Ce chapitre est envoyé sous ta demande, ma chère soeur!
Un petit chapitre pour te divertir entre un boire, une couche et un dodo!!
C'est pas le dernier, il va rester l'épilogue. Je ne donnerai toutefois aucune date... je ne l'envoie toujours plus tard de toute manière. Alors il arrivera quand il arrivera!
Bonne Lecture
Fusion
Dans la cuisine du 12 Square Grimmaurd...
Les membres de l'Ordre commençaient à arriver par petits groupes. Le carillon ne cessait de raisonner et Mme Black rappliquait à toutes les fois. Ils le savaient pourtant qu'ils ne devaient pas faire de bruit! Ils y étaient presque tous, il ne manquait que Minerva et Hagrid qui étaient restés à Poudlard, au cas où… La famille Weasley s'était regroupée dans un coin; Dumbledore siégeait au bout de la table allongée magiquement pour l'occasion; Remus, Sirius et Nymphadora étaient assis d'un côté du directeur; Maugrey, Shacklebolt ainsi que les autres membres s'aggloméraient autour du mage, attendant le début de la réunion. Seul Malfoy ne participait à aucun groupe. Il s'était adossé à la grande armoire et regardait et écoutait discrètement les conversations des petits sous-groupes. Il s'entait l'hostilité qui se dégageait des regards envoyés vers lui, mais il ne s'en plaignait pas. Il l'avait cherché pendant plus de cinq ans et la marque de sa famille planait toujours au-dessus de lui. Cela allait changer… ce soir là.
Même s'ils savaient tous de quoi il était question, chacun était nerveux, anxieux à la suite des évènements. Bien sûr, ce n'était pas la première fois qu'ils allaient combattre les Mangemorts, ce n'était pas la première fois qu'ils se retrouvaient face au danger… à la mort, mais l'inquiétude devant l'avenir des prochaines heures les envahissait tout de même.
- Bonsoir, commença Dumbledore pour attirer l'attention. Comme vous le savez probablement déjà, nous avons été informés de l'endroit où se trouve Harry. Je prendrai la tête du cortège avec Ginny, Ronald et Draco.
Mme Weasley ne fit que grogner légèrement mais ne dit rien. Elle avait eut cette conversation avec le vieux mage quelques minutes plus tôt et il avait gagné sa cause. Cependant, il n'y avait pas que la mère à convaincre. D'autres membres de l'Ordre n'étaient certains que la jeune Weasley soit à la hauteur de la situation.
- Albus, intervient Maugrey. Je ne crois pas qu'il soit raisonnable que les enfants nous accompagnent. Ce n'est pas qu'une simple promenade dans les couloirs du Département des Mystères. C'est probablement un piège…
- Ce n'est pas un piège, coupa agressivement Malfoy.
- Draco! calma Dumbledore.
Le jeune Malfoy regarda Fol Œil hargneusement mais ne dit plus rien.
- Je ne crois pas que la lettre soit intentionnellement une missive pour nous attirer là-bas, expliqua le vieux mage, je crains toutefois que Voldemort eut vent du message.
Maugrey marmonna quelque chose dans sa barbe mais ne le contredit pas. Dumbledore ouvrit la bouche pour reprendre où il en était, mais un grand fracas se fit entendre en provenance des étages supérieurs, suivit immédiatement et inévitablement des hurlements de Mme Black. Dumbledore se dirigea seul vers la source du bruit, sachant très bien qu'il n'y avait aucun danger. En entrant dans l'une des pièces du deuxième, il découvrit Hermione étendue sur le sol, un Retourneur de Temps au creux de la main. Il s'approcha doucement d'elle et la souleva. Elle sourit et lui souffla : « J'ai terminé. » Puis elle se rendormit.
