Et voilà la suite !
Alors, comme d'habitude, les personnages sont toujours à JK.Rowling.
Normalement, j'ai répondu à toutes les reviews signées via le système de réponses.
Pour les reviews anonymes, voici la réponse !
Manoë : Merci pour ta review ! oui, peu de chapitres, je fais rarement des fics très longues !. Voici donc la suite, en espérant que tu la trouves toujours aussi intéressante, le chapitre 3 arrivera sans doute plus vite que celui-ci. Pour les autres projets, ils arrivent également. Merci encore pour ton commentaire !
Titre : Survivre.
Résumé du chapitre précédent : Remus et Lucius se retrouvent face à face, dans le désespoir d'Azkaban. Lucius, l'homme qui est en partie responsable de la mort de Sirius Black… Remus, l'assassin de Drago Malefoy.
Dernières répliques du chapitre précédent :
Un nouveau rictus, un pas, et une voix moqueuse :
« Remus… »
Un autre regard, gris bleuté, tremblant de peur, peut-être, ou de tristesse… Une voix douce, celle du lycan… Une voix unique, qu'il voulait entendre hurler de désespoir… La voix de l'assassin de son fils… Une voix qui prononça son nom…
« Lucius… »
( et voilà la fic! )Survivre ?
Le regard du loup se planta dans celui de l'homme. Un regard froid, où brillaient une lueur de folie qui ne présageait rien de bon, mais qui était déjà rare, dans ce lieu sordide ou tout espoir et tout désir semblaient anéantis. Pourtant, c'était bien du désir qui transparaissait dans les yeux de l'ancien mangemort. Le désir de faire souffrir le meurtrier de son fils, le désir de briser cet être qu'il avait combattu. Le désir d'être encore capable de faire hurler un de ses ennemis. Une force nouvelle s'insufflait dans ses veines, une nouvelle raison de vivre : la haine. Cette même haine qui regorgeait son sang d'un souffle nouveau. Un sentiment qui n'était pas heureux. Un sentiment que les détraqueurs ne pouvaient pas lui voler. Ils ne pouvaient se repaître de sa haine : mais sa haine le nourrissait, lui.
Il eut un rictus, alors qu'il se leva, se dirigeant vers le lycan. Cela faisait si longtemps qu'il attendait cela. Lui briser le cou de ses mains, sentir sa faible flamme de vie s'éteindre alors qu'il serrerait, et serrerait encore, jusqu'à ce que le dernier souffle du loup-garou ne sorte sur de sa gorge pour venir caresser son visage. Il n'avait vécu que pour cela. Ensuite, il pourrait mourir… ensuite, il serait libre de s'éteindre. Son fils et son honneur seraient vengés. Il aurait accompli un dernier acte de cruauté avant de disparaître. Un dernier acte de vengeance.
Lupin, lui, devait se retenir de toute ses forces, de toute sa volonté pour ne pas reculer devant cet air de démence pure, cette lueur glacée dans le regard de Malefoy , plus menaçante que ses gestes, que ses mots, que sa haute stature s'avançant de façon inéluctable vers lui. Pourtant, il semblait ne plus rester grand-chose de la grandeur et de la prestance de l'autre homme : seulement une démarche boiteuse, fatiguée et incertaine, ainsi qu'un souffle bien trop rapide pour le peu d'efforts exécutés, qui dénotait une santé défaillante.
Mais cela n'enlevait rien à l'aspect terrifiant de sa personne, à sa beauté froide, à son regard dangereux.
« Quel plaisir que de vous voir, professeur Lupin… »
Malefoy avait craché ce mot avec ironie, et avec une force incroyable dans ses propos douloureux et blessants. C'était comme s'il ne se contentait pas de prononcer simplement son salut : il voulait lui envoyer ces quelques mots à la figure, avec tant élan, que cela lui ferait aussi mal qu'une gifle retentissante. Mais Lupin, lui, ne cilla pas. Il était impossible de dire ce que cachait son léger sourire d'une douceur incomparable et ce regard fatigué. Il se contenta de répondre :
« Je ne puis pas en dire autant, Mr. Malefoy. Nous n'avons jamais été en très bons termes… »
Qu'il était drôle, ce lycan, un véritable animal de cirque ! L'ancien mangemort le fixa un instant, et émit un ricanement ironique. Que ce serait amusant de le briser… De lui faire aussi mal qu'il avait lui-même mal depuis tant de temps… De lui faire subir assez de souffrances pour oublier sa propre douleur… pour oublier le regard pétillant de son fils, auquel il avait ôté toute lumière, et toute vie. Il ne restait de Drago qu'une tombe, et quelques souvenirs qui s'estompaient, se dérobant à sa mémoire au fur et à mesure que sa folie croissait. Il en serait de même pour Remus. Il toisa le lycanthrope avec mépris.
