Voilà encore un p'tit chapitre ! Corrigé par ma chère fyekawai :-)

Merci beaucoup à Malo-chan pour ces reviews :D mais je tiens tout de même à préciser à mes chers lecteurs que les reviews ne tuent pas ! ^^'

Chapitre 4 : Mise au point

Le lendemain, Grimmjow, de sa démarche nonchalante, se dirigeait vers son lycée. Une cigarette au coin des lèvres et les yeux vagues, il regardait distraitement devant lui. Il repensait encore un peu à son Boss et se demandait ce qui pouvait bien se passer dans sa tête de dégénéré. Franchement, s'il n'était pas un membre de l'Espada il aurait presque pu s'inquiéter pour Muguruma ! Lui, il aimerait vraiment pas se retrouver à tenir tête à Kenpachi. Un vrai monstre sadique, barge, pervers, buté, et il en passait. En somme son Boss était la représentation même de l'ennemi qu'il ne valait mieux pas avoir.

Du côté d'un autre jeune homme, des réflexions presque semblables étaient faites. A la différence que pour lui le summum de l'ennemi à ne pas avoir s'appelait Kensei Muguruma et que celui-ci était fort, intelligent, cruel et complètement cinglé ! Mais, il se trouvait aussi qu'il était parfois gentil. C'était d'ailleurs la seule faiblesse qu'avait pu remarquer les membres du Gotei. Mais bon, vu qu'en ce moment son ennemi était Zaraki, il n'y avait pas vraiment à s'inquiéter de ce côté là !

Les deux jeunes hommes, tous les deux un peu dans les nuages, se rendirent à peine compte qu'ils arrivèrent en même temps devant le lycée. C'est seulement lorsqu'ils se retrouvèrent à peu de mètres l'un de l'autre qu'ils captèrent la présence de l'ennemi.

Grimmjow regarda toujours aussi indifférent Hisagi, alors que celui-ci lui répondait d'un air tout à fait identique. Soit ils étaient tout les deux très fatigués, soit ils avaient vraiment aucune peur de l'autre, soit ils se ressemblaient beaucoup. Sans se poser autant de questions, le bleuté et Shuuhei se regardèrent encore un moment, ignorant ceux qui grimaçaient en passant à côté d'eux.

Grimmjow fut le premier à bouger. Après avoir soufflé la fumée de sa cigarette qu'il tenait maintenant entre ses doigts, il se rapprocha du brun qui ne cilla pas. Arrivé à quelques bons centimètres de son camarade, Grimmjow lui demanda :

- Alors, t'as fais passer le message ?

- A ton avis ? J'ai envi que cette histoire soit réglée le plus vite possible !

- T'inquiète pas. Muguruma sera vite massacré par mon Boss, ricana le bleuté.

- Sous-estimer l'adversaire est un fait vraiment pitoyable je trouve ! souffla simplement Hisagi. Mais c'est pas comme si j'avais suffisamment d'estime pour toi pour te croire au-dessus de ça !

- Toujours en train de me faire chier, tu m'saoules !

- Tu as l'air plus calme pourtant, remarqua le brun. La visite chez Kenpachi aurai-t-elle été si difficile ?

-Qu'est-ce tu veux... mon Boss fait pas dans la dentelle, lui ! fit moquer le bleuté.

Hisagi souffla en fermant les yeux.

-Franchement, j'ai jamais rencontré ton très cher Boss, et je n'en ai d'ailleurs vraiment pas l'envie ! Il m'a l'air détestable.

Démarrant au quart de tour, Grimmjow surprit légèrement Hisagi en l'attrapant violemment par le col de sa chemise blanche.

- Du calme, fit celui-ci. Rappelle toi de se que nous avons convenu, ça serait ridicule de tout gâcher par manque de sang froid !

- Contrairement à certain, je n'aime pas me laisser marcher sur les pieds, cracha le bleuté.

- J'ai vu ça ! Et c'est admirable de savoir défendre sa cause et celle de son groupe, mais parfois... tu en fais vraiment trop. Tu sais, les gestes ne sont pas forcement les actions qui marquent le plus, souffla toujours aussi calme le brun.

Hisahi repoussa la main de son vis-à-vis qui c'était légèrement desserrée et en murmurant simplement un « Salut » s'éloigna de Grimmjow qui semblait comme figé.