Pauvre petite! Elle était épuisée. Dumbledore lui avait demandé de préparer une potion très complexe et puisque le temps manquait, il lui avait fourni un Retourneur de Temps. En examinant l'objet, il découvrit qu'il avait été retourné cinquante-trois fois. Hermione avait travaillé sur la potion pendant 53 heures. Il était normal qu'elle soit épuisée. Elle avait accomplit ce qu'elle devait faire pour la soirée. Elle pouvait maintenant se reposer en toute tranquillité. Il fabriqua un Portoloin avec une vieille plume et la transféra à Poudlard où Pompon prendra bien soin d'elle. Glissant dans sa poche la petite fiole qu'elle avait laissée sur le coin de la table, Dumbledore retourna dans la cuisine.
- Hermione a terminé ce que je lui avais demandé, reprit-il. Je l'ai retourné à Poudlard pour qu'elle se repose.
- Elle va bien professeur? ne put s'empêché de demander Ron.
Dumbledore approuva d'un signe de tête et un sourire, mais son visage se durcit aussitôt. Il n'était plus l'heure des frivolités. L'heure était grave.
- Je conduirai donc les trois jeunes vers Harry, reprit Dumbledore. Pour cela, vous allez devoir nous couvrir. Nymphadora, vous pouvez informer les Aurors de notre position.
Le groupe se leva et se prépara à aller combattre. La nervosité monta d'un cran. Ils savaient qu'il y en avait qui ne reviendraient pas…
Les instructions avaient été de transplaner aux alentours du panneau de bois indiquant « Little Hangleton, un kilomètre et demi » et d'attendre Dumbledore pour la suite des instructions. Il se fit attendre une dizaine de minutes. Il avait donné les dernières directives aux trois jeunes gens qui allaient l'accompagner. Il était impératif qu'ils sachent parfaitement les rôles qu'ils allaient jouer dans ce moment décisif. Cela fait, ils retrouvèrent les membres de l'Ordre près du panneau.
- Où allons-nous Dumbledore? demanda Sirius.
- À l'ancienne maison des Gaunt, répondit-il sans aucun mal.
C'est à ce moment qu'il su que la gardienne du secret avait été éliminée. Il regarda le jeune Malfoy et à la vu des larmes de rage qui inondaient ses yeux, il comprit que Draco avait, lui aussi, saisit que Narcissa Black n'était plus.
- Suivez-moi, ordonna Dumbledore à son armée.
Ils entreprirent la descente de la pente raide qui conduisait à Little Hangleton, ne sachant pas exactement où ils se rendaient, ils suivirent le professeur Dumbledore tout en gardant l'oreille et l'œil attentifs. Ils empruntèrent un étroit chemin dans une ouverture dans la haie qui bordait la route. Le nouveau chemin de terre leur apparaissait plus sinistre qu'il ne devait l'être. La haie qui le bordait était plus haute que la précédente, inévitablement pour cacher ce qui se passait derrière… Dumbledore avançait d'un pas lent et vigilant aux inégalités de la terre qui recouvrait la chaussée. Ils continuèrent à descendre au flanc de la colline jusqu'à ce que la vieille maison de Gaunt.
Le vieux mage fit s'arrêter le cortège. L'endroit lui paru trop accueillant et cela éveilla en lui les soupçons pour l'éventualité du piège. Personne ne gardait la porte, ils n'avaient rencontré aucune résistance, aucune barrière magique, aucun signe que Voldemort se tenait dans les parages. Ils devaient se trouver tout autour, dans les arbres, invisible à l'œil nu… à l'œil de Maugrey?
Apparemment oui, car un éclair rouge vint traverser le groupe, mais, heureusement, il ne toucha personne. Leur vigilance accrue leur conférait des réflexes prompts. Les Mangemorts sortirent de leur cachette, formant ainsi un cercle autour du petit groupe que formait l'Ordre. Ils étaient quatre fois supérieurs en nombre, encagoulés, baguettes levées et ils avançaient tout droit sur l'Ordre. L'éventualité du piège se confirma. Mais ils s'y étaient préparés. Un autre groupe arriva derrière les Mangemort créant ainsi l'effet de surprise dans les rangs de Voldemort. Les Aurors avaient répondu à l'appel.
