Bonjour à tous! Bon! Voilà un autre chapitre à cette fic. Pour ceux qui suivent L'Ombre du passé, il y était écrit que j'allais terminer mes histoires aujourd'hui. Cependant, j'ai manqué de temps pour les terminer. Ce sera toutefois fait sous peu. Il ne reste que deux chapitres dans chaque et les idées sont toutes là. Il ne suffit que de composer. Je recommence l'école demain, mais puisque c'est le première semaine, je vais probablement le temps de les terminer avant le weekend. Donc tout ça pour dire que je suis désolée de ne pas avoir tenu ma promesse!
Sur ce...
Bonne Lecture!


Cher fils…

Il est toujours vivant…

Malfoy ne vit pas le coup arriver. En moins de deux, il se trouva étalé de tout son long sur le plancher. Ron avait un crochet du droit étonnamment puissant! Ne s'étant pas encore remis de sa chute, l'immense rouquin luttait pour récupérer la lettre que le Serpentard tenait fermement entre ces mains.

- Enfoiré! Salopard! Injuriait Ron. Tu sais où il est depuis tout ce temps et tu n'as rien dit… Donne-moi cette lettre.

- Non!

Draco se débattait du mieux qu'il pouvait, malgré l'étourdissement du coup de poing. Il était en désavantage dans cette position, dans le combat physique, il était moins fort que Ron mais il n'allait pas laisser le rouquin prendre la lettre qui lui était si chère. C'est ainsi que les deux jeunes hommes combattirent pour une deuxième fois dans les couloirs du château. Pour une toute autre raison…

Le tumulte que cela produisit parvint jusqu'en haut de la tour du directeur et les occupants en descendirent rapidement. Remus et Sirius séparèrent difficilement les deux combattants, afin d'éloigner assez Ron et Draco l'un de l'autre pour qu'ils ne se touchent plus.

- Vous pouvez m'expliquer la raison de cette rixe? se fâcha Dumbledore.

Les deux élèves se regardèrent d'un regard hargneux pendant un moment. Même si Malfoy n'avait pas eut dans l'idée de se battre de nouveau avec Ron, la baffe qu'il lui avait donnée avait manifestement écorché sa fierté et il ne voulait qu'il lise la lettre de sa mère. Le Gryffondor, quant à lui, avait perdu le contrôle de lui-même. Sachant qu'il était à l'origine de cette bagarre inutile, il s'avança vers le directeur :

- C'est de ma faute professeur, avoua-t-il.

- Vraiment, répondit Dumbledore apparemment pas surprit. Et je peux savoir pourquoi vous en vous pris de la sorte à Monsieur Malfoy?

- Parce que je vous ai caché des informations, Monsieur!

Malfoy s'était lui aussi avancé vers le directeur. Les deux Maraudeurs en arrière plan étaient tout à fait estomaqués de l'aveu du Serpentard. Le directeur scruta Draco par-dessus ses lunettes en demi-lune l'incitant à continuer. Ne trouvant pas les mots justes pour expliquer son geste, il tendit la lettre au directeur. De toute manière, c'est ce que sa mère lui avait demandé de faire.

Cher fils,

Du moment où j'ai déposé la plume sur ce parchemin, ma mort est inévitable. Ce soir? Demain ? Je ne sais pas. Mais dès qu'IL saura, il en sera fini de moi.

On m'a formellement interdit de te contacter depuis que tu as choisi de rester à Poudlard. Sache, mon fils, que je suis très fière de toi pour cette décision. Tu as fait ce que je n'ai jamais eut le courage de faire. C'est toi qui m'as montré le chemin que je devais dorénavant prendre. Tu m'as donné la force de le faire.

Malgré l'interdiction, j'ai pu esquiver un moment la surveillance du Seigneur des Ténèbres pour t'écrire ces derniers mots. Bella doit être cependant à ma recherche. Depuis quelques jours, elle ne me quitte pas des yeux. Elle se doute de quelque chose, j'en suis certaine. Ta tante me connaît mieux que quiconque.

J'en ai assez Draco de tout ce Mal, mon cœur souffre depuis trop longtemps. J'ai pris conscience de beaucoup de chose depuis l'emprisonnement de ton père à Azkaban. J'ai l'épousé parce que je l'aimais, profondément et passionnément, j'ai été aveugle par ce fol amour. J'étais sa marionnette, il me faisait faire tout ce qu'il voulait. La peur constante de lui déplaire ou de déplaire à son maître m'empêchait de faire et de penser quoi que ce soit à l'écart de sa volonté. Je suis fière que tu t'en sois sorti avant qu'il ne soit trop tard. IL ne doit pas gagner…

Ta place est auprès de Dumbledore, pas de nous. Je veux que tu saches que je t'aime plus que tout, plus que ma propre vie. Je ne veux pas que tu souffres comme j'ai souffert. Je veux que tu vives dans un monde en paix. Le seul capable de te l'apporter est celui qui est capable de vaincre le Seigneur.