Euh... il n'avait pas rêvé ? Shuuhei venait de lui faire un... un compliment ? Oui bon, c'était assez relatif, mais... y avait quand même eu un bout de compliment là, non ?

Il secoua légèrement la tête en fermant les yeux. Et quelques secondes plus tard emprunta le même chemin que son rival vers les bâtiments de cours. Ne réalisant même pas que Hisagi venait de le planter devant pas mal de monde. En fait, ne réalisant même pas qu'il venait de se faire humilier en public !

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Kensei était assit tel un militaire, donc complètement tendu, sur le siège de son bureau. Il regardait d'un œil hésitant le téléphone qui se trouvait à sa droite. Fallait-il appeler, ou fallait-il pas ? Là était la question qu'il se posait depuis une bonne dizaine de minutes ! Il savait que ça serait prudent et même peut-être utile de lui téléphoner, mais en même temps il appréhendait. A vrai dire Zaraki avait toujours eu le don de le mettre mal-à-l'aise ! Et le pire dans tout ça c'est qu'il ne savait même pas pourquoi !

Il aurait bien dit, même si ça aurait été difficile de l'admettre, qu'il l'impressionnait, par sa carrure ou par son simple mais très efficace charisme, mais... il avait comme un doute. Après tout son prédécesseur avait eu tout autant de prestance que Zaraki et ce n'était pas pour autant qu'il se sentait mal en sa présence.

Kensei fronça les sourcils, réalisant que sur des points il n'arrivait pas à se comprendre. Zut alors ! Il avait quand même dépassé la trentaine, il était supposé être mature, ou quelque chose du genre, et pourtant il ne saisissait pas pourquoi son pire rival lui faisait cet effet !

L'argenté se passa une main dans les cheveux, les ébouriffants alors encore un peu plus. Il posa son regard sévère sur l'innocent téléphone, comme s'il était responsable de son malheur, et se décida enfin à avancer sa main vers lui. Il tapota légèrement dessus mais décrocha le combiné avant qu'il ne cède à son caprice de ne rien faire.

Il regarda un instant le papier qu'il avait sous les yeux et appuya juste après sur les touches du téléphone pour composer le numéro. Il souffla un bon coup alors qu'il entendait déjà les tonalités. Après un bon moment, presque quinze secondes qui avaient suffit à faire battre dangereusement les veines de Kensei à ses tempes, une voix grave se décida à se faire entendre :

- Ouais, fit-elle simplement.

- ... Kensei qui essai de se calmer.

- Oh gamin, j'ai pas l'temps déconner, tu viens de me sortir d'une super sieste là, t'es content j'espère, gronda Zaraki.

Kensei allait... littéralement et simplement... EXPLOSER !

- La FERME connard, fut la seul réponse que réussi à prononcer l'argenté.

- Oh ? Kensei ? interrogea le brun, pas vraiment sûr.

- Qui veux tu que se sois d'autre crétin ! C'est pas comme si on était nombreux à avoir ton putain de numéro ! répliqua plus calmement Muguruma, rougissant légèrement de s'être laissé aller comme ça - c'est sûr qu'on pouvait dire que y avait mieux comme entrée en matière !

- Ouais, j'te reconnais bien là, toujours aussi hargneux, hein ! rigola Kenpachi.

- ... Kensei qui essai de nouveau de se calmer - c'est qu'il est impulsif le garçon !

- J't'ai déjà dit que j'adorais ce côté là chez toi ? susurra le brun.

Tout en délicatesse et en finesse... Kensei raccrocha ! Manquant tout de même d'éclater le téléphone qui craqua dangereusement.

Mais franchement quelle idée lui était passée par la tête pour qu'il trouve ingénieux d'appeler Zaraki Kenpachi ! En tout cas, lui, ce qu'il savait, c'était qu'il n'y avait pas mieux pour lui faire chopper une crise de nerf ! Bordel, il aurait jamais cru ça mais... il avait trouvé pire que Mashiro !

Kensei fronça les sourcils quand il entendit la sonnerie de son téléphone. Se doutant de celui qui se trouvait de l'autre côté de l'appareil, il se força à se calmer. Fermant les yeux en même temps qu'il soufflait. Il les rouvrit ensuite assez rapidement et se saisi presque immédiatement du combiné. Il le porta à son oreille mais ne dit pas un mot.

- Tu dois être à de bons kilomètres de moi et pourtant... t'arrives quand même à m'exciter ! fit Zaraki d'une voix chaude.