La bataille déterminante du sort des sorciers allait pouvoir commencer…
Les éclairs de couleur arrivaient de partout, se fracassaient contre les arbres, contre les hommes… Le combat produisait un vacarme infernal dû aux formules prononcées et aux chocs des sortilèges. D'un œil d'observateur, les entrecroisements des éclairs pouvaient ressembler à un magnifique feu d'artifice, mais en sachant que chacun de ces jets de lumière étaient blessants… ou meurtrier cela ne pouvait être un spectacle éclatant. Une partie de la forêt avait pris feu et une épaisse fumée s'empara des lieux. Viser juste devenait de plus en plus difficile. Quelques-uns voulurent bien l'éteindre, mais tourner le dos à la bataille pour calmer le brasier leur empêchaient de se défendre correctement. Un Auror avait déjà péri pour cela.
Dumbledore avançait vers la maison en compagnie de Ginny, Ron et Draco, quand Malfoy père interpella son fils. Le jeune Serpentard se retourna promptement et le duel commença, autant verbal que magique. Le vieux mage et les deux Weasley continuèrent leur progression. Ils rencontrèrent toutefois une embûche près de la porte. Elle avait été magiquement protéger. Sans perdre de temps, Dumbledore essaya tout ce qu'il savait. Plusieurs sorts ricochèrent, plusieurs n'eurent aucun effet. Dumbledore s'épuisait, mais il ne perdait pas espoir. Rien ni personne ne lui avait jamais barré la route, cela n'allait pas commencer lors de ce moment fatidique.
Pendant ce temps, Ginny et Ron combattaient chacun de leur côté, soit pour sauver leur peau ou pour surveiller les arrières de leur directeur. Ils ne devaient pas s'éloigner de lui, car, lorsque la porte sera ouverte, il aura besoin d'eux.
Un peu plus loin des pairs d'ennemis s'étaient formés. Sirius et Tonks combattaient côte à côte contre Bellatrix et Rogue. L'infâme professeur avait bel et bien choisit son camp. Des corps tombaient pour ne plus jamais se relever, il y avait des pertes dans les deux camps.
Dumbledore ne désespérait pas.
Une vague d'air glacial s'engouffra dans la vallée, éteignit le brasier dans un bruit sourd et profond. La nuit noire devint plus sombre, plus pesante pour les cœurs purs. Les Détraqueurs faisaient leur entrée.
Mais Dumbledore gardait espoir…
Plus le temps passait, plus les rangs de Voldemort gagnaient du terrain. L'Ordre et les Aurors commençaient à faiblir…
Dumbledore devait réussir.
C'est après plus d'une centaine de contre-sorts que le Mage Blanc réussit à faire tomber la barrière. La porte de la maison s'ouvrit enfin.
- Ginny! s'écria-t-il.
S'était son tour d'agir.
En jetant un dernier regard vers son directeur et son frère, elle entra dans la maison. La porte se referma dans un bruit sourd.
Dumbledore, à bout de force, s'effondra au sol. L'avenir du monde magique n'était plus entre ses mains. Il était vieux, il avait tant combattu les Ténèbres… il passait maintenant le flambeau à la relève. Il croyait sottement pouvoir s'éteindre dignement après la victoire, mais une ombre qu'il reconnut que trop bien apparu devant lui. Voldemort avait choisi ce moment pour faire son entrée. D'un geste sec de baguette, il créa une bulle impénétrable autour de lui et de Dumbledore et il s'accroupit face au vieux mage. Le vieux directeur leva les yeux vers lui mais ne tenta rien. Que pouvait-il faire? Il n'avait plus de forces.
