Konnichiwa Mina ! c'est pas dans mes habitudes de faire des notes d'auteurs, mais la je me sens un peu obligé. Voila donc le chapitre trois, beaucoup plus court que les précdents mais en compensation un peu plus intense, énormement même( il m'a donné du fil a retordre au moment de l'ecriture en tout cas)

Malheureusement, je n'ai pas encore eu l'occasion de me mettre au boulot sur le chapitre quatre, depuis le temps (cette fic se trimbale sur mes pc depuis pas mal de temps sans pouvoir la poster sur puisque je n'avais pas de compte (logique)). Bref, faisons court: je n'aurais pas le temps de m'y mettre avant minimum la fin juin ( BAC+rattrapage, j'espere ne pas y aller mais on sait jamais)puis début juillet ( Japan Expo oblige) et même mi-juillet ( demenagement, inscriptions en fac et autres) BOn, voila, je vous ai bien raconté ma vie, et a la fin de ce chapitre vous aurez certianemnt une grosse envie de me choper dans un coin sombre et de me faire subir les pires tortures, vu comment ca fout les nerfs ( meme moi en sachant la uite cette fin m'enerve alors c'est pour vous dire !).

Bon j'ai fini mon barratin,avec un peu de chance je vous ai pas donné la flemme de lire la suite, ou alors vous avez carrement passé mon blabla inutile. J'avoue que c'etait certainement ce qu'il y avait de mieux a faire ( mais dans ce cas j'aurai spas dû l'ecrire )

Bonne lecture !

Chapitre trois

« Sa silhouette frêle et maigrichonne était reconnaissable, même de loin. Ses cheveux me semblaient humide, ce qui me prouvait qu'il avait bien passé toute la journée dehors ; néanmoins ses vêtements étaient secs, même s'il semblait mourir de froid dans la fraîcheur nuptiale. Je n'osais pas m'avancer plus qu'au minimum nécessaire. Je voulais simplement lui laisser le choix. Il était forcé qu'il m'aperçoive, puisque j'etais bien visible sous la froide lueur du lampadaire ; libre à lui de m'ignorer s'il en avait envie. Sa silhouette se balançait doucement, au rythme de sa marche ; pendant ce temps là, la pluie qui était tombée pour compenser mes larmes agonisait sur les trottoirs. Il se dirigeait vers le réverbère par lequel j'etais éclairé. Ma tête, baissée vers le sol où la pluie m'évoquait mon propre désespoir, permettait d'éviter à l'autre de croiser le regard de Fye. Je ne l'avais plus dans mon champ de vision, et c'était aussi bien comme ça, pour lui. Même si je ne pouvais l'apercevoir, le simple fait de le savoir près de moi était une consolation à mon malheur. A mon mal-être.

Et pourtant, c'est devant moi qu'il s'était arrêté. Je n'apercevais que ses chaussures, a environ un mètre cinquante de ma personne. Un pied devant l'autre, comme une hésitation à mon pardon. Un pied devant l'autre, comme pour se donner le moyen de fuir. Je détournais la tête, et lui tendit son manteau.

- Tu vas attraper la crève. »

« Je ne savais pas quoi dire, quoi faire. Gêné, certainement rouge de honte sans trop savoir pourquoi, j'attrapais ma veste d'un geste peu assuré ; j'eus a peine le temps de la saisir qu'il l'avait déjà lâché, comme pour éviter tout contact. Il se retourna pour partir. Sans savoir vraiment où nous allions, je ne pouvais que le suivre.

La pluie recommença à tomber. »

« J'entendais ses pas résonner derrière moi, beaucoup plus léger que les bruits sourds que ma marche faisait retentir. Amusé par la pluie fine et froide m'effleurant le visage, ma joie résonnait en sourdine au rythme de sa démarche.

Je l'avais retrouvé. Ce sont les gamins qui allaient être contents.

Hypocrite, n'est-ce pas ? Oui. Je sentais sa présence et je me contentais d'écouter ses pas qui résonnaient tel des cloches à mes oreilles. Même si je savais que je ne pouvais plonger mon regard dans ses yeux cobalt sans qu'il risque le pire, je me soûlais des choses que je pouvais prendre sans qu'il me les donne. Le tintement de ses pas, la musique de son souffle ou le bruissement de ses cheveux, ca n'avait pas d'importance si je n'étais pas obligé de lui arracher par la force. Je voulais, au fond, qu'il comprenne que je ne voulais pas faire ou laissé faire ce que cette infime partie de moi me faisait faire. Je devais lui faire comprendre que ce n'était pas un combat entre lui et moi, mais juste entre les deux concepts qu'il m'évoquait : l'envie de le voir, de m'asseoir a coté de lui, de le savoir avec moi. Et a coté ce désir que je ne pouvais contenir sans qu'il finisse lui même par m'emprisonner et qui me privait de toute force morale, cette envie qu'il m'appartienne, qu'il soit a moi. Non, pire : qu'il soit moi.

Tiens... tu parles de moi

Je m'arrêtais net. Il n'avait généralement jamais fait une apparition sans que j'ai croisé le regard de Fye, et je voyais dans cette action le plus mauvais des présages.

Oui, c'est vrai. J'attends en général reclus le déclic de tes yeux sombrant dans les siens, mais...

