- Titre : Les yeux du coeur
- Auteur : Shinigami's Bride
- Genre : Romance, yaoï
- Couple : 2x1, 4x3, 2+5, 5x?
- Disclaimer : Les personnages de Gundam Wing ne m'appartiennent pas, l'histoire appartient à l'auteur Shinigami's Bride.
- Petit mot de l'auteur : Voilà le chapitre 7 de ma fic. Je sais que vous l'attendiez avec beaucoup d'impatience. Donc au menu : les révélations de Duo à notre chinois préféré, les réactions de ce dernier et enfin ce qui en résultera. J'aimerai aussi mettre l'accent sur le fait que j'ai publié une nouvelle fic sur GW intitulée "Une Histoire de Cendrillon". Pour ceux d'entre vous qui ne l'ont pas encore lu, je les invite à le faire et à me donner leur avis.
PS : Je remercie tous ceux qui m'ont laissé une review pour le chapitre 6. Votre engouement pour ma fic me fait vraiment plaisir et j'espère ne pas vous décevoir par la suite.
PPS : J'avais mis une annotation dans mon précédent chapitre dont j'ai oublié de mettre la signification ( cf le (1) du chap 6 ). En voici la définition :
(1) je l'ai piqué à Spike de Buffy contre les vampires. Je trouve qu'il a trop la classe.
Sur ce, bonne lecture !
Chapitre 7
Dans la petite cabane perdue au milieu du désert, un américain natté racontait à son partenaire chinois tout ce qu'il voulait savoir. S'il avait pu voir, Duo aurait vu défiler dans les yeux de Wufei d'abord de la surprise, puis de l'incompréhension pour enfin laisser place à un regard compatissant.
- D : Ça fait maintenant trois mois que je suis sous traitement, continua le natté, cela a été dur au début. Les effets étaient vraiment douloureux, je ne pouvais même plus me lever de mon lit tellement j'avais mal. Puis au fur et à mesure, les douleurs se sont atténuées et j'ai pu revenir parmi vous sans craindre que ma fatigue ne soit visible. Enfin il y a eu les nouvelles dispositions prises par les profs et finalement tu as découvert mon secret dont tu as eu un bel aperçu, conclut-il un sourire ironique peint sur son visage.
Une fois son récit terminé, Duo se tut, attendant fébrilement la réaction de son compagnon. Celui-ci était perdu dans ses pensées. Les révélations de l'américain l'avaient énormément chamboulé. Il essaya de remettre de l'ordre dans ses pensées. Duo venait de lui apprendre qu'il allait bientôt devenir aveugle et que c'était dans un souci de préservation qu'il leur avait caché son état. Ensuite qu'il s'était arrangé pour s'isoler du reste du groupe afin de continuer à se battre sans être démasquer. Et enfin que son état actuel n'était qu'un aperçu de ce que sera son avenir. Il ne sut s'il devait se mettre en colère ou essayer de rassurer le natté. Mais en le regardant, il vit cette lueur désespérée sur son visage dont les yeux étaient éteints. Pris dans un élan de compassion, il s'assit aux côtés de l'américain et le prit dans ses bras. Duo ne réagit pas, trop surpris. Il s'attendait à ce que Wufei le traite de shazi comme à son habitude et le sermonne sur le fait que c'était irresponsable de sa part de n'avoir rien dit. Au lieu de ça, le chinois l'avait pris dans ses bras et lui caressait tendrement le dos. Il se laissa aller dans cette étreinte, se sentant en sécurité dans les bras de son ami. Un long silence prit place entre eux, personne n'osant briser cette instant de réconfort. Mais au bout de plusieurs minutes, Wufei brisa l'étreinte et releva le visage de Duo pour pouvoir le regarder.
- W : Et il n'y a vraiment aucun moyen d'empêcher la maladie d'arriver à ses fins ? demanda-t-il dans un murmure.
- D : Non, répondit-il d'une voix étranglée par les sanglots qu'il retenait. Selon le diagnostic de mon médecin, je deviendrai aveugle dans moins d'un an et sans espoir de rémission.
