Ca avance toujours. Difficile d'être presque en huis clos, avec seulement deux personnages. Vraiment pas évident :). Mais là, j'ai essayé de faire bouger les choses :)
Je crois que je suis partie pour avoir 'The Cape of storms' en tête jusqu'à la fin de cette fic... En même temps, j'avoue que ça ne me changera pas tellement de d'habitude XD.
Ne me laisses pas...
Dans la maison, Tetsu finit par adopter ce qu'il crut être le rythme de son propriétaire. Ainsi, il dormait la journée, et commençait à vivre vers la fin de l'après-midi. Quand il lui avait demandé -en plaisantant à moitié- s'il se prenait pour un vampire, Adam avait ri et rétorqué que c'était sa faute : ils discutaient toujours jusqu'au petit matin. Le rythme, c'était Tetsu qui l'avait mis en place. Laissait-il entendre par là que le plus influençable des deux n'était pas celui que l'on pensait ? On l'aurait dit, oui... Mais quand il pensait ainsi, Tetsu haussait les épaules. Comme s'il pouvait avoir une quelconque emprise sur Adam. Ne soyons pas ridicule.
Le troisième jour, Tetsu, alors que la journée était bien avancée, se trouva seul à déambuler dans le salon. Adam dormait encore. Dans une des chambres à côté. C'était parfaitement puéril, mais il résista à la tentation d'aller le voir dormir. Encore un fait banal, mais Adam sortait tellement de l'ordinaire... Il mangeait, alors il dormait aussi, sans doute. Mais Tetsu aurait bien voulu voir ça... Se trouvant stupide, il pris sa veste et descendit sur la pointe des pieds, l'escalier qui menait à la sortie. Il ferma doucement la porte d'entrée, craignant de faire du bruit. Et il sortit dans la rue. N'importe quel homme normal, après avoir passé tant de temps dans une vieille demeure aussi sombre, inspirerait un bon coup, une fois à l'extérieur. Un geste tout à fait instinctif : apprécier le contact de l'air, du 'dehors'. Pourtant, Tetsu ne le fit pas. Il mis ses mains dans ses poches et avança, trouvant l'odeur bizarre, par ici. Sans les cigarettes d'Adam, ce n'était que de l'air, comme il y en avait partout. Pas de quoi s'extasier.
Tetsu se surprenait lui-même, d'être en train de se laisser apprivoiser de la sorte. Il n'avait rien vu venir, on aurait même pu dire que cela s'était fait de lui-même : c'est lui qui était venu la première fois, qui était revenu plus tard et était resté. Néanmoins, il se sentait lui-aussi, tel les objets du salon, possédé par Adam. Pas que son mystérieux hôte ait l'air de se servir de lui, non... Mais dans le sens où il sentait de plus en plus, que la présence d'Adam lui faisait du bien... Elle réveillait en lui une palette de sensations qu'il n'avait pas éprouvé depuis si longtemps... Joie... Intérêt... Sécurité... Confiance, même. Et d'autres choses, encore. Alors, comme il n'avait jamais été proche de qui que ce soit, ni même voulut oeuvrer pour 'faire plaisir' à quelqu'un, il avait un peu naïvement décidé que ce soir, il cuisinerait. Un brusque rappel à l'ordre matérialiste s'était opéré dans sa tête : ne pas vivre comme ça et se laisser entretenir. Il était donc sortit avec l'argent qu'il lui restait, décidé à aller acheter deux ou trois choses pour préparer le repas. C'était assez trivial, mais rien d'autre ne lui venait à l'esprit. Et quelque part, faire les courses... C'était une action bien réelle, ça. Bien concrète, terre à terre. Et là, il en avait besoin, de faire quelque chose de bien ordinaire, lui qui passait ses journées et ses nuits en compagnie d'un être qui faisait du moindre geste, un spectacle pétri de grâce.
