Sirius a terminé de prendre son bain... il est frais et dispos pour une belle histoire... alors...
Bonne Lecture!
Récit d'un Maraudeur
Arrivé à leur tour, les quatre Gryffondor se demandaient où pouvait bien être Sirius. Il leur avait pourtant dit qu'il allait les rejoindre à la Grande-Salle, mais il ne leur a pas bénéficié de sa présence. Ni sur le trajet jusqu'à la tour, ils ne le virent. Peut-être était-il encore à la salle de bain ou…
" Peut-être qu'il s'est noyer dans son bain, avait lancé Ronald d'un air qui se voulait sérieux, mais qui ne l'était pas.
" Une chose est sur, c'est qu'il va sentir bon en sortant, avait ajouté Ginny.
Harry acquiesça en silence mais il était tout de même inquiet. Peut-être que le sortilège qui l'avait ramené dans son corps n'avait effet que quelques heures et que maintenant le sort était rompu… cette possibilité l'affectait tellement, qu'il ne s'était même pas rendu compte qu'ils étaient entrés dans la tour. C'est l'appel de Neville qui le ramena sur terre.
" Harry! Il faut que tu viennes immédiatement.
Neville avait un sourire très élargit sur son visage alors Harry comprit que se ne devait pas être une mauvaise nouvelle. Il le suivit donc en courant jusqu'au dortoir, accompagné de près par Hermione et des deux Weasley, et quand ils furent tous arrivés, le jeune Potter compris bien vite le sourire de son ami. Couché sur son lit, Sirius dormait à poings fermés, habillé comme un parfait étudiant.
" C'est bien Sirius Black? Questionna Dean qui était debout près de la porte à côté de Seamus, tous deux estomaqués.
" C'est bien lui, affirma Harry le sourire aux lèvres.
" Qu'est-ce qu'on fait, on le laisse là où on le réveille, reprit-il.
" J'aurais bien aimé encore dormir M. Thomas, mais vous m'avez réveillé avec vos questions, railla Sirius en relevant la tête.
" Tu as pris un bon bain? demanda Harry en s'approchant de Sirius.
Patmol s'assit dans le lit et se frotta les yeux afin de mieux se réveiller.
" Le meilleur depuis une vingtaine d'année, dit-il, la salle de bain des Préfets m'avait drôlement manqué.
" Tu n'as jamais été préfet, reprit Harry.
" Crois-tu vraiment qu'un Maraudeur aurait laissé passer une telle baignoire sans en profiter?
Cette affirmation fit rire le groupe de Gryffondor. Un baume au cœur, voilà ce qu'était le retour de Sirius. Il embellissait la vie de Harry et de ce fait, celui de ses amis.
" On va sortir, annonça Neville en traînant avec lui Dean et Seamus vers la sortie.
Puis il ferma la porte les laissant en « famille » Ce mot s'illuminait dans la tête du jeune Potter. Les quatre personnes présentes dans le dortoir avec lui étaient vraiment sa famille. Il n'avait aucun lien de sang avec aucun d'eux, il n'y avait que le cœur. Ron était son frère, celui qui le secondait, Hermione sa sœur et elle pouvait parfois s'identifier dans le rôle de la mère, Sirius son parrain officiel, père d'adoption, frère et ami et Ginny… peut-être qu'un jour elle sera plus que l'amie qu'il aime. Formé une vrai famille avec elle faisait partie de ses plus grands rêves…
" Où avez-vous trouvé ses habits Sirius? questionna soudainement Hermione.
" Ça? s'étonna-t-il. À la réserve de la buanderie et regarder…
Il se leva et enleva la robe, il la retourna et pointa une étiquette près du col. On pouvait y lire « Sirius Black ».
" Mon ancien uniforme et elle me va comme un gang, dit-il en se regardant lui-même, pantalon et chemisier, comme s'il n'y croyait pas encore.
Il remit la robe à l'effigie des rouge et or et se rassit sur le lit.
" C'était quoi la réunion importante à la Grande-Salle? Poursuivit-il.