- W : Je ne comprend toujours pas pourquoi tu n'as rien voulu nous dire. Nous aurions pu t'aider et trouver une solution à ton problème.
- D : Parce que si je vous l'avais dit, j'aurais été obliger de partir loin de vous.
- W : Baliverne ! s'emporta le chinois. Nous nous serions arrangés pour que tu ne nous quittes pas. Nous nous serions occupés de toi.
- D : Et c'est justement ce que je voulais éviter.
- W: Comment ça ?
- D : Je ne doute pas que si je vous avais mis dans la confidence, vous auriez sûrement trouvé un moyen pour que je reste auprès de vous. Mais alors vous vous seriez sans arrêt inquiéter pour moi, passant le peu de temps entre vos missions à vous occuper de moi au risque de vous fatiguer plus qu'il ne faut. Vous m'auriez pris en pitié et je ne veux pas de ça, Wufei. Je ne veux pas...de ça... conclut-il en refoulant un sanglot.
Le chinois comprit enfin les raisons du natté. Il ne voulait pas qu'on le traite en victime et préférait user ses dernières forces dans la lutte pour la paix plutôt que de voir ses amis se lamenter pour lui.
- D : Wufei, reprit-il. Je comprendrai que maintenant tu m'en veuilles pour vous avoir menti et que ta conscience te pousse à tout révéler aux autres. Je comprendrai que maintenant que tu sais à quel point je suis faible, je n'ai désormais plus ma place parmi vous...
- W : Tais-toi ! l'interrompit le chinois. Comment peux-tu penser un seul instant que je te trouve faible alors que tu viens de me démontrer le contraire ? Je vais te dire ce que je pense, Duo. Tu n'es pas un faible, tu es d'ailleurs l'homme le plus fort que je connaisse. Beaucoup se serait laisser aller au désespoir dans ta situation mais pas toi. Toi tu as continué à faire comme si de rien n'était et tu as poursuivi ton objectif malgré les obstacles que te pose ta maladie. Non Duo, tu n'es pas faible et je suis très honoré que tu ais accepté de te confier à moi alors que je n'ai jamais cessé de te crier dessus ou de te menacer de te couper la natte à chacune de tes blagues idiotes. Si quelqu'un doit se sentir faible ici, c'est bien moi.
Duo sourit à cette confession des plus inattendues. Il se blottit de nouveau dans les bras de Wufei et souffla un faible merci quand celui-ci resserra ses bras autour de lui. Wufei sentit le corps de son ami être pris de soubresauts et comprit qu'il devait se retenir de pleurer. Alors d'une voix douce, il lui dit :
- W : Tu as le droit de pleurer, Duo.
- D : Mais...
- W : Pleure, ça te fera du bien. Même les plus forts ont besoin de pleurer pour ne pas sombrer dans la dépression. Vas-y, laisse-toi aller, je ne t'en voudrai pas.
Et presque aussitôt, il sentit les larmes de l'américain couler le long de son visage pour continuer leur course sur son épaule. Duo pleura comme il ne l'avait plus fait depuis fort longtemps. Les larmes qu'il avait retenues depuis le jour du diagnostic purent enfin sortir. Il pleura des larmes de tristesse pour sa maladie, de honte pour son impuissance, de rage pour ce destin auquel il ne pouvait se soustraire et enfin il pleura des larmes de joie pour avoir enfin trouver quelqu'un qui avait su l'écouter et n'avait fait aucun jugement quant à son attitude. Il sentit le poids sur son coeur s'alléger au fur et à mesure de ses sanglots. Wufei continua de le serrer contre lui. Inlassablement, il caressa le dos du natté, montrant ainsi son soutient et attendit que ses larmes, qu'il savait le ronger depuis longtemps, se tarissent. Lentement, le corps contre lui se détendit et les sanglots s'espacèrent pour enfin prendre fin. Le chinois n'osa prendre la parole, voulant attendre que le natté le fasse. Puis sans aucune raison apparente, celui-ci se mit à rire contre l'épaule du chinois. Intrigué, ce dernier lui demanda :
- W : Pourquoi tu ris ?
- D : Je viens juste de remarquer que pas un moment tu ne m'as appelé par mon nom de famille, comme à ton habitude.
