Résumé : SG1 est en vacances et comme toujours quelque chose vient les perturber.

Rating : K+

Avertissement : Stargate SG1 est la propriété exclusive de la MGM (j'aurais pas les moyens de payer ses acteurs ), par conséquent je n'ai pas touché le moindre petit euro pour avoir écrit cette fiction (quel dommage pour mon petit porte-monnaie ! ). Son seul but est de divertir les fans de la série.

Note :Je dédie cette fiction aux anciens élèves du collège Champagnat d'Issenheim qui comme moi y ont « souffert » pendant quelques années. ( Si c'était à refaire, je le referais !lol !)

Si vous voulez utiliser le personnage de Lana McEnzie, prière de me demander l'autorisation. Merci !

Un petit commentaire, SVP. ça fait toujours plaisir.

Mercy à Craby pour ses commentaires

Publiée antérieurement sur d'autres sites sous le pseudo "caro"

BONNE LECTURE

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Le briefing couronnant le retour de Daniel venait de s'achever. Toute l'équipe était aux anges. Enfin des vacances, un peu courtes, soit mais des vacances quand même. D'ailleurs, les membres de SG1 marchaient dans les couloirs et discutaient de leur projet.

-Je vais rejoindre Bratac et Ry'ac. Ça fait longtemps que je n'ai pas vu mon fils.

-Carter, qu'allez-vous faire ?

-Et bien je…

-Non, laissez-moi deviner ! Vous allez rester à la base pour chouchouter votre réacteur !

-En fait non, je vais rendre visite à une amie qui habite à Miami. Et vous colonel, vous allez sans doute pêcher ?

-Dans le mille Emile. J'ai trouvé une nouvelle variété de mouche et je veux à tout prix l'essayer. Lana ?

-Je ne sais pas, je pense aller chez ma grand-mère !

-Et vous Daniel ?

-Je vais vous étonner. Je vais aller en Alsace à Issenheim.

-Issenquoi ? qu'allez vous faire là-bas ?

-Issenheim. Je vais passer quelques jours dans le collège où j'ai une partie de mes études. Vous savez Jack, c'est un collège privé nommé Collège Marcellin Champagnat.

-Si ça vous chante, moi je préfère aller taquiner le poisson.

Et tous ensemble, simultanément, ils se souhaitèrent de bonnes vacances. Cette formalité accomplit chacun partit de son côté.

-Bienvenue en Alsace, la température au sol est de 20°C. Nous venons d'atterrir à l'Euroairport, veuillez attendre l'arrêt total de l'appareil.

Enfin en Alsace ! Daniel se dépêcha de sortir de l'avion et de récupérer sa valise. Tout cela était facile. Il ne le lui restait plus que la douane à passer et là, les choses se corsèrent. Le préposé des douanes n'avait pas l'air commode.

-Papier !

Daniel lui tendit son passeport, remerciant le ciel que le général l'avait fait renouveler durant son absence.

-Vous avez des papiers militaires ?

-Oui je travaille pour l'armée américaine.

-Qu'avez-vous à déclarer ?

-Rien sauf les médicaments que je prends à cause de mes allergies.

-C'est bon, vous pouvez passer.

Quelques peu rassuré, Daniel franchit les derniers contrôles et il se retrouva enfin dans le hall de l'aéroport. Il ne lui restait plus qu'à trouver un taxi. Il en héla plusieurs avant qu'un ne daigne s'arrêter. Le chauffeur descendit et mit la valise dans le coffre. Pendant ce temps, Daniel s'installa tranquillement à l'arrière et boucla sa ceinture. Deux minutes plus tard, le chauffeur s'installa à son tour et mit le moteur en route.

-Où allez-vous ?

-Issenheim au Collège Marcellin Champagnat.

Le chauffeur démarra et le voyage put commencer.

-Vous n'êtes pas d'ici. On l'entend à votre accent.

-C'est vrai, je suis Américain.

-Que venez-vous faire en Alsace ?

-Je suis en vacances.

-Vous choisissez un collège comme lieu de vacances !

-Oui, je veux rendre visite à un de mes anciens professeurs.

-Votre femme ne vous accompagne pas ?

-Ma femme ?

-Oui vous avez bien une alliance à la main gauche ?

Daniel fut pris de cours par cette question. Depuis la mort de Sha'ré, il avait refusé de s'impliquer dans une quelconque relation amoureuse. Dans ce dessein, il s'était acheté une alliance qu'il mettait toujours lorsqu'il sortait de la base. Il dut donc inventer rapidement un petit mensonge.

-Ma femme est décédée, mais je porte toujours mon alliance en vacances

-Un bel homme comme vous ne veut pas se remarier ?

-Disons que dans mon métier, je ne suis pas souvent disponible et je risque aussi ma vie.

-Vous ne voulez donc blesser personne.

-Vous avez raison. Et vous ?

-Je suis marié et j'ai un fils qui aura deux ans au mois de décembre.

En entendant ceci, Daniel blêmit. Il repensa à l'enfant que sa femme avait eu avec Apophis. Et vu que le chauffeur allait lui poser des questions, il inventa une suite à son mensonge. Le chauffeur ralentit.

-Vous vous sentez mal ?

-Non, mais vous m'avez rappelé des souvenirs douloureux. Ma femme est morte en se rendant à l'hôpital, elle était sur le point d'accoucher et elle a eu un accident de voiture. Ils sont morts sur le coup. Mon enfant aurait eu également deux ans

-Je suis vraiment désolé.

-Ne vous excusez pas, vous ne pouviez pas savoir.

Le reste du trajet se passa dans le silence le plus total. Après une demi-heure de route, le taxi entra enfin dans Issenheim. Le village n'avait pas changé. Il leur fallut encore cinq minutes pour atteindre le collège.

-Voilà nous y sommes. Ça fait 50€.

-Merci.

Daniel paya et s'engagea dans l'impasse menant au collège. Rien n'avait changé. Le séquoia était toujours aussi majestueux et les bâtiments avaient toujours les mêmes couleurs. Le docteur Jackson contempla pendant plusieurs minutes la cour du collège avant de se décider d'entrer dans le bâtiment administratif. Là aussi, rien n'avait changé. D'un pas assuré, il entra dans le bureau de la secrétaire.