- Dumbledore…, ricana-t-il, tu es tomber dans le piège comme je m'y attendais. Tu as usé tes dernières forces pour ouvrir cette porte afin de sauver Harry Potter. Tu ne peux plus le sauver Dumbledore, il s'est laissé mourir, je n'ai rien eu à faire. Regarde tes fidèles! Ils tombent devant la force de mes Mangemorts. Les sorciers vénéraient ta force, ta sagesse et ton intelligence. Ils n'ont rien compris du tout. Je suis le plus fort! Pour ce qui est de ton intelligence, je crois que ton amour pour Potter t'a rendu stupide. Malgré tous les efforts que tu as mis dans le but de me renverser, toutes ses années où tu lui as enseigné, où tu l'as protégé, tu as oublié une chose fondamentale… toi. Après toutes ses années, tu n'as jamais compris que ce n'était pas le gamin que je visais mais toi? Bien entendu, j'avais une aversion envers le rejeton de Potter, il m'a fait disparaître pendant treize ans, mais il m'a également fait renaître plus puissant que je ne l'étais, il n'était qu'alors un moyen de t'atteindre, comme l'a été Rogue. C'est terminé Dumbledore… tu as perdu.
- Ne sois pas si confiant Tom, répondit Dumbledore d'une voix faible. J'ai toujours espoir de te voir tomber. Certes ce ne sera pas de ma main. Tu vas bientôt me tuer, car je n'ai plus de forces pour t'en empêcher. J'ai commis plusieurs erreurs tout au long de ma vie, et Merlin sait qu'elle a été longue. Cependant, les années que j'ai passé auprès du jeune Harry Potter, pour le former et pour le protéger, n'en ont pas été. Venir ici ce soir n'en était pas une non plus. Harry est plus fort que tu ne le crois, Tom. Je croyais que tu avais compris. Il a quelque chose que tu ne possèdes pas et que tu n'auras jamais. Il est ma plus grande fierté et je peux mourir sans avoir de remords et sans crainte pour le futur. Ce que je trouve déplorable, c'est que mon lit de mort est si sinistre.
Il détourna son regard du Mage Noir et regarda autour de lui. Il fut affligé par le désastre qui s'offrait à ses yeux. Mais tout ce carnage n'était plus en son pouvoir. Il soupira, l'espoir au cœur et ferma les yeux. Il s'imaginait sur les bords du Lac Noir, parlant avec les sirènes et les centaures, voyant au loin de jeunes élèves riant aux éclats aux abords du château de Poudlard. Il se revit enseignant la métamorphose à des élèves avides de connaissances; il se revit s'asseyant pour la première fois dans la chaise du bureau directorial; il revit ses élèves errant dans les couloirs, les faiseurs de troubles, les plus sages; il se revit manger des esquimaux au citron en compagnie de Hagrid; il se remémora l'agréable compagnie du professeur McGonagall, du corps professoral, des membres de l'Ordre…; il revit la première fois où il croisa les yeux du jeune Potter, ses victoires sur le terrain de Quidditch et contre les forces du Mal, le moment inoubliable où il serra la main du jeune Malfoy… Un sourire aux lèvres, il rouvrit les yeux pour faire face à l'éclair vert qui lui alla droit au cœur.
Des cris transpercèrent la nuit, des cris de joie, des cris de haine, un cri de douleur. Ce dernier avait été produit par Fumseck, l'oiseau de feu. Dumbledore l'avait retenu pour qu'il n'intervienne pas. Maintenant, il n'avait plus de maître pour le guider. Il fondit sur la bulle magique et la transperça. Voldemort voulu bien atteindre le phénix, mais l'oiseau était trop rapide pour lui. Dans cette bataille, le Mage Noir ne vit pas la porte de la maison s'ouvrir.
Harry Potter lui fit face.
Dans la stupéfaction de tous, Harry marchait droit sur Voldemort, sans crainte. Il paraissait régénéré, emplit de force, de puissance magique incroyable qui émanait de lui tel une lumière envahissant les Ténèbres. Voldemort interrompit son combat avec l'oiseau pour regarder le Survivant. Comment pouvait-il se tenir devant lui, si sûrement, quand il était à l'article de la mort quelques heures auparavant?