- W : C'est vrai. Mais c'est d'autant plus vrai que, toi, tu n'as pas une seule fois écorché mon nom de toute la journée.
- D : Tu as raison. Décidément, cette journée est vraiment surnaturelle.
- W : Tu l'as dit.
Ils se turent et la pièce fut aussitôt envahie par le silence. Les seuls bruits qui leur parvinrent furent les crépitements des flammes dans la cheminée. Duo était aux anges car l'homme qu'il respectait le plus au monde ne l'avait pas dédaigné et lui offrait son soutient. Wufei était heureux lui aussi car il avait découvert une autre facette de la personnalité de Duo qui ne lui déplaisait pas du tout et qu'il avait pu enfin se sentir utile à quelqu'un. La sensation de tenir Duo dans ses bras était des plus agréable et pour rien au monde il n'aurait cessé cette étreinte s'il n'avait pas sentit l'américain bailler contre son torse.
- W : Je crois qu'il serait sage que tu te reposes.
- D : Oui, tu as raison.
- W : Tu veux que je t'aide à te mettre au lit ?
- D : Je veux bien mais avant, va me chercher la petite mallette métallique dans mon sac.
Wufei se détacha de lui et alla vers le sac de son partenaire, resté dans un coin de la pièce. Il en sortit la fameuse mallette puis revint prés de l'américain. Celui-ci se leva et il en profita pour passer son bras autour de ses épaules pour l'aider à marcher. Quand ils furent dans la chambre, il l'aida à s'asseoir sur le lit, puis il lui ôta ses chaussures et entreprit de le déshabiller. Lorsque le natté ne fut plus vêtu que d'un boxer et d'un t-shirt, il prit la mallette et l'ouvrit, découvrant ainsi le fameux traitement dont Duo lui avait parlé. Il prit la seringue et inséra une fiole de sérum dans le réservoir.
- W : Tu veux que je te fasse ton injection ? demanda-t-il en reportant son regard sur Duo.
Celui-ci lui adressa un sourire reconnaissant et lui tendit son bras gauche où il put découvrir des traces de piqûres assez anciennes mêlées à d'autres plus récentes. Sans un mot, Wufei apposa la seringue sur le bras de son ami et lui fit son injection. Duo ne fit même pas l'ombre d'une grimace pendant le temps qu'elle dura. Lorsqu'il eût fini, Wufei rangea le matériel dans la mallette qu'il déposa prés du lit puis se leva pour partir dans l'intention de passer la nuit dans le salon. Mais il sentit une main le saisir au poignet et il se retourna vers l'américain.
- W : Duo ?
- D : Tu sais, Wufei. Ce lit est assez grand pour nous deux.
- W : Je ne voudrais pas te déranger, déjà que tu as besoin de repos.
- D : Je préfère te savoir dans ce lit prés de moi que dormant sur ce canapé à la limite du confortable. Et puis, cela ne me dérange absolument pas de dormir avec toi. Mais si tu ne le veux pas, je comprendrai, tu sais, dit-il en essayant de cacher au maximum sa déception dans sa dernière phrase.
Wufei comprit que son ami n'avait pas envie d'être seul. Alors il détacha la main de Duo de sa prise, puis il enleva ses chaussures et se mit en boxer avant de rejoindre le natté dans le lit. Dés qu'il sentit le corps de Wufei prés du sien, Duo se lova contre lui pour s'endormir quelques secondes plus tard. Wufei agrippa la hanche du natté et regarda une dernière fois son visage endormi avant de se laisser emporter dans le pays des songes.
Le lendemain matin, Wufei s'éveilla le premier. Lorsqu'il ouvrit les yeux, la première chose qu'il vit fut le visage de son coéquipier posé sur son torse et dormant comme un bien heureux. Ce spectacle lui arracha un sourire bienveillant. Ne voulant pas le réveiller, il s'extirpa lentement de l'étreinte du natté puis sortit de la chambre afin d'aller préparer le petit déjeuner. Connaissant la voracité de son ami, il prévit une grosse collation et ramena le tout sur un plateau dans la chambre. Quand il rentra dans la chambre, Duo dormait toujours. Il posa le plateau au sol et s'assit aux côtés du natté de façon à être aux premières loges à son réveil. Il n'eut pas à attendre longtemps car il vit les paupières de Duo papillonner pour s'habituer à la lumière ambiante avant que ses yeux ne se tournèrent vers lui, rayonnant du plus bel éclat. En voyant cela, le premier mot qui lui vint à l'esprit fut "kawaii". Il lui adressa un magnifique sourire qu'il lui rendit.