-Bonjour.

-Bonjour, que puis-je faire pour vous ?

-J'aimerais parler au frère Hansi s'il vous plaît.

-Il n'est plus le directeur de cette institution. En ce moment il est en pèlerinage. Si vous voulez, je peux voir si le frère Bergmeyer peut vous recevoir.

-Merci beaucoup. Dîtes lui que je suis un ancien élève.

La secrétaire décrocha son téléphone et composa un numéro.

-Monsieur le Directeur, quelqu'un aimerait vous voir.

-…

-C'est un ancien élève.

-…

-Bien je le fais entrer.

La secrétaire raccrocha et se leva.

-Suivez-moi, Monsieur Bergmeyer va vous recevoir.

Ils marchèrent quelques secondes et arrivèrent devant une lourde porte en noyer. La secrétaire toqua.

-Entrez !

Daniel entra et referma la porte. Il se posta devant le bureau, droit comme un i.

-Prenez place.

-Merci beaucoup.

-Vous êtes un ancien élève ?

-Oui, j'ai quitté votre établissement en 1983.

-Votre nom s'il vous plaît.

-Daniel Jackson.

-Je me souviens, le frère Hansi m'a souvent parlé de vous. Vous étiez un des meilleurs élèves que ce collège ait eus. Que devenez-vous ?

-Après mon départ de votre collège, j'ai déménagé aux Etats-Unis où mes parents sont morts… J'ai été élevé par une famille adoptive grâce à laquelle j'ai pu faire des études en langue et en archéologie. Aujourd'hui je travaille pour l'armée américaine.

-Je ne comprends pas ce que vous venez faire ici ? qu'est-ce qui vous pousse à revenir ici ?

-La nostalgie, je voulais revoir ce collège si cher à mon cœur… Je voulais vous demander…

-Oui.

-Auriez-vous une chambre de libre dans l'ancien internat ? J'aimerais rester quelques jours.

-Il n'y a plus d'internat. Les chambres sont encore là. Elles sont occupées par les frères. Malheureusement, je ne peux pas vous laisser dormir ici. Si les parents d'élèves l'apprennent, je risque d'avoir des problèmes. Par contre vous pouvez vous installer dans l'ancienne maison du concierge. Elle est accolée au collège mais à l'extérieur de l'enceinte de l'établissement. Tenez voici les clés. Mais je vous préviens ce n'est pas le grand luxe, nous ne l'avons pas encore rénovée.

-Ca ne fait rien. Merci beaucoup.

-De rien. Vous êtes libre de circuler dans l'établissement, en dehors des heures de cours et vous pouvez venir manger dans le réfectoire des frères.

Daniel sortit du bureau et se rendit dans l'ancienne maison du concierge pour s'installer. Il rangea ses affaires dans un placard et prépara son lit. Comme l'avait dit le directeur ce n'était vraiment pas le grand luxe : la chambre était petite, le lit ne pouvait contenir qu'une personne et la salle de bain ne comprenait qu'une douche et un lavabo . La cuisine n'était pas équipée et le salon ne comportait qu'un canapé-lit et une table basse., ainsi qu'une petite télé. Le seul luxe de cette maison était le téléphone posé sur la table du salon. Mais ça ne faisait rien.

Dix-neuf heures, Daniel sortit de « chez lui » pour aller manger, il y avait toujours ce restaurant en face du collège. Il y entra et commanda une tarte flambée. Cela faisait plusieurs années qu'il n'en avait plus mangées. Après le repas, il marcha dans le village. Ses pas le menèrent droit vers l'église. Il entra et s'assit à l'arrière. La chorale du village répétait la Messe des Anges de Wolfram Menschick. Le chant était d'une pure beauté et l'accompagnement de l'orgue n'enlevait rien à sa beauté. Ce fut le cœur gros que Daniel quitta l'édifice sacré pour rentrer dans sa modeste demeure.

Le lendemain matin, Daniel se leva de bonne heure. Il alla prendre le petit-déjeuner avec les frères. Il était étonné par le choix en aliments. Quand il était élève, le choix était limité. Il alla s'asseoir à une table. Il était tout seul dans le réfectoire. Quelques minutes plus tard, les frères firent leur entrée, et deux vinrent s'asseoir en face de lui.

-Bonjour, je suis le frère Michel et voici le frère Denis.

-Bonjour, je m'appelle Daniel Jackson, je suis un ancien élève.

-Vous allez rester longtemps ?

-Non, il faut que je sois de retour aux Etats-Unis dans quatre jours.

-C'est dommage.

Une fois le petit-déjeuner avalé, Daniel partit à la redécouverte du bâtiment du collège. Les bus commençaient à arriver, déversant leur flot d'élèves. Il était sept heures et demie. Dans une demie heure les cours allaient commencer. Il avait encore quelques minutes de tranquillité. Il s'approcha des portes, les ouvrit et entra. Un homme fondit sur lui, lui barrant le chemin.

-Qui êtes-vous ? Vous n'avez rien à faire ici !

-Je suis un ancien élève Monsieur Müller, frère Bergmeyer m'a donné l'autorisation de promener où bon me semble. Tant que les élèves n'ont pas cours.

-Je vais vérifier. Attendez-moi là !

Sylvain Müller, le CPE (conseiller principal d'éducation)se rendit dans son bureau pour téléphoner. Quelques minutes plus tard, il revint vers Daniel avec un sourire quelque peu forcé sur les lèvres.

-C'est vrai, vous pouvez aller où vous voulez, mais je vous conseille de respecter les horaires. Attendez un instant !

Le CPE retourna dans son bureau et en sortit quelques secondes plus tard avec une feuille.

-Voici les nouveaux horaires de l'établissement. Je vous prierai donc de les respecter et de quitter l'enceinte du collège.

-Monsieur, puis-je vous poser une question ? Madame Grossmund enseigne-t-elle encore l'histoire ?

-Oui, vous la verrez sans doute.

