Violence 2

Je regarde mon pensionnaire, il à l'air d'aller mieux. Je ne sais pas vraiment ce qui c'est passé, mais je m'en doute. Quand j'ai soigné ses blessures, ça se voyait bien que ce n'était pas un accident d'entraînement. J'ai rien dit, mais il faut plus qu'une chute pour mettre un chevalier d'or dans cet état. Il lit contre ses oreillers et je fais de mon mieux pour qu'il bouge pas trop. Il ne se plaint jamais mais je sais quel effet fait des cotes fêlées. Je me souviens peu de lui avant, je suis un solitaire, et lui aussi. La seule chose qui m'avait frappé dans la cabane était sa pâleur, mais il a aussi maigri. Je me demande un peu se qui me pousse à jouer les nounous, je pensais cela réservé à mon petit frère. Peut être son regard, un peu perdu, fragile. Je me lève vais lui préparer une collation, il m'adresse un léger sourire, comme ceux de Shun quand il a pleuré.

Comme tous les soirs, je m'installe sur le canapé, je vie seul et il y a qu'un lit. J'ai les bras croisés derrière la nuque et je suie vaguement une émission télé. Je l'entends bouger, il a souvent le sommeil agité. Je me lève, et comme souvent quand il dort mal, je caresse ses cheveux. En principe ça le réveil pas. Je m'assoie sur la chaise près du chevet, de là je peux continuer à promener ma main dans sa chevelure. Je songe qui si Hyoga n'avait pas été mon demie frère je l'aurais tué. J'aurais peut être dû. Enfin si j'avais eu conscience de l'état de Camus les ailles du Phénix se seraient chargées de lui. Je n'ai jamais beaucoup aimé Hyoga, le coureur de jolies filles, et encore moins quand je le voyais prés de mon petit frère. Mon Shun, si doux, si candide, comment aurait il put se protéger de lui. C'est un peu égoïste, mais je me sens soulagé que ce ne soit pas Shun. Je me demande pourquoi le verseau, pourquoi un homme, pourquoi toute cette violence. Je le regarde endormi, c'est vrais qu'il est très beau, il semble plus jeune, moins froid. Mes doigts se sont égarés sur sa joue. Je croise son regard marine embué de sommeil, je m'excuse de l'avoir dérangé et je sorts. Oui, il devait être facile de tomber amoureux de lui, mais je n'aime pas ceux qui détruisent ceux qu'ils aiment. Moi je préfère protéger, et parfois même surprotégé. Je tente de reprendre le programme télé, et quelques minutes plus tard je le vois venir avec moi. Je lui fais une place, je suis surpris de le voir rapidement frissonner, un peu mal à l'aise je me rapproche de lui et passe un bras dans son dos. Il se laisse faire, il se laisse toujours faire. J'augmente mon cosmos, nous restons longtemps ainsi. Puis je le sens glisser contre moi, je souris en pensant que le navet que nous regardons a eu raison de lui. Il s'est rendormi contre mon torse. Délicatement je passe un bras sous ses genoux, je le porte et le pose sur le lit et le couvre. Je vais partir quand sa main saisie la mienne. Je me dis que je devrais fuir à toutes jambes, mais je ne m'en sens pas la volonté. Il ne dit rien mais il à le regarde de Shun à cet instant, celui pour lequel je raserais le monde si il le fallait. Je fait le tour du lit, m'installe de l'autre coté, et fini par l'avoir dans mes bras. Il calle sa tête contre mon épaule. Son regard et triste comme souvent, et sans m'en apercevoir je pose un baisé sur son front. Je me demande à quoi il pense, mais il à l'air d'aller mieux, enfin physiquement.

Il a neigé, il fait plus frais. Je m'active à rentrer du bois, nous sommes en février. Je suis rapidement passé à la fondation aujourd'hui. Les affiches ne parlent que de ça, la saint valentin. Je trouve ça un peu idiot. Un truc pour les filles, d'ailleurs aucune ne m'a jamais rien offert. J'ai fait rapidement les courses, le nécessaire, comme toujours. Et bizarrement je me suis demandé si lui n'avait pas envie d'autre chose. J'ai acheter une peluche pour Shun elle était mignonne, même si il est trop grand pour ça. Et brutalement j'ai réalisé que si nous sommes en Février, c'est le signe du verseau. Je suis incapable de dire quel jour tombe son anniversaire. J'ai dû appeler Shun. Lui il s'en souvient comme de tous ce qui touche ses proches. Et ça tombe aujourd'hui. Pauvre de moi, je suis reparti faire les boutiques, ne sachant pas j'ai choisit un pull en cachemire. J'ai remarqué qu'il semblait plus sensible au froid ces derniers temps. Je me suis demandé comment je fêterais l'anniversaire de mon frère et j'ai fait ceux que j'aurais fait pour lui.

J'allume la cheminée, je tape à sa porte et entre, il lit l'édredon ramené sur ses jambes. La température dans la maison a chutée, je prend un plaid dans le placard et installe un fauteuil au coin du foyer. Il semble surpris quand je l'invite à changer de pièce. Nous passons le début de soirée ainsi sans parler, puis je me dirige vers la cuisine, je remarque qu'il y fait plus froid. Je place les barquettes du traiteur dans le micro-onde et décide de dresser le couvet sur la petite table du salon. Ca sonne, je reviens chargé de victuailles, les serviettes coincées entre les dents, et la bouteille de jus de fruit sous le bras. Nous prenons notre repas en silence, je suis pas bavard et lui encore moins que moi. Je débarrasse, me demandant comment porter en même temps un gâteau, des assiettes, la boite de chocolat que j'ai acheté pensant lui faire plaisir et son cadeau, y a des jours faudrait quatre bras ! Je tente d'empiler ça au mieux, appuie sur la poignée avec mon coude, pousse la porte avec le pied. En face de lui je me demande si je me suis pas trompé ? A moins qu'il ait oublié ? Je pose mon chargement, et lui tends le paquet « Bon Anniversaire ». Je sens un malaise, non par pitié pas de larmes ! Instinctivement je le prends dans mes bras, après quelques instants il lève la tète vers moi, Mon dieux ! Je suis dingue ! Pourtant mes lèvres sont sur les siennes, je me traite d'idiot. Je le scrute, mais il a l'air d'aller bien, il se serre contre moi. Je m'assoie sur le sofa et le prends sur mes genoux. Il me sourie, et ouvre le papier cadeau. Dans cette position il se penche ver moi et effleure timidement mes lèvres. Il est magnifique, je choisie un jeu plus innocent et m'amuse à le faire manger. Je sens ses mains se faufiler sous mon tee-shirt, et je commence à le toucher du bout des doigts comme une œuvre d'art sans prix. Je me mets torse nu, il a son visage contre ma peau. Après de long instant, je finie de le déshabiller. Je redécouvre avec plaisir, ses formes parfaites. J'hésite un instant, regardant mon compagnon. Camus fait glissé sa main vers mon bas ventre, et je me mets à lui prodiguer le même soin. Au comble de l'excitation, il s'installe à califourchon sur mes cuisses, frottant son intimité sur ma verge tendue. Il s'y empale, surpris de ne pas y trouver de douleur, et se met à onduler sur moi.

Camus regarda par la fenêtre, rougie de plaisir en voyant son Phénix rentrer à la maison, 6 mois déjà qu'ils étaient ensemble. Il fini les préparatif pour fêter l'occasion. Et se dit qu'il ne quitterait plus jamais leur retraite.

« Bonsoir Ikki »

« Bonsoir Chéri »

Fin