Chapitre 2 :
Mais je n'ai pas le temps de
m'extasier plus longtemps sur la richesse et la beauté des
ornement, Peter me jette sur le lit sans la moindre attention. Je ne
veux pas de lui ! Il me regarde, retire son uniforme puis son
unique sous-vêtement pour révéler une verge déjà
prête à l'emploie (qu'elle
expression ) En
moins de trois pas il est à mes côtés, puis sur
moi … Son tout petit corps velu et lourd sur le mien … J'essai
de le repousser alors qu'une de ses mains moites retire mon ultime
protection…
Pendant que sa langue force le passage de mes
lèvres, son sexe force celui de mes cuisses …. Je pousse une
exclamation de douleur, lui soupir …Je le hais, je déteste
cette verge intruse qui me fait souffrir le martyre en effectuant
d'incessants va et vient, toujours plus violents, toujours plus
profonds … Quelques larmes roulent sur mes joues pales, reflets
de saphirs brisés, perles éphémères sur
la berge claire de ma peau … Je me contracte, continue de le
repousser, et cet abruti y prend plaisir…il finit par éjaculer
en moi en un long spasme … je suis dégoûtée,
non, pire que ça, ce rate terreux et encrassé vient de
me souiller … Il sourit, se retire et m'observe longuement,
caressant ma poitrine, descendant le long de mon ventre pour
atteindre mon intimité souillée … Il brise soudain le
silence qui c'était installé … Je l'écoute
à regret
- Si tu me fais une gâterie qui me convienne, je te jugerai apte à rejoindre le seigneur … Si tu échoues je t'enchaîne à ce lit et je te forcerai à recommencer jusqu'à ce que je à la simple idée que tu me suces !
Il s'allonge, à cheval au dessus de lui je baise délicatement son cou, descendant jusqu'à son sexe en flattant ses bourses du bout des doigts … Mes lèvres effleurent le gland rougit juste avant que ma langue, curieuse, ne s'y intéresse à son tour … Après de langoureuses caresse, je le prend entièrement en bouche et commence à le sucer d'une manière quasi intuitive …La fellation me semble durer une éternité … sa main collée à ma tête m'intime de continuer … Une fois satisfait il me laisse remettre mon unique vêtement et me rouler e boule dans un coin sombre … Je n'ai pas prononcé un seul mot volontaire depuis que nous avons quitté la salle d'audience … à quoi cela aurait-il servie de toute manière ?
Après
qu'il se soit à son tour rhabillé, il quitte la pièce
et reviens une demi-douzaine de minutes plus tard, accompagné
d'une jeune femme portant des vêtements neufs. Le dénommé
Peter sort enfin, nous laissant seules. On entend de vagues bruits de
disputes dans le couloir, apparemment le rat pelé à des
ennuis … Quelques sons de combats puis le bruit mat d'un objet
mou qui tombe au sol … Je ne cherche pas à comprendre, mon
esprit est ailleurs, loin de cette chambre maudite, loin de cet être
que j'exècre plus que tout au monde. Alors que je me berce
de douces chimères, la jeune femme m'habille, me coiffe et
me maquille… Je ressemble à une princesse comme ça.
Une fois prête je suis conduite à la chambre du tyran…
Il n'est pas présent dans sa chambre pour le moment, je
m'assois devant la porte comme on me le conseil et attend
patiemment. Pour passer le temps j'observe les personnes qui
défilent, trois gardes passent, suivis par des esclaves et des
servantes, puis deux courtisanes arrivent, elles me jaugent…
D'après leurs messes basses et les gestes qu'elles font je
ne suis pas la bien venue. Tant pis ! Je serai la meilleure !
Rien que pour les faire taire ces dindes ignorantes !
Soudain,
à l'angle d'un couloir un jeune homme apparaît…
Par Merlin il est merveilleux, ses longs cheveux blonds tombent dans
une cascade d'or sur ses épaules parfaites, ses yeux gris
sont glacials et attirants à la fois, tout dans son attitude
prouve qu'il est important et qu'il souhaite le montrer. Mais qui
est-ce ? … Peut-être est-ce lui le fameux conseiller du
tyran, cet alcoolique sadique … On en dit tant de mal de là
d'où je viens et pourtant … Plus je l'observe et moins
j'arrive à faire le rapprochement entre cette apparition
divine et le monstre que l'on me décrivait…Je l'observe
sans retenue, quelque chose en lui m'intrigue puissamment … j'ai
le surprenant besoin de me rappeler chaque détail de son
visage, de son anatomie, cet homme me fascine.
Perdue dans la
contemplation de ses yeux magnifiques je ne réalise que tard
qu'il s'approche de moi, je me lève … Le temps passant,
pour m'occuper j'ai défais la coiffure que la servante
m'avait faite… Mes cheveux retombent donc en boucles rousses sur
mes épaules blanches et dénudées…Sans vraiment
comprendre pourquoi je lui adresse un sourire. Mais avant que nous
ayons pu échanger un mot sa seigneurie arrive. Il est en nage
et empeste la sueur (Sexy n'est-ce pas ?) Une
fois à notre niveau il déclare à l'intention
du bel homme blond
-Alors Lucius que penses tu de ma nouvelle courtisane ? J'ignore encore ce dont elle est capable, mais je vais rattraper cela immédiatement. Je vais la tester de ce pas !
