Hello !
J'espère que ce premier flash-back sur une sombre époque vous plaira ! =)
Mille mercis à Sweetylove30, LAurore, Karynawel, paffi, Totorsg, MandyNormande, seirarah, alamanga, MissK369, Mina Vidoll et Jade212000 pour vos précieux encouragements. =)
MadMouse: Merci beaucoup! Tu as plusieurs chapitres pour composer le puzzle, mais j'espère ne pas te décevoir quand même. =)
FewTime: Je me demandais si tu reviendrais (avec angoisse) et quelle surprise en rentrant de la fac, une review de ta part ! (autant te dire que tu as illuminé ma journée) Je te promets de faire au mieux pour ménager ta patience et de poster minimum deux fois par semaine! (je te dois bien ça après cette comparaison qui fait rougir.) La confusion Jane/June était faite exprès, c'est un choix risqué je l'avoue mais je le trouvais amusant. ^^' Je ne veux pas trop te spoiler, mais le côté tourmenté se retrouve dans les souvenirs et flashback mais pas vraiment dans l'histoire. =) Tu risques de haïr Jane lors du prologue, mais je te jure que je me rattraperai ! (Oh et mention spéciale pour les pubs Maurice !^^) Je suis ravie de te retrouver, mille mercis ! =) Ps: Enjoy te dit merci lol
Enjoy: Le début de ta review m'a bien fait rire, je suis ravie de te retrouver ! =D Je suis contente que malgré le flou, le début te plaise, enfin, surtout que June te plaise. Construire son personnage n'a pas été de tout repos. =) Oh, et tu supposes bien concernant son lien avec Rigsby (et mon amour pour ce personnage lui donne en effet une jolie part de tarte dans cette histoire... sans triste jeu de mot pour Rigsby ^^). Merci un million de fois. =)
Prologue : La Fin :
"Ce que nous appelons commencement est souvent la fin. La fin, c'est l'endroit d'où nous partons."
Thomas Stearns Eliot
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Cinq ans plus tôt, 3 mois après la mort de John LeRouge :
Jane n'aurait su dire pourquoi il avait fait tout ce chemin à pied. Il aurait pu choisir sa DS, la charger de son sac, s'installer confortablement, et conduire droit vers sa destination, mais en rendant les clefs de sa chambre de motel le matin-même, il avait ressenti le besoin urgent de marcher. Alors, son sac sur l'épaule, sa DS laissée au parking, il avait pris la route, se laissant guider plus par son subconscient que son esprit malmené.
Il se sentait un peu nauséeux, comme ramené trop rapidement à la réalité. Et peut-être qu'au fond, marcher, c'était tout ce qui lui restait. Avancer, mettre le plus de distance possible maintenant qu'il n'y avait plus qu'un grand vide dans sa vie. C'était tout ce qu'il pouvait faire, le seul remède.
Cependant, alors qu'il arpentait les rues, perdu dans cette ville qu'il connaissait pourtant si bien, il avait la nette impression que la maladie qu'il portait, celle qui le rongeait de l'intérieur depuis tant d'années, était une maladie incurable. La fuite était une illusion de plus qu'il avait acceptée comme seule solution.
Il se retrouva finalement devant un immeuble familier et il s'arrêta un instant, songeant qu'il aurait préféré éviter ce moment et que venir était une erreur. Mais il réalisa bien vite qu'elle l'attendait, et qu'il ne s'en tirerait pas si facilement.
Il soupira et combla l'espace entre lui et Lisbon, prenant place à côté d'elle sur les marches.
-Je commençais à croire que vous ne viendriez pas, avoua-t-elle dans un pâle sourire.
-Moi aussi, répondit-il en haussant les épaules.
Elle acquiesça, reportant son attention sur ses mains jointes, et retourna dans ses pensées. C'était sa façon à elle de fuir la situation.
-Vous n'êtes pas obligé de… commença-t-elle en se tournant finalement vers lui.
-Je sais, coupa-t-il. Mais c'est mieux comme ça.
-Vous avez une place ici, insista-t-elle.