" Dumbledore nous a demandé de choisir notre camp, répondit Harry. Quelques Serpentard sont partis, ensuite Dumbledore nous a demander de signer un parchemin prouvant notre fidélité à la cause.
" D'accord… Alors, une petite histoire, ça vous dit? proposa Sirius en engloutissant une Dragée, d'une couleur douteuse, sortit tout droit de sa poche.
" Et comment, répondit le petit groupe.
Chacun avait hâte de connaître le fin mot de cette histoire de résurrection dans les moindre détails. Ils prirent chacun la position la plus confortable qui soit, pour écouter attentivement le récit de Black. Sirius s'ajusta correctement sur le lit de Harry et aplatit quelques coussins derrière son dos, Harry lui avait prit place à l'opposé de Sirius, le dos contre un montant du baldaquin, Ginny s'était installé non loin, sur l'autre montant, quant à Ron et Hermione, ils avaient prit place sur le lit du rouquin, évidemment collé l'un à l'autre, ce qui n'échappa pas au Maraudeur.
" Et bien, dit-il dans un sourire. Je n'y croyais plus.
Ron et Hermione prirent une jolie teinte rosée au niveau du visage, et aux oreilles pour le rouquin, mais ne se séparèrent toutefois pas.
" Ils ont eut besoin d'un petit coup de pouce, mais ils y sont arrivés, chuchota Harry à l'adresse de son parrain.
Ce dernier lui fit un sourire resplendissant avant de commencer son récit.
" Donc, commença-t-il. Comme vous devez le savoir, c'est par la faute de Kréature que je me suis retrouvé au Ministère. Il avait blessé Buck pour me mettre à l'écart après que Harry est eut la vision. Après nous avons eut un message de la part de Rogue et nous sommes accourus au Ministère. Ça vous saviez et ce n'était pas très intéressant, mais le reste par contre… Le sort de Bellatrix, c'est vraiment lui qui a tout fait changer. J'avais sous estimé ma cousine. Je ne devais pas tomber, pas devant elle… mais bon… j'ai cru un instant pouvoir me relever et me relancer dans la bataille, seulement, quand j'ai sentit le contact froid du voile dans mon dos, j'ai su qu'elle avait gagné la bataille, mais je ne laisserai jamais une Lestrange gagner la guerre.
" Bien dit! lança Ron sous l'impulsion.
Les quatre autres le regardèrent le reprochant d'avoir coupé l'histoire palpitante. Il souffla un léger « Désolé » et se contenta d'écouter la suite.
" Le voile m'enveloppait entièrement, reprit le Maraudeur. Chaque parcelle de mon corps, chaque pore de peau était ligoté par cette matière glaciale. Les ténèbres me retenaient prisonnier. J'étais une chenille dans son cocon, mais je savais que je n'allais pas me transformer en papillon. L'air était absent, le froid plus prenant, ce qui m'empêchaient de penser correctement. Je dois avouer qu'à ce moment là, j'ai eu peur de mourir. Je ne le voulais pas, je ne le devais pas. Alors j'ai lutté, je devais sortir de cette prison obscure. Je me débattais comme un vrai dingue, mais la matière qui m'entourait me résistait encore. C'est à ce moment que je me suis transformé en chien dans le fol espoir de déchirer cette substance et ça l'a fonctionné! Mes griffes ont agrippé une matière plus solide et l'a lacéré. Ce ne devait pas être l'Enfer des animaux… Une lumière est apparu et je me suis sentit aspirer violemment et j'ai fracassé le sol brutalement.
Les quatre adolescents firent une grimace imaginant la douleur causée par la chute.
