Chapitre 2: Des chemins différents
Mais lorsqu'elle ouvrit les yeux le lendemain, Mary sut que le problème Lupin restait épineux. Certes, il était dangereux: une fois transformés les loups garous sont de véritables monstres prêt à tout pour tuer et tuer n'importe qui. D'ailleurs, Lupin avait dit qu'il avait failli tuer Snape. Mais cela l'avait mis dans un tel état. Et il avait dit implicitement que c'était la faute de Black . Ça,ça ne l'étonnait guère. Pour ce qu'elle en savait Black était un parfait crétin dès qu'il s'agissait de jouer un mauvais tour à quelqu'un. Et tout spécialement quand ce quelqu'un était à Serpentard. Mais Lupin... Il ne pouvait pas être fondamentalement mauvais. Elle se rappela comment le garçon avait fondu en larmes. C'était des larmes silencieuses; il avait mis la main sur sa bouche pour réprimer les sanglots qui le secouait. Cela ne pouvait être de la comédie. C'était décidé. Avant d'en parler à qui que ce soit elle allait mener sa petite enquête elle même.
Elle descendit dans la salle commune. Évidemment, Laura était déjà là à travailler. Comme la plupart de ses camarades d'ailleurs.
« Mais qu'est ce que je fais dans cette maison de fou, songea Mary". Et pour la énième fois en cinq ans elle maudit le Choixpeau. Cependant, ses imprécations s'arrêtèrent net lorsqu'elle vit la tête de Laura. Elle était blême, avait les traits tirés et la taille de ses cernes avait doublée.
« Par la barbe de Merlin, Laura, tu vas bien ? »
En guise de réponse son amie l'emmena dans un coin où elles seraient tranquille pour discuter. Malgré l'automne qui commençait, il faisait très beau et les grandes verrières de la salle commune déversaient des flots de lumière. Laura jeta un regard triste au parc. Tout semblait si paisible et si joyeux. Non elle n'avait pas pris sa décision de gaieté de coeur. Mais il fallait le faire. C'était une question de principe. De toutes façons, Mary comprendrait; Mary l'approuverait ; Mary ferait comme elle. Sous ses airs farfelus c'était une fille intelligente. Peut-être même l'une des plus intelligentes qu'elle eut jamais rencontrée.
« Je vais tout dire à Dumbledore.
- Quoi ?
- Je ne pense pas qu'il soit au courant. Accepter un loup garou dans une école serait de la pure folie.
- Mais Lupin risque de se faire renvoyer, et même pire... Tu l'as entendu hier !
- Justement c'est la meilleure chose qu'il y a à faire. Il est dangereux !"
Mary commença à paniquer. Laura ne pouvait pas être aussi insensible, aussi bornée: que diable, elle était la première des Serdaigles, elle était intelligente !
« Enfin tu as vu comme il était désolé ? D'ailleurs, c'était la faute de Black !
- C'est ce qu'il a sous entendu. Mais je n'ai aucune confiance en lui. Et même si Black a reconnu ses torts... Il a très bien put être manipulé.
- Black ? Manipulé par Lupin ? On nage en plein délire là ! Qu'est ce que ça aurait rapporté à Lupin de faire ça, à part de mettre en danger sa couverture ?
- L'esprit d'un loup garou est insondable ..."
Ce n'était pas possible. Ce n'était pas Laura, la Laura qu'elle connaissait qui pouvait parler comme ça. Aussi Mary reprit:
« Tu ne veux même pas laisser Lupin plaider sa cause , il pourrait...
- Les loups garou sont foncièrement mauvais. Il mentirait. Sa maladie a pourrit son esprit. Ne me regarde pas comme ça, Mary. Je ne dis pas ça de gaieté de coeur. J'ai longuement réfléchit cette nuit. J'ai relu nos cours de troisième année, j'ai feuilleté tous les manuels, tous les livres de DCFM dont je disposais et tous sont unanimes. Tu ne peux pas faire confiance à un loup garou. Même sous forme humaine ils restent dangereux et vicieux. Il aurait mieux valu que Lupin meure plutôt que d'avoir été simplement mordu. »
Mary était révulsée: elle aurait voulu prendre Laura au collet et la secouer comme un prunier jusqu'à ce qu'elle manifeste un peu de bon sens. Mais à Serdaigle le calme dévolu au travail matinal était sacré. « Tout comme ce que disent les livres », songea-t-elle amèrement. La voix de Laura la tira de ses tristes réflexions.