Daniel se sépara de bon cœur du CPE et se dirigea vers la sortie. Il espérait trouver son ancienne prof d'histoire. Il aurait tant voulu lui parler, la remercier de lui avoir appris à aimer l'histoire. Malheureusement, elle n'était pas là et Daniel décida de refaire le tour du bâtiment plus tard. Il sortit dans la cour et se promena parmi les élèves. Les jeunes filles le regardaient, il se sentait mal à l'aise. Depuis Sha'ré, il n'avait eu aucune relation sérieuse et replonger dans une relation ne le tentait guère pour le moment et s'il devait replonger ce ne serait certainement pas avec une jeune tout juste sortit du lycée. La sonnerie retentit et tous les élèves se mirent en rang. Ils entrèrent classe par classe dans le bâtiment.

Daniel sortit de l'établissement et se promena le long de la rivière. Il se demandait ce que faisaient ses amis. Teal'c devait entraîner des nouvelles recrues, Jack devait pêcher, Sam profiter pour une fois de ses vacances et Lana, Lana il ne la connaissait pas encore assez pour le savoir. Après deux heures marche, Daniel retourna au collège. C'était la récréation. Les élèves marchaient par groupe dans la cour. En voulant se rendre chez le directeur, Daniel reconnut son ancienne prof. Elle se dirigeait vers le bureau du CPE. Sans réfléchir, il courut et une fois arrivé à sa hauteur, il l'appela.

-Madame Grossmund !

Elle s'arrêta, se retourna et dévisagea la personne l'ayant appelé. Il y avait quelque chose d'étrange dans son regard.

-Bonjour, je suis un de vos anciens élèves, Daniel Jackson.

-Daniel, Daniel……Mais oui, suis-je bête Daniel Jackson. Comment aurais-je pu vous oublier. Vous étiez mon meilleur élève. Ca fait longtemps que devenez-vous ?

-Oui, ça fait 20 ans. Je suis linguiste et archéologue.

-Vous avez réussi, je suis fière de vous.

-Merci. Je suis venu ici pour vous remercier de m'avoir donné la passion de l'Histoire.

-Je suis flattée. Mais vous ne m'avez pas dit où vous travaillez.

-Je travaille pour l'US air force.

Le regard de la prof changea et se fit plus sombre presque menaçant.

-L'armée ! Vous ne valez donc pas mieux que les autres.

Sur ce, elle s'éloigna, murmurant au passage quelques mots :

-Ils avaient raison et pourtant je ne voulais pas le croire. Je ne veux pas vous faire de mal.

Daniel était étonné par la réaction de sa prof. Jamais elle n'avait montré un tel dégoût pour l'armée. Il fit demi-tour pour regagner son domicile. Il n'avait plus rien à faire ici. Il s'apprêta à franchir la ligne séparant la cour du collège de celle de l'école primaire quand une jeune fille lui tapota l'épaule.

-Monsieur, je peux vous parler ?

-Pourquoi ?

-Je vous ai vu parler avec ma prof d'histoire. Vous sembliez déçu.

-Oui, elle a beaucoup changé.

-C'est vrai, l'année dernière, elle était pleine de vie et depuis la rentrée, elle est désagréable à croire que la vie ne l'intéresse plus.

-C'est triste, mais en quoi ça me concerne ?

-Depuis le début de l'année, depuis son changement, d'étranges phénomènes se produisent la nuit. Ma mère ne veut pas me croire, je ne peux plus le garder pour moi…

La cloche retentit. La jeune fille se retourna et dit :

-Rendez-vous à 17 heures devant la mairie.

Elle courut se mettre en rang. Daniel restait sur place. Il ne savait plus quoi penser. Pour se remettre les idées en place, il alla boire un café dans un restaurant du village. Dans sa tête, de multiples pensées se bousculaient.

-D'étranges phénomènes ? Non, elle veut juste se rendre intéressante. Et puis… Non Daniel arrête de voir le mal partout. Elle a changé c'est tout, pas de quoi en faire toute une histoire…

Au bout de cinq tasses de café, il ne savait toujours pas s'il devait se rendre devant la mairie.

-Mais quand même, on ne change pas autant en trois mois. À moins que… Et puis zut ! J'irai et on verra bien.

Daniel sortit du restaurant après avoir payé ses cafés. Il erra dans les rues du village, préoccupé par les paroles de la jeune fille. Il erra pendant près de trois heures. Il se retrouva aux abords des terrains de tennis. Il y avait un match. Daniel y assista. Il était presque seize heure quand il reprit le chemin du collège. Plus qu'une heure avant de revoir cette jeune fille, et il n'était plus sûr d'avoir pris la bonne décision.

Dix-sept heure. Daniel était devant la mairie. Il attendait la jeune fille. Elle n'arrivait pas. Etait-ce un canular, un piège ou un moyen de rendre jaloux un hypothétique petit copain ? Il ne le savait pas, mais décida d'attendre encore un peu. Sa patience fut récompensée. La jeune personne s'avançait, regardant de tant à autres derrière son dos. Visiblement elle n'était pas à l'aise du tout et Daniel l'était encore moins.

-Vous êtes venu ! Merci !

Les yeux de la jeune fille brillaient de reconnaissance.

-Ne restons pas là, je ne veux pas que ma prof nous voie.

-Pourquoi ? Elle a quelque chose à voir… Non attendez une minute, j'aimerais bien savoir à qui j'ai l'honneur.

-Marie Schmitt, 15 ans élève en classe de 3ième. Et vous ?

-Daniel Jackson.

-Je ne veux pas que ma mère ou la prof nous voie. Si jamais ça arrive, elles vont me redire pour la millième fois que j'ai imaginé tout ce dont je vais vous parler.

-Je veux bien. Le seul endroit dans Issenheim où nous pouvons être tranquilles c'est le cimetière.

-Vous connaissez bien le village ! Bon allons-y.

Daniel et Marie marchèrent en silence jusqu'au cimetière. Une fois dans l'enceinte de ce lieu sacré, ils s'assirent sur un banc.

-Bon nous sommes seuls.

-J'ai surpris un jour une discussion entre madame Grossmund et le frère Bergmeyer. Elle disait que sa petite fille avait disparu de sa chambre en pleine nuit. Il n'y avait aucune trace d'effraction et les volets mécaniques étaient baissés.

-Oui et alors…

-C'était le jour de la rentrée et elle semblait normale. Le lendemain, elle avait changé. On dirait que l'histoire ne l'intéresse plus.