- D : Bonjour ! lui dit-il d'une voix encore ensommeillée tout en s'étirant comme l'aurait fait un chat.
- W : Bonjour, alors bien dormi ?
- D : Comme un bébé. Et c'est à toi que je le dois. Merci !
- W : Il n'y a pas de quoi !
Sur ce, il lui présenta le plateau. Il vit les pupilles de son ami s'agrandir, comme un félin à l'affût d'une proie. Ils déjeunèrent tranquillement, Duo évitant de se jeter sur la nourriture le plus possible. Quand ils eurent fini, alors que Wufei s'apprêtait à ramener le plateau à la cuisine, Duo le retint.
- D : Qu'est-ce qu'on va faire maintenant ?
Comprenant le vrai sens de sa question, Wufei se mit à réfléchir quelques secondes avant de répondre.
- W : Rien du tout.
Il sourit en voyant le natté poser sur lui un regard effaré.
- D : Comment ça "rien du tout" ? Pourrais-tu être plus clair ?
- W : Écoute Duo. J'ai beaucoup réfléchi à ce que tu m'as dit hier et j'en ai conclu la chose suivante : si tu n'as rien dit sur ta maladie c'est parce que tu tiens à ce que les autres gardent de toi l'image de l'éternel cabochard qui sourit à la vie et la mord à pleines dents. Est-ce que j'ai tord ?
- D : Hn ! dit-il en hochant positivement la tête.
- W : Alors leur dire la vérité serait briser cette image et ils ne te verraient plus tel que tu es. Ce qui nuirait considérablement à ton état de santé en plus de l'ambiance générale dans le groupe. Donc j'ai pris la décision de ne rien leur dire si tu n'es pas d'accord avant.
A ce moment, le regard de Duo s'illumina d'une profonde gratitude envers le chinois.
- D : Wufei... souffla-t-il ému. Xié xié !
- W : Tiens, tu connais le chinois ? demanda-t-il étonné.
- D : Qu'est-ce que tu crois ? dit-il en lui souriant malicieusement. Je suis plein de ressources.
- W : Je vois ça, admit-il en lui rendant son sourire. Et je pense que tu seras agréablement surpris si je te disais que j'ai bien l'intention de t'aider dans ton plan.
- D : Nani ?!!
La réaction de Duo fut tellement comique que Wufei pouffa de rire devant l'expression hilarante de son ami. Après avoir repris ses esprits, Duo regarda gravement son partenaire dans les yeux et lui dit :
- D : Tu es vraiment sérieux ? Tu veux vraiment m'aider à cacher la vérité aux autres jusqu'à la fin de la guerre ?
- W : Yes ! s'amusa-t-il à répondre dans la langue maternelle de son coéquipier.
A ce moment, Duo ne sut s'il devait pleurer ou bien se jeter dans ses bras. Il choisit la deuxième option. Sans crier gare, il bondit sur le chinois qui, ne s'attendant pas à cette réaction, fut repoussé vers l'arrière et tomba au sol, entraînant Duo dans sa chute. Duo s'allongea de tout son long sur son coéquipier, le serrant vigoureusement dans ses bras en répétant inlassablement entre chaque sanglot :
- D : Merci...(snif) Merci...(snif) Merci...(snif)
Le moment de surprise passé, Wufei entoura le jeune homme de ses bras, se disant qu'il allait vraiment commencer à prendre goût à ces étreintes avec le natté. Il avait su dés l'instant où il avait vu les larmes de l'américain qu'il ne devait pas l'abandonner et le sourire qu'il avait reçu en retour le conforta dans l'idée qu'il ne regrettera pas sa décision. L'avenir s'annonçait des plus intéressant pour lui.