Du thé, des gâteaux, du vin...Tout son argent y passa. Toutes ces choses qu'Adam avait l'air d'apprécier... Même un paquet de cigarettes qu'il acheta, ayant mémorisé la marque. Et de quoi préparer un repas correct. Mais au même instant, alors qu'il s'apprêtait à repartir... Il entendit une mélodie. Pas n'importe laquelle, bien sûr. La mélodie qui l'avait poussé à rencontrer Adam. L'autre soir, il en avait été convaincu : Adam le rappelait. Prenez-le pour un fou, mais c'était un appel. Et là... C'était la même chose. Il était partit pendant son sommeil, et Adam le rappelait. Etait-il prétentieux, de croire qu'il s'agissait de cela ? Mais le fait demeurait : il entendait cette mélodie au-delà du brouhaha ambiant, très distinctement... Et il était le seul, apparement. A moins que les autres ne soient indifférents à cette douce musique ? L'après-midi touchait à sa fin quand il quitta le centre ville et tous ces gens... Il lui en avait fallu, du courage, pour aller se fondre dans la foule, lui qui détestait cela. Mais en les observant, ces personnes anonymes qui déambulaient tranquillement, il les avait trouvé moins effrayantes que d'habitude. Lui qui pensait que chaque fois qu'on le regardait, c'était parce que l'on se moquait de lui, il ne ressentit pas cela, cette fois. Depuis quand sa vision des 'gens' avait-elle un peu changé ?
Pourtant, le destin, le hasard, peu importe le nom, est une chose bien mystérieuse. Il donne, il peut donner beaucoup, mais tout reprendre aussitôt, à sa guise. Ce début de quelque chose, cette nouvelle perception des autres qui avait commencé à poindre lentement, très faiblement chez Tetsu... Il faut croire que cela ne pouvait durer. En rentrant 'à la maison', alors que la rue baignait dans la pénombre, il sentit qu'on l'observait. Sa première pensée fut qu'il lui fallait protéger ses achats, ce qu'il avait mis des heures à rassembler. Alors il lança son sac par-dessus la grille, étant arrivé à destination. Et il se retourna, essayant de distinguer quelque chose ou quelqu'un. Habitué à être la proie de bien des gens, il savait que ce n'était pas son imagination : quelqu'un le suivait. Il le sentait. Et comme un chat, il plia légèrement les genoux, sur ses gardes, et s'arrêta de respirer, pour attendre. Il n'attendit pas longtemps, avant qu'on ne lui fonde dessus, qu'il ne roule à terre, et que sa veste ne lui soit enlevée...
Quand Tetsu voulut ouvrir à nouveau les yeux, des siècles plus tard, son oeil droit lui fit mal... Il était collé. Passant deux doigts sur sa paupière, il les retira ensanglantés. Encore l'arcade... Il n'avait plus sa veste, ni sa montre... Et tout en se redressant jusqu'à une position assise, il éclata de rire. Il n'avait vraiment pas de chance, pas vrai ? Et pire que tout, il y avait réellement cru ! Tout à l'heure, au marché... Il avait sincèrement pensé qu'il y avait 'du bon' chez les êtres humains... Et que peut-être, il réussirait à se faire aimer de certains d'entre eux. Il s'était promis de ne plus y croire, pourtant... Fallait-il qu'il soit faible. Il s'était fait embobiner pour une bouchée de pain et une couverture... Il était naïf, beaucoup trop naïf. On lui prenait jusqu'à ce qu'il portait. Qu'il s'agisse de voyous dans la rue, ou d'autres, à qui par le passé, il avait fait confiance... Le plus insupportable n'était pas de s'être fait dépouillé. C'était d'avoir sérieusement cru qu'il pouvait changer. Sa propre bêtise le rendait malade, alors qu'il se remis debout. Mais on a beau dire cela, on a beau prétendre détester la terre entière, cette vie qui n'apporte rien de bon... Il y a toujours de l'espoir, finalement. C'est ça qui nous fait tenir, à petite ou grande échelle. Et