Ronald qui avait tout vu depuis l'arrivé de Voldemort comprit que le moment était bientôt venu que lui et Draco interviennent. Il essaya de trouver le Serpentard à travers le champ de bataille, tout en évitant les sortilèges qui allaient de tous bords tous côtés. Il le trouva un peu plus loin. Draco ne se battait plus. Il était assit, adossé à un arbre, face à une dépouille que Ron déduisit être celle de Lucius Malfoy.
- Draco! lança-t-il dans l'espoir de se faire entendre parmi le raffut environnant. C'est bientôt le moment!
Ron réussit à avoir un contact visuel. Draco pleurait, il était normal dans la situation dans laquelle il était. Sa mère était morte en le contactant, il venait de tuer son père… il était orphelin. Malgré cela, il se leva et rejoignit Ron à quelques mètres où devait se dérouler le duel décisif. Puis, ils attendirent, attentifs, défensifs aux mouvements des Mangemorts, du Lord et de Harry.
Face à face, aucun ne faisait le premier mouvement. Voldemort essayait de comprendre... Harry également. Il ne comprenait pas plus que le Mage Noir comment se faisait-il qu'il soit toujours en vie, comment pouvait-il tenir debout tandis que quelques heures avant, il avait tout simplement de la difficulté à respirer, à vivre… La seule chose qu'il savait, c'est ce qu'il devait faire et qu'il avait le pouvoir de le faire. Il sentait tout au fond de lui la puissance magique qui l'habitait, qui le guidait, qui allait l'aider. Malgré cela, il tremblait. Ses mains, ses jambes, son corps tout entier appréhendait la suite des évènements. Il vit le Lord s'approcher de lui, lentement, un rictus à ce qui lui servait de lèvres et une lueur démoniaque au fond des yeux. Voldemort lui rendait sa baguette.
- J'espère que tu te débrouilleras mieux qu'il y a deux ans et mieux que ce pauvre Dumbledore, lança le Mage Noir en pointa le corps inerte du directeur.
Harry ne voulu pas concevoir ce qui se présentait à ses yeux. Il ne voulait pas croire à la mort de cet homme. Seulement, à l'égard de ce déni, la force à l'intérieur de lui s'agite, elle entre en mouvement, capturant toutes les cellules de son corps, tous les afflux nerveux, tout son être n'est que cette force… il y aura un moment plus propice pour le pleurer, pour le moment, il devait faire son devoir.
Voldemort se plaça en position de combat, Harry en fit de même. Le Survivant sentit une présence bienfaitrice près de lui, il leva les yeux et remarqua un allier qui le secondait du haut des airs.
Les deux combattants se regardèrent intensément un moment, faisant fit de tout ce qui pouvaient les entourer. Fumseck se mit alors à former un cercle autour d'eux. Une barrière de feu s'érigea et plus personne ne pouvait intervenir dans le combat. Le début du combat provoqua quelque désordre aux seins des groupes. Les Mangemorts qui ne juraient que par la survit de leur Maître se replièrent afin d'être hors de portée si le dénouement du combat n'était pas à leur faveur. Les plus fidèles au Maître étaient restés, combattant avec acharnement les membres de l'Ordre et les Aurors restants. L'obstruction que provoquait le feu de Fumseck les empêchait de bien voir la scène du combat final. Seuls les lueurs des sortilèges réussissaient à transparaître.
Cette situation dura plusieurs minutes. Les Aurors et l'Ordre réussirent enfin à prendre le dessus de la bataille. La victoire était imminente de ce côté des flammes, mais à l'intérieur… Harry battait de l'aile.