En une seule phrase, une seule, il avait encore réussi à mettre les nerfs de l'argenté à vif !

Cependant, voyant surement le coup venir, Kenpachi se dépêcha d'ajouter :

- Bon écoute, si t'as appelé, et si je te rappelle, c'est pas pour qu'on s'envoie sur la gueule, je me trompe ?

- ... Non, mais je doute que t'arrives à avoir une discussion adulte avec moi, fit l'argenté d'un ton sévère.

- Plus que ce que tu crois, ricana Zaraki.

- TO...

- Mais de toute façon là n'est pas la question, le coupa le brun. On doit régler nos conflits et tu le sais ! Reste plus qu'à savoir comment.

- Et tu proposes quoi, un face à face ?

- Oh ça c'est sûr qu'il y en aura un, mais reste à savoir de quelle nature, fit Kenpachi, ayant comme un sourire dans la voix.

- ... parce qu'il en existe plusieurs ? interrogea Kensei, pas vraiment convaincu.

- Que tu es novices mon p'tit Muguruma, …

Outre, il devait passer outre de ça... il devait se calmer, respirer... Zen...

- ... il existe bien évidement la baston, et c'est d'ailleurs surement celle là que tu connais, mais il existe aussi des solutions beaucoup plus délicates... et agréables, fit Zaraki, la voix chaude de retour.

- Et tu peux me dire lesquels ?

- Hum... par exemple un rendez vous tout les deux tout ce qu'il y a de plus anodin, des jeux de chances sans aucun danger et encore plein d'autre qui ne me reviennent pas, souffla le brun.

- ... Tu peux me dire en quoi, cette façon de faire règle un conflit ? demanda Kensei qui sentait sa patience s'effriter.

- Tu le verras bien si tu acceptes ce genre de méthode.

Kensei fronça les sourcils, hésitant. Il fut prit si soudainement dans le dilemme qu'il laissa un blanc s'installer.

- Hey, toujours là ?

Ça valait quand même le coup d'essayer, non ? Il aurait ainsi peut-être pas à se ridiculiser devant Zaraki ! Et puis s'il pouvait éviter de se prendre des coups par des paluches pareilles, il était preneur ! Il aimait se battre. Mais il aimait surtout se battre en restant presque indemne. C'est pas qu'il devenait chochotte, mais c'était qu'il payait aujourd'hui ses 'erreurs' de jeunesse.

- Ok, finit-il par répondre. Et tu proposes quoi ?

- Ça te dirait qu'on en parle de vives voix ? Ça serait surement plus simple et je serai surement plus apte à parler de ça avec toi.

- Quoi ? Me dis pas qu't'es fatigué ? se moqua Kensei.

- Bah tu voix, j'suis sur l'herbe, en plein soleil, et même si on parle d'un sujet sérieux et que je frisonne seulement en entendant ta voix, j'ai quand même envi de fermé les yeux ! Alors tu voix...

- C'est bon, le coupa l'argenté. Dis-moi quand tu veux qu'on se voit ?

- Bah, moi j'suis libre ce soir... ou demain, comme tu veux ?

- Ce soir c'est bon, lui répondit rapidement Kensei. Où ça ?

- Bah chez moi...

- Zaraki, grogna sourdement l'argenté.

- Ok, devant le fleuve, ça te dit ? Ça fait longtemps que j'y suis pas allé, déclara le brun.

- « Ouais, moi aussi ». Ça me va !

- A c'soir alors, susurra Kenpachi.

- Hum, fut la seule réponse de Kensei avant qu'il ne raccroche presque aussitôt.

Il garda la main sur l'appareil durent quelques secondes, puis la retira tout en fermant les yeux et en s'allongeant un peu dans le fond de son siège. Ce soir il avait rendez-vous avec Zaraki, près du fleuve... « Si c'est pas romantique », pensa-t-il en grimaçant.

Il se leva, et apparemment un peu fatigué de sa conversation, se dirigea d'un pas lent vers la porte de son bureau. Aujourd'hui était un jour qu'on pouvait qualifier d'exceptionnel, il avait bien le droit de se donner quelques heures de repos !

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Ah ah, bientôt le face à face tant attendu ;) mais encore un peu de patience chers lecteurs (:p).

Sinon, bien ou pas bien ce chapitre ? Moi j'trouve mon début un peu mal écrit, mais ensuite j'arrive à me rattraper j'crois... ouais, je me fais mon autocritique :D