ces choses douces que Tetsu avait ressenties, il ne pouvait les nier. Aussi énigmatique que soit la manière dont elles lui avaient été donné, il les avait bel et bien ressenties. Ce simple désir de vouloir 'faire plaisir' à quelqu'un, c'était précieux. Malgré sa déception, sa colère, cela perdurait. Quand il se retourna et couva la grande bâtisse de son regard, il sut qu'il ne pourrait jamais mettre à exécution la pensée qui l'avait traversé 5 minutes auparavant : partir. C'était ici, désormais, et nul par ailleurs. Et puis, il n'entendait plus la musique... Et un bête pressentiment le titillait. Il poussa la grille, alla rechercher son sac, heureusement intact, et se hâta de rentrer. Il dû cependant réfreiner sa précipitation, car son corps lui faisait affreusement mal. Les bleus, le sang qui brouillait sa vue... Tout cela rendait ses jambes plutôt incertaines... Il finit par arriver sur le palier, murmurant un « je suis rentré... » resté sans réponse... Et en arrivant dans le salon, son sac glissa de sa main au sol, quand il vit Adam, prostré par terre. Assis au sol contre le canapé, les jambes repliées, la tête enfouie entre ses genoux, Adam tremblottait imperceptiblement... Tetsu se dit tout d'abord qu'on avait vraiment dû le cogner fort. Voir Adam dans une telle position de faiblesse, c'était inimaginale, inconcevable... C'était trop déroutant. Qu'est-ce qui avait bien pu l'anéentir de la sorte ? Légèrement paniqué, il s'avança prudemment et murmura :
Adam... Que vous arrive-t-il ? Ca ne va pas ?
L'autre leva la tête à ses mots, ne l'ayant visiblement pas entendu arriver. Il le regarda de la tête aux pieds, et un soulagement aussi net qu'étonnant put se lire sur son visage...
Tu es revenu...
Quoi ?
Une seconde... Ce n'était tout de même pas à cause de lui qu'Adam... Voyons, il n'y avait pas de raison. Si jamais Tetsu n'était pas revenu, qu'est-ce que cela aurait bien pu changer, pour Adam ? Il aurait repris le cours de sa vie... on ne s'attache pas à quelqu'un en quelques jours... Mais n'était-ce pas le cas, pour Tetsu ? Y a-t-il besoin de connaître quelqu'un depuis des années, pour se sentir proche de lui, l'apprécier, lui faire confiance ? Le temps passé n'a rien à voir là-dedans, Tetsu le compris à cet instant. La confiance et l'affection, c'est pareil à un coup de foudre. C'est instinctif, ça se ressent. Trois jours dans la vie d'un homme ordinaire, ce n'est rien, ou pas assez. Pour Tetsu, c'était beaucoup.
Adam, je ne suis pas sûr de comprendre...
Je ne t'ai pas vu... murmura Adam. Tu ne m'avais pas prévenu... Tes affaires n'étaient plus ici... J'ai cru que tu étais définitivement partit...
Je suis désolé, j'ai eu une idée et je l'ai suivi, je ne pensais pas vous faire de la peine...
Une nouvelle expression sur le visage de marbre d'Adam. Gêne. Si Tetsu n'avait pas été aussi inquiet, il aurait pu trouver cela touchant et amusant. Mais Adam était visiblement embarrassé.
Tu n'as pas à t'excuser. Tu es libre. Tu peux partir maintenant, si tu en as l'envie. Tu peux rester. Tu fais comme bon te semble. Je n'ai aucun droit de réagir ainsi...
Continuez, répondit fermement Tetsu en s'agenouillant devant lui.
Comment ?
Continuez. Personne n'a jamais été ainsi avec moi. C'est égoïste, mais... Si vous étiez inquiet... Alors je suis heureux... avoua-t-il.
J'étais inquiet, oui.
Merci...
Il avait mal partout : au ventre, à la tête... Pourtant, une onde de chaleur l'envahissait petit à petit, faisant monter jusqu'à sa tête un océan de bien-être... Une chaleur bienfaisante, plus encore que celle du feu qui l'avait tant réchauffé le soir de son arrivée... Inquiet... Pour lui ? On se souciait de son sort ? Impensable, et pourtant...
