Résumé du chapitre précédent: Grâce à l'aide précieuse de Catherine, j'arrive à Berlin. J'attends patiemment dans la queue avec une foule de fans pour voir Tokio Hotel en séance de dédicasses. Mais à seulement quelques mètres de l'entrée du bâtiment, un garde du corps nous fait signe que la séance est terminée...
Narration: normal: paroles; gras: narration; italique: pensées
Soudain, des cris suraigus s'élèvent de tous côtés. Je me retourne et vois une masse de filles s'agglutiner contre la vitre du bâtiment. Ils vont sortir.
Allez Vaness' fais le pour que cette journée ne reste pas gravé dans ta mémoire comme étant un mauvais souvenir...
Je me dirige moi aussi vers l'entrée du bâtiment avant de me raviser. Je n'y verrais rien. Alors je me place à quelques mètres, satisfaite à l'idée de savoir que pendant qu'elles seront toutes en train de s'entretuer pour les voir sortir, il n'y aura plus personne sur les quelques mètres qu'ils feront jusqu'à leur voiture.
Là, tout est parfait !
Rien n'est parfait. Les filles se sont bien entretuées à l'entrée, mais quand les Tokio Hotel ont bougé, leurs fans les ont suivis. Tant bien que mal j'essaye de garder ma place, mais je ne peux m'empêcher de plier face à elles. Je vois Bill disparaître dans une énorme berline noire, rapidement rejoint par Georg. Je manque alors de tomber, bousculée par une fan en délire.
En retrouvant l'équilibre, j'ai un choc. C'est comme si le temps s'était arrêté, comme si j'étais seule au monde. Seule, avec lui. Tom. J'ai l'impression de me noyer dans son regard, d'ailleurs je ne vois que ça. J'ai juste le temps de le voir esquisser un sourire avant de disparaître à son tour. Ensuite, des cris, des pleurs, des filles qui courent derrière leur voiture, d'autres qui tombent dans les pommes. Et moi. Moi qui, au milieu de cette hystérie, n'entend que les battements de mon cœur résonner en moi. J'ai chaud, je tremble, j'ai les mains moites. En somme, je viens de tomber amoureuse.
J'arrive à la gare comme un automate. Heureusement que j'ai retenu le chemin parce que je suis incapable de demander de l'aide. En fait, je suis incapable de faire quoique ce soit, ni manger, ni parler, ni réfléchir. Mon esprit est habité par des yeux couleur chocolat. Je monte dans le train, et manque de tomber à la renverse. Catherine est là ! Pour un peu je lui sauterais au cou ! Mais je me contiens et me contente de m'assoire face à elle, le sourire aux lèvres.
-Alors ? T'as survécu ? me lance t-elle enjouée.
-Oui, réponds-je dans un souffle.
-Fais vite voir ! me dit-elle en me tendant la main.
-Voir quoi ? lui demande-je étonnée.
-Bah les autographes ! dit-elle en haussant les épaules.
-Ah ça, j'en ai pas eu, je suis arrivée trop tard...
J'avais même oublié cet épisode !
-Tu m'as pas l'air traumatisée ! Et tes amies alors ? Tu les as revu ?
Tiens ! Elles aussi je les avais zappé !
-Ouais dans la file d'attente. Mais je suis pas allée les voir et on s'est pas réconciliées.
-Alors pourquoi ce sourire de 15 mètres de long sur ton visage ?
-Oh Catherine si vous saviez ! m'écris-je, exaltée.
Je lui raconte le bref regard que j'ai échangé avec Tom. Mes yeux brillent, ma voix tremble, je suis émue rien qu'en en parlant. Catherine me regarde en souriant.
-Coup de foudre, dit-elle quand je finis mon récit.
-On dirait bien oui. Je sais que je dois vous sembler ridicule... réponds-je en détournant mon regard.
-Et bien, je ne voudrais pas te décevoir mais des tas de filles ressentent la même chose que toi en le voyant. Et lui il ne fait pas de différence entre vous toutes...
-Pourtant je pensais qu'il s'était passé quelque chose, je l'ai lu dans ses yeux...
-Tu as cru le lire... assure t-elle d'une voix compatissante. Ecoute, je ne voudrais pas briser tes rêves mais...
-Nan vous avez raison, l'interromps-je. Je me suis emportée, et j'ai eu tort. C'est pas du tout mon genre en plus de m'enflammer comme ça...
J'essaye de me faire une raison, mais les larmes coulent désormais sur mes joues tandis que je fixe le paysage à travers la fenêtre. Catherine me caresse affectueusement le dessus de la tête puis quitte la cabine, me laissant seule. Je la remercie intérieurement, c'est exactement ce dont j'avais besoin. La solitude. Mes larmes continuent de couler le long de mes joues sans que je cherche à les arrêter, et ainsi s'extériorise toutes les émotions de la journée. Quelques temps plus tard, alors que la nuit commence à tomber doucement sur l'Allemagne, la porte s'ouvre et Catherine ré apparaît.
-Ça va mieux ? me demande t-elle d'une voix douce.
-Oui, lui réponds-je en lui souriant. Beaucoup mieux.
-Tiens, en allant faire un tour dans le train je me suis dis que ça te ferait plaisir...
Elle s'avance vers moi et me tend un magazine et une énorme boite de chocolats.
-Oh mon Dieu, il ne fallait pas ! réponds-je, émue.
-Y a rien de tel que le chocolat pour retrouver le moral !
On attaque donc ensemble cette généreuse boite de douceurs tandis que je parcours du regard les lignes de mon magazine. Et là un détail attire mon attention.
-Regardez Catherine, ce qu'il y a marqué en bas...
-Si tu possèdes l'un des tickets représentant le logo du groupe, bravo ! Tu pourras assister avec l'une de tes amies à un concert ultra privé des Tokio Hotel le 23 à 19h ! lit-elle à voix basse.
-Y a pas de ticket dans le journal, fais-je remarquer.
-Ah bon ? Attends je reviens tout de suite.
Elle bondit de son siège et sort du compartiment en un éclair. Je reprends un chocolat et m'enfonce dans mon siège en soupirant. J'ai pas de chance, alors avec ou sans ticket je risque pas de gagner...
Voilà, vous comprenez maintenant pourquoi l'histoire s'appelle ainsi, enfin en partie !
J'espère que vous avez aimé ce chapitre, laissez vos rewiews !
B'sous à tous !
VTK