Harry Potter.

Puisque j'ai été incapable de t'éloigner des Ténèbres toutes ces années, je vais maintenant prendre exemple sur toi et rompre ma promesse. Je vais vous donner les outils pour vaincre le Seigneur des Ténèbres et je pourrai attendre mon châtiment en paix avec moi-même.

Harry Potter se trouve dans l'ancienne maison des Gaunt. Aux dernières nouvelles, il était toujours vivant.

Montre bien ce parchemin à Dumbledore, car c'est le seul moyen pour qu'il trouve l'endroit et qu'il le délivre pour tous vous sauver…

Je t'aime de tout mon cœur

Ta maman

Narcissa Black

Ils attendaient tous que Dumbledore termine la lecture de la lettre. Son visage était impassible, ses yeux couraient le long des lignes écrites de la main de la Mangemort. Les doigts du vieux mage s'accrochaient désespérément au fin morceau de papier, s'accrochant à l'espoir qui renaissait en lui. Les deux Maraudeurs, quant à eux, s'adossèrent au mur, fixant impatiemment le directeur dans l'espérance d'une bonne nouvelle. Cette nouvelle Ron la connaissait déjà et c'est pourquoi, en essuyant sa lèvre fendue avec le rebord de sa chemise, il souriait. Harry était vivant. L'espoir était toujours là.

Pour sa part, le jeune Serpentard s'était retiré du petit groupe. Il savait qu'à présent sa mère était condamnée. Avoir gardé la lettre pour lui, elle aurait pu être sauvée, mais maintenant… Il en était accablé. Qui ne le serait pas? D'un autre côté, il ressentait en lui une grande fierté, celle d'avoir accomplit pour la première fois un acte de valeur pure et profitable. Elle s'était sacrifiée pour tous les sauver. Et il en était la cause. La cause de sa mort ou la cause de la délivrance du monde des sorciers? Quoi ressentir? Des remords ou de l'estime? Il n'avait jamais eu à combattre entre ces deux sentiments. En réalité, il n'avait jamais eut à combattre très fortement contre de forts sentiments. Il avait toujours fait ce qu'on lui demandait de faire, sans trop se poser de questions. La première fois qu'il fut confronté à un tel combat intérieur se fut lors de son initiation pour devenir mangemort. Depuis, il avait laissé les choses aller par elles-mêmes. Certes, il avait prit de forte décision depuis, mais c'était dans l'ordre des choses. Il avait pris conscience de certaines valeurs qui ne lui avait pas été enseigné. Maintenant, il savait ce qu'il devait faire et de quel côté il devait être. Ce n'était pas le choix le plus facile. Dumbledore avait incité à faire un choix décisif quelques semaines auparavant : « Être du côté du bien ou celui de la facilité. » Il avait définitivement choisit le chemin avec le plus d'embûches. Et cela le remplissait d'une telle plénitude qu'il compris pourquoi les hommes qui faisaient le bien étaient si heureux…

Quand il eut terminé la lecture de la lettre, le vieux mage se retourna vers Malfoy. Une marée inonda ses yeux brillant d'espoir. Malgré le sentiment de compassion qu'il éprouvait pour le jeune homme, il savait à présent que parmi tous les accomplissements qu'il avait faits tout au long de sa vie, Draco se situait très haut dans la hiérarchie de ses plus grandes réussites. Avec l'aide des trois Gryffondor de la génération du Serpentard, il avait réussit à le détourné de la voix qu'il lui avait été enseigné. C'est un sourire aux lèvres et une larme roulant sur sa joue qu'il se retournant vers les deux Maraudeurs.

- Harry est vivant, annonça-t-il. Et je sais où le trouver.

Sirius laissa échapper un long soupir de soulagement, il ne se réjouit toutefois pas trop vite, car la victoire n'était pas certaine et Harry était toujours entre les mains de Voldemort. Il allait fêter seulement lorsque son filleul sera en sécurité. Comme ses comparses, il savait que dorénavant l'espoir était revenu en force. Cette nouvelle allait le redonner à tous ceux qui l'avaient perdu.

- Ronald, allez chercher votre sœur ainsi que Miss Granger et venez me rejoindre dans mon bureau, demanda le vieux mage.

- Vous êtes certain qu'elles doivent venir professeur? s'essaya Ron.

- Je comprends que vous vouliez garder les gens que vous aimez loin de cette guerre, dit Dumbledore avec un sourire aux coins des lèvres. Elles sont toutefois essentielles à cette mission.

- D'accord, consent Ron, mais c'est vous qui en discuterez avec ma mère!

