- Titre : Les yeux du coeur

- Auteur : Shinigami's Bride

- Genre : Romance, yaoï

- Couple : 2x1, 4x3, 2+5, 5x?

- Disclaimer : Les personnages de Gundam Wing ne m'appartiennent pas, l'histoire appartient à l'auteur Shinigami's Bride.

- Petit mot de l'auteur : Je tiens à rassurer tous ceux qui m'ont demandé si cette fic était une deathfic, ce n'en est pas une. Duo va enfin apprendre la vérité sur son état. Que va-t-il découvrir ?


Chapitre 4

A l'aéroport de L2, la navette venait à peine d'atterir que Duo ressentait de la nostalgie à l'idée de fouler le sol de sa colonie natale. Il descendit de l'appareil avec quelques passagers, alla récupérer son sac sur le tapis et se dirigea vers la sortie où il aperçut la silhouette familière du professeur G entrain de l'attendre. Lorsqu'il arriva à sa hauteur, Duo l'étreignit chaleureusement.

- G : Tu as fait bon voyage, gamin ?

- D : Oui Papy, c'est pas tous les jours que je voyage en première classe, c'était trés cool !

- G : Bien, allons-y.

Il conduisit le jeune homme à l'extérieur de l'aéroport où les attendait une voiture. Ils montèrent tout deux à l'arrière du véhicule qui une fois la portière fermée, démarra et prit le chemin du centre ville. A travers les vitres tintées, Duo regarda avec un petit pincement au coeur défiler le paysage familier de sa colonie qui n'avait pas changé depuis son départ. Partout régnait la pauvreté, les rues étaient envahies de détritus et il voyait les gens errer dans des vêtements à l'image de leur environement. Puis ils quittèrent les quartiers pauvres pour une zone habitée un peu plus "respectable" avant d'arriver devant un entrepot qu'il savait être le laboratoire de son mentor. La voiture pénétra dans le garage où ils purent descendre aprés que la lourde porte automatique se soit refermée derrière eux. Duo et le professeur G se dirigèrent vers un ascenseur qui les emmena dans les sous-sols où se dressait le laboratoire, la salle d'entrainement et le hangar à gundam où Deathscythe avait vu le jour. Le professeur conduisit son élève vers une porte se tenant à l'autre bout d'un long couloir et lorsqu'ils la passèrent, Duo reconnut la chambre qu'il habitait du temps de sa formation de pilote.

- G : Je te laisse t'installer et te reposer, je vais prévenir qui tu sais que tu es arrivé et je te conduirai à lui dans une heure.

- D : D'acc' !

Sur ce, le vieux scientifique laissa le jeune pilote prendre possession des lieux. Duo posa son sac sur le lit puis se mit à examiner la pièce. Rien n'avait bouger depuis son départ, ses posters fétiches habillaient toujours les murs, de vieux vêtements lui appartenant trainaient encore sur le sol et sur son bureau étaient éparpillés ses outils qu'il n'avait pas conscience d'avoir laisser ainsi que la réplique de son Deathscythe en miniature qu'il avait lui-même construit. Tout dans cette chambre semblait dire qu'il n'était jamais partit. Il fut trés ému de cette attention de la part de son mentor. Il l'aimait beaucoup et le considérait comme son deuxième père aprés le Père Maxwell. Qui sait ce qu'il serait devenu si il n'avait pas pénétrer ce hangar afin de voler Deathscythe. C'est sur cette pensée qu'il se décida à ranger ses affaires et, une fois fait, il s'allongea sur son lit et entreprit de faire une petite sieste en attendant le retour de son mentor. Comme promis, celui-ci revint dans la chambre et l'informa qu'il était temps de partir. Duo le suivit sans discuter, ils reprirent la voiture qui les conduisit vers le centre hospitalier de L2. Arrivés là-bas, il suivit son mentor à travers les dédales des couloirs blancs, croisant infirmières, médecins et patients. Ils arrivèrent devant une porte où une plaque trônait avec pour inscription :

Dr K. Evrett, neurologue.