Un large sourire carnassier éclaire son visage, et malgré moi un frisson parcours mon échine. L'autre répond simplement que j'ai l'air appétissante puis fait volte face l'air étrangement frustré. Sans un dernier regard il tourne les talons et disparaît dans les couloirs … Le Lord me tire dans sa chambre et ferme la porte derrière moi. Il se sert à boire, vide son verre puis retire doucement sa cape puis sa robe de sorcier en dessous de laquelle il ne porte rien, puis me fait signe d'approcher. J'obéis, toujours silencieuse, il se place derrière moi, pousse mes cheveux pour mettre à jour ma nuque qu'il baise avec délicatesse tout en massant ma poitrine qui est déjà dénudée…
Je me retrouve d'ailleurs très rapidement nue dos à lui, il me tire jusqu'au lit qui trône au centre de la pièce …
Etendue,
lui sur moi, la peur est rapidement remplacée par un désir
foudroyant … Il est tellement beau, si désirable … Je
crois bien que … que je l'aime …Non, je ne l'aime pas, ce
sentiment je le ressens pour un autre homme … alors que les baisers
se font de plus en plus brûlants mon esprit s'égare et
je rêve à un autre être dans mes bras fins, à
d'autres lèvres baisant fiévreusement les miennes…
Mais je dois bien revenir à la réalité …
Le
temps est passé et je regarde tendrement mon nouveau maître
qui c'est assoupis … Il faut dire que la nuit est déjà
présente depuis longtemps… Je ne trouve pas le sommeil, je
ne veux pas dormir. Pourquoi faire d'ailleurs ? Je soupir
doucement et doit me morigéner mentalement pour ne pas lui
caresser la joue. Je ne suis pas son amante, seulement sa courtisane,
un objet présent dans ce palais dans le seul but de lui
procurer le plaisir qu'il demande, je ne suis qu'une adolescente
parmi toutes les autres, un bibelot doué de parole… Je
réfléchie, repense à Peter, puis redépose
délicatement mes yeux sur le Lord, laissant doucement couler
mon regard le long de son corps je me dis en esquissant un faible
sourire qu'au moins, lorsque c'est lui qui éjacule en moi
je me sens fière, fière d'avoir été
l'une de ses conquête … Même si ce ne fut
qu'exceptionnel.
Je renfile simplement ma robe et regarde par la fenêtre, la nuit est là, épaisse, calme, reposante… les jardins semblent somnoler …. Je soupir à nouveau, mais différemment, comme j'aimerai m'y promener, flâner entre les fleurs et les bosquets, marcher lentement sous le ciel d'encre, subtilement éclairée par l'astre nocturne et sa suite scintillante…
-Tu peux sortir, mais s'il me prend l'envie de te revoir je veux savoir où te trouver ! Suis-je clair ?
Je me retourne et l'observe un instant, apparemment il est éveillé depuis un certain temps…Hochant la tête en signe d'acquiescement j'attend sa réaction, peut être reviendra –il sur ses paroles … Mais il n'en ai rien, je m'approche de la porte, pose ma main sur la poignée et …
-Au fait je vais t'attribuer une chambre personnelle. Je refuse que tu ailes dans le harem auquel tous ont accès. Tu as quelque chose de particulier que j'apprécie … Tu me seras donc réservé.
Un silence s'installe et il ajoute :
-Ce qui veut dire que si tu cours après quelqu'un d'autre que moi, je te ferai torturer jusqu'à ce que mort s'en suive, et ce après que tu ais assisté à la mort de ton amant…
Son ton glacial, un frisson de peur parcourt mon échine alors que je murmure :
« Bien mon seigneur … Je suis honorée par le statu que vous m'offrez ! »
Sortant de la pièce, je referme la porte derrière moi
ne sachant trop pourquoi mais tremblant de plus en plus violemment,
la terreur s'emparant lentement de mon cœur et de mon corps.
Pourquoi ? Pourquoi a-t-il fallut que je tombe amoureuse ?…
Mais par merlin qu'elle idée saugrenue ! Il faut
absolument que je règle ce petit problème au plus vite,
je ne veux pas qu'il meurt … Et je ne veux tout simplement pas
souffrir d'avoir à l'observer de loin pour le reste de mon
existence ici.
Essayant de me calmer, je flâne
longuement dans les couloirs avant d'atteindre les jardins endormis
… J'y chemine quelques instants avant de m'asseoir sous un
saule pleureur. Trouvant abris sous ses longues branches, je
m'assoupie, laissant enfin la fatigue prendre le pas sur
l'inquiétude et le doute… et surtout sur les quelques
regrets qui me taraudent depuis que je suis partie …