" Quand j'ai ouvert les yeux, le soleil m'éblouit quelques instants mais je pouvais quand même distinguer trois personnes au-dessus de moi. Une femme, assez agréable à regarder, je dois l'avouer, un garçon et une fillette. À ce moment là, je n'avais aucune idée du comment et du pourquoi j'étais là. C'était tellement confus dans ma tête. Je revoyais des images, mais elles n'avaient aucun sens entres-elles. J'ai essayé de parler, mais la seul chose qui sortie fut un aboiement qui les fit tous reculer. C'est là que je me suis rendu compte que j'étais sous ma forme animagus. Je ne pouvais pas me transformer devant eux, car à cet instant je ne savais pas si c'était des sorciers ou des moldus. Alors, je me suis levé, avec difficulté, j'avais les pattes tremblotantes et ma tête… horrible… pire qu'un lendemain d'une soirée bien arrosé… C'est alors que la petite fille s'approcha de moi, la main tendue. Sa mère lui disait de ne pas approcher, que je pourrais être dangereux, que je pourrais la mordre, alors en bon chien que j'étais, je me suis assis et j'ai attendu la caresse. La petite devait avoir à peine cinq ans, mais dans son regard je voyais bien qu'elle m'adorait déjà, ses gestes étaient craintifs au début, mais quand elle vit que je n'étais pas dangereux, elle s'approcha de plus en plus. Sa mère et son frère sont venu la rejoindre. Et ils m'ont adopté… après m'avoir donné un bain dans la baignoire du jardin.
" La première nuit, j'ai essayé de reprendre forme humaine. Sans résultat. Je ne comprenais pas. Pendant quelques semaines, je suis resté avec eux, essayant de me rappeler ce que je faisais là, de me souvenir ce qui c'était passé.
" Tu aurais pu venir chercher tes réponses ici au lieu d'attendre qu'elles ne viennent par elles-mêmes, lança Harry quelque peu irrité.
Si Sirius avait pu réapparaître auparavant, Potter ne se serait pas refermé sur lui-même pendant un été entier faisant supporter cette humeur désagréable et morose à ceux qu'il aime. Il n'aurait pas culpabilisé pendant toutes ses semaines.
" J'aurais pu, effectivement, répondit calmement Sirius. Je suis désolé de t'avoir fait subir ça Harry, mais j'avais besoin de cet éloignement, du moins, pour quelques temps, et je pressentais que je n'étais pas atterrit au milieu de cette famille pour rien. Il n'y arrive jamais rien pour rien.
Les deux hommes se regardèrent un instant, l'un demandant pardon, l'autre refoulant son sentiment d'abandon. Quand Sirius vit que Harry acceptait la décision qu'il avait prise, il continua son récit sur une note plus gaie. On pouvait apercevoir dans son regard une lueur exquise de bonheur.
" La famille Williams était formidable. Je jouais dans la cour avec les enfants, Melody et Rick. Rick était plutôt sportif, il aimait courir avec moi, jouer à la balle et Melody, elle, préférait s'asseoir et parler. Et pour parler, elle parlait, elle me racontait des histoires incroyables tout droit sortit de son imaginaire. Ses magnifiques yeux bleus me faisait penser un peu à ceux de Dumbledore, on pouvait y lire un esprit vif et malicieux. C'est par elle que j'ai su que j'étais à Bradford, qu'ils venaient d'arriver dans cette ville depuis quelques mois, parce que ses parents s'étaient séparé. Elle n'en était pas triste parce que son père faisait mal à sa mère et son frère. J'en étais tellement choqués qu'elle m'a entendu grogné, je crois qu'à ce moment, elle compris que je n'étais pas un chien ordinaire… Alors elle me racontait tout. Melody m'a alors dit qu'il y avait d'étranges choses qui se passait quand son frère était en colère, vous savez ce que cela représente, n'est-ce pas? C'est un sorcier. Il doit même être présentement, ici à Poudlard, car le soir de mon départ, j'ai aperçu un hibou déposer une lettre au pied de la porte.
" Richard Williams? Demanda Hermione.
" Oui! Tu l'as vu?
" Il est adorable, quand il le veut bien, dit-elle. Il est entré à Poufsouffle.
Patmol eu un sourire satisfait et continua son histoire.