-C'est la disparition de sa petite fille qui l'a bouleversée. C'est tout à fait normal.

-Mais ce n'est pas tout. Dans ses yeux, il y a de temps à autre une lueur étrange qui me fait peur.

-Mais…

-Attendez ! Le plus intéressant arrivent. Madame Grossmund habite à deux cents mètres du terrain de foot de l'école, dans le même quartier que moi…

-Et alors…

-Vous allez me laisser parler.

-…

-Bon, le soir une étrange lueur blanche, du genre faisceau lumineux apparaît dans son jardin. La prof entre dedans et ça disparaît. Deux heures plus tard le même phénomène se reproduit. Je me demande ce que c'est.

-Vos parents ne disent rien.

-Selon eux c'est dû à la couche d'ozone. Et ils ne veulent plus que je leur en parle. Mes amis ne veulent rien savoir.

-Pourquoi moi ?

-Vous n'êtes pas d'ici et en vous voyant quelque chose m'a dit que je pouvais vous faire confiance. Venez voir ce phénomène avec moi.

-Non, j'ai…

-S'il vous plaît !

-Soit. Rendez-vous sur le terrain de sport à 22 heures.

-Ok, je serai là.

Ils se séparèrent. Marie rentra directement chez elle. Mais Daniel refusait de croire ce qu'il venait d'entendre. Un rayon de télé transport ? C'était impossible. Il fallait qu'il en ait le cœur net. Pourquoi ses vacances sont-elles toujours gâchées ? Malgré cela, il retourna chez lui et tourna en rond dans le salon.

-Que dois-je faire ? Dois-je appeler le général pour que SG1 me rejoint ? Dois-je attendre d'avoir vu ce phénomène ? Je ne sais pas. Si je les fais venir et qu'il n'y a rien le colonel va m'en vouloir à mort… Et puis, je vais attendre.

Rasséréner, Daniel sortit un livre de sa valise et se mit à le lire. C'était un livre passionnant en cinq volumes sur la vie de Ramsès. Daniel avait fait la connaissance de son auteur lors d'une conférence sur les mœurs des pharaons. Sa lecture le passionnait tellement qu'il en oublia l'heure. Quand il sortit la tête de son livre, il était près de vingt heures. Plus que deux heures avant la rencontre du troisième type. Il profita de ce délai pour prendre une douche et enfiler des vêtements propres. Une fois bien propre, Daniel alla manger quelque chose dans le restaurant en face du collège.

Vingt-deux heures, Daniel était sur le terrain de foot. Il se fit rapidement rejoindre par Marie Schmitt. Elle était essoufflée d'avoir trop couru.

-Vous avez tenu parole, merci.

-J'espère que vous ne m'avez pas fait venir pour rien.

-Je vous jure que non.

-Bon, allons nous cacher avant de nous faire repérer. Je n'ai aucune envie d'être accusé de détournement de mineur.

-Ne vous inquiétez pas.

-Ce n'est pas une blague, de là d'où j viens je risquerai une peine de prison très lourde et je me ferai renvoyer. D'ailleurs en France c'est pareil et je n'ai aucune envie mais vraiment aucune envie d'avoir à faire à la justice. D'autant plus que…

-Chut ! Elle sort.

Madame Grossmund ouvrit sa porte-fenêtre et sortit dans le jardin. Elle leva les bras au ciel et resta dans cette position pendant quelques minutes. Puis elle les abaissa et un rayon d'un blanc aveuglant la frappa de plein fouet. Quand il disparut, la prof n'était plus là.

Daniel n'en revenait pas. Elle venait de se faire téléporter. Marie avait donc raison. Il fallait qu'il appelle le SGC de toute urgence. Il fit mine de vouloir s'en aller, mais la jeune fille le retint.

-Attendez qu'elle revienne, peut-être que vous me croirez.

-Bon.

Une heure plus tard, le même rayon refit son apparition, laissant apparaître une madame Grossmund désespérée. Elle rentra chez elle et ferma e volet roulant protégeant la porte vitrée.

Daniel décida qu'il était temps pour lui de prévenir le général. Mais sans compter sur la collégienne qui de peur s'était blottie dans ses bras.

-Voulez-vous me lâcher ?

-J'ai peur. De plus près c'est encore plus effrayant que de ma chambre. Vous me croyez quand je vous dis qu'il y a quelque chose d'étrange ici.

-Oui, je vous crois. J'ai une amie qui est astrophysicienne. Je vais lui demander de venir pour qu'elle vous explique ce phénomène. Maintenant, il est temps pour vous de rentrer.

-Oui, j'y vais.

Marie partit en courrant. Daniel repartit en marchant vers le collège. Il était soucieux. Qui pouvait bien téléporter une prof d'histoire ? les Asgards ou les Goa'ulds ? Il fallait trouver rapidement la solution.

De retour dans son salon, il décrocha le téléphone et composa le numéro du SGC. Après deux sonneries, quelqu'un décrocha.

-Base de Cheyenne Mountain.

-Ici Daniel Jackson, je dois parler d'urgence au général Hammond.

-Un instant, je vous prie. Je vais voir s'il peut prendre votre appel….

-…

-Vous êtes encore là docteur Jackson ?

-Oui.

-Je vous passe le général.

-…

-Général Hammond, j'écoute.

-Général, ici le docteur Jackson. Nous avons un gros problème.

-De quel ordre ?

-Une jeune fille du village où je suis a vu plusieurs fois un rayon de téléportation de type Goa'uld ou Asgards. J'ai été témoin du phénomène.

-Oui…

-Une personne du village est téléportée par ce rayon et réapparaît une heure plus tard. J'aimerais que vous contactiez SG1 et que vous leur demandez de me rejoindre de toute urgence au collège Champagnat à Issenheim.

-Où ?

-À Issenheim en Alsace. C'est en France.

-Je m'en charge. Ils arriveront dans 48 heures au plus tard.

-Merci.

Quelques peu rassuré, Daniel se dévêtit et enfila son pyjama, direction le lit. Son sommeil fut agité. Il rêva de Sha'ré et la revoyait mourir, un rictus malveillant sur les lèvres. Quand il se réveilla le lendemain matin, il était couvert de sueur.