-Nous en avons parlé cent fois Lisbon, et ma décision reste inchangée.
Elle se résigna, un sourire douloureux en guise d'excuse pour avoir insisté une fois de plus. Jane se sentit soudain monstrueux. Il chercha ses mots, n'importe quoi pour la soulager de cette peine qu'elle s'obstinait à porter, cette colère contre lui qu'elle enfermait.
-J'ai besoin de partir, articula-t-il d'une voix incertaine, comme s'il cherchait à se persuader lui-même que c'était la solution. J'ai besoin d'air pour réfléchir concernant… tout ça.
Elle se contenta de hocher la tête. Il se sentit encore plus monstrueux. Il lui faisait du mal, il le savait. Il avait commencé à le soupçonner depuis… –Il mentirait s'il ne s'avouait pas qu'elle était l'une des raisons de son départ. Il voulait s'éloigner d'elle, un peu pour qu'elle aille mieux, surtout pour respirer à nouveau, réapprendre ce que ça faisait que d'être loin d'elle et donc moins vulnérable.
-Je ne peux pas être celui que vous attendez, parvint-il à dire.
-Dîtes-moi quelque chose que j'ignore, ironisa-t-elle.
-Est-ce que… ça ira ?
-Je suis une grande fille Jane, et je vivais déjà très bien avant votre arrivée, je vivais peut-être même mieux… Tout ira bien.
Et son sourire sonnait soudain moins triste, plus doux.
-Vous ne m'en voulez pas ? insista-t-il.
-Vous en vouloir pour quoi ? Ce n'est pas la première fois de votre vie que vous vous conduisez en égoïste, je crois qu'on peut le surmonter une fois encore.
Il acquiesça, acceptant le reproche sans rien rétorquer. C'était une juste punition après tout.
-Votre avion décolle quand ? s'informa-t-elle.
-Dans deux heures. J'ai déjà dit au revoir aux autres.
-Où est votre DS ?
-Dans le parking de mon motel. Vous en prendrez soin ? s'enquit-il en lui tendant les clefs.
-Hors de question que je conduise cette chose, marmotta-t-elle en prenant néanmoins les clefs.
-Je ne vous demande pas de le faire, juste de la garder en mon absence, sourit-il doucement.
Elle accepta d'un signe de tête puis se leva pour glisser le trousseau dans sa poche de jean. Elle sortit ses propres clefs de voiture puis lui fit un signe de tête en direction du SUV garé face à eux. Il comprit l'invitation muette et attrapa son sac avant de le charger dans la voiture puis de laisser Lisbon l'emmener à l'aéroport.
Lors du trajet silencieux, Jane eut encore cette sensation qu'il était atteint d'une maladie grave. C'était comme si quelque chose le consumait de l'intérieur, la douleur était à la limite du supportable. Chaque fois qu'il posait ses yeux sur la brunette à côté de lui, il sentait une vague de culpabilité s'ajouter à cette douleur et il devait détourner le regard sous peine de faiblir. Il y avait une faille dans son masque aujourd'hui, et il préférait que Lisbon ne le sache pas, jamais.
Il était préférable pour elle qu'elle ne sache pas qu'elle était l'une des raisons de son départ, qu'il ne supportait plus de la voir chaque jour s'évertuer à le défendre face aux critiques des autres, ceux qui disaient qu'il ne se relèverait jamais. Il ne voulait pas qu'elle souffre plus, qu'elle enfonce un pied de plus dans la boue qui l'entourait. Elle ne devait plus l'approcher, elle ne devait plus passer ses défenses et le voir si vulnérable. Il avait besoin de guérir, et elle l'en empêchait.
Lorsqu'elle l'accompagna jusqu'à la sécurité, il sentit plusieurs fois leurs mains se frôler, et il dut se réfréner plus d'une fois, s'empêchant d'entacher sa main fine de la sienne, grossière. Le geste l'aurait sans doute un peu réconfortée, aurait sans doute pu exprimer à quel point elle allait lui manquer, mais il ne pouvait pas faire ces gestes-là. Il ne savait pas encore s'il en avait le droit, ni s'il en serait réellement capable un jour.
