!

Sur cette demande, il eut effectivement du mouvement. Il n'y avait pas de surprise à voir des élèves de Serpentard se lever et se diriger vers la sortie. Une trentaine d'élèves avait choisit de quitter définitivement Poudlard. Ils s'étaient levés la tête haute sans un regard en arrière, leur décision avait été prise depuis longtemps, certain avait hésité regardant autour d'eux, craignant les représailles de leur père, de leur famille, du maître… quelques-uns choisirent d'éviter ce désagrément, les autres se rassirent et espéraient avoir fait le bon choix. Il y eut même des scènes où les plus vieux soudoyaient les plus jeunes, en les menaçant, en les brusquant, mais le foudroyant coup de tonnerre que Dumbledore fit retentir dans le réfectoire dissuada plusieurs tentatives de ravissement.

Aucun élève des autres maisons n'avait bougé.

Aucun professeur n'avait fait signe de faiblesse… le seul qui y aurait été tenté, était déjà démasqué… et en fuite…

Et les membres de l'Ordre avaient déjà signé leur appartenance.

Quand le groupe arriva aux grandes portes de la salle, un élève s'arrêta et se retourna vers une personne en particulier. Cet élève était Blaise Zabini.

" Malfoy, s'écria-t-il. C'est ta dernière chance.

Draco se retourna vers son interlocuteur et planta son regard glacial dans le sien.

" J'ai choisi mon camp, dit-il d'une voix forte et franche. Je reste.

" Si c'est comme ça, reprit Blaise, adieu.

Puis il se retourna et franchit les portes pour une dernière fois.

Malfoy avait toujours les yeux braqués sur la sortie, comme s'il y avait encore une lutte en lui sur le choix qu'il venait de faire puis il sentit une main se poser sur son épaule. Il regarda une seconde la main sur son épaule, un geste de soutient et d'appartenance qu'il n'avait jamais expérimentée. Il leva les yeux vers la propriétaire de cette petite main et rencontra le visage radieux d'Hermione.

" C'était le bon choix à faire Draco, souffla-t-elle.

" J'espère bien, murmura-t-il en lui adressant un léger sourire.

La confession que Draco venait de faire, devant toute l'école, avait valu un remous verbal parmi la foule. Dumbledore dû une nouvelle fois exiger le silence.

" Maintenant, reprit-il plus calmement, vous allez devoir promettre votre allégeance.

Il brandit sa baguette et fit apparaître un long parchemin devant lui et une plume.

" Signez ce parchemin et vous scellez votre promesse de ne pas vous soumettre à la volonté de Lord Voldemort, de combattre jusqu'au dernier souffle de vie pour éviter que la noirceur n'envahisse le monde dans lequel nous vivons, de se donner corps et âme dans cette guerre afin d'éliminer toute trace de Mal…

Dumbledore marqua une pose avant de continuer :

" Ce que je vous demande peut paraître beaucoup, surtout pour les plus jeunes, mais cette bataille est également la votre, c'est vous qui vivrez dans ce monde après cette guerre, c'est vous qui allez reconstruire ce qui fut détruit, c'est vous qui allez faire renaître ce monde sous un nouveau jour, l'avenir du monde des sorciers repose entre vos mains. Nous, les plus vieux, nous serons là pour vous soutenir et vous permettre d'accomplir cette mission. Le serment que je vous demande de faire aujourd'hui est seulement le vœu sincère que le monde change pour le mieux. Si vos intentions ne sont pas authentiques, encrés au plus profond de vous, près à rester fidèle à cette promesse, partez maintenant.

Aucun ne bougea, aucun ne parla…

" Si vous faillez à cet engagement, je le saurai… tout le monde le saura. Ce parchemin fut enchanté par un sort très puissant et si vous ne tenez pas votre parole nous le saurons. – Dumbledore jeta un regard discret à Hermione et ensuite à Marietta, le sort était probablement plus puissant, mais sous le même principe que celui utilisé sur les membres de l'AD. - Un contrat magique, c'est ce que je vous fais signer aujourd'hui. Si vous n'êtes pas près à le faire, il serait préférable que vous quittiez Poudlard maintenant, car je n'accepterai plus personne qui ce dit fidèle, mais que son cœur ne l'ai pas.

Dumbledore marqua à nouveau une pose et encore, personne ne bougea. Certain paressait terrifié, angoissé ou en grande réflexion avec eux même, mais aucun d'eux n'avait envie de partir. Dumbledore laissa le temps aux membres de son école de bien prendre leur décision. Il était patient… Quand il sera sûr qu'ils avaient tous bien réfléchit, il donnerait le parchemin.

Le silence avait envahit une nouvelle fois la Grande-Salle. Soudain, sans que personne ne s'y attende, une chaise racla le sol et une seconde. Tous se tournèrent vers la source du bruit. Potter s'était levé, suivit de près par Malfoy. Ils étaient l'un en face de l'autre et se regardait intensément. Certain cru qu'ils allaient s'affronter, ceci aurait été dans la normalité des choses, mais ce fut autre. Harry s'avança vers Dumbledore, suivit de près par Draco. Arrivé à destination, il regarda un instant Dumbledore droit dans les yeux. un échange que seuls eux comprenaient se fit, puis Harry prit la plume et se pencha sur le parchemin et y inscrivit tout en haut sous le nom de Dumbledore lui-même :

Harry James Potter

Il se retourna et donna la plume à Draco. Il fit pareille. Quand son nom fut inscrit sur le parchemin, il se retourna vers Potter et lui tendit la main, et Harry la serra fortement. Détrompez-vous, ils n'étaient pas devenus amis… on efface pas cinq ans d'animosité aussi facilement. Seulement, ils étaient maintenant dans le même camp… Contrairement à Ron et à Hermione, il n'avait pas créé de liens avec le Serpentard, peut-être un jour, mais pour l'instant, la seule chose qu'ils avaient en commun était leur signature sur le parchemin.

Ron et Hermione vinrent se joindre à eux et inscrivirent leur nom. S'en suivit des autres élèves qui se mettaient maintenant en ligne pour sceller leur promesse. Les plus jeunes s'avançaient bravement vers l'avant, les plus vieux, fièrement.

Quand tous les élèves, professeurs, Aurors, membres du personnel non-enseignant, Dobby et Winky (Les deux elfes qui ne sont plus soumis à un contrat magique) eurent signé, Dumbledore leur permit de rejoindre leur salle commune ou de retourner à leurs activités.

Avant que le quatuor de Gryffondor ne franchissent les portes du réfectoire, une femme d'âge mûre se précipitèrent vers eux, plus précisément sur un jeune brun à lunettes. Quand elle fut arrivée à leur hauteur, elle empoigna les épaules de Potter et l'étreignit avec force. Plusieurs regards curieux et interrogateurs se retournèrent vers eux, mais ce qui apparaissait le plus sur les visages alentour, c'était des sourires moqueurs…

Harry ne savait que faire devant cet élan d'affection surprenant venant de la part de son professeur de métamorphose, il regardait autour de lui cherchant de l'aide et de l'air…

Finalement, elle le lâcha. Un sourire extraordinaire accroché à son visage, McGonagall regarda Harry avec une immense gratitude dans le fond des yeux.

" Merci de nous l'avoir ramené, avait-elle soufflé avant de reprendre son sérieux et d'ordonner l'évacuation du hall qui était bondé de curieux.


J'espère qu'il vous ait plu.
Dans le prochain, je vous promet l'explication tant attendu de Sirius Black, laissons-lui encore le temps de prendre un bon bain...
Je vais essayer de le sortir avant qu'il ne soit tout ratatiné...
À la prochaine
Emily