Une fois remis de ses émotions, Daniel sortit. Il retourna sur le terrain de foot pour faire un pré repérage de l'endroit. Il s'approcha du grillage et eut une bonne vision du jardin de la prof. Un cercle en pierre était posé sur la pelouse. À cet endroit, l'herbe était jaune. Daniel resta toute la matinée devant ce grillage, assis sur une souche à dessiner et à écrire dans un de ses cahiers. Après avoir mangé, il sortit du collège et se dirigea vers le quartier Ostein pour voir de près la maison de la prof. En chemin, il croisa Marie Schmitt avec un groupe d'amies. Daniel ne voulait pas lui parler, pas avant de savoir ce qui se passait. Malheureusement la jeune fille ne l'entendait pas de cette façon. Quand elle le vit, elle se précipita sur lui. Daniel n'eut pas d'autre choix que de l'écouter.

-Daniel, je tiens à te remercier pour la soirée de hier.

-Mademoiselle Schmitt, je tiens à vous dire que la personne dont je vous ai parlé va bientôt arriver.

-Mais chéri…

-Veuillez arrêter ! Je suis marié ! ( en lui-même : me voilà de nouveau entrain de mentir.)

-(À voix basse) s'il vous plaît, mes amies croient que nous sommes ensemble.

-Je ne joue pas à ce jeu !

Daniel voulut s'écarter, mais Marie ne lui en laissa pas le temps. Elle lui sauta au cou et l'embrassa. Daniel se dégagea brusquement et s'éloigna à grands pas, laissant derrière lui une jeune fille plutôt contente d'elle-même

Il décida de rentrer au collège. De retour, il s'enferma dans sa chambre et appela la base. Malheureusement, la ligne était occupée. Alors, il alluma la petite télévision. Il zappa et comme il n'y avait aucun programme le distrayant, il l'éteignit. Il alla dans sa chambre, se coucha et lut. Au bout d'un moment, il s'endormit.

Le lendemain matin, il se réveilla en sursaut. Quelqu'un lui caressait les cheveux et plusieurs personnes chuchotaient.

-La belle au bois dormant daignera-t-elle rejoindre le royaume des vivants ?

-Jack ?

-Qui voulez-vous que ce soit ? le prince charmant ?

Daniel se leva et passa un peignoir. Sam, Jack et Teal'c étaient dans sa chambre.

-Vous avez fait vite.

-Quand on a besoin de super Jack, je suis toujours partant.

-Désolé d'avoir gâché vos vacances.

-Ne vous excusez pas Daniel, mon séjour à Miami était une catastrophe. J'étais contente d'avoir une excuse pour partir. D'ailleurs le colonel était de retour bien avant nous.

-Les poissons ont refusé de mordre, je vais aller me faire rembourser cette mouche.

-Teal'c vous ne m'en voulez pas de trop ?

-Non.

-Laissez-moi le temps de m'habiller et je vais vous montrer le lieu en question.

Un quart d'heure plus tard, SG1 était sur le terrain de foot, à quelques centimètres du grillage. Daniel leur montra la maison et insista sur le cercle d'herbe jaunie. Sam sortit de son sac à dos plusieurs petits appareils et commença à faire des mesures.

-Le site ne produit aucune radiation.

-Elle fait peut-être des grillades à cet endroit ?

-Colonel !

-Ben quoi, j'ai le même dispositif près de mon chalet. Daniel vous savez depuis quand ce phénomène se produit ?

-D'après la jeune fille, les choses ont commencé au mois de septembre après la disparition de sa petite fille.

-L'enfant a peut-être été enlevé par ce que vous appelez un pervers.

-Je ne crois pas Teal'c, la maison était verrouillée et il n'y avait aucune trace d'effraction. Je pense à un Goa'uld.

-On peut rajouter le chantage aux tares de ses bestioles. Bon sang quand allons-nous en finir ?

-Daniel j'aimerais parler à cette jeune fille.

-Oui, mais il ne faut pas qu'elle sache la vérité. J'ai d'ailleurs pensé à quelque chose pour que nous passions inaperçu.

-Je sens que je ne vais pas aimer.

Une heure plus tard, SG1 moins Teal'c était devant la maison de Marie Schmitt. Daniel sonna et la jeune fille en question ouvrit la porte.

-Bonjour, Marie, mon amie veut te parler. Pouvons-nous entrer ?

-Oui !

Elle les guida vers le salon et leur apporta des sodas.

-De quoi voulez-vous me parler ?

-Avant tout je me présente : Samantha Carter, astrophysicienne et spécialiste en phénomènes étranges. Et voici mon mari, Jack. ( En disant cela, Sam se sentit rougir, le fait que le colonel lui tenait la main n'arrangeait rien).

-Daniel avait raison. Il vous a raconté ?

-Oui mais j'aimerais l'entendre de votre bouche.

-Soit. Tout a commencé après la disparition de la petite fille de ma prof.

-L'a-t-on retrouvé ?

-Malheureusement non. Dès le lendemain de la disparition, ce phénomène a commencé. Un rayon frappe l'endroit où la prof faisait ses grillades, l'empotant et la ramenant une heure plus tard.

-Des grillades, je te l'avais bien dit !

-"Chéri", s'il te plaît arrête de plaisanter !

-Laissez le ce n'est pas grave. Savez-vous ce qu'il se passe ?

-Je penche pour un phénomène de fragmentation de la lumière, le spectre se dissolvant pour ne laisser visible qu'une lumière blanche aveuglante. Ce phénomène se produit tous les 200 ans quand les planètes du systèmes solaires sont en parfait alignement.

-Et pour ma prof ?

-Pour cela il faut que je fasse encore quelque recherche.

-Vous avez dit à Daniel que ses yeux brillaient d'une lueur étrange, vous pouvez expliquer ?

-Oui, par moments quand elle est submergée par ses sentiments, ses yeux prennent un éclat blanchâtre.

-Mon dieu !

-Qu'y a-t-il ?

Cela avait échappé à Sam, elle ne savait pas quoi répondre. Heureusement son « mari » était là pour rattraper le coup.

