Je suis désespérée par la qualité médiocre des zodes des dernières semaines, résultat, je me gave de ToR, je vais finir par en connaître les répliques par cœur ! LOL. Enfin, au moins, nous pouvons écrire des fics pour nous consoler …
oO Chapitre dédié à VLU qui aime le « jeu » de Sheppy dans cette fic !Oo
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15 – John courrait, McGowann sur ses talons. Bien sûr, Elisabeth avait insisté pour que le jeune Marine reste avec lui, au cas où … John serra les mâchoires. Ils n'avaient pas poussé plus loin l'expérience avec les gadgets Tok'ra. Inutile. Il savait ce qui c'était passé, le sang que l'on avait retrouvé sur le couteau qu'il avait à la main et sur ses vêtements était celui de Rodney. Heightmeyer l'avait longuement interrogé et lui avait dit que rien de ce qui était arrivé n'était de sa faute. Rodney était mort parce que quelqu'un le souhaitait, quelqu'un qui voulait que la faute retombe sur lui. Elisabeth était d'accord, ils l'étaient tous. Ils le fixaient d'un regard navré. Comme s'il était lui aussi une victime. Comme si Rodney était déjà mort.
Non.
John refusait d'y croire. Il n'était pas d'accord avec leur interprétation. La ou les personnes qui avaient monté tout ça, ne se serait pas donné tout ce mal pour juste l'impliquer dans un meurtre ? Il n'était même pas prévu qu'il fasse, à l'origine, partie de cette expédition et il savait qu'il ne devait d'y être resté qu'à la détermination d'Elisabeth. Il n'était rien et il en avait pleinement conscience. Avec ou sans lui, l'expédition continuerait. Non, ces gens voulaient autre chose, quelque chose qui avait de la valeur.
Ils voulaient McKay.
C'était la seule raison plausible. McKay, le petit génie, le spécialiste des technologies Ancienne, Asgard et Wraith. Oui, McKay avait de la valeur … une valeur inestimable pour les peuples de cette galaxie ravagés par un fléau les condamnant à stagner à l'âge de pierre ou à disparaître. C'était forcément cela. Les Géniis venaient en tête des candidats mais il y en avait certainement d'autres.
Une fois qu'ils auraient retrouvé Rodney, John ne le lâcherait plus des yeux ! Il lui trouverait une petite laisse et --
Cette pensée le stoppa brusquement dans sa course et McGowann poussa un petit cri de surprise, évitant de peu de lui rentrer dedans.
« Monsieur ? »
John posa son front sur la paroi devant lui. Il soufflait comme un bœuf. Yep, si Carson le voyait, il le tirerait par les oreilles et le ramènerait gentiment à l'infirmerie avec force invectives en gaélique.
Il frappa le mur de la paume de sa main. Comment pouvait-il dire ça ! N'était-ce pas ce qu'il avait fait ces dernières semaines ? Le « lâcher », allant, dans sa mesquinerie, à aller jusqu'à refuser de déjeuner avec lui. Et voilà que brusquement, il pensait pouvoir se racheter en jouant les chevaliers en armure ! Bravo Colonel, plus lâche que ça, ce serait difficile à trouver. Non, s'il devait faire quelque chose pour Rodney, c'était le retrouver en vie … pour le reste, le pardon était entre les mains de Rodney.
John se revoyait dans le transporteur … Il s'était sentit si satisfait en voyant le visage de Rodney se décomposer lorsqu'il lui avait dit qu'il était sûr qu'avec un peu d'effort, il pourrait regagner sa confiance. Il avait voulu voir le scientifique acquérir un peu d'humilité, le rabaisser dans cet orgueil qui avait bien failli leur coûter la vie à tous les deux. Il s'était senti trahi, utilisé. Il avait frappé là où il savait pertinemment que Rodney allait souffrir le plus. Il savait que Rodney n'avait pas beaucoup d'amis …
John prit une large inspiration. Ok, superbe moment d'épiphanie : il était une belle ordure. Il se tourna vers McGowann qui le fixait, incertain de la marche à suivre et certainement à deux doigts de contacter Carson pour le faire enfermer pour de bon.