Planque des g-boys à Paris, quelques heures plus tard :
- T : Ils ne devraient plus tarder à présent, dit Trowa en regardant sa montre.
Mais son coéquipier ne l'écoutait pas, continuant de taper un énième rapport sur son laptop. Trowa savait que le calme de son ami n'était qu'une façade visant à cacher son extrême tension. Il se souvint de sa réaction lorsqu'à leur retour ils avaient trouvé Sally à l'appartement et qu'elle les informa de l'état de Quatre et du départ de Duo et Wufei pour une mission. Il avait bien vu la lueur de frustration dans son regard en comprenant que c'était Wufei qui bénéficiait de la compagnie du natté pour cette mission. Mais il ne s'en formalisa pas plus que ça. Heero était un grand garçon donc il n'allait pas s'inquiéter d'avantage. De plus, il avait pu profiter de la situation pour se rapprocher de son petit blond. Il avait congédié Sally afin de pouvoir s'occuper de lui et cela avait semblé ne pas déplaire à ce dernier. Jamais ils n'avaient été aussi proche et Trowa se dit que peut-être ses sentiments avaient des chances d'être réciproque. Il était tellement obnubilé par cette pensée qu'il n'entendit pas la porte s'ouvrir avec fracas, ni sentit quelqu'un s'approchait de lui jusqu'à ce qu'il sente un poid sur son dos et qu'une voix qu'il connaissait bien lui dise :
- D : Bah alors, Tro-Tro ! Tu pensais à moi ? Tu sais, j'en suis très flatté mais il faut que tu sache qu'il ne se passera rien entre nous avant que tu m'ais demandé en mariage ! Et pour la bague de fiançailles, je préfère les diamants colorés, les bleus surtout. Je trouve ça plus joli. Pour les fleurs, je veux des roses blanches. Pour la liste des invités, j'aimerai...
Duo, car c'était bien lui, venait d'entrer en trombe dans l'appartement et s'était hissé sur le dos de Trowa qui n'avait pas réagit. Entendre la voix du natté fit relever le nez du japonais de son ordinateur. Il soupira de soulagement en le voyant apparemment en pleine forme et à l'entendre déblatérer autant sur son "mariage", il devait être de très bonne humeur. Cela lui arracha un sourire qui malheureusement ne fut pas vu par le principal intéressé.
- D : Et je veux un mariage traditionnel donc nous ferons ça à l'église, continua-t-il. Ah j'oubliais, je veux aussi que Hilde soit ma demoiselle d'honneur et que...
- T : Duo... soupira le français qui commençait à le trouver lourd.
- D : Vouiiiii ! lui répondit-il avec un sourire lui faisant trois fois le tour de la tête.
- T : Moi aussi je suis content de te revoir.
- D : Encore heureux. J'aurais vraiment très mal pris si je t'avais pas un peu manqué. D'autant plus qu'on a toujours pas décidé d'une date. Je pencherai plus pour le faire au printemps, c'est tellement plus romantique.
- Duo ! l'interpella une voix qu'il connaissait bien.
Tous les regards convergèrent vers la porte restée ouverte avec un chinois portant deux sacs de voyage.
- W : Duo, Lâche-le ! Le pauvre, t'es entrain de l'étouffer.
- D : Oh, sorry ! dit-il en s'apercevant, qu'effectivement, il serrait vigoureusement le cou du français afin de se maintenir. Désolé Trowa. Tiens pour me faire pardonner !
Et il déposa un baiser bien sonore sur la joue de son pseudo-fiancé. Sans vraiment savoir pourquoi, Heero se renfrogna en voyant le natté obéir docilement à Wufei. Voulant remettre les choses dans le bon ordre, il décida d'intervenir :
- H : Pouvons-nous connaître la raison d'un tel débordement ?
- D : Oh mais il n'y a pas de raison particulière, Hee-chan. Il se trouve qu'aujourd'hui je suis d'excellente humeur et je tenais à vous la faire partager.
- H : Et bien la prochaine fois, abstiens-toi.
- D : Oooooooooh ! J'y crois pas !
- H : Nani ?