-Votre prof souffre d'un empoisonnement au fer. Son état semble être critique. Même si elle se faisait suivre, plus rien ne peut la sauver.

-Vous en êtes sûr ?

-Oui, je crois que nous allons vous laisser. Au revoir.

-Au revoir.

Sam, Jack et Daniel prirent congé de la jeune fille. Ils sortirent et virent la jeune fille essuyée ses yeux. Elle semblait bouleversée par la nouvelle.

-Colonel, je ne savais pas que vous aviez des connaissances médicales. Vous m'avez étonnée.

-Votre mari a plein de tour dans son sac. Quand je ne regarde pas les Feux de l'Amour, je regarde Urgences. À propos, Daniel, vous allez nous payer cette petite comédie.

-Quoi ? pourquoi ? Je pensais que cela allait vous plaire. Et ça vous a plu ne me dîtes pas le contraire.

-…

-Je le savais.

Ils retournèrent au collège et montèrent dans la chambre de Daniel. Teal'c était par terre et faisait des pompes. Sam s'assit au bureau, sortit son ordinateur portable et entra des chiffres dans son tableur préféré. Le colonel était couché sur le lit et fixait le plafond tandis que Daniel feuilletait ses cahiers. Tous attendaient que Teal'c se joignent à eux pour mettre au point un plan de bataille.

Un quart d'heure plus tard, Teal'c arrêta de faire du sport. Il était un peu étonné de voir ses amis déjà de retour.

-Qu'avez-vous appris ?

-Rien à part que le rayon est sûrement d'origine goa'uld et qu'une personne a été infectée.

-Vous avez des armes ?

-Oui, mais ça n'a pas été facile. Le pire s'était les zats. J'ai fait croire au douanier que s'était des sèche cheveux. Le plus étonnant fut qu'il m'a cru.

-Il nous faudrait un plan. Daniel le rayon ?

-Quoi ?

-Combien de fois par semaine ?

-Tous les soirs, malheureusement.

-Bon quelqu'un a une idée au sujet du Goa'uld ?

-Je pense qu'il n' a eu le choix à cause de son hôte.

-Oui mais de là à enlever un enfant et de prendre la grand-mère pour hôte. Je sais pas.

-Daniel y-a-t-il des problèmes pour accéder au terrain de foot la nuit ?

-Non !

-O'Neill le seul moyen d'entrer dans le vaisseau ce sont les anneaux.

-Colonel, j'ai un petit virus que je pourrai téléchargé dans le vaisseau. Il activera le processus d'autodestruction.

-Teal'c vous êtes prêts à couvrir nous couvrir.

-Bien sûr !

-Récapitulons : on s'introduit sur le terrain de foot, on attend que le Goa'uld monte à bord, on le suit, on télécharge le virus et on s'en va. Le tout le plus discrètement possible. Et si on tombe sur des jaffas on les neutralise. Quelqu'un a quelque chose a ajouté ?

-Non !

-Nous attaquons ce soir. Carter prête à faire exploser le vaisseau.

-Affirmatif !

-Vous avez quartiers libres jusqu'à ce soir 20 heures.

Le colonel sortit visiter le village avec son major et Daniel. Teal'c avait décidé de rester dans la chambre pour éviter les questions. Daniel avait décidé de leur faire voir tout le village. Ils virent la mairie, l'église, le couvent, le terrain de foot et les terrains de tennis. Pour terminer en beauté, Daniel leur proposa une promenade le long de la rivière. Ils marchaient le long de la Lauch, essayant de penser à leur vie avant la découverte de la Porte, quand soudain Jack prit Sam dans ses bras et l'embrassa passionnément. Daniel s'arrêta et les regarda avec un air béat. Puis il comprit. Quelques mètres plus loin, Sam s'arracha des bras de son colonel et lui fit face.

-Colonel avez-vous encore toute votre tête ?

-Bien sûr, mais ici ne sommes-nous pas mari et femme ?

-Oui, mais…

-Il n'y a pas de mais, je profite de ma femme. J'espère ne pas vous avoir dégoûtée.

-Non.

-J'allais oublier un détail, mademoiselle Schmitt est passée à côté de nous. Il fallait jouer le jeu jusqu'au bout.

Jack reprit sa marche, se maudissant d'avoir fait cette dernière réflexion. Sam et Daniel le suivirent à distance. Pour le major, ce baiser d'abord béni, prit un goût amer. Mais elle se jura de ne plus y faire allusion.

À leur retour dans la chambre, l'ambiance était électrique. Sam alla s'enfermer dans la salle de bain et le colonel se jeta sur le canapé pour lire les nouvelles aventures de spider man. Teal'c prit Daniel à part.

-Daniel Jackson que se passe-t-il ?

-Jack a embrassé Sam.

-Vraiment ?

-Oui mais il a aussitôt ajouté que c'était pour la mission et pas de son plein gré.

Teal'c leva un sourcil en signe d'incompréhension. Ce qui lui valut un flot d'information.

-J'ai fait croire qu'ils étaient mariés. Je ne comprends pas pourquoi il a été cruel dans sa remarque et…

-La loi de non-fraternisation, ça vous dit quelque chose Daniel ?

-Oui Jack, mais…

-Y a pas de mais, reposez vous, on a un Goa'uld à éliminer ce soir.

Jack se replongea dans sa BD et ne dit plus un mot.

À 20 heures, tous les quatre allèrent manger au restaurant. Daniel leur fit découvrir les tartes flambées. Une fois le repas fini, ils retournèrent dans la maison pour que Sam puisse récupérer son portable. Puis, ensemble, ils marchèrent vers le terrain de sport. Il était 21h30. Il leur restait une demi-heure pour trouver comment s'introduire dans le vaisseau. Mais avant tout, il fallait entrer dans le jardin de madame Grossmund. Ils trouvèrent rapidement une solution : ils escaladèrent le grillage et se cachèrent derrière les buissons.

-Jack comment allons-nous entrer dans le vaisseau ?

-On se jette sur ce serpent et l'on est téléporté en même temps qu'elle.

-Mon colonel, nous risquons fort de nous retrouver en morceau si nous ne respectons pas un timing précis à la milliseconde prêt.

-Vous avez peut-être une meilleure idée Carter ?