Mais quoi ? Tu n'a pas le doit être en moi, je ne veux pas que tu sortes, je veux que...

Que quoi ? Ce corps est aussi bien a toi qu'a moi. Je peux en faire ce que je désire. Je peux jouer avec qui je veux. Avec lui, si j'ai envie. Qu'est-ce que ca peut te faire ?

Non, je te l'interdis, tu n'as pas le droit ! Si tu fais ça je...

Tu quoi, encore ? Tu nous détruirais ? Tu as bien trop peur de la mort, et puis, au fond de toi, tu sais très bien que tu as trop de choses encore à accomplir...

Je n'ai pas peur de la mort. Je ne me l'autorise pas, c'est tout. Et je ne t'autorise pas à lui faire quoi que ce soit.

Mais c'est déjà trop tard ! Concentre toi bien et tu te rendras enfin compte que je ne suis plus, comme auparavant, en position d'infériorité... nous sommes deux esprits égaux qui se partage un corps...

Il avait raison. Je sentais que, jour après jour, les défenses que je lui imposaient s'amenuisait et qu'il était, non plus une simple facette mais un coté tout entier de ma personnalité.

Nous sommes arrivé a un moment que tu redoutais, désormais je n'ai plus besoin de son aide pour sortir, je suis libre de te faire disparaître dès que j'en ai l'envie...

Il me le prouva sur le champ. Je me sentis tombé en moi même, comme lorsqu'au beau milieu d'un rêve, on se sent partir ; on se réveille pour se rendre compte que l'on est toujours dans son lit, qu'on ne risque rien a part se rendormir. Mais je savais que tout se risquait pendant que, incontrôlablement, je plongeais dans le puits sans fond qu'était mon esprit. »

« Je ne savais toujours pas quoi dire. Je restais la à le suivre, sans savoir pourquoi, ni même comment mes jambes me portais a travers la tension qui emmenait de nous. Ce fut par pure coïncidence que lorsque je levais les yeux, c'est devant la porte ouverte de l'appartement que je me trouvais.

- Entre.

J'obéis. Pas assez vite à son goût, semble-t-il : il me poussa violemment à l'intérieur et referma la porte derrière lui.

Je voulais me retourner pour l'injurier, l'insulter, lui sortir mes phrases les plus assassines. Lui faire comprendre que je le considérais comme le pire salaud que ce monde pourri ai jamais enfanté. Mais aussi vite qu'était monté ma colère, elle redescendit aussitôt.

Je me savais pris au piège. Comme quand on voit l'inévitable arriver, qu'on le savait prévu tôt ou tard, mais qu'on avait tout fait pour ne pas y penser, on se retrouve sans force pour le combattre. Je me sentais le chat sauvage devant le chien enragé, et ma seule défense était le recul.

Il m'agrippa par le col. J'eus le temps de voir son regard enflammé de folie et son sourire macabre avant d'être projeté au sol. Sonné, j'entendis plus que je ne vis sa veste tomber au sol. Mon seul environnement était les petites étoiles qui tourbillonnaient autour de moi, dans une danse aussi tragique que le sort que Kurogané allait m'infliger. Un vague bruissement de tissu me prévint qu'il s'était débarrassé d'un autre de ses vêtements ; je sentis sa marche se diffuser par vibrations près de moi, et une secousse au niveau du bassin me fit brutalement retourner face au sol. J'etais tellement étourdi par le coup qu'il m'avait donné que je n'avais même plus la force de retenir les sanglots de rage, de peur et d'angoisse qui me déchiraient la poitrine.

Je sentis ses mains autour de mes hanches puis une tension me tira violemment vers le bas : je me devinais a moitié dévêtu devant le ninja, ma seule chemise cachant ma nudité.

Comme pour m'empêcher de hurler, il bâillonna ma bouche de sa main ; et, aussi rapidement et brutalement que la foudre tombe, il brisa mes défenses.

Ne pouvant hurler ma douleur, je mordis par inadvertance les phalanges du ninja qui dû sentir des torrents de larmes couler entre ses doigts.

Certains moments, dans une vie, dure une éternité.

Comme à chaque fois, la douleur était phénoménale, et l'humiliation qu'elle y ajoutait rendait ma peine insupportable. Pendant ce moment qui dura des heures, je n'eus que l'impression d'être l'ingrédient écrasé dans un mortier ; je me sentais moi aussi partir en une fine poudre sèche et déshydraté, qui se faufilait et s'éparpillait entre le sol et Kurogané. Et puis, comme si son amusement avait soudainement prit fin, comme l'enfant qui n'est plus intéressé par le jouet, il abandonna mon corps comme la vague abandonne un noyé sur la grève. Haletant, suffoquant, je restais plaqué au sol, sans plus aucune force en moi sinon celle de le haïr.

J'eus le temps de l'entendre se lever. Je sentis ses pas s'éloigner et la vibration qu'engendra la porte en claquant me fit frissonner.

Je fus pris de vomissements secs que je ne pouvais retenir, le peu de force que je pouvais réunir me servait déjà : a grand renforts de mes dix doigts, je tentais de maîtriser mes sanglots.

Je me recroquevillais sur moi même, me cachant dans ma honte, et perdit connaissance.