Disclaimer : Ces petits loulous ne m'appartiennent pas.
Hop là !
J'ai été rapide pour en poster d'autres, non ? Et j'ai même eu le temps de commencer un peu le chapitre 13 de R,L&T avant d'écrire le deuxième one-shot de cette page (le premier était déjà écrit depuis la dernière fois). J'ai bu du Yop. Je pète la forme. (pour faire des blagues aussi vaseuses, je dois pas être aussi nette que je le prétend, finalement)
Je tiens à préciser qu'aucunes des deux historiettes suivantes ne sont UA. Bien que la deuxième aurait pu, mais non \o/ (bon, bien sûr, on est pas au cœur de l'action avec Donald, Dingo, Mickey, des combats, des serrures et ce genre de truc, mais ça peut s'encadrer dans l'univers du jeu)
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In Axel's side
What's worth living for ? ~ Roxas
Tu ne savais pas. Tu ne comprenais pas.
Tu agissais, car c'était tout ce qu'ils te demandaient. Obéir. Toujours. Sans poser de questions.
Tu te blessais toi-même afin de trouver ton but. Ton but, impossible à atteindre, étant donné que tu étais incapable de le définir toi-même.
Cette existence vaine qui avait toujours été tienne, dans ce monde étourdi, où tu n'avais pas ta place.
Où tu existais, sans néanmoins vivre pour autant.
Tu étais là, sans aucune raison, sans savoir pourquoi, pour qui.
Et puis il est arrivé.
Ton soleil.
Tu as joué avec le feu, alors que tu étais persuadé pouvoir le contrôler.
Tu t'es brulé à la lumière incandescente de sa beauté.
Tu l'as aimé, alors que tu ne soupçonnais même pas en être capable.
Puis tu es mort. Quand il t'a quitté. Comme si tu t'étais tué toi-même de l'avoir trop désiré.
Tu lui as donné ton cœur, inexistant, ton âme, celle que tu croyais avoir déjà vendue à la réalisation du Kingdom Hearts. Il a poliment refusé.
Il est parti comme un ange. Il t'a abandonné. Tes démons ne faisaient pas le poids face aux siens.
Seul dans ces ténèbres éternelles, tu marches, et tu regrettes.
Tu te souviens de deux prunelles bleues teintées de tristesse.
In Riku's side
Kill for forget my pain ~ Sora & Kairi
Un, deux, trois j'irai dans les bois...
Elle court, vrillée par tes yeux meurtriers. Le ciel est particulièrement sombre ce soir. Seules quelques étoiles éclairent ses traits tordus par la peur. Sa robe trop courte remonte sur ses cuisses. Emplie d'une pudeur vaine, elle la tire vers le bas. Mais tu gagnes de plus en plus de terrain. Elle se retourne afin d'analyser ta progression. Elle hoquète de terreur, son regard azur croise le tien. Elle est belle. Bien trop belle, bien trop douce… Effrayée et vulnérable, elle n'en est que plus parfaite. Tu la détestes.
L'herbe bruisse sous ses pieds. Le vent souffle, et ses cheveux d'un roux dérangeant semblent danser derrière elle. La brise fraîche amène son odeur sucrée jusqu'à tes narines. Tu renifles dédaigneusement, submergé par une vague de dégout. Pas envers elle, non, seulement envers l'absurdité écoeurante de tes sentiments.
Quatre, cinq, six cueillir des cerises...
Tu t'apprêtes à commettre l'irréparable, et tu en es conscient. Mais la blessure de ton cœur est bien trop profonde. Il y a quelques temps, tu étais heureux. Quand Sora remuait ciel et terre pour te chercher, quand il t'a supplié de revenir. Quand tu as accepté, quand il t'a sourit, pardonné. Mais il faut croire que le destin s'est fixé pour but de te détruire. Car les sourires qu'ils lui adressaient à elles étaient bien plus beaux, et empreint d'un amour qui ne te serait jamais destiné. Plus atroce encore que t'être brulé au fer chauffant, cette lumière émanant de leur bonheur t'as arraché le cœur.
Tu accélères le pas et tu te souviens. La voix de Sora, dans cette même forêt, murmurant une de ces vieilles comptines pour enfants. Sa petite main fermement agrippée à la tienne, ses pupilles uniquement accrochées aux tiennes. Ses cheveux, sa peau douce, entièrement donnés à toi. Avant elle. Avant que la jalousie ne te saute à la gorge. Avant, bien avant, que les ténèbres ne s'emparent de ton cœur déjà bien trop noir d'un amour que tu n'aurais jamais dû éprouver.