Ron s'éloigna et Dumbledore grimaça intérieurement à la prévision d'un autre affrontement contre Molly Weasley (Voir Chapitre de cette fiction : Krum, Malfoy et les jumeaux.) Il était à présent temps de prévenir les membres de l'Ordre du Phénix.

Suivit des deux Maraudeurs et de Malfoy, il grimpa les escaliers menant à son bureau. D'un mouvement de baguette, il fit apparaître son Patronus qui disparut par la fenêtre entrebâillée, envoyant un message aux membres de l'Ordre. Puis, sous la surveillance intriguée des ses trois compagnons, le directeur sortit une panoplie de bouteilles, de petites boîtes et d'instruments de toute sorte qu'il fourra dans un grand sac violet. Il préparait les outils nécessaires à cette dernière quête…


Ron arriva dans la Salle Commune, mais il n'y trouva ni sa sœur, ni Hermione. Normal, cette dernière s'était réfugiée dans son dortoir après leur discussion animée et la dernière des Weasley s'était couchée très tôt ce soir là. Alors comment les accompagner au bureau du directeur s'il ne pouvait monter? C'est alors qu'il lui vint l'idée suivante : « Je ne peux pas monter à pied dans le dortoir des filles, mais peut-être qu'en balais…? » Il grimpa alors les escaliers menant à son propre dortoir, attrapa son balai et mit son plan à exécution. Plusieurs élèves le regardèrent d'un drôle d'air. Que faisait-il avec son balai dans la Salle Commune? Seulement, quand il enfourcha l'engin, un attroupement de jeune curieux s'entassa autour de lui et lui bloquèrent le chemin.

- Écartez-vous! Ordonna-t-il. Sinon, je vous donne une retenue.

Son air de préfet trop sur de lui n'en fit reculer aucun.

- Ron, tu ne peux pas monter l'a haut en balai, intervint une voix derrière lui.

- Ah! Non! Et pourquoi pas? Demanda-t-il au septième année qui faisait une tête de moins que lui.

- Ton frère George a déjà essayé et il s'est retrouvé à l'infirmerie, expliqua le septième année. Crois-moi, il est préférable de demander à une fille d'aller chercher celle que tu veux voir.

Le préfet descendit de son balai et regarda autour de lui. Il n'y avait qu'une seule fille dans la salle. Lavande Brown! Il n'avait pas le choix.

- Lavande? Dit-il du ton le plus aimable qu'il était possible d'avoir dans une telle situation. Pourrais-tu dire à Hermione de descendre immédiatement avec ma sœur s'il te plait?

La Gryffondor le zieuta un instant et répliqua :

- Je ne suis pas à ton service Weasley!

Puis elle sortit de la salle en coup de vent. Il n'avait portant pas été impoli!

- Comment je fais maintenant? s'impatienta-t-il. C'est Dumbledore qui m'a demander de venir les chercher, je ne veux pas le faire attendre trop longtemps tu comprends!

- Il fallait le dire que c'était une demande de Dumbledore, intervient le septième année. Il a sûrement déjà ouvert l'accès pour que tu puisses monter.

Puis il s'en alla s'asseoir sur l'un des fauteuils. Ron roula les yeux et s'engagea dans l'escalier avec précaution. Il ne se déroba heureusement pas sous ses pieds. Arrivé à la hauteur de la porte du dortoir des filles de sixième, il s'arrêta pour frapper. Il était tout de même poli! Il n'entendit aucune réponse. Il entra tout de même. Hermione n'était pas là. Pas de panique, elle devait être avec Ginny. Effectivement, arrivé à la hauteur de la porte des cinquièmes, il distingua faiblement la voix de sa sœur. Il cogna.

- Entrez! dit la voix d'Hermione.

- C'est moi! Dit-il quelque peu gêner en ouvrant la porte.

- Comment as-tu fait pour monter? Questionna Hermione en essuyant des larmes.

Ron expliqua alors ce que le septième lui avait dit. Puis il regarda autour de lui. Les deux filles étaient seules dans la chambre. Il pouvait donc parler en toute sécurité. Fermant la porte derrière lui, il annonça la bonne nouvelle.

- Où il est, je veux le voir! S'exclama Ginny en se levant de son lit.

- Il n'est pas encore sauvé, dit Ron. Nous avons eut l'information où le trouver. L'Ordre a été prévenu.

- Et je suppose que je dois rester ici à vous attendre comme d'habitude? Explosa la rouquine.

- Non! Dumbledore nous attend tous les trois dans son bureau, tu viens avec nous cette fois. Quoique je ne sois pas tellement d'accord, seulement c'est Dumbledore qui donne les ordres…

Excité et anxieux, le petit groupe entreprit le chemin du bureau du directeur. Ron prit toutefois le temps de faire des excuses à Hermione pour son emportement avant la rencontre avec Malfoy dans le couloir, ce qu'elle pardonna suivit d'un long baiser.