« Nous en sommes encore loin ? »
Les yeux de McGowann s'agrandirent un peu plus.
« Euh, c'est vous qui … enfin, vous avez le détecteur dans les mains … Monsieur … ».
Ouch. Oui, oui, oui. Hu, la petite camisole blanche serait peut-être une bonne idée en fin de compte.
John ne répondit pas à McGowann et examina le détecteur Ancien. Le point qu'il indiquait brillait d'un éclat blanc. Ce n'était pas une signature humaine. Zelenka n'avait pas réussi à passer toute la Cité au scan mais en revanche, les détecteurs avaient relevé une anomalie. Dans une des parties non explorées de la Cité, les systèmes de survie s'étaient brusquement mis en route. Bien sûr, cela pouvait être une simple coïncidence, après tout, ces systèmes étaient vieux de plusieurs milliers d'années … John avait à peine entendu la suite. Coïncidence, tu parles ! Il avait arraché le détecteur des mains de Zelenka et s'était précipité vers un transporteur, la voix furieuse d'Elisabeth coupée par la fermeture de ce dernier. Il ne s'était pas rendu compte immédiatement que McGowann l'avait suivi et le regardait, dans l'expectative. Il lui avait donné son communicateur, peu enclin à écouter les remontrances d'Elisabeth ou de Carson. McGowann avait répondu à Weir, d'abord bégayant puis avec plus d'assurance. John avait souri. C'était vraiment une bonne recrue ce gamin.
Et c'était comme ça qu'ils s'étaient retrouvés dans les couloirs désaffectés de la Cité.
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Kate était furieuse. Comment pouvait-on être aussi stupide ! Elle lui avait pourtant dit ce qu'il avait à faire, mais non, cet abruti avait voulu prendre des initiatives.
Elle avait écouté les révélations de Zélenka et avait, bien entendu comme les autres, crier à la victoire. C'était tout juste si Carson ne l'avait pas prise dans ses bras ! Elle se demandait parfois si elle n'aurait pas du être actrice … Sheppard s'était élancé à la poursuite de cette piste prometteuse et n'allait certainement pas tarder à récupérer son précieux astrophysicien.
Quel dommage …
Elle avait eu des projets pour eux deux. McKay vendu au plus offrant et Sheppard rapatrié sur Terre et interné pour dépression. De là, il aurait été facile d'organiser sa disparition. Elle avait entendu dire qu'il y avait un marché pour des possesseurs du gène Ancien. L'idée de livrer Sheppard à des vivisecteurs l'avait ravie.
Autour d'elle, Elisabeth discutait avec Zelenka pendant que Carson préparait une équipe en vue de réceptionner McKay. Et en parlant de le réceptionner … Il fallait qu'elle prenne une décision et vite.
La décision s'imposa rapidement. Kate avait appris que parfois, il fallait savoir laisser filer la ligne lorsque l'on pêchait, laisser filer le petit poisson pour attirer dans ses filets le plus gros. Et surtout, ne pas gâcher un hameçon.
Il était temps d'organiser le repli … et de faire un peu de nettoyage. Elle sourit et se tourna vers Carson pour l'aider.
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« Euh, Colonel, le Major Lorne aimerait, euh, s'entretenir avec vous, Monsieur. »
John jura entre ses dents et prit, à contre cœur, le communicateur que McGowann lui tendait.
Visiblement, Lorne avait du remonter les bretelles du gamin parce qu'il était rouge écrevisse. C'est sûr qu'aider un officier supérieur à jouer au héros armé en tout et pour tout d'un 9mn – celui de McGowann – et d'un P-90 – toujours à McGowann – ne relevait pas d'un acte très responsable. John jura à nouveau.