« Je voudrais que tu me comprenne, Mary...
- Non je ne te comprends pas. Tu condamne Lupin parce qu'il est un loup garou et parce que tu as lu et qu'on t'as enseigné qu'un loup garou est totalement mauvais. Mais nom d'un elfe de maison, Laura et si tout ça n'était qu'une gigantesque erreur. Le savoir livresque ça se remet en cause; c'est la première des choses à retenir. Tout le monde ici apprécie Lupin. D'après tous ceux qui le connaissent c'est quelqu'un de bien, pourquoi...
- Lupin leur joue la comédie. Tous les loups garous font ça: mon père dit qu'ils ont l'esprit retors. Il dit aussi qu'il faudrait les abattre.
- Ton père ? »
Mary comprit que la partie était perdue pour elle. Laura était butée et têtue. Et apparemment elle se laissait endoctriner par tout un tas de bouquins stupides sans se poser aucune question; un trait de caractère typiquement serdaigle. Il ne lui restait plus qu'à gagner un peu de temps pour démêler le cas Lupin. Si elle avait vu juste, elle serait à même de le défendre quand Laura irait voir Dumbledore.
« Laisse moi jusqu'à la prochaine pleine lune. D'ici là Lupin n'aura pas pu faire de mal à grand monde et moi j'aurai eu le temps de faire mes petites recherches et de me forger ma propre opinion. »
Le visage de Laura se durcit:
« Tu ne me feras pas changer d'avis.
- Je sais... »
Les yeux clairs et obstinés de la jeune fille parcoururent le calendrier accroché sur le mur du fond:
« Tu as un peu moins d'un mois. »
- Entendu !
Mary prit son sac. Elle fit un bref signe de tête à Laura et se dirigea vers l'escalier . Une fois dans la Grande Salle, attablée devant son petit déjeuner, elle sentit son coeur se serrer au point d'en pleurer . Laura et elle était peut- être toujours amies mais quelque chose venait de se briser. L'obstination de sa camarade lui avait fait à quels points les voies qu'elles suivraient un jour pourraient être différentes, voire antagonistes .« Fini le temps des illusions » songea-t-elle . Et il lui sembla avoir fait un pas très douloureux dans la vie adulte.
Dans la salle commune des Serdaigles, Laura regardait fixement les nuages. Au fond elle avait toujours su que Mary s'opposerait à elle. Il fallait bien que cela arrive un jour. Mais pas si tôt... Elle se demanda durant combien de temps encore leur amitié durerait. Une larme roula sur sa joue. Puis une autre et une autre encore. Non; elles n'étaient plus des enfants désormais.
Après les cours, Mary se rendit à la bibliothèque. Mme Pince haussa un sourcil lorsqu'elle s'aperçut que la jeune fille était seule. Mais Mary n'en n'avait cure : elle avait moins d'un mois pour découvrir si Lupin était un type fréquentable ou non. Et il n'y avait pas que le préfet de Gryffondor: elle devait s'interroger sur le statut de tous les loups garous; vaste question... Elle se saisit du catalogue des ouvrages répertoriés dans la bibliothèque et chercha le tome des L. Licornes, lutins de Cornouaille, Lycanthropie... ça y est elle y était... Il y avait une sacrée liste de bouquins. Elle en fit une copie à l'aide d'un sortilège de duplication et partit à l'aventure dans les rayonnages. Au bout d'un quart d'heure chancelant sous le poids des ouvrages, elle s'étala sur une des seules tables restées vides. Comme d'habitude la bibliothèque était bondée. Et comme d'habitude la plupart des gens au travail étaient des Serdaigles. Sur ces cyniques considérations elle ouvrit Créatures de l'ombre, comment s'en protéger bien décidée à l'avoir mis en fiches en deux heures. Elle était tellement absorbée par on travail qu'elle ne remarqua les quatre nouveaux venus à la bibliothèque qu'au moment où l'un d'entre eux lui tapa sur l'épaule.