J'ai cru que tu étais partit... répéta Adam.
Ca vous aurait fait de la peine ? Demanda Tetsu, n'y tenant plus.
Tu aimerais que cela soit le cas ?
Il redevenait celui qu'il était... Mais Tetsu savait que s'il se ressaisissait, il n'y aurait plus moyen d'en tirer quelque chose. Et maintenant qu'il l'avait fait espérer... Il voulait l'entendre. Ces quelques mots dérisoires, auxquels beaucoup ont droit, mais dont lui rêvait.
Adam, je veux une vraie réponse.
Ne me laisses pas... murmura Adam, la voix légèrement cassée.
Le coeur de Tetsu fit un bon dans sa poitrine, à ces mots. Il venait de lui demander... Avait-il bien entendu ? A travers cela, cela voulait-il dire qu'il... Etait heureux de sa présence à ses côtés ? 'Le plus influençable des deux n'était pas celui que l'on pensait'... Et celui qui pensait avoir le plus besoin de l'autre, se trompait-il aussi ? Mais qu'il puisse être utile à quelqu'un... C'était bien trop incensé pour Tetsu. Pourtant, juste pour ce moment, il eut envie d'y croire. Aussi se laissa-t-il aller à attirer Adam contre lui, et à refermer ses bras sur lui. Adam se laissa faire, tandis que Tetsu le serrait vraiment fort, enfouissant sa tête dans ses cheveux.
Je resterai avec vous, Adam. Tant que ma présence ne vous indisposera pas, je resterai.
Merci...
Pourquoi était-il si heureux ? Parce qu'il se sentait apprécié ? C'était tellement nouveau, et tellement bon... Et l'espoir se ralluma en lui comme une torche brûlerait par jour de grand vent. Tout n'était pas perdu, tant qu'il aurait cet endroit comme refuge et Adam comme ami...
Mais Adam sentit quelque chose de poisseux contre son visage. S'écartant un peu, il se rendit compte de l'état de Tetsu, qu'il n'avait pas remarqué jusqu'ici. Nouvelle expression sur son visage, encore. Inquiétude.
Tu es blessé...
Ce n'est rien...
Tu es dans un tel état...
Adam se leva, retrouvant du même coup son impassibilité habituelle. Il pris la main de Tetsu et le fit asseoir dans un fauteuil, puis s'en alla. Tetsu attendait, pas encore bien remis de cette étreinte à laquelle il n'avait pas réfléchi. Il avait... touché quelqu'un ? Il avait voulu le rassurer et le remercier à la fois ? Il avait quelqu'un, maintenant ? Il avait quelqu'un dont il se souciait, et qui se préoccupait de lui ? Alors si c'était un rêve, qu'on ne le réveille pas tout de suite... Adam revint avec une petite cuve d'eau tiède, et une serviette. Il s'agenouilla devant lui, puis trempa la pièce de tissu dans l'eau. Il l'essora et la plia, puis entrepris de nettoyer le visage de Tetsu. Ce dernier le laissa faire, doutant de sa réaction. Il ne voulait pas qu'Adam puisse le penser violent, croire qu'il s'était battu comme un chiffonier... Mais son hôte le connaîssait déjà, l'avait-il oublié ?
T'attaquer pour te voler... Les hommes sont parfois méchants... murmura-t-il tristement.
Ce n'est rien... Rien de ce que j'ai n'a de grande valeur...
Mais c'était à toi. Même si cela ne vaut rien, ce qui est à toi ne peut pas t'être pris.
Vous parlez comme un livre, fit Tetsu en souriant, mais les gens ne sont pas aussi censés que vous semblez le croire...
Bien sûr... fit Adam avec un soupir. Je suis heureux qu'il ne te soit rien arrivé de vraiment grave... Je te fais mal ?
Non... C'est très agréable...