" Madame Williams s'occupait très bien de moi également, elle m'avait permis d'entré dans la maison le soir. Je devais rester sur le tapis, mais, quand les enfants étaient endormis, elle me permettait d'aller la rejoindre sur le canapé pour regarder la boîte à image. Elle était pour la plupart du temps silencieuse quand elle était avec moi, mais vers la fin elle se confiait à moi. Elle pleurait souvent, elle trouvait ça dure de devoir travailler et d'éduquer ses deux enfants, seule et elle avait peur que son ex-mari ne les retrouve… Sophia est une femme remarquable et belle comme un ange…
Il s'interrompit sur cette phrase, un doux sourire sur son visage et les yeux rêveurs. Les quatre Gryffondor eurent un regard complice et un sourire évocateur au visage. Sirius était-il amoureux?
Un mouvement dans sa robe de sorcier le fit retomber abruptement sur terre et n'échappa pas aux autres qui cessèrent de sourire à l'instant, car Sirius en avait fait de même. il arborait dorénavant un sourire inquiet et nerveux.
" Qu'est-ce qu'il y a? demanda Harry.
" Ce n'est rien, je vous expliquerai plus tard, dit-il en engouffrant une autre Dragée. Où en étais-je… Ah! Oui! Sophia… J'aurais bien aimé rester avec eux, mais je savais qu'il y avait d'autres personnes, des personnes très importante à mes yeux, qui avait besoin de moi.
Il regardait Harry en disant cela.
" Alors un soir, je suis parti, poursuivit-il. Sophia s'était endormie sur le canapé et les enfants dormaient également. Je suis sorti par la grande porte vitrée, je n'avais qu'à la faire glisser, et j'ai monté vers le nord du pays pour rejoindre Poudlard. J'étais plus près de Poudlard que de Londres, et à Poudlard il y avait Dumbledore. C'était lui que je devais voir en premier pour qu'il me redonne ma forme humaine, ce qu'il ne réussit pas à faire. Je suis donc arrivé ici il y a deux jours. J'ai raconté tout ça à Dumbledore et il l'a raconté aux membres de l'Ordre.
" Et cette nuit, que s'est-il passé pour que vous retrouver votre forme humaine? demanda Hermione.
" Hier soir, quand tout le monde fut endormi, je me suis levé pour retrouver Rogue. Je ne pouvais pas laisser cette vermine s'échapper aussi facilement. Avec mon flaire de chien, j'ai pu aisément le suivre à la trace. Contrairement à ce tout le monde pouvait penser, il n'avait pas quitté Poudlard, il s'était caché dans la forêt interdite. Seulement, en suivant sa trace, j'ai percuté un homme au pied galeux. L'homme n'avait pas d'odeur, ce que j'ai trouvé très étrange. Quand j'ai levé les yeux vers lui, j'ai eut la surprise de ma vie. C'était Merlin! Celui qu'on voit dans les Chocogrenouille. Il était habillé d'un drap blanc, il me regardait étrangement. Un halo de lumière argenté s'émanait de lui. Il s'est accroupit en face de moi et m'a sourit. Il a déposé sa main blanche sur ma tête et a commencé à réciter une formule que je ne pourrais pas répéter. C'est là que la douleur a commencé. À côté de ça, le Doloris n'est qu'un engourdissement. Tout se transforma en moi, chaque cellule de mon corps répondait à l'appel de Merlin et après cette souffrance inimaginable, une lumière aveuglante traversa mes paupières clauses du à la douleur, puis plus rien. Plus de douleur, plus de lumière, plus de main sur ma tête. J'ai alors ouvert les yeux, pour constater que j'étais de retour dans mon corps d'humain. J'ai regardé autour de moi pour retrouver Merlin, le remercier, lui demander pourquoi il avait cela pour moi, mais ce n'est pas lui que j'ai aperçu. C'était celui que j'étais venu retrouver, caché derrière un arbre.
" Tu as rencontré Rogue? Qu'est-ce qu'il a fait?
Sirius ne répondit rien pour le moment et il sortit de sa poche intérieure, où il y avait eut préalablement un mouvement, une minuscule petite souris noir qui se débattait frénétiquement qu'il tenait pas le bout de la queue.
" Hier, il enseignait les potions, aujourd'hui, c'est une toute petite souris, dit-il.