Le professeur G frappa trois coups sur la porte et un "entrez" retentit derrière celle-ci. Il l'ouvrit et ils entrèrent dans ce qui s'avérait être un bureau inpeccablement rangé, une grande bibliothèque remplit de livres et de revues de médecine occupait le fond de la pièce, les murs d'un vert pale était envahit de divers photos et de diplômes de grandes institutions portant le même nom que sur la porte. Le regard de Duo se porta ensuite devant lui et il vit un magnifique bureau en bois vernis où était disposé tout un assortiment de dossiers, un plumier noir et argent, plusieurs cadres photos et un crâne en plastique. Et au-delà de ce bureau, assis dans son fauteuil, se tenait un homme d'environ trente ans, d'origine européenne, les cheveux bruns plaqués, plutôt bel homme, les yeux noirs dissimulés derrière une petite paire de lunettes, vêtu d'une blouse blanche, complètement absorbé par son ordinateur.

- D : Comme ça, il me fait penser à Heero, pensa-t-il en le voyant.

Un petit raclement de gorge de son mentor attira l'attention du médecin qui sourit en apercevant ses visiteurs. Il se leva de son fauteuil et avança vers eux, une main tendue devant lui.

- Dr Evrett : Professeur G, c'est un plaisir de vous revoir !

- G : Plaisir partagé mon cher, dit-il en lui serrant la main.

- Dr Evrett : J'avoue que votre appel m'a beaucoup surpris. Cela faisait longtemps que je n'avais pas reçu de vos nouvelles et je craignais que vous n'ayez été arrêter par les troupes d'Oz en faction dans les environs.

- G : Ce sont des circonstances exceptionnelles qui m'ont conduit à vous contacter, dit-il en désignant son élève derrière lui.

Le docteur Evrett suivit le regard de son homologue et examina le jeune homme face à lui. Puis il s'avança vers lui et lui tendit la main.

- Dr Evrett : Alors comme ça, c'est toi le fameux disciple du professeur G. J'ai beaucoup entendu parler de tes exploits.

Duo ne répondit rien, se contentant de serrer la main du médecin.

- Dr Evrett : Ton mentor m'a expliqué que tu subissais d'étranges migraines et que tu avais été atteint de cécité passagère à deux reprises.

- D : C'est exact.

- Dr Evrett : Dans ce cas, si tu es d'accord, je vais te faire passer quelques examens.

Duo acquiesça d'un hochement de tête. A cette réponse, le docteur Evrett appela une infirmière via un interphone. Lorsque celle-ci entra dans le bureau, il s'adressa à elle avec une attitude froide qui contrastait avec celle qu'il avait eu envers lui.

- Dr Evrett : Conduisez ce jeune homme dans la salle d'examen n°2 et faites lui un bilan de santé puis faites un scanner et une prise de sang pour une analyse. Je veux les résultats dans trois heures sur mon bureau.

- infirmière : Bien docteur. Veuillez me suivre.