- D : Le petit Hee-chan est jaloux ! Si y a que ça pour te faire plaisir, je t'en donne un à toi aussi.
Et sans autre forme de procès, Duo s'avança jusqu'à lui et, avant qu'il n'ait pu protesté, lui déposa un baiser papillon sur la joue gauche.
- D : Voilà ! Comme ça, pas de jaloux ! s'exclama-t-il joyeusement en retournant vers la porte.
Heero effleura de sa main l'endroit où étaient posées les lèvres du natté et en voyant Trowa le fixer avec une lueur malicieuse dans le regard, il se reprit et enchaîna aussitôt :
- H : Omae o korosu !
- D : Moi aussi, je t'aime Hee-chan ! répondit le natté en rigolant de cette menace en l'air.
Duo rejoignit Wufei et lui reprit son sac des mains. Après l'avoir gratifier d'un chaleureux sourire, il prit le chemin de sa chambre et l'y déposa. Puis sans attendre, il se précipita dans la chambre qu'il savait occuper par son meilleur ami. Il le trouva assis dans son lit entrain de lire un livre. Lorsque Quatre le vit, un doux sourire parcourut son visage. Duo s'approcha de lui et l'étreignit avec douceur.
- D : Quat-chan ! Si tu savais comme tu m'as fait peur !
- Q : Je vais bien, Duo, le rassura le blond. Je suis presque guéri et je pourrais bientôt reprendre du service.
- D : Mais ça n'empêche pas le fait que je me suis beaucoup inquiété pour toi. J'étais complètement affolé quand Wufei t'a ramené inconscient dans ses bras. Maintenant que tu vas mieux, vas-tu me dire pourquoi tu n'as rien dit avant ?
Quatre baissa la tête, honteux, ses cheveux masquant ses yeux. Il prit une profonde inspiration avant de s'expliquer :
- Q : Pour tout te dire, Duo, je ne le sais pas moi-même. Ces derniers temps, je sentais bien que je n'étais pas au mieux de ma forme mais je croyais que ça allait passer. Puis quand Wufei et moi avons reçu notre dernière mission, j'ai senti que mon état avait empiré. Mais je ne pouvais rien dire sinon Wufei aurait fait cette mission seul alors qu'il fallait que nous soyons deux. Je ne voulais pas me défiler alors j'ai continué en faisant fi de ma santé. Mais il semblerait que je ne suis pas aussi résistant que je le pensais. Pardon, conclut-il dans un murmure.
Devant la détresse de son ami, Duo ne se sentit pas la force de lui en vouloir. Alors, il lui ébourifa les cheveux affectueusement avant de le prendre dans ses bras.
- D : Baka ! Ne me refais plus jamais ça, promis ?
- Q : Promis !
Un toussotement les interrompit et ils se séparèrent pour voir Wufei entrain de les regarder depuis la porte.
- W : Je ne voudrais pas vous déranger mais les autres nous attendent pour notre rapport. Tu viens, Duo ?
- D : Oui, Wufei. J'arrive.
Aprés que celui-ci ait quitté la pièce, Duo s'apprêtait à dire quelque chose à Quatre. Mais lorsque son regard se porta sur lui, Quatre le regardait avec des yeux grands comme des soucoupes.
- D : Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a Quatre ? Tu ne te sens pas bien ? commença-t-il à paniquer devant le silence de son ami.
- Q : Il... Il... bégaya-t-il, tentant de se reprendre.
- D : Il quoi ?
- Q : Wufei. Il t'a appelé Duo ! s'exclama-t-il.
- D : Ben quoi ? dit-il, ne comprenant toujours pas où il voulait en venir.
- Q : Attends, ne me dis pas que tu ne t'en es pas rendu compte. Je te dis que Wufei, celui qui n'arrête pas de te pourchasser avec son sabre et qui nous appelle tous par nos noms de famille, vient de t'appeler Duo.
- D : Aaaaaaaaah ! Ce n'est que ça qui te turlupine ! Pfiou ! Tu m'as fait peur !
- Q : Comment ça "ce n'est que CA" ? Mais c'est pas rien. Qu'est-ce qui s'est passé pour que tout à coup Wufei t'appelle par ton prénom.