" Vous voulez dire que c'est Rogue ça? S'exclama Hermione.
" Oui ma chère.
" Vous devriez le rendre aux Aurors Sirius, commença-t-elle, vous ne pouvez pas…
" Ce n'est pas à vous de me faire la leçon Miss Granger, répliqua-t-il d'un ton cinglant, presque méchant. N'est-ce pas vous qui avez emprisonné une journaliste dans un bocal il y a deux ans?
Hermione baissa les yeux, il était vrai qu'elle ne pouvait pas sermonner Sirius sur son attitude, elle avait eut la même deux ans auparavant, mais son désir de voir Rogue croupir à Azkaban était trop forte.
" Je garderai Rogue sous cette forme, dit Sirius en regardant la souris se débattre, aussi longtemps que je le désirerai, simple vengeance personnelle.
Puis il remit la sourit dans sa poche.
" Comment avez-vous réussit à le transformer, questionna Ginny. Techniquement, il devait être armé et vous non.
" Il l'était, mais je l'ai désarmé par surprise, formula-t-il.
Il n'en dit pas plus. Seulement cette réponse ne convenait pas ni à Ginny, ni à Harry, ni au jeune couple, mais personne ne porta de commentaire. Peut-être que Sirius voulait garder pour lui sa victoire sur Rogue… ou peut-être que…
Sirius les avait laissés, il devait aller voir le professeur Dumbledore, premièrement pour lui montrer qu'il avait reprit forme humaine et deuxièmement pour signer le parchemin que Harry avait parlé. Ils étaient tous les quatre assit dans la salle commune, les cours avaient été annulés pour la journée. Assit près du feu, il parlèrent de leur discussion avec le Maraudeur, que son retour allait probablement changer beaucoup de choses, mais ce que Ginny fit remarquer ne fut pas apprécier par Harry.
" Vous ne trouvez pas qu'il a changé, qu'il était étrange?
" Qu'est-ce que tu veux dire, répliqua Harry plus dur qu'il ne l'aurait voulu.
Que personne ne vienne mettre un frein à son bonheur!
" Je veux dire qu'il changeait d'état d'âme trop rapidement, expliqua-t-elle. Quand Hermione a dit qu'il ne devrait pas garder Rogue comme ça, il a été méchant avec elle. Normalement, il l'aurait taquiné. Et quand il regardait la souris… je n'ai pas aimé le regard qu'il lui a lancé. C'était cruel, Sirius n'est pas cruel.
" Rogue est un traître, riposta Harry en se leva. C'est normal qu'il le regarde ainsi.
" C'est normal qu'il le regarde avec haine, s'emporta Ginny qui se leva à son tour pour faire face à Harry, mais ce n'est pas normal qu'il prenne plaisir à le voir souffrir.
Elle le bouscula et se dirigea d'un pas ferme à l'opposé de la pièce et s'assit à côté de Neville. Peut-être pour attiser la jalousie de Potter? Harry n'avait rien eu à répondre à ça et était resté planté comme un piquet la bouche entre-ouverte. Il se laissa alors tomber rageusement dans le fauteuil et fixa les flammes. Ginny avait tord. Sirius était parfaitement normal, on a tout un côté Serpentard en soi et Black l'a laissé sortir en capturant Rogue et en voulant le faire souffrir. C'était tout à fait naturel… enfin, il espérait ne pas se tromper. Puis sa colère contre Ginny tomba, laissant place à la tristesse. Il n'aurait jamais du lui parler comme il venait de le faire, ce n'est pas de cette façon qu'elle allait lui pardonner, puis la jalousie l'emporta quand il se retourna et vit les bras de Neville entourer la plus jeune Weasley…
" Tu devrais aller t'excuser Harry, dit Hermione.
Le Survivant se retourna vivement vers son amie. Elle s'était approchée de lui et avait posé une main sur son épaule.
" Sûrement pas! siffla-t-il. C'est à elle de faire des excuses pour avoir insulté Sirius.
" Je ne l'ai pas insulté, l'entend-il dire de l'autre côté de la salle.