« C'est drôle de se retrouver ici, n'est-ce pas, Remus… ? Je suis prêt à parier que tu ne t'y attendais pas… »
Un nouveau regard chargé d'un dégoût profond. Mais également brillant d'une vie nouvelle. Les détraqueurs, au dehors, semblèrent s'agiter un instant, attirant leurs regards à tous deux. Ils devaient sentir ces sentiments forts, vivants, mais inaccessibles.
« Je pensais en effet ne pas avoir à te revoir… »
La voix de Remus était si paisible. On aurait pu croire qu'il rencontrait un ami qu'il avait quitté la veille. Il glissa ses mains dans ses poches, et lança un regard amusé à Lucius, plus pour cacher sa crainte que par véritable provocation.
« Je ne crois pas t'avoir autorisé à me parler aussi familièrement… Remus… »
« Je ne crois pas que tu puisses inspirer quoique ce soit d'autre, Lucius… Regarde toi, tu es tombé bien bas ! Que veux tu susciter d'autre chez qui que ce… »
Remus du interrompre sa phrase, alors que Lucius, d'un mouvement d'une rapidité surprenante vu son état, venait le saisir à la gorge, serrant ses doigts autour du cou si fragile du lycan. Ce dernier ne bougea pas, ne tentant même pas de repousser l'homme qui lui faisait face, celui là même qui le fixait, les traits déformés par la haine, au point d'en perdre toute trace d'humanité.
« Tu crois peut-être valoir mieux que moi, Lycan ? Tu crois peut-être avoir une quelconque valeur ? Dans ce cas, où sont tes médailles ? Ah ! Mais j'y pense, tu es sans doute venu ici de ton plein gré….. Pauvre imbécile. »
Il avait craché ce simple mot, venin terrible. Il serra encore, et plongea son regard dans les yeux de Remus. Des yeux aux iris sombres, lui renvoyant une pâle image d'un homme blond, de carrure décharnée, un fantôme oublié au fond d'un cachot, même pas le reflet d'une ombre… Lucius mit même un instant à reconnaître dans ce bien triste miroir son propre visage. Un visage, qu'il ne connaissait plus. Alors, il relâcha sa prise…
Non, pas encore. Il ne laisserait pas si tôt Remus connaître le repos. Il voulait tout d'abord le laisser faire connaissance avec les détraqueurs. Il voulait d'abord le voir devenir fou, autant qu'il l'était devenu, il voulait le voir perdre tout éclat de raison, et sombrer dans les limbes de son propre désespoir. Ne dit-on pas que le baiser du détraqueur était un châtiment pire que la mort ? A défaut de pouvoir le lui faire subir, il l'amènerait au plus près de cet état de désespérance profonde. Il n'avait qu'un désir : le voir le supplier de l'achever, afin de simplement lui refuser ce souhait. Il voulait le voir se refléter dans ses yeux propres comme lui se découvrait à travers les siens.
Le loup-garou, quant à lui, ne détacha pas son attention de son adversaire, et se garda bien de porter sa main à son cou ankylosé. Un geste de faiblesse. Et il n'avait le droit à aucune faiblesse, face à Lucius. Aucune.
« Que désirais-tu Lupin ? La gloire ? »
Un nouveau rictus méprisant. Remus se contenta de sourire, comme si leur petite altercation n'avait pas eu lieu. Pourtant, la douleur sur sa gorge restait cuisante, comme si on lui avait passé une corde autour du cou… Il était alors loin de se douter de la vérité de cette image. Inexorablement, tout se mettait en place. Mais pour l'instant, Lupin se contenta d'hausser les épaules, témoignant ainsi de combien cette idée était ridicule à ses yeux :
« Non… »
Un sourire carnivore vint naître sur les lèvres de l'ancien prestigieux Malefoy, alors qu'il avançait de nouveau vers son compagnon d'infortune.