"Désolé mais il reste des places sur cette table ?"
Mary eut un haut le coeur ; Black, c'était Black. Et derrière lui se trouvaient ses trois acolytes à savoir Pettigrew, Potter et... Lupin en personne...
"Heuu... Oui... C'est à dire que je me suis un peu étalée...",ajouta Mary en jetant un regard confus à la table submergée sous une incroyable masse de papiers et de livres. Et elle s'empressa de rassembler ses affaires.
"On est navrés de te déranger en plein boulot, mais c'est la seule table où on peut rester tous les quatre... "
La jeune fille trouvait curieux qu'un des groupes des gryffondors les plus dissipés de Poudlard se prenne soudain d'amour pour ce repaire à Serdaigles silencieux qu'était la bibliothèque. L'air soupçonneux elle ajouta:
"Vous ne comptez pas mettre le bazar tout de même ?"
Lupin,amusé, la rassura:
"On est là pour des recherches personnelles et tout à fait sérieuses. De toute façon s'il leur vient l'envie de faire du bruit je me ferait un plaisir de leur ôter quelques points..., continua-t-il en désignant son insigne de préfet.
- C'est ça... Vive la solidarité gryffondoresque ! Espèce de faux frère !
- Je sais James, je sais..."
Mary n'en croyait pas ses yeux: ils passaient leur temps à se taquiner ou quoi ?
" Vous vous asseyez ou vous comptez travailler debout ?, les coupa-t-elle brusquement.
-On s'assoit, on s'assoit on ne veut pas couper plus longtemps ton passionnant travail sur..."Avant qu'elle ai pu le retenir, Black s'empara d'un grimoire à la reliure fatiguée. Il esquissa une moue d'étonnement et jeta un coup d'oeil aux titres des ouvrages que Mary avait rassemblé autour d'elle."...Sur les loups garous !"
Lupin sursauta et sembla soudain se trouver excessivement mal à l'aise. Quant à Potter et Pettigrew il paraissaient extrêmement surpris. Ce dernier enchaîna:
"Mais tu n'es plus en troisième année ... En quoi ça t'intéresse la lycanthropie ?"
Le garçon à lunette ronde envoya un violent coup de coude à son petit rondouillard de voisin tandis que Black poussait un soupir exaspéré. Mary éminemment gênée cherchait avant tout à fuir le regard de Lupin. La tête basse et les joues rouges elle cherchait une raison valable excepté le "en-fait-je-vous-ai-entendu-dicuter-hier-soir-dans-le-couloir-et-je-voulais-me-renseigner-sur-l'état-de-votre-ami"...
"En fait on a des groupes de révision pour les buses et chacun d'entre nous doit réaliser des fiches de synthèse sur certains aspects du programme depuis la première année. Moi je suis chargée de la DCFM. D'où mes recherches sur la lycanthropie. Enfin j'essaye d'élargir un peu en lisant d'autres ouvrages afin d'avoir des références différentes pour les dissertations "
Elle avait dit cela d'une seule traite. C'était absolument parfait; on aurait dit une serdaigle idéale, une vraie petite Laura Bennett... Black eut un ricanement amusé alors que Lupin paraissait se détendre.
" Je comprends pourquoi les Serdaigles sont toujours en tête de classement aux examens..."
Il s'assit, bientôt imité par ses amis.
"Et vous, vous travaillez sur quoi ?, demanda Mary d'un air innocent"
Pettigrew lui montra un grimoire intitulé "Animagi, ces mages qui savent se changer en animaux"
" On se cultive, ajouta Potter d'un ton léger."
