FFNet est toujours tout cassé, y commence pas bien l'année le site mais nous si : pour bien commencer 2007, je vous propose une petite suite. Bonne lecture !
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9 – Rodney se frotta les yeux. Il était sur ces foutues listes depuis des heures et il avait l'impression que les lignes commençaient à gondoler devant ses yeux ! C'était si frustrant …
Il n'avait rien trouvé, rien ! Il avait commencé par la liste du personnel pour découvrir qu'il n'avait accès qu'à celle du personnel civil, la liste du personnel militaire était protégée par un mot de passe et pas moyen, sans un ordinateur un peu plus puissant, de trouver ce dernier ou de le contourner. Il faudrait pour cela, qu'il travaille dans son labo. Le problème c'était que Carson avait promis de le laisser sortir après-demain, pas avant. Et il ne pouvait pas demander à Radek, ce dernier lui en voulait toujours un peu depuis Doranda.
Doranda.
Il en revenait toujours là.
Si seulement il n'avait pas voulu prouver au monde entier qu'il était plus fort que les Anciens. Collins serait encore en vie, Radek accepterait de l'aider et Sheppard … Rodney soupira. Sheppard pourrait combattre plus facilement ces stupides faux souvenirs. Il n'aurait certainement pas été aussi facile que cela de le convaincre qu'il avait tué Rodney s'il n'y avait pas eu Doranda, n'est-ce pas ?
Rodney soupira. Il était tout seul sur ce coup là.
Pas de problème, il avait l'habitude. Il leur montrerait qu'ils pouvaient lui faire confiance, qu'il pouvait encore les aider, trouver LA solution, comme il l'avait toujours fait jusqu'à présent.
« Hey, Doc', il est l'heure pour une petite gâterie ! »
Rodney leva les yeux vers l'infirmier. Cette fois, il poussa un soupir d'exaspération. Ce type souriait tout le temps ce qui avait le don de l'exaspérer. Comment pouvait-on vivre dans la galaxie de Pégase et la trouver suffisamment plaisante pour sourire ? Helloooo, ils étaient dans une galaxie où LE prédateur était une race de vampires suceurs de force vitale sans compter les Genii. Pas franchement de quoi sourire. Et puis cette manie qu'il avait d'appeler les tablettes de glucose des « gâteries » : Rodney avait l'impression d'être un vieux pervers dans une maison de retraite à qui une des infirmières va faire, et bien exactement ça, une petite gâterie !
Il prit la tablette que l'infirmier lui tendait avec un sourire toujours éclatant, marmonna un merci, puis retourna à ses recherches.
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L'homme sifflotait. Il regarda sa montre. 21:23. Timing parfait.
Il prit sa petite sacoche. Maintenant, il fallait qu'il s'occupe de Sheppard, et le tour serait joué. Il avait eu une idée, brillante bien entendu : pourquoi se salir les mains lorsque d'autres pouvaient le faire à votre place ?
Une ou deux petites suggestions et le tour serait joué, avec bien entendu l'aide de nos amis les Goa'Ulds cette fois.
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John avait chaud, vraiment chaud, un peu comme s'il se trouvait dans un sauna. Ou en Afghanistan, ou encore dans une pièce en feu. C'était l'impression qu'il avait, celle d'être en feu. Il aurait aimé se réveiller, appeler une infirmière ou Carson. Carson saurait quoi faire, il savait toujours quoi faire …
La chaleur augmenta encore d'un cran, menaçant de le suffoquer. Il ouvrit la bouche pour reprendre son souffle. Il se sentait comme un poisson sortit hors de l'eau.
De l'oxygène, de l'oxygène, de l'oxygène …
Il ouvrit les yeux. Il faisait sombre, il distinguait les lumières floues des moniteurs et une forme penchée sur lui. Carson ? Il essaya de lui parler, de lui dire qu'il ne pouvait pas respirer mais aucun son ne sortit de sa bouche. Sa gorge était trop sèche pour qu'il puisse former un seul son.
Et l'oxygène se raréfiait. C'était comme avoir un éléphant assis sur la poitrine, pourtant, John était sûr qu'il n'y avait aucun éléphant sur Atlantis. Des wraiths, ça oui, c'était possible, mais pas des éléphants, nope, pas de ça ici monsieur.
Il devenait fou, fou par manque d'oxygène et …
Il perdit connaissance.
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Merde. Ca avait été juste. Il faudrait qu'il s'entraîne davantage.
L'homme essuya la sueur qui coulait sur son front.