- D : C'est une assez longue histoire. Mais pour te la résumer, je dirai que Wufei et moi nous nous sommes beaucoup rapprochés pendant cette mission. Sans vraiment nous en rendre compte, nous nous sommes mis à beaucoup discuter et on s'est trouvé pas mal de point commun. Et tout naturellement, Wufei a commencé à m'appeler par mon prénom. De plus si le fait qu'il le fasse t'interpelle tant, tu seras aussi étonné d'apprendre que je n'ai pas une seule fois écorché son nom depuis au moins quatre jours. Un vrai miracle, pas vrai ?
Quatre n'en crut pas ses oreilles. Mais avant qu'il ait pu demander plus de précision à son ami, celui-ci partit aprés avoir entendu Wufei l'appeler. Duo rejoignit le chinois au salon et s'assit à côté de lui. Pour la première fois depuis qu'ils le connaissaient, Heero et Trowa eurent l'incroyable surprise de voir le natté taper son rapport sans rechigner et demander conseil à son coéquipier sans user de surnom. Ils eurent même droit à une oeillade amicale entre les deux pilotes tout le long de leur rapport. Les voir si proches, provoqua chez Heero un sentiment de dépit. Qu'est-ce qui avait pu se passer entre eux pour que leur relation ait à ce point changer ? Le reste de la soirée se passa dans la joie et la bonne humeur communicative du natté. Retrouvant quelques forces, Quatre se joignit à eux pour le diner, sous l'oeil attentif de Trowa. En les voyant si proche l'un de l'autre, Duo fit un clin d'oeil complice à son ami qui rougit aussitôt. Le voyant dans cet état, Trowa crut qu'il faisait une rechute et posa sa main sur le front du blond, arrachant un frisson à celui-ci. Finalement, tout espoir n'était pas perdu pour ces deux-là se dit l'américain en les regardant. N'ayant rien perdu de cette échange, Wufei qui était assis à côté de lui, lui demanda discrètement ce qu'il y avait entre lui et Quatre. D'abord surpris de découvrir un chinois curieux des relations humaines, Duo lui fit signe de s'approcher et lui chuchota quelque chose à l'oreille pour que lui seul entende. Aprés la petite révélation sur le couple Quat-Tro de son partenaire, Wufei sourit malicieusement à son voisin qui se dit qu'il avait peut-être trouver un allié dans son plan "casage des deux coincés". Heero lui ne prit nullement part aux discussion, le nez plongé dans son assiette. Chaque fois qu'il relevait la tête, il ne pouvait s'empêcher d'observer le natté qui était soit en grande discussion avec l'arabe, soit entrain de chuchoter à l'oreille du chinois ce qui le rendait encore plus dépité et il se replongeait dans l'exploration de son assiette. Une fois le repas terminé, tous décidèrent d'aller se coucher. Duo partit le premier aprés avoir saluer tout le monde avec un joyeux "good night !". Trés vite suivi de Quatre qui retourna dans sa chambre, accompagné par Trowa qui, aprés l'avoir border, s'en alla dans la sienne. Ne restait plus que Heero et Wufei dans le salon. Le chinois, pas encore fatigué, décida de lire l'un de ses livres pendant que le japonais continuait de taper sur son éternel machine. Ils ne se disaient rien mais on pouvait sentir une tension entre eux. Au bout de vingt minutes, Wufei referma son livre et partit se coucher, ne pouvant plus supporter les ondes négatives que lui envoyait le japonais. Lorsque le chinois eut fermé sa porte, Heero relâcha ses épaules et souffla. Il ne comprenait par pourquoi il avait été si tendu en présence du dragon. Wufei était pourtant celui qu'il respectait le plus avec Trowa alors pourquoi ressentait-il de la colère et de l'envie à son égard à présent ? Il se promit de découvrir la raison et, sur cette résolution, il éteignit son ordinateur et se dirigea vers sa chambre afin d'imiter ses coéquipiers.
Tsuzuku...
Voilà, voilà. J'espère que ça vous a plu. Au prochain chapitre, l'évolution de la relation Duo/Wufei, mise en couple de Quatre et Trowa et d'autres surprises. Please reviews