Et Mary n'eut plus qu'à se replonger dans ses fiches. Mais ce qu'elle y avait mis ne lui plaisait pas du tout... Lorsqu'elle les relut le soir dans son lit, elle s'aperçut que les ouvrages qu'elle avait consultés n'étaient guère objectifs. Tous s'accordaient à condamner les lycanthropes, à les déclarer faux, pervers et dangereux. Mais pas un n'avançait d'argument viable. Le tout constituait un ramassis d'allégations sans preuves, d'accusations virulentes mais non fondées sur des faits concrets. Mary soupira. Décidément, le cas Lupin s'avérait plus compliqué que prévu.
Dans son lit, Laura songeait aussi. Mary et elle s'était à peine parlé de la journée. Elle passa la main dans ses courtes mèches blondes. Pourtant c'était elle qui avait raison, elle en était persuadée. Il faudrait bien que son amie comprenne. Mais en attendant, elle devait mettre en garde ses camarades de serdaigles de ne pas fréquenter Lupin. Elle ne dirait pas les choses de manière explicite évidemment. Mary ne lui pardonnerait jamais. Elle pouvait aussi dissuader le gryffondor de s'approcher des élèves de sa maison. Lui faire sentir que les loups garous n'étaient pas les bienvenus à serdaigle. Oui, c'était une bonne idée. Et relativement simple à mettre en oeuvre. Le mieux c'est qu'elle n'aurait pas à révéler le secret du préfet. Ainsi, elle ne s'attirerait pas les foudres de Mary. Si elle manoeuvrait habilement tout devrait réussir. Et peut-être que son amie reconnaîtrait qu'elle s'était trompée. Avec un peu de chance tout redeviendrait comme avant.
Le lundi suivant, les recherches de Mary n'avait guère avancé. Tous les livres contenait la même chose. Et selon elle ce n'était qu'un vaste fatras de stupidités absurdes. Il allait falloir qu'elle change de source. Peut-être que leur professeur de DCFM pourrait la renseigner de manière plus objective. Le professeur Bertram était nouveau. Son discours changerait peut-être par rapport à celui de son prédécesseur. Et puis il pourrait lui indiquer d'autres ouvrages à consulter. Mary décida donc qu'elle irait le voir à la fin du cours.
L'heure de DCFM se passa particulièrement bien. Il s'agissait d'apprendre à maîtriser différents types de charmes de protection. Cela allait du simple contre sort aux boucliers les plus évolués. Bertram était un excellent enseignant. Il déambulait dans la classe tandis que les Serdaigles s'astreignaient à lancer successivement tous les charmes qu'ils venaient d'apprendre. Il complimentait, corrigeait et expliquait de manière parfaitement claire. Lorsque tout fut terminé Mary vint le rejoindre au bureau. Le professeur leva la tête vers elle. Il avait un visage osseux et des yeux perçants. Tout chez lui trahissait l'efficacité et une conscience certaine de sa valeur. L'homme était intelligent, cela ne faisait aucun doute.
« Oui, Miss Eliott ?
- Je voulais vous poser une question professeur. Vous avez le temps ? " Bertram eut un sourire. Il aimait les élèves qui en voulaient.
« Bien sûr. Je vous écoute.
- Voilà, j'ai établit un programme de révision pour les BUSE... ». Le sourire du professeur s'élargit. « ...et je me suis aperçue que l'on n'avait traité que très superficiellement la question de la lycanthropie. »Son expression bienveillante se crispa. « En fait nous n'avons absolument pas parlé de l'intégration du loup garou dans la vie active. Je veux dire des dispositions qui sont prises pour encadrer les malades et les faire participer aux activités de la communauté sorcière. D'ailleurs on ne s'est même pas demandé si les lycanthropes étaient aptes à mener une vie normale ou si leur maladie les rendait foncièrement mauvais. »
Enfin, elle y était arrivée. Elle avait posé la vraie question, celle qui la taraudait depuis qu'elle savait qui était Lupin. Bertram la fixait avec intensité. Gênée, elle baissa les yeux.