-Peut-être. Pour le Prométhée, j'ai mis au point un programme permettant d'utiliser les anneaux de transfert. Il est basé sur le tableau de commande utilisé par les Goa'ulds. Il y a fort peu de chance qu'il fonctionne, mais on peut toujours essayer.

-O'Neill !

-Oui Teal'c ?

-Je pense qu'il doit y avoir un tableau de contrôle dans le jardin. Se faire transférer à partir du vaisseau est trop dangereux.

-Teal'c a raison. Je vais voir si je le trouve. Il nous reste 20 minutes.

-Soyez prudent Daniel !

Daniel sortit de leur cachette et se mit à examiner tout ce qui était susceptible de cacher un tableau de commande. Comme il y avait peu de choses solides, il en eut vite fait le tour. Il s'attaqua ensuite aux arbres peu nombreux eux aussi. Mais rien, le néant. Dépité, il regagna les buissons. Jack lui adressa un regard désapprobateur voulant dire que Carter allait comme d'habitude les sortir de là.

22 heures. La prof sortit de chez elle et s'approcha du rond de pierre. Elle marcha sur deux blocs et entra dans le cercle. Elle leva les bras et quelques instants plus tard, elle disparut. Jack, après s'être assuré que la voie était libre, fit signe à son équipe de sortir de leur cachette. Carter examina les pierres et Teal'c les environs. Le colonel regardait le ciel et Daniel sortit un cahier de son sac pour faire un schéma du rond de pierre. Soudain, une idée lui traversa l'esprit.

-Jack, j'ai une idée pour entrer dans le vaisseau ?

-Ah oui, je peux savoir laquelle ?

-Refaisons simplement les mêmes gestes qu'elle et nous verrons bien ce qui va se passer.

-Le concept du miroir, Daniel vous avez une idée excellente. Colonel tentons le coup.

-Soit Carter, Teal'c marchez sur les pierres et levez les bras.

Teal'c exécuta les ordres et un rayon vint aussitôt les faire disparaître et réapparaître dans un vaisseau. Contrairement aux autres vaisseaux goa'uld, celui n'était pas recouvert de symbole égyptiens en or. L'intérieur était rose. Tout était rose du sol au plafond. Il n'y avait pas de symboles égyptiens, les murs étaient lisses et roses.

SG1, conduit par Teal'c se dirigea vers la salle des machines. L'ordinateur central s'y trouvait et le virus devait être téléchargé à l'intérieur. Au fur et à mesure qu'ils avançaient, Daniel était gagné par l'angoisse.

-Si nous tombons sur des jaffas qu'allons-nous faire ?

-Leur botter les fesses !

-Et ainsi nous allons en ameuter d'autres…

-Arrëtez d'être pessimiste Daniel, tout va bien se passer.

-J'espère que vous avez raison Jack. ( À voix basse) Oui je l'espère.

Étrangement, ils arrivèrent sans encombre dans la salle des machines. Carter sortit son portable et le connecta à l'ordinateur central du vaisseau. Elle lança le téléchargement du virus et surveillait sa progression. Teal'c et Jack montaient la garde et Daniel était dans le couloir entrain de prendre des notes.

Après avoir pris ses notes, il rentra dans la salle. Et ce fut à ce moment là que les jaffas surgirent, les braquant avec leur lance. SG1 n'eut d'autre choix que de se laisser faire. Ils furent directement menés dans la salle de contrôle. Une femme leur tournait le dos. Elle portait une longue robe rose, similaire aux toges grecques. Quand elle se retourna, Daniel, bien que préparé à cette éventualité, ne put s'empêcher de pousser un cri de surprise. Le Goa'uld n'était d'autre que madame Grossmund. D'un geste, elle congédia ses jaffas, seul son prima fut autorisé à rester.

-Je vous attendais. Vous n'êtes pas très discrets.

-Ah bon ! Et vous croyez être le plus malin d'entre nous ?

-Colonel Jack O'Neill et son équipe, vos têtes sont mises à prix par les grands-maîtres.

-On le sait. C'est pas nouveau, vous n'avez rien d'autre à nous dire.

-Silence insolent ! Tu parles à Aphrodite, grande déesse de la beauté.

-Madame Grossmund, que vous est-il arrivé ? par pitié répondez-moi ! c'est moi Daniel Jackson.

-Daniel taisez-vous, ça ne sert à rien.

Malgré les recommandations du colonel O'Neill, Daniel s'avança et planta son regard dans celui de son ancienne professeur.

-S'il vous plaît dîtes-moi ce qui vous est arrivé ?

Un éclair passa dans les yeux du Goa'uld.

-Daniel, il faut que vous partiez. Vous ne pouvez rien faire pour moi.

-Pourquoi êtes-vous là ?

-Je suis l'hôte de cette abomination, elle a tué ma petite-fille car elle était plus belle que son hôte. En fait c'est moi qui l'ai tué.

-Vous quoi ?

-Ça vous étonne Daniel ! Elle est possédée par un Goa'uld.

Le prima voyant que sa maîtresse avait un instant de faiblesse appela les autres jaffas. Ils emmenèrent SG1 et les jetèrent dans une cellule.

-Je ne voudrai pas vous alarmer, mais si mon portable n'a pas été découvert, nous avons intérêt à sortir de là dans l'heure qui suit.

-Carter ?

-Le téléchargement doit être fini. Le virus détruira le vaisseau dans une heure. Vu le peu de temps que j'avais, je n'ai pas pu faire mieux.

-Teal'c pourquoi a-t-elle pu s'exprimer par elle-même ?

-Le Goa'uld ne doit pas être dominant. Elle réussit à prendre le contrôle, mais cela lui demande un effort surhumain. En plus c'est Aphrodite. Ce n'est pas un Goa'uld foncièrement mauvais.

-Ah bon ?

-D'après une légende jaffa, elle n'a jamais opprimé un peuple. Son seul but est d'éliminer toutes les personnes plus belles qu'elle. Elle n'utilise pas de sarcophages car elle pense qu'ils altèrent la beauté. Par contre elle laisse une certaine liberté à ses hôtes. Ce qui fait qu'elle n'a pas sa place chez les Goa'uld et encore moi chez les Tok'ras.