Aprés avoir reçu l'approbation de son mentor, Duo suivit l'infirmière jusqu'à la salle demandée par le médecin. Là-bas, on lui demanda de se dévêtir et d'enfiler un tablier, puis il subit tous les examens habituels qu'il avait déjà eu par le biais de Sally, test de réflexe, test visuel et auditif, etc... Ensuite on le fit allonger sur une table en acier qui le fit frissonner au contact de sa peau nu à travers le tablier. On plaça une étrange machine juste au dessus de sa tête, un faible lueur verte lui caressa le visage. Il dut rester immobile pendant un petit quart d'heure avant qu'on ne l'autorise à se relever. A ce moment, l'infirmière revint à ses côtés, une seringue en main qui ne laissait aucun doute sur son utilisation. Duo détourna le regard le temps de la prise de sang, gémissant faiblement lorsque la seringue quitta son bras, rempli du liquide carmin. Il put enfin se rhabiller et repartit vers le bureau du Dr Evrett. Lorsqu'il entra, les deux hommes étaient en pleine discussion sur les derniers agissements d'Oz au sein des colonies. En l'apercevant, le médecin proposa à ses invités d'aller à la cafétéria le temps que les résultats arrivent. Ils s'installèrent tranquillement à une table qui faisait face à une grande fenêtre qui surplombait presque tout L2. Ils parlèrent de tout et de rien, son mentor lui expliqua qu'il avait rencontrer le Dr Evrett du temps où celui-ci était encore un étudiant en médecine militant contre la tyrannie imposée par l'ex-Alliance et qu'il lui avait apporter son soutient pour terminer ses études. Il comprit alors pourquoi le médecin avait évoqué sa possible capture par les troupes d'Oz, malgré sa brillante carrière, le médecin s'opposait ouvertement contre la politique de l'Organisation Zodiaquale et avait toujours soutenu l'action des gundams sur Terre. Devenu confiant, Duo se mit à faire quelques anecdotes sur ses confrontations avec les troupes d'Oz, les tortures qu'il avait subit lors de ses captures et son désir de voir cette guerre prendre fin. Le Dr Evrett buvait chacune de ses paroles, écoutant le récit de ses exploits aussi attentivement qu'un gosse à qui on raconterait une histoire pour qu'il dorme, et le félicita pour son incroyable courage. Ils ne virent pas le temps passer et s'étonnèrent de l'heure lorsque l'infirmière vint les prévenir que les résultats étaient arrivés et attendaient sur le bureau du médecin. Ils retournèrent ensemble dans son bureau. Il les invita à s'asseoir le temps qu'il prenne connaissance des résultats. Pendant tout le temps où il le vit feuilletter son dossier, le coeur de Duo battait furieusement dans sa poitrine et il tentait de se calmer en triturant le bout de sa natte. Lorsque le Dr Evrett eut finit sa lecture, il reposa le dossier sur son bureau et retira ses lunettes en soupirant.

- G : Alors ? Que disent les résultats ?

- Dr Evrett : Je ne sais pas trop comment vous annoncez cela.

- D : Je vous en prie docteur, dites-moi ce que j'ai. Je suis prêt à tout entendre.

- Dr Evrett : J'aurais préféré m'entretenir avec le professeur G avant de te faire part de mes conclusions, es-tu sûre de vouloir le savoir maitenant ?

- D : Oui, dites-moi tout, je veux savoir.

- Dr Evrett : Trés bien. Si j'en crois ce que j'ai lu dans ton dossier, tu es atteint d'une maladie rare du nom de Catharactis évolutive (1). Cette maladie ne touche occasionnellement que les personnes ayant fait un séjour plus ou moins long dans l'espace et n'est en rien mortelle. Elle provoque une dégénérescence cellulaire des nerfs optiques et libère une toxine dans le cerveau provoquant chez le patient des douleurs pouvant conduire à la cécité. Cette maladie est comme son nom l'indique évolutive ce qui signifie que l'état du patient va en s'aggravant, les douleurs se font de plus en plus fréquentes et plus violentes jusqu'à ce que les nerfs optiques du patient soient totalement détruits entrainant une cécité totale et irréversible, là elles cesseront définitivement.

- D : En clair, qu'est-ce que ça veut dire ?

- Dr Evrett : Je suis au regret de te dire Duo que tu es entrain de devenir aveugle.

A cette réponse, le coeur de Duo cessa de battre. Il pâlit de plus en plus sous le choc de la nouvelle. Il allait donc devenir aveugle, il ne pouvait le croire. Il refusait de l'admettre. Le professeur G, tout aussi choqué que son élève, se reprit quelques secondes aprés et s'adressa à son homologue.

- G : Et il n'y a aucun moyen d'empêcher cela ?