Le vide l'avait peut-être rattrapé pour qu'il se sente soudain si incertain.
-Je suppose que nos routes se séparent ici, lança Lisbon dans l'espoir de lui arracher un mot.
Il lui offrit un sourire rassurant, son bon vieux sourire si faux. Mais sa réponse à elle sonna plus faux encore, ses yeux presque embués trahissant le rôle de dureté qu'elle avait tenté de mettre en œuvre toute la matinée et sûrement une partie de la nuit.
Il lui ouvrit les bras dans un sourire mêlant douceur et amusement, encore capable de lui montrer qu'elle comptait. Elle sembla réticente puis soupira et l'enlaça brièvement.
Il aurait voulu la tenir contre lui une vie entière, et il haïssait cette idée.
-Prenez soin de vous Lisbon, murmura-t-il en frôlant sa joue du bout de ses doigts soudain aventureux.
Et c'étaient les mots les plus sincères qu'il eût prononcés de la journée. Elle acquiesça puis se recula, le laissant partir. Il ne se retourna pas.
Elle resta jusqu'à ce que l'avion disparaisse dans les nuages.
Environ un an après la mort de John LeRouge :
Les coups de téléphone avaient commencé au bout de deux mois d'éloignement. Elle n'était pas à leur origine, c'était lui qui avait composé son numéro le premier, arguant son besoin de nouvelles. Elle lui en avait donné avec plaisir, lui cachant le regret au fond de sa voix. Il avait joué le jeu de l'hypocrisie, lui racontant un peu les régions qu'il avait visitées avant de lui parler de ses projets de voir le monde.
Bien sûr, cette annonce-là avait été suivie d'un long silence de la part de Lisbon. Elle avait dû encaisser en quelques secondes l'idée que Jane n'était toujours pas décidé à rentrer.
Elle retrouva le Jane enjoué qu'elle avait cru perdu au bout de quelques appels de plus. Dès lors, la distance commença à lui paraître moins cruelle.
Quelques semaines après le premier coup de téléphone, les premières cartes postales arrivèrent, à chaque fois elles ne comportaient que sa signature au milieu d'un grand blanc, les trois quarts du temps ça suffisait à Lisbon. Le reste du temps, elle l'appelait ou répondait à ses appels.
Ce soir-là, Lisbon fut réveillée par son portable qui vibrait sur sa table de nuit. Elle pesta, attrapa le téléphone, sortit du lit, puis répondit enfin.
-Bonjour Lisbon ! lui lança la voix enjouée de Jane.
-Vous voulez dire bonne nuit, marmotta-t-elle en descendant les escaliers. Il est deux heures du matin ici.
-Croyez bien que je suis désolé, mais mon portable capte plutôt mal dans le village où je suis.
-Et où êtes-vous ? s'enquit-elle en se laissant tomber dans son canapé.
-En Angleterre, répondit-il non sans enthousiasme. L'accent est bien plus charmant que je ne le pensais.
-Et pourquoi appelez-vous ?
-J'ai besoin d'une excuse maintenant ?
-Vous connaissez le décalage horaire sur le bout des doigts Jane, lui rappela-t-elle, un peu amusée.
-Je voulais être le premier, avoua-t-il finalement, de la douceur dans la voix.
-Le premier ? s'étonna-t-elle.
-Bon anniversaire Lisbon.
Elle sentit son cœur se serrer un instant, puis elle sourit doucement.
-Merci Jane, c'est gentil d'y avoir pensé.
-Vous devriez recevoir une carte bientôt, éluda-t-il.
-D'où est-ce qu'elle vient cette fois ?
-Où est la surprise si je vous le dis ?
-Vous êtes agaçant même au téléphone, vous en êtes conscient ?
-Vous n'avez pas idée. Mais avouez que c'est plus drôle avec du suspens.
-Pas du tout, répliqua-t-elle avant d'ajouter : Je vais aller me recoucher, je travaille moi.
-Je n'ai pas le droit à quelques minutes de plus en votre compagnie ?