Il avait réussit à éviter tous les sortilèges de Voldemort, mais en aucun cas, il n'avait touché, ne serait-ce qu'un doigt au Mage Noir. Son énergie qui était si forte au début commençait à s'épuiser. Il ne savait que faire pour le vaincre. Voldemort était plus fort que lui, cela était évident. Il avait plus d'expérience, il avait terminé ses études et il avait été un des meilleurs élèves de Poudlard. En quoi pouvait-il prétendre, lui, Harry Potter, être meilleur que Voldemort? il ne voyait pas comment il allait réussir. Il n'était même pas capable de lancer convenablement un sortilège Doloris… comment réussir à vaincre Voldemort? Il devait pourtant le tuer, non? Entrecoupé d'esquives, il réfléchissait à la possibilité qu'il n'allait peut-être réussir à accomplir la tâche qu'on lui avait attribuée. Il avait un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres n'a pas et ignore… l'amour. Mais en ce moment précis, comment ce sentiment pouvait-il l'aider?
Il réfléchissait trop… son alerte en fut abusée. Le sort mortel le toucha de plein fouet.
Chose étrange, Harry ne tomba pas. Harry ne mourut pas. Il avait absorbé le sort mortel. Il ne comprenait absolument pas comment cela pouvait-il être possible et apparemment Voldemort était également dans l'impasse.
C'est alors qu'un chant merveilleux s'éleva autour d'eux. L'oiseau avait entonné une mélodie poignante, remplis d'espoir et de promesse. Harry ne s'était pas toujours ressaisit, mais commençait à comprendre l'étrange phénomène qui l'habitait grâce à ce chant. Parmi les notes plus aiguës et les plus graves, on lui expliquait ce qui avait à comprendre. On lui expliqua qu'il n'était pas seul. Il y avait effectivement quelque chose qui l'habitait ou plutôt quelqu'un. Pour une personne qui avait de la difficulté à fermer son esprit, il lui avait fallu du temps pour capter l'intrus qui possédait son corps. Cet intrus était là pour l'aider, pour que le pouvoir, dont Voldemort ignore l'existence, puisse être à son maximum. Il manquait toutefois un ingrédient essentiel à cette chimie. Pour que la fusion soit complète, parfaite, il devait y avoir une source de chaleur intense. C'est à ce moment que Fumseck entra en action. Il cessa soudainement de tourner autour des deux ennemis, puis il fit exactement ce que Ginny avait fait plus tôt et ce que le sortilège avait fait. Il fonça sur Harry et alla se lier à lui. Il était l'élément source pour la fusion et l'union complète des deux cœurs. Deux cœurs qui s'aimaient, deux cœurs qui formaient un amour plus grand que la mort, plus puissant que la mort…
C'est à ce moment que Harry pointa sa baguette vers le Lord et que l'Avada Kedavra retourna à son maître. Il tomba lentement, un visage ahurit, la peur au fond des yeux, puis, plus rien.
La prophétie venait de se réaliser.
Tom Marvollo Riddle était mort… enfin.
Seulement ce n'était pas terminer pour Harry. Une douleur saillante le prit à la tête et au cœur, l'empêchant de tenir plus longtemps. Il s'écroula au sol, face au Lord.
Ron et Malfoy étaient prêts à cette situation critique. Ils approchèrent du Survivant et pointèrent leur baguette à l'unisson sur le corps secouer de douleur. Ils devaient faire vite, deux vies étaient en danger.
Separatio! S'écrièrent-ils d'une même voix.
Tout doucement, Ginny se détacha de Harry, comme une âme quittant le corps. Elle tomba épuisée à ses côtés. Harry cessa de se débattre et glissa au sol. Il retomba dans l'état semi-comateux conséquemment ces deux semaines de captivité, à l'article de la mort.
Seulement, au sommet de la colline, le ciel s'était éclaircit. Les premiers rayons de soleil diffusaient une lueur orange clair qui annonçait une aube nouvelle…
Voilà! Comme je disais plus haut, il ne reste plus que l'épilogue et puisque j'ai quatre travaux longs à remettre dans les prochaines semaines. Ensuite il y aura la fin de la session, alors je ne crois pas pouvoir écrit d'ici un bout de temps. Alors à dans deux mois...
Emily