- Dr Evrett : J'ai bien peur que non. A ce jour, il n'existe aucun moyen d'enrayer la maladie. Il existe bien un traitement mais il ne fait qu'en retarder les effets. Sans ce traitement, Duo perdra définitivement la vue d'ici 6 à 7 mois. Avec le traitement, l'échéance peut aller jusqu'à un an.

- D : Je suis donc condamné à devenir aveugle sans aucun espoir de rémission.

- Dr Evrett : C'est ma foi la vérité. Mais je ne vous ai pas tout dit. Nous avons observer chez les patients atteints des effets secondaires non-négligeables.

- G : Quels sont-ils ?

- Dr Evrett : Face à la maladie, les quatre sens restants se renforcent, poussant parfois leur capacité à des niveaux dépassant l'imagination. Priver du sens de la vue, les autres sens captent mieux l'environnement entourant le patient. Ils transmettent ensuite ces informations au cerveau qui va fabriquer une sorte d'image virtuelle permettant au patient de se déplacer librement sans faire appel à la vue.

- D : Comme l'écho-location pour les chauves-souris ?

- Dr Evrett : Exactement sauf que pour toi, ces nouvelles capacités te permettront de mieux anticiper ce qui t'entoure allant parfois jusqu'à la préconition(2).

- D : Ca me rappelle une bande-dessinée d'avant colonisation que je lisais gamin : un avocat qui aprés avoir perdu la vue avait developpé ses autres sens au point de ne plus avoir besoin de voir et la nuit devenait une sorte de super-héros assoiffé de justice, ironisa-t-il.

- Dr Evrett : Oui, c'est Daredevil (3) moi aussi je le lisais et c'est exactement ce qui va t'arriver.

- D : MAIS JE NE VEUX PAS DEVENIR COMME LUI, hurla-t-il désespéré.

Le professeur G posa une main rassurante sur l'épaule de son élève qui eut pour effet de le calmer.

- G : Je souhaiterai parler à mon disciple seul à seul.

- Dr Evrett : Entendu. Je vais chercher quelques documentations et je reviens.

Sur ce, le médecin quitta la pièce, laissant les deux hommes seuls. Le professeur G se leva de sa chaise et attira le natté dans ses bras. Duo s'agrippa à la blouse de son mentor, craignant de perdre pied.

- G : Je suis profondement désolé Duo, si tu savais à quel point je regrette ce qui t'arrive.

Le natté ne répondit rien. Il était incapable de dire le moindre mot tant il luttait contre lui même pour ne pas craquer, les larmes menaçant à tout moment de couler.

- G : Je comprendrais parfaitement que tu m'en veuille, c'est d'une part ma faute tout cela, dit-il tout en le berçant.

Duo l'écoutait sans vraiment l'entendre, répétant continuellement Boys don't cry dans son esprit et se remémorant les paroles du médecin.

- G : Vu les circonstances, je crois qu'il vaut mieux te retirer de l'Opération Météore sans plus attendre. Cela ne sert à rien de te faire continuer alors que bientôt tu ne pourras plus piloter.

A ces mots, Duo sembla se réveiller. Son mentor voulait le retirer de l'opération et donc le séparer de son gundam, de ses compagnons, de Heero. Non, cela ne pouvait pas se passer comme cela. Il acceptait mal de perdre la vue mais il ne pourrait pas supporter d'être séparer de Heero, ça JAMAIS.

- G : Je préviendrai J dés notre retour au laboratoire et je contacterai Howard pour qu'il transfère ton gundam à la base lunaire. Ensuite je ferai tout ce qui me sera possible de faire pour t'aider à surmonter cette épreuve. En attendant, tu resteras avec moi et nous...

- D : Je veux continuer, le coupa-t-il.

Le professeur G cessa tout mouvement à ces mots. Il espéra avoir mal entendu ce qu'il avait dit.

- G : Tu veux bien répéter, je crains de n'avoir pas compris ce que tu viens de dire.

- D : Vous avez parfaitement entendu ce que j'ai dit : je veux continuer.