La serviette humide, tiède, qui passait délicatement sur son front et ses joues... Et la main d'Adam qui maintenait ses cheveux, pour oeuvrer à l'aise... Un contact doux, qui lui faisait presque tourner la tête... Ou bien était-ce le sang perdu, qui lui donnait cette impression ? Qu'importe. On prenait soin de lui. On le traitait avec douceur, avec respect même. Lui, lui le moins que rien, qui ne servait à rien ni personne. Cet homme qui ressemblait plus à un ange qu'à autre chose, avait peur de lui faire mal, s'inquiétait de ses absences, et soignait ses blessures... Toutes les blessures. Très sérieusement, Adam rinça la petite serviette et le considéra un instant. Puis, il tendit les bras et commença à déboutonner la chemise de Tetsu. Ce dernier l'arrêta, surpris :
Quest-ce que vous faites ?!
Ici... fit simplement Adam en pointant son ventre du doigt.
Tetsu baissa la tête, et vit une tâche de sang, qui maculait sa chemise grise. Il avait dû être touché ici également... Mais quand bien même... comment réagirait un être aussi beau qu'Adam en découvrant que son corps était couvert par endroits, de blessures plus anciennes, reçues en diverses occasions ? Il allait le salir, avec sa laideur... Nul doute qu'Adam devina encore le fond de ses pensées, puisqu'il sourit légèrement et recommença à déboutonner sa chemise, puis il la fit tomber de ses épaules et la lui retira complètement. Il pencha la tête pour voir cette écorchure situé sur le flanc droit, et en approcha la serviette humidifiée, pour nettoyer. Tetsu tresaillit, mal à l'aise de le voir faire cela.
Je peux le faire, vous savez...
Il me semble que tu n'arrives pas à oeuvrer pour ton bien-être... Laisse-moi le faire.
Une phrase énigmatique, encore... Parlait-il toujours de cette petite plaie ? Ou de celle, plus profonde, que Tetsu masquait tant bien que mal ? De son mal être qui avait débuté sans réel fondement, et qui avait croisé en chemin des tas de raisons de s'intensifier ? Pensait-il réellement cela ? Et surtout, était-ce possible, qu'il veuille l'aider ? Pourquoi diable une personne qui aurait pu, Tetsu en avait la conviction, avoir le monde à ses pieds, s'intéresserait-elle à lui ? Cela, il ne savait pas pourquoi encore, et pourtant, il oeuvrait déjà pour Adam, inconsciemment. Quand il eut finit, Adam appliqua quelques bandages sur sa peau. Et Tetsu, soulagé de ne plus sentir ses mains sur lui, malgré le trouble qu'il ressentait, se rappela comment tout cela avait commencé :
Vous savez... Je suis allé acheter diverses choses... Je peux cuisiner pour vous, ce soir ?
Tu es ici chez toi... Mais il ne fallait pas dépenser ton argent pour cela...
A quoi sert l'argent si ce n'est pas pour... Faire plaisir ? Fit Tetsu en souriant maladroitement.
Adam haussa un sourcil, visiblement surpris. Et Tetsu nota avec ce geste, qu'Adam non plus, ne devait pas avoir l'habitude que l'on pense à lui. Cela semblait pour le moins étrange, étant donné qu'il était naturellement bon et généreux, et ce n'étaient pas là ses seules qualités. Mais il était quelqu'un de seul, Tetsu le compris. C'est sans doute pour cette raison qu'il n'en avait pas eu peur, même à la première rencontre.
Tu voulais me remercier ? Demanda Adam.
C'est idiot, pas vrai ? Fit Tetsu en riant nerveusement, se trouvant stupide. Mais je n'ai trouvé que ça... Alors...
Cela me touche beaucoup, Tetsu.
A... Ah oui ?
On n'a jamais cuisiné pour moi. Je suis sûr que ce sera très bon. J'ai hâte de voir cela, répondit Adam d'une voix légèrement électrisée, où perçait l'impatience.
Un vrai sourire, franc et ravi. Le premier ayant cette couleur. Tetsu l'accueillit chaleureusement, ne pensant pas avoir autant de succès avec son idée. Alors il le remercia, promis de faire de son mieux et partit avec ses affaires, en direction de la cuisine...