Il était étendu sur le sol, le regard dans le néant, ne sentant ni le froid, ni l'humidité pénétrante, ni la douleur… Quelques brindilles de foin lui servaient de paillasse, entassées dans un coin qui autrefois, aurait été un living-room. Le foyer à ses côtés n'avait pas été allumé depuis de nombreuses années. Il était seul, seul depuis combien de temps? Il ne le savait. Il avait perdu toute notion de temps. Une douce main vint lui caresser la joue, il n'eut aucune réaction. Il sentit sa tête se redresser et être déposée sur quelque chose de plus moelleux. Un filet d'eau lui coula dans la bouche. Le liquide dessécha sa langue rappeuse, sa gorge héritée – à force d'avoir trop crié – mais l'eau ne se rendit pas beaucoup plus loin. Une toux incontrôlable le secoua, lui coupant sa respiration, et le liquide dégoulina sur son menton et sur sa chemise déchirée. Sa toux calmer et sa respiration reprenant un rythme sans risque, un chiffon propre essuya son visage, son front perlé de goutte de sueur. Un deuxième filet d'eau s'engagea dans sa bouche, et cette fois, le jeune homme réussit à déglutir convenablement afin que le liquide vital atterrisse dans son estomac vide. Il en tombait certainement sur sa chemise, mais ce qu'il réussissait à avaler lui permettait de tenir quelques temps de plus.

Sa tête retrouva la dureté du sol, quittant la chaleur humaine sur laquelle elle avait été déposée. Dans le brouillard vaporeux, la noirceur épaisse, il entraperçut une vague dorée et quelque chose de froid et soyeux vint lui caresser la joue. Ce n'était pas une main. Des cheveux peut-être? Il n'en était pas certain. Il n'était plus certain de rien depuis longtemps.

Il y avait une présence humaine près de lui. Une présence non hostile, pour une fois. Comme il y avait une part de noir dans chacun des êtres bons, il devait alors y avoir une parcelle de lumière dans chacun des êtres mauvais. Il n'y avait que des êtres mauvais dans cet endroit, il n'existait plus de bien… outre cette mère.

- Ils vont bientôt venir te chercher, dit une voix près de son oreille.

Qui ils? Le chercher pourquoi? Pour continuer les tortures? Cela n'en valait plus vraiment la peine. Le Mage Noir ne soutirait plus aucun hurlement de douleur, plus de résistance. Harry était mort. Il n'avait plus de volonté, plus d'espoir, plus de sentiments qui nécessite à être décrit. Il se sentait aussi vide qu'un trou noir dans le fin fond de la galaxie…


Une bourrasque d'un vent glacial s'engouffra dans la pièce et ses longs cheveux dorés lui fouettèrent le visage. Elle ne se retourna pas immédiatement. Elle prit la couverture qu'elle avait apportée et couvrit le corps du jeune Potter. Sentant cette protection sur son corps, il se recroquevilla en petite boule, puis redevint immobile. Elle sentit des yeux braqués sur elle d'une telle intensité qu'elle due se retourner pour l'affronter. Elle était prête. Elle s'était préparer à mourir. Le Mage Noir se trouvait devant elle, accompagné de deux Mangemorts. Bellatrix et Lucius.

- Narcissa? S'exclama Malfoy. Qu'est-ce que tu fais ici?

- Je vous l'avais bien dit, Maître, qu'elle nous cachait quelque chose, intervient Bellatrix.

Narcissa se releva et épousseta sa robe. Elle regarda son Maître et se tint bien droite. Elle n'avait aucune explication à donner, aucune excuse à formuler. Elle ne devait pas y être, elle y était. Elle était prête à recevoir son châtiment.

- Je savais que vous viendriez Narcissa, dit calmement Voldemort. Le cœur d'une mère est aisément maniable. Vous ne pouviez rester là sans rien faire. Il respire toujours?

- Oui, maître! Répondit-elle machinalement. Mais il n'en a plus pour très longtemps.

- Tant qu'il reste en vie jusqu'à ce que Dumbledore vienne le chercher, dit Voldemort en arborant un rictus aux lèvres. Vous les avez prévenu n'est-ce pas?

Un léger brin de panique s'empara de Narcissa. Elle croyait sincèrement avoir tout fait dans son possible pour qu'IL ne découvre pas qu'elle avait contacté Draco. Le Mage Noir vit cette panique dans le fond ses yeux. Il ricana.

- Bien! Je n'ais plus besoin de toi à présent. Avada Kedavra


Elle l'avait présentit!
Le coup final dans le prochain chapitre.

À la prochaine!

Emily