« Voilà une excellente question Miss Elliot. Mais qui nécessite une réponse très simple et très brève... "Mary sentit sa respiration s'arrêter: elle touchait au but; on allait enfin lui donner une réponse rationnelle, argumentée et objective.« Les loups garous sont fondamentalement mauvais. Ils sont inadaptables.
- Mais pourquoi ?
- Pourquoi ? Parce que c'est dans leur nature. Ils ne sont plus humains. Ils sont donc potentiellement dangereux et manipulateurs. »
Mary était affreusement déçue. L'argument naturel sur la supériorité des humains et le danger que représentaient les hybrides lui paraissait particulièrement limité.
« Enfin professeur, un humain normal est lui aussi potentiellement dangereux et manipulateur !
-Certes, Miss Elliot, mais un humain normal n'a pas son esprit contaminé par la lycanthropie. Celle-ci témoigne avant tout d'une aliénation mentale.
- Il y a des preuves de ce que vous avancez ? »
L'expression du professeur se durcit.
« Avez vous vu un loup garou en pleine transformation ? Avez vous été témoin de l'incroyable cruauté de ce type d'hybrides ? Parce que si c'était le cas, je suis sûr que vous n'auriez plus aucun doute. Vous sauriez qu'aucune humanité ne peut se cacher chez un lycanthrope même en dehors des nuits de pleine lune. Tout ce qui pourrait vous faire penser l'inverse ne serait que tromperie de la part des loups garous et des lobbys qui les protègent... » Une lueur farouche brillait désormais dans les yeux noirs de Bertram et Mary se sentait très mal à l'aise. « Ils nous manipulent Miss Elliot. Et ceux qui les croient... » Sa respiration se fit plus forte, comme celle d'un homme qui se noie. « Ceux- là sont les fous les plus dangereux que la terre ai portés » Il humecta ses lèvres et resta songeur. Mary était atterrée. Un homme si compétent tenir un discours si irrationnel. Elle ne voulait plus qu'une chose: conclure la conversation.
« Et bien merci professeur. Vos explications m'ont grandement éclairées. Mais je ne voudrais pas abuser de votre patience et d'ailleurs j'ai bientôt botanique.
- Alors à bientôt Miss Elliot. Ce fut un plaisir. N'hésitez pas à revenir si vous avez besoin d'explications supplémentaires »
Bertram avait retrouvé son sourire mais Mary, elle, était sûre qu'elle ne reviendrait pas. Et avec un faible au revoir elle quitta la salle.
Pendant ce temps Laura avait commencé à mettre son plan à exécution. Elle avait parlé à plusieurs Serdaigles. Pour l'instant aucun ne s'était révélé être un de ces stupides pro-lycanthrope. C'était déjà ça de gagné. Elle ne parla pas de Lupin. Elle procéda plus subtilement. Elle proposa un groupe de débat. Sur des questions actuelles et controversées. Ils acceptèrent. L'un d'entre eux demanda quel sujet ils aborderaient. Une fille proposa le sujet de la lycanthropie. Après tout ils venaient d'en parler. Et puis, la semaine d'avant, le ministre de la magie avait proposé un amendement au code de conduite des loups garous. Si c'était accepté ils devraient porter un insigne qui les signalerait comme tel et l'accès de certains lieux publics pourraient leur être refusé. Non que elle, elle soit personnellement contre. Elle était même plutôt d'accord. Ces gens était dangereux. Mais depuis qu'un des membres d'un comité de soutien aux lycanthropes avait commencé une grève de la faim, cela faisait la une des journaux. Même la Gazette du sorcier en avait parlé. Tous acquiescèrent à cette proposition, enthousiastes. Laura eut un léger sourire. Cela commençait très bien. Mais ils ne pouvaient pas rester dans la salle commune: cela dérangerait ceux qui voulaient travailler. Elle proposa de trouver un lieu . Elle leur communiquerait l'horaire. Ce qu'elle ne dit pas c'est que le lieu serait public et qu'elle s'arrangerait pour trouver une heure où Lupin serait présent. Et où il ne pourrait pas partir...