Sa voix chantante, si merveilleuse à tes oreilles…
A cet instant, tu doutes. Tu sais qu'il pourrait bien te tuer de ses propres mains si tu touches à un seul des cheveux de Kairi. Tu peux déjà imaginer son visage ravagé par les sanglots, ses yeux emplis de haine, ses mains tremblantes. Cette vision d'horreur t'arrache un soubresaut. Mais tu sais aussi que tu ne pourras pas supporter bien longtemps l'étouffante chaleur de leurs sentiments encore innocents. Le blesser t'effraie, et te submerge d'une vague de plaisir à la fois. Savoir que tu es la cause de tant d'émotions en lui t'as toujours exalté. Tes plaisanteries vexantes de gamins lui arrachaient toujours quelques larmes, pour ton plaisir amer. Mais vous n'êtes plus des enfants à présent. Ce soir, tu le leur feras comprendre à tous les deux.
Sept, huit, neuf dans mon panier neuf...
Elle se prend le pied dans une racine, trébuche, hurle, s'étale au sol dans un bruit sourd. Elle n'ose pas relever son visage à présent couvert de terre vers toi. Les battements de son cœur s'accélèrent. Toi, tu l'observes, le ventre rongé, submergé par sa beauté sauvage.
Dans un dernier acte de désespoir, elle se relève, titube, se cache derrière l'arbre le plus proche. Elle gémit, étouffe un sanglot, glisse le long du tronc, ramène ses genoux vers elle. Elle prie pour que tout cela ne soit qu'un rêve, qu'un cauchemar. Tes pas se rapprochent, lentement, lui susurrant doucement le supplice qui l'attend. Elle se cache les yeux de ses doigts fins. Elle appelle Sora, le supplie de venir la sauver, lui adresse ses derniers mots d'amour dans un souffle saccadé. Ce petit cinéma te fait sourire. Les filles sont tellement fragiles… Il est si facile de les détruire.
Tu contournes le tronc et t'accroupis face à elle. Elle crie, se débat. Tu la gifles. Elle se tait enfin et se décide à lever vers toi ses yeux apeurés.
- Pourquoi, Riku… ? t'interroge-t-elle dans un murmure tellement inaudible que tu te dois de déchiffrer ses paroles sur ses lèvres.
Tu ris, hausses les épaules. Tu ne le sais pas toi-même, tu ne veux pas le savoir. Tu souhaites juste que cette torture cesse. Et la tuer est le seul moyen de te sortir de cet enfer.
Le sang bourdonne à ses oreilles. Elle ne perçoit plus les bruits alentours, plus le doux roulement des vagues sur la plage, ni le chant incessant des cigales. Juste cet horrible bruit, qui la secoue de toute part, la cloue au sol de terreur. Et devant ses beaux iris ternis par une peur sans nom, il y a toi. Toi qui sors lentement une lame aiguisée des poches de ton manteau. Tu aurais pu utiliser ton "arme", mais un poignard fait bien plus théâtral. Elle le voit, elle ne voit que ça, le tranchant de la lame se rapprochant peu à peu de sa gorge. Tu approches ta bouche de son oreille et lui murmure quelques mots d'adieu. Elle n'y prête pas attention, mais ta voix tremble. Alors comme cela, tu aurais peur ? De quoi au juste ? De souiller cette île que tu aimes tant ? Ou bien de lire tellement de dégout dans les yeux de Sora, à tel point que tout cela te semblera vain ? Tu accroches tes yeux à ceux de Kairi. Elle n'est déjà plus là. Sa conscience est partie. Elle est prête à mourir.
Tu ne la feras pas attendre plus longtemps.
Ta main tremblante effleure son cou. Tes doigts tracent une ligne invisible sur sa peau nacrée.
Tu fermes les yeux. Ta lame s'apprête à suivre ce parcours à la trace.
Pourtant, tu refuses, tu t'arrêtes. Tu si faible que cela te donne envie de vomir.
Tes paupières s'ouvrent. Tu attrapes le poignard à deux mains.
Dans ton élan de lâcheté, tu vises l'organe vital.
Et tu enfonces tes crocs acérés dans le cœur de celle qui aurait pu prétendre être ta meilleure amie.
Tu sens la vie s'écouler en elle. Tes mains se teintent du pourpre de son sang.
Sans remords. Pas encore.
Dix, onze, douze, elles seront toutes rouges.
Sora ne devrait plus tarder à arriver à présent.
Tu as lâché ton poignard. Tu es debout dans la pénombre. Tu fixes tes paumes d'un rouge absurde.