" Bien sur que si! répondit-il à cours d'argument.
Il savait qu'elle ne l'avait pas insulté au terme propre, mais elle avait posé un jugement peu éloquent à son égard, elle avait présumé qu'il était méchant et il ne l'acceptait pas. Il s'était levé et était maintenant au centre de la pièce, un regard furieux en direction de Ginny. Elle se leva à son tour et se planta en face de lui.
" On ressemble à ça quand on se dispute, souffla Ron à l'oreille d'Hermione.
Elle le regarda interloqué et lui répondit :
" Plus jamais de dispute en public, d'accord?
" D'accord.
Harry et Ginny, eux, n'avait pas terminé leur discussion et continuait de s'envoyer la balle, passant d'une critique à une autre. La salle se vidait petit à petit, incapable de supporter cette querelle que tous savaient inutile. Le sujet avait passé de Sirius aux évènements de la veille. ils en avaient peut-être besoin en fin du compte... Ginny avait les joues en feu, mais continuait de tenir tête à Harry, celui-ci paressait vouloir fléchir et prendre en compte ses arguments, mais quand elle le traita d'infâme égoïste, il craqua et l'embrassa.
Lorsqu'il la relâcha, Ginny était figée, incapable de prononcer un mot.
" Ça s'était égoïste, dit-il en la regardant droit dans les yeux.
Clac!
En fait, il s'attendait qu'elle réplique fortement à son baiser.Le matin même, il lui avait promis qu'il attendrait qu'elle soit prête à lui pardonner, qu'elle fasse les premier pas... mais c'était trop tentant. Il mit sa main sur sa joue brulante avec un pincement au coeur. C'est n'est pas de cette manière qu'il allait la récupérer... Il souffla un faible "Je suis désolé", car il voyait qu'il avait blessé sa belle en faisant cela. Il méritait entièremement la gifle.
Elle ne répondit rien car le portrait s'ouvrit pour laisser entrer Sirius. Il avait des gestes rapides et un regard fuyant. Nerveux? Ginny l'avait remarqué, mais les autres y avait-il porté attention? Il voulait apparemment le cacher.Étrange...
Il interpella Harry et l'amena avec lui au dortoir.
Quand ils descendirent quelques instants plus tard, Harry tenait dans ses mains la cape d'invisibilité et la carte du Maraudeur.
" Où est-ce que vous aller, demanda la rouquine.
La colère de la dispute avait laissé place à l'inquiétude.
Harry s'approcha d'elle et lui sourit. Ses yeux était brumeux, comme s'il retenait des larmes.
" Nous allons voir ma mère, dit-il le visage nostalgique. C'est son anniversaire aujourd'hui.
Ginny luisaisit une de ses main et murmura:
" Soit prudent.
" Il n'y a pas de danger, Dumbledore est au courant et... je suis avec Sirius!
Il lui sourit tendrement et sortit de la salle commune suivant Sirius de près.
" Qu'est-ce qu'il y a? demanda Hermione qui n'aimait pas l'air que dégageait Ginny.
" J'ai un mauvais pressentiment, souffla-t-elle à son amie.
Elle alla s'asseoir avec Ron et Hermione dans le sofa, mais la rouquine ne put se concentrer sur la discussion de Quidditch qu'avait entamé son frère. Elle regardait danser les flammes dans la cheminer quand le portrait de la Grosse-Dame s'ouvrit précipitamment. Lupin avait la baguette prête à servir et regarda le petit groupe.
" Vous allez bien? questionna-t-il.
" Oui! répondirent-ils.
" Où est Harry? s'exclama-t-il en apercevant l'absence flagrante du jeune Potter.
"Il est parti avec Sirius, dit Hermione, pourquoi?
Elle n'eut pas de réponse mais elle vit clairement le visage de Lupin se décomposer et perdre toute couleur. Elle ne put non plus poser de question car à ce moment, un homme au visage pâle et à la chevelure noire se présenta dans le cadre de la porte…
Dans le prochain chapitre, et bien les ennuis commencent...
MERCI à tous les revieweurs.
À la prochaine
Emily