Implanter les nouvelles données dans la mémoire de Sheppard avait été la partie facile, guérir ses blessures, en revanche … l'utilisation du dispositif de soin Goa'uld se révélait toujours sacrément drainant (5). Ils avaient réussi à modifier cet étrange gant pour qu'un humain, même s'il n'était pas un ancien hôte, puisse l'utiliser mais woaou, c'était coton. Un peu plus, il perdait Sheppard. Sa courbe de température avait fait un bond mais là, c'était ok. Disparue la fracture …
Il tapota la joue de l'homme allongé devant lui et sourit. Il aurait besoin de lui en pleine forme, et mobile …
Il se releva et quitta la chambre du colonel avec un mal de crâne de la dimension d'un vaisseau mère Goa'uld. Il bailla. Yep, lui aussi allait faire un petit somme avant que les choses sérieuses ne commencent.
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Ses yeux papillonnaient. C'était super énervant. Rodney porta la main à ses paupières et y appliqua une légère pression. Normalement, les tablettes de glucose le maintenaient plutôt dans un état de super activité alors que là, il avait l'impression de combattre contre une impression de somnolence.
Il poussa un soupir et se concentra sur la liste qu'il avait devant les yeux. Le problème venait certainement de là. Jamais vu une elcture aussi passionnante ... L'inventaire de la dernière livraison du Daedalus. Incroyable tout ce que le vaisseau terrien pouvait transporter d'absolument sans aucun intérêt : 768 paires de chaussettes en coton, 5 caisses de graisse végétale, 12 lots de 8 tasses en plastique … Pas étonnant que Caldwell ait lorgné sur le poste de Sheppard : jouer à l'épicier intergalactique ce ne devait pas être super motivant. Rodney continua sa lecture : 6 caisses de produits médicaux, 9 lots de … Rodney fronça les sourcils. Qu'est-ce que … Il reprit la liste.
« Euréka ! »
Il les tenait ! Il y avait une différence entre la liste des marchandises chargées sur Terre, et l'inventaire de ce qui avait été déchargé sur Atlantis. Sur plusieurs lots, à compter du 12185, il manquait le 12195, le 12205, le 12215 et le 12225. Il était impossible de croire à l'erreur humaine vue la régularité des lots manquants. Il lui restait à découvrir, petit 1) qui avait réceptionné les dits lots et petit --
« Hey Rodney. »
« Argh ! » Rodney lâcha son ordinateur et celui-ci se serait écrasé au sol si Sheppard ne l'avait pas récupéré.
« Co-- Colonel ? Qu'est-ce que vous faites ici ? »
Sheppard examina un instant ce qu'affichait l'écran de l'ordinateur. Son regard se durcit et Rodney vit ses mâchoires se serrer.
« Euh, Colonel, peut-être que je devrais appeler quelqu'un, vous --»
« Non, non, tout va bien. »
Sheppard lui lança un petit sourire, s'installa sur le lit près de Rodney et posa l'ordinateur sur ses genoux.
« Oh. Okay, okay. Vous …» Rodney prit une large inspiration. « Vous avez l'air d'aller bien, enfin je veux dire mieux que … que ce matin.» Rodney savait qu'il racontait n'importe quoi mais il se sentait bizarre. Physiquement, il sentait que quelque chose n'allait pas, il se sentait détendu, un peu trop détendu et puis le regard que lui jetait Sheppard le mettait mal à l'aise. En fait, sa présence le mettait mal à l'aise. Encore qu'il avait l'air de s'être bien remis apparemment Heightmeyer s'était trompée sur son diagnostic – preuve supplémentaire du charlatanisme des médecins en général et des psy en particulier – Sheppard avait surmonté le lavage de cerveau.
« Bien sûr que je vais bien Rodney. Très bien même … vous en revanche, vous m'avez l'air un peu pâlot. »
Sheppard se pencha vers lui et Rodney ne put réprimer un mouvement de recul.
« Euh, oui, oui, en fait j'allais justement appeler Carson. Je suis sûr qu'il sera ravi de vous voir debout et … » Rodney avait posé la main sur le bouton d'appel mais Sheppard agrippa brutalement son poignet et arracha le fil qui reliait le bouton au bureau des infirmières.
« Colonel ! Mais qu'est-ce qui vous prend !» Rodney massa son poignet endolori tout en fixant Sheppard.
Ce dernier était toujours penché au-dessus de lui et le l'examinait sourcils froncés comme s'il cherchait à comprendre quelque chose. Rodney avait l'impression d'être un spécimen que l'on observe dans un laboratoire. Puis brusquement un sourire apparu sur les lèvres de Sheppard. « Comme je vous le disais, Rodney, je vous trouve un peu pâlichon, un peu d'air frais vous fera le plus grand bien. »
TBC … huhu, ça ne s'arrange pas cette affaire. Si j'étais Roro, je ne crois pas que je serais très rassuré …
(5) Apparu en premier lieu dans Le marteau de Thor (épisode 109) puis dans les épisodes : L'œil de Pierre (206), L'ennemi invisible (220), Diplomatie (303) et Zenith (521). Ce Dispositif se présente sous la forme d'un gant et l'énergie est distillée grâce à une pierre centrale (au niveau de la paume). En principe seul un Goa'Uld ou un ancien hôte peut l'utiliser.