Quelques bruissements dans l'herbe. Le voilà.
- Riku ? Kairi ? Vous êtes là ?
Tu te brises au seul son de sa voix. Tu es conscient que c'est la dernière fois. Tu enfouis ta tête dans tes mains ensanglantées. Tu t'étais juré que tu affronterais son regard. Tu en es tout bonnement incapable.
- Ri… Riku ? Qu'est-ce que… ?! Kairi ? Kairi !!
Tu ne le vois pas mais tu l'imagines se précipiter à ses côtés. Tu l'imagines attraper son visage figé, caresser sa peau gelée… Tu imagines les larmes couler lentement sur ses joues, son visage perdu, sa haine quand il fera le lien entre sa mort et tes mains teintées de la couleur de ton horrible péché.
Tu ne bouges pas. Tu attends. S'il s'était agenouillé, il s'est à présent relevé. Tu perçois ses pas, il avance vers toi. Tu distingues le bout de ses chaussures à travers tes doigts imperceptiblement écartés.
Quelque chose de chaud s'empare de tes poignets, déplace tes bras, révèle ton visage. Tu ne t'en es pas encore rendu compte, mais tu pleures. Lui, contrairement à toute attente, ne pleure pas. Tu lèves timidement tes yeux vers les siens. Une lueur de tristesse brille au fond de ses pupilles, mais ses joues restent sèches. Son visage éclairé par la lune lui donne un air angélique. Il noue ses doigts aux tiens, ne te quitte pas du regard. Il ne t'en veut pas. Il ne te demande même pas pourquoi. Tes convictions parties en fumée t'arrachent une grimace de dépit.
Alors, tu t'agenouilles, tes mains toujours dans les siennes. Tu le supplies de te blâmer, de te tuer.
Il te répond seulement qu'il t'a pardonné.
Tu te demandes vaguement si ce n'est pas son moyen à lui de se venger.
Comme pour te répondre, il caresse avec affection tes cheveux argentés.
Il a choisi. Il ne te laissera pas t'échapper.
Peu importe, tu l'as mérité.
Edit, fin alternative :
Quelque chose de chaud s'empare de tes poignets, déplace tes bras, révèle ton visage.
Sora. Evidemment.
Il se tient devant toi, les traits tordus par l'horreur, le regard dur, mais cependant incertain.
- C'est toi qui a fait ça ? Te demande-t-il après t'avoir dévisagé quelques instants en silence.
Tu hoches seulement la tête.
Ses yeux reflètent alors tour à tour l'incompréhension, la peur, le doute, la répulsion, la tristesse, la douleur, et pour finir la folie.
- Kairi…
Un murmure teinté de détresse.
Tu as l'impression que ton cœur est en train de s'empaler sur tes côtes. Tu déglutis; il te regarde toujours.
Tu notes mentalement qu'il a ramassé ton couteau; sa lame te caresse dangereusement les veines du poignet, car il la tient maladroitement entre tes bras et la paume de ses mains.
- Tu es un monstre.
Tu esquisses un sourire peiné.
Un monstre. Oui. Tu en es conscient.
L'entendre de sa bouche, censée être si innocente que c'en est presque absurde, te heurte un peu, mais ce n'est pas grave.
Peut-être que tu l'as perverti. Peut-être que tu l'as sali.
Et peut-être que tu lui as volé sa candeur; ainsi que son seul amour.
Peut-être aussi que tu regrettes amèrement.
Mais rien n'a plus d'importance, hormis ta fin salvatrice qui approche à grands pas.
Il te lâche les poignets, et tu le vois lever le poignard vers toi, un éclat de démence brillant à l'intérieur de ses grandes prunelles océan, autrefois rieuses, pures, magnifiques.
Le glas a sonné pour toi.
Et pour lui aussi, car ce que tu ne sais pas, c'est qu'après t'avoir donné la mort, il se tuera.
J'ai pas pu résister. Je devais tuer quelqu'un. Vous savez ce qu'on dit, chassez le naturel, il revient au galop. Ben voilà, c'est véridique.
Bon par contre, j'ai pas dû tout essayé de faire un truc gore, c'était pour la beauté du geste (les autres fois bon plus d'ailleurs, vu comme ça MDR). Parce que la mort, c'est incroyablement beau et poétique dans mon petit esprit de dépravée. Et puis cette petite histoire là est plus grande, donc ça compense le meurtre, n'est-ce pas ? %)
C'est bizarre quand même cette manie que j'ai de tuer tout le monde. Ca doit en rebuter pas mal x) Bah, on se refait pas, kufufu.