Le vieux scientifique libéra aussitôt le jeune homme de son étreinte puis il lui saisit les épaules et le regarda droit dans les yeux, une expression grave sur le visage.

- G : Duo, te rends-tu compte de ce que tu dis ? De ce que cela implique ?

- D : Oui j'en ai parfaitement conscience, répondit-il, affrontant son regard sans sciller.

- G : Tu es complètement fou, gamin. La situation est sérieuse, tu ne peux pas faire comme si de rien était et reprendre les missions au risque de te tuer ou pire de risquer la vie de tes camarades et mettre l'opération en péril. Ne fais pas ta tête de mule et sois raisonnable pour une fois.

- D : Je comprends tout cela et je sais qu'au fond vous avez raison. Mais je ne peux me résoudre à tout arrêter si prés du but. Vous savez ce que j'ai enduré pour en arriver là, les sacrifices que j'ai dû faire. Oz m'a déjà prit tout ce à quoi je tenais le plus au monde et je n'aurais de répit que lorsque je verrai le dernier de ces salopards moisir dans une geôle ou pourrir six pieds sous-terre. Alors vous ne pouvez pas me demander d'abandonner le combat maintenant, vous n'en avez pas le droit. Je veux continuer à me battre tant que je serai encore capable de voir où je mets les pieds.

- G : Ce que tu me demandes est impossible Duo.

- D : Si c'est la survie de l'opération qui vous inquiète, alors donnez-moi uniquement des missions en solo. De cette façon, je ne gênerai en aucun cas mes coéquipiers et si je me fais prendre, je vous jure de ne pas les laisser s'emparer de mon Deathscythe, vous avez ma parole.

- G : Ce n'est pas pour l'opération que je m'inquiète mais pour toi. Si je te laisse travailler seul, qui prendra soin de toi si tu refais une crise en pleine mission. Laisse-moi au moins mettre au courant tes équipiers pour qu'ils prennent des dispositions.

- D : Surtout pas ! Ils ne doivent jamais savoir ! Surtout pas lui...

- G : Mais Duo... tenta-t-il d'ajouter.

- D : Non, ma décision est prise. Je continuerai cette guerre coûte que coûte et vous ne m'en empêcherez pas, dit-il d'une voix qui ne supporter aucun refus.

G soupira bruyamment devant l'obstination de son élève. Ce qu'il pouvait être buté parfois. Voyant le conflit intérieur de son mentor, Duo se leva à son tour, puis il prit ses mains dans les siennes et le regarda, faisant passer tout son désespoir dans ses yeux.

- D : S'il vous plaît, professeur. Laissez-moi continuer, je vous en supplie...

La volonté de fer de son mentor se brisa en mille morceaux à la vue de ce regard améthyste au bord des larmes. Ce fut non sans mal qu'il capitula.

- G : D'accord Duo.

A ces mots, un sourire reconnaissant apparut sur le visage du natté qui se jeta dans ses bras.

- D : Merci, murmura-t-il.

- G : Mais je te préviens : si j'apprends qu'une mission a echoué à cause de ton état, je te fais rapatrier sur le champs même si je dois venir te chercher par la peau des fesses. C'est comprit ?

- D : Ninmu Ryoukai !

- G : Bon, dans ce cas, nous allons devoir mettre au courant J des motifications à adopter te concernant. J'espère qu'il ne fera pas trop difficultés.

C'est à ce moment que le Dr Evrett revint dans la pièce, une petite mallette en métal à la main.

- Dr Evrett : Vous avez terminé ?

- G : Oui, nous avons terminé.

- Dr Evrett : Bien. Alors Duo, quelle décision as-tu prise ?

- D : Je voudrais essayer le traitement dont vous avez parlé.

- Dr Evrett : C'est un traitement assez aggressif, les effets sont assez durs.

- D : Je veux quand même le prendre.

- Dr Evrett : Dois-je comprendre que tu vas continuer tes activités malgré tout ce que je t'ai dit sur ta maladie ?

- D : Exactement ! Et il est inutile d'essayer de me faire changer d'avis !