Quand apprendrait-il à réfléchir avant d'agir ? C'était ce que lui avaient reproché tous les officiers sous lesquels il avait servi : toujours jouer à la forte tête et le Maverick de service. Il agissait d'abord et réfléchissait ensuite. Il était avec un novice, dans un état physique moyen, quant à son état mental, mieux valait ne pas en parler, et se rendait vers ce qui pouvait tout aussi bien être une fausse alerte ou un piège.
« Lorne. »
//Monsieur, nous nous trouvons à moins de 2 mn de votre localisation.//
Rien d'autre, juste ça. Une perche. Lorne était le roi des perches et autres couvertures en tous genres pour officiers en situation délicate. Et avec John, le malheureux avait du boulot ! Lorne lui signifiait qu'il devait l'attendre. 2 minutes, juste 2 petites minutes … que pouvait-il arriver en 2 minutes ? En 2 minutes, pouvez vous videz de votre sang si une artère est touchée, en 2 minutes, vous pouvez vous noyez, en 2 minutes, tout peut arriver … John ferma les yeux et prit ce qu'il espérait être la bonne décision.
« Parfait, nous vous attendons. »
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« Monsieur. »
Lorne arriva dans le couloir, suivi de 5 Marines. Il tendit un 9mn à John et attendit les instructions. John lui sourit. Il savait quelle impression il devait donner : il était à deux doigts de s'écrouler par terre, ses jambes le soutenaient à peine, et il sentait la sueur couler sur ses tempes. Mais les hommes devant lui ne semblèrent rien remarquer. Ils attendaient ses ordres.
« On y va. »
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Heigthmeyer le coinça juste au moment où il prenait son service à l'infirmerie. Une infirmerie sur le pied de guerre … mais qu'est-ce qui se passait par ici ?
« Espèce d'idiot ! » lui susurra Heightmeyer à l'oreille, tout en le guidant vers la pièce de stockage des médicaments. Une fois là, elle se tourna vers lui, bras croisés sur sa poitrine, sa voix froide et tranchante comme une lame de couteau, elle l'observa un moment avant de lui expliquer la raison de tout ce remue-ménage. « Rétablir le chauffage dans la pièce était une décision de génie, vraiment ! C'était comme allumer un néon annonçant en superbes lettres fluo « je suis ici ! ». »
« Je n'ai pas eu le choix ! Pas moyen de stabiliser ses vitales. La première fois qu'on l'a laissé dans une pièce, il a failli y passer par hypothermie je vous rappelle, et je doute que nos clients soient acheteurs de viande froide … si vous me passez l'expression. »
Il vit quelque chose passer dans les yeux bleus de Heightmeyer, un éclair, puis plus rien. Peut-être l'avait il juste imaginé.
« Cela n'a plus d'importance de toute manière. Ils vont ramener McKay ici. Et vous allez vous occuper de lui. »
« Quoi ? Comment ça, m'occuper de lui ? »
« Je ne veux prendre aucun risque. Il n'était peut-être pas dans son état normal mais il était semi conscient lorsque nous l'avons préparé, et « semi », c'est encore un peu trop à mon goût. Je ne tiens pas à ce qu'ils nous identifient. Il y a d'autres scientifiques de valeur dans le coin, comme Zelenka ou Beckett, en fait cet endroit en regorge. Un de perdu … arrangez vous pour que ça passe pour un accident. Et pour une fois, ne ratez pas votre coup. »
Elle sortit et le laissa seul.
Il fallait bien qu'il avoue qu'il avait eu un peu la trouille qu'elle ne le zigouille. Elle avait une sacrée réputation, notamment celle de ne pas supporter les échecs et de le faire payer cher, très cher, à ceux qu'elle en jugeait responsable.
« Ok, désolé Doc', » murmura t-il, « mais on dirait vraiment que c'est pas votre semaine … »
Cette fois, ce serait plus simple. Yep, c'était plus facile de liquider quelqu'un que de le maintenir en vie. Il sourit et sortit à son tour de la pièce.
TBC …