-Dans ce cas pourquoi avoir choisi une vieille prof ?

-L'urgence de trouver un autre hôte.

-Bon c'est bien beau tout ça, mais il faudrait qu'on sorte de là si on ne veut pas être réduit en confetti.

Jack simula une crise cardiaque pour attirer les gardes. Malheureusement, il aurait pu mourir devant eux car les gardes ne daignèrent pas bouger le petit doigt. Sam tenta aussi de les attirer, mais rien n'y fit. Ces gardes semblaient être des durs à cuire. Résignés, les membres de SG1 s'assirent pour réfléchir. Il leur fallait une idée et vite.

Le compte à rebours avançait inexorablement. Il ne leur restait plus qu'un quart d'heure avant la destruction du vaisseau. Cela semblait être la fin pour SG1 alors Jack s'approcha de Carter et s'assit à côté d'elle.

-Je ne pensais pas ce que je t'ai dit lors de notre promenade.

-…

-Carter vous ne dîtes rien.

Sam ne dit pas un mot, mais se serra contre Jack qui l'entoura de ses bras.

Teal'c était debout près de la porte de la cellule. Il fut le premier à voir le Goa'uld s'approcher d'eux et à l'entendre donner des ordres à ses jaffas.

-Ouvrez leur cellule, je les emmène.

-Bien maîtresse.

Les deux gardes ouvrirent la cellule et menottèrent les prisonniers.

-Ils sont à vous maîtresse.

Les jaffas s'éloignèrent laissant le passage à SG1 précédé de la Goa'uld. Elle les mena droit dans la salle des anneaux de transport et les détachèrent.

-Je sais que le vaisseau va exploser. Je sais qui vous êtes et pourquoi vous n'aimez pas le parasite en moi. Je sais également que vous vous posez beaucoup de questions. Pourquoi j'ai tué ma petite fille et pourquoi suis-je possédée ?

-Nous avons la réponse à la première question.

-Le Goa'uld était à la chasse aux beautés. Elle a détecté ma petite fille, mais elle n'avait que trois mois, alors elle l'a tuée et m'a pris moi en tant qu'hôte jusqu'à ce qu'elle trouve mieux.

-Madame…

-Laisse-moi finir Daniel ! J'ai repris le contrôle de mon esprit pour peu de temps. Je sais que le vaisseau va exploser. Partez ! Dépêchez-vous !

-Je ne partirai pas sans vous !

-Daniel il le faut. Vous ne pouvez rien faire pour me sauver. Adieu !

Tous les membres de SG1 entrèrent dans le cercle gravé dans le sol. Tous ? Non, il manquait Daniel. Teal'c sortit du cercle et prit Daniel sur son épaule comme un vulgaire sac de pomme de terre. Madame Grossmund activa le transfert et ils disparurent.

SG1 réapparut dans le jardin de madame Grossmund. Ils regardèrent tous vers le ciel et assistèrent au lent ballet des débris du vaisseau. Daniel s'agenouilla sur le sol et pleurait.

-Tout comme Sha'ré, je n'ai pas pu la sauver.

-Daniel arrêtez de vous en vouloir. Vous ne pouviez pas savoir qu'un Goa'uld narcissique allait tuer un hôte potentiel parce que trop jeune et qu'en désespoir de cause il se rabatte sur votre prof. Maintenant venez ! il est grand temps d'aller nous reposer.

Ils sortirent de la propriété comme ils y étaient entrés et se rendirent dans la maison du concierge pour leur première et dernière nuit en Alsace.

Le lendemain matin, ils prirent un taxi pour se rendre à l'aéroport. Daniel partit comme un voleur, il ne dit au revoir à personne. Le long vol vers les Etats-Unis le dérida quelque peu quand une hôtesse de l'air tenta de séduire Teal'c. Ce qui valut au pauvre jaffa quelque remarque de la part du colonel.

-Alors mon petit Teal'c, vous avez vraiment bon goût, elle est mignonne cette jeune femme.

-Je ne vois pas à quoi vous faites allusion O'Neill.

-Hé Casanova vous voulez pas me donner des conseil ?

-O'Neill vous parlez à qui ?

-Daniel pitié !

-Teal'c je vous expliquerais tout à notre retour à la base.

15 heures plus tard, ils posèrent leurs bagages dans leur quartier et chacun alla prendre une bonne douche pour se remettre du voyage.

Le lendemain matin, ils furent convoqués dans la salle de briefing. Il y virent Lana la jambe dans le plâtre.

-McEnzie que vous est-il arrivé ?

-Rien de grave colonel, juste une chute de cheval. C'est pour ça que je ne suis pas venue. Le général ne vous avait rien dit parce que je le lui avais demandé.

Le général choisit ce moment pour entrer dans la salle.

-Vous avez fait du bon travail, le vaisseau a volé en éclat.

-Merci général.

-Docteur Jackson qu'avez-vous ?

-Le Goa'uld était une de mes anciens professeurs. Elle a réussi à reprendre le contrôle de son esprit et nous a aidé à nous enfuir. Maintenant elle est morte tout comme ma femme.

-Je comprends. Je n'insisterai pas…Major, j'ai une question à vous poser.

-Je vous écoute.

-Pourriez-vous me dire pourquoi l'armée française n'a pas repéré le vaisseau ?

-Franchement général, je l'ignore. Je suppose qu'elle l'a rendu invisible et indétectable. C'est la seule solution que je conçois pour l'instant. Mon général, l'avions-nous repérer ?

-Malheureusement non. Si ça avait été le cas, cette tragédie n'aurait peut-être pas eu lieu. Pas d'autres questions, commentaires ?

-…

-Rompez !

Tous se levèrent et quittèrent la salle. Teal'c retourna dans ses quartiers, Sam rejoignit son laboratoire et Jack se rendit dans la salle de sport. Daniel, cependant, était resté dans la salle de briefing. Il était allé s'asseoir sur un canapé et fixait la Porte des Etoiles. Lana n'avait pas encore quitté la pièce. Elle décida de tenir compagnie au docteur Jackson. Quand elle s'assit à ses côtés, elle se rendit compte que des larmes coulaient le long de ses joues. Elle le prit dans ses bras et il se mit à pleurer…

To be continued…