- G : Vous pouvez le croire, j'ai déjà essayé sans succés. Ce garçon est plus têtu qu'un troupeau de mule !

Il eut pour réponse une jolie langue rose de la part de son élève, suivi d'un éclat de rire.

- Dr Evrett : Dans ce cas, dit-il en montrant la malette.

Il la déverrouilla puis l'ouvrit et montra le contenu à Duo. Dans cette malette reposait un pistolet-seringue et plusieurs petites fioles contenant un liquide violet.

- D : Qu'est-ce que c'est ?

- Dr Evrett : C'est ton traitement. Chaque fiole contient un dispositif chimique permettant aux nerfs optiques de se renforcer et ainsi retarder la maladie.

- D : Est-il nécessaire que ce soit par injection ? J'avoue n'apprécier aucunement les piqûres.

- Dr Evrett : Malheureusement, c'est le seul moyen. Le traitement doit pouvoir se répandre rapidement dans ton sang, c'est donc la meilleure solution.

- D : Et comment ça marche ?

- Dr Evrett : Tout d'abord, tu vas devoir subir une injection par jour pendant au moins deux semaines. Chaque injection mettra ton corps à rude épreuve, tu perdras connaissance pendant une période variant de deux à quatre heures et tu ressentiras une forte brûlure au niveau de tes yeux ainsi que des capacités motrices trés réduites. Pendant ces deux semaines, je t'interdis formellement de faire le moindre effort physique sous peine d'être plonger dans un état semi-comateux pendant plusieurs jours. Est-ce clair ?

- D : Trés clair, ensuite ?

- Dr Evrett : Ensuite, une fois que ton corps se sera habitué au traitement, tu ne devras subir d'injection qu'une fois par semaine pendant un mois, là les effets se réduiront à une simple perte de connaissance, puis tu pourras te contenter d'une injection à chaque fois que tu auras une crise. Ton traitement prendra fin lorsque ta cécité sera totale. Tu as d'autres questions ?

- D : Aucune.

- Dr Evrett : Trés bien, part conséquent, cette malette vous appartient Mr Duo Maxwell.

Et il referma la malette et la lui tendit. Duo la prit et la serra contre son coeur. Cette malette représentait son seul espoir de pouvoir continuer à se battre et de rester avec l'homme qu'il aime. Il se promit de suivre à la lettre les directives du médecin et avait hâte de pouvoir retrouver ses amis.

- Dr Evrett : Préviens le professeur G chaque fois que tu arriveras en rupture de fiole, je lui enverrais une nouvelle malette qu'il te transmettra au plus vite.

- D : Oui docteur !

- Dr Evrett : Tu peux m'appeler Kévin, les amis de G sont mes amis !

- D : D'accord, Kév' !

Le jeune homme lui dédia un merveilleux sourire que le médecin lui rendit aussitôt. Aprés quelques recommandations, il reconduit le professeur et son élève jusqu'à leur voiture. Lorsqu'ils furent de retour au laboratoire, G procéda à la première injection du traitement. Comme prévu, Duo gémit de douleur pendant l'injection puis il commença à chanceler avant de s'évanouir dans les bras de son mentor. Ce dernier le transporta jusque dans sa chambre, le déposa sur le lit et le borda. Il contempla pendant quelques secondes le visage endormi du jeune homme avant de sortir de la chambre.

- G : Tu vas devoir être courageux Duo. Les deux semaines qui viennent seront trés difficiles mais je te promets de veiller sur toi. Dors maintenant car demain c'est un nouveau combat qui t'attends.

Puis la chambre fut plongé dans les ténèbres.

Tsuzuku...

- 1 : Je l'ai inventé, ne chercher pas.

- 2 : précontion signifie tout simplement « connaître avant », c'est-à-dire percevoir des événements avant qu'ils ne se produisent réellement.

- 3 : Héros d'une bande-dessinée américaine appartenant à la collection Marvel.


Alors, verdict ?