« Menteur… tu voulais être aimé ? En devenant un héro ? Cela ne change pas le monstre que tu es, rien ne changeras le monstre que tu es…»
Remus ne bougea pas, mais il détourna légèrement son regard. Une première victoire pour Malefoy. Son reflet fuyait devant ses mots. Il reprenait l'avantage, maintenant qu'il n'avait plus devant lui le souvenir de l'être qu'il avait été, face à la réalité de ce qu'il était devenu… Et il sut à ce moment là qu'il aurait d'autres victoires…. Beaucoup d'autres.
« Un monstre oublié au fond d'un cachot… Rien d'autre qu'un simple… souvenir… Une réminiscence dont on ne veut même plus se rappeler. Elle est belle, ta victoire, Remus ! Aussi belle que ma défaite… »
Un nouveau rire, alors que, cette fois, Remus sembla se perdre dans ses pensées, plus blessé par cette simple réflexion qu'il n'aurait cru pouvoir l'être. Mais c'était un fait : personne ne viendrait plus le chercher ici. Car il n'était pour la plupart qu'un simple souvenir de guerre… et tous avaient déjà combattu, bien trop combattu. Alors, qui viendrait encore se battre pour lui ? Ils croiraient tous en l'aspect éphémère de la situation, certains plus que d'autres, et les autres tentant de s'en convaincre… Puis viendrait la désillusion… puis l'attente… puis l'oubli, cet être plus redoutable que le spectre de la sombre dame à ses yeux, cet fatalité contre laquelle toute sa vie, il avait lutter… L'oublie… Et lui, tout ce qu'il voulait, c'était exister, exister aux yeux de quelqu'un, n'importe qui, mais exister encore.
« Désormais… tu es seul avec quelqu'un que tu hais… Bien paradoxal, pour quelqu'un qui ne voulait qu'être aimé… »
Les paroles de Lucius sortirent Remus de ses sombres pensées, que la présence des détraqueurs faussaient, amplifiant son désespoir, sa solitude, sa crainte. Pourtant, il trouvait encore la force de sourire, de dessiner sur ses lèvres ce petit rictus désabusé qui les ornait si souvent :
« Je ne te hais pas… »
La surprise se peignit dans les yeux de l'ancien mangemort, alors qu'il s'avançait encore… et encore…
« Je te briserai… »
« On ne hait pas quelqu'un pour ça… »
« Tu me haïras Remus… »
« Jamais… »
Un mot à peine soufflé, un défi. Et un éclair de vie dans leurs deux regards. Ils avaient désormais une raison d'espérer. Ce n'était pas un sentiment joyeux… Mais c'était assez fort pour qu'ils y croient…
Ce petit espoir ne serait pas grand-chose, aux yeux des autres.
Aux yeux de ceux qui ne connaissaient pas la pénombre d'Azkaban, ni l'insondable abîme de tristesse dans lequel la simple présence des détraqueurs vous plonge…
Mais pour eux, c'était tout : pas grand-chose, et tout à la fois.
Car c'était simplement, tout ce qu'ils avaient.
Tout ce qui devait rester d'une quelconque trace d'humanité…
Et ça, dans la noirceur de leur cellule, c'était suffisant… Assez pour survivre, ici.
Oui, c'était assez fort pour survivre…
Survivre encore un peu…
Encore un tout petit peu…
Juste assez pour triompher…
Une dernière fois...
( voilàààà ! vu la taille du chapitre, Lemon dans le chapitre 3 ! Je ne savais pas comment l'insérer ici, je ne pense pas que cela aurait été logique d'en faire un alors qu'ils viennent tout juste de se revoir… mais dans le prochain, petit lemon ! ( plus un lime qu'un lemon d'ailleurs, cela restera tout de même assez soft…)
En revanche, ce chapitre ne me plait pas mais alors pas du tout, et je me demande si je ne le réecrirai pas à la fin de la fic… enfin je dis ça à chaque fois mais j'en ai jamais le temps XD.
Prochaine mise à jour de cette fic : 9 octobre ! ( en effet, là, j'ai un one-shot à finir, et le prix à payer à continuer !)
N'hésitez pas à laisser une review, c'est encourageant, et, dans le cas où ça ne l'est pas, ça peut aider à corriger les erreurs ! ( et je m'en sers aussi pour voir qui lit ou pas la fic, et, dans ce cas, pour m'organiser, ( parce que j'ai l'art d'être en retard !) savoir si je fais une mise à jour tous les mois, toutes les semaines, quelle fic je retarde en cas de problème… etc… afin de donner priorité aux fics les plus lues !)
A bientôttttt !