Elle regarda la pendule un moment, puis elle s'installa plus confortablement, écoutant Jane lui conter ses découvertes avec des étoiles dans les yeux.
Lorsqu'elle s'endormit sur le canapé une heure plus tard, Jane lui murmura bonne nuit, puis mit fin à la communication.
Il tenta d'ignorer la douleur qui lui rappelait que chaque conversation avec Lisbon, c'était un peu plus de plomb dans ses ailes.
Environ deux ans après la mort de John LeRouge :
-Cette carte était absolument hideuse, insista Lisbon en riant, assise sur son canapé en pleine nuit, une main sur son ventre pour maintenir la couverture, l'autre pressant le téléphone contre son oreille.
-Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler, je la trouvais très bien, se défendit Jane.
-C'était la photo d'une boucherie, argua-t-elle. Effet ancien ou pas, ça reste effrayant et dégoûtant.
-Bon d'accord, admit Jane. Votre carte d'anniversaire sera meilleure, je vous le promets.
-Vous avez intérêt, sinon je peux tout aussi bien venir vous botter les fesses, peu importe le pays où vous vous trouvez.
-Ah oui ? rit-il.
-Parfaitement, et à défaut de bouger, je peux aussi appeler quelques contacts. J'ai le bras long.
-Vous croyez qu'ils feront le déplacement si vous leur dîtes que c'est pour me punir de vous avoir envoyé une carte hideuse ?
Elle ne put s'empêcher de rire.
-Je ne leur parlerai pas de la carte, je demanderai à VanPelt de trafiquer votre casier avec quelque chose de vicieux et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, vous serez menotté.
-Wow, d'accord, je rends les armes femme, vous avez gagné, la carte sera à la hauteur, c'est promis.
-Et vous éviterez les photos gores ?
-Dans la mesure du possible…
-Jane…
-Bon anniversaire Lisbon, l'entendit-elle sourire.
Elle le remercia à mi-voix, soudain ramenée à l'idée que c'était un an de plus sans lui. Il dut le sentir, car il changea de sujet, l'emmenant vers une nouvelle aventure jusqu'à ce qu'elle trouve enfin le sommeil.
Cette fois, il attendit un peu plus longtemps avant de raccrocher, elle lui rappelait à quel point Sacramento lui manquait... à quel point sa vie auprès d'elle lui manquait.
Environ trois ans après la mort de John LeRouge :
La carte de l'année précédente avait été belle, fidèle à la promesse de son expéditeur. Elle l'avait été bien plus que Lisbon n'avait voulu le croire quand il le lui avait promis. Mais celle qu'elle reçut cette année-là fut plus belle encore. Il ne l'appela pas, il lui avait expliqué qu'il n'aurait pas de réseau là où il se rendait, mais il lui avait promis de penser à elle, un peu plus que ce n'était déjà le cas chaque jour. Elle avait un peu rougi à cette idée, puis elle avait guetté le facteur avec l'impatience d'une petite fille avant Noël.
Et lorsqu'enfin elle ouvrit l'enveloppe, elle découvrit la photo d'un village illuminé, sous la neige. Un ciel étoilé occupait une bonne partie de la photo, et la lune éclairait suffisamment la blancheur pour donner un aspect surréaliste à l'endroit. Au dos, Jane y avait écrit quelque chose de plus que sa signature, et ce pour la première fois :
« Vous me manquez. »
Ce jour-là, une larme, cette traitresse, se fraya un chemin le long de sa joue.
Environ quatre ans après la mort de John LeRouge :
Lisbon pesta en entendant son portable sonner en pleine nuit et quitta sa chambre avec, se dirigeant vers le canapé en sachant que c'était plus sage si elle voulait avoir une conversation de plus de dix minutes avec Jane. Elle s'installa en décrochant, elle sut au son de sa voix brisée qu'il n'allait pas bien.
Elle avait reçu plusieurs de ces appels-là, ceux qui lui rappelaient que Jane n'était pas toujours ce personnage gai et enthousiaste qu'elle avait fini par apprécier à force de temps et de manque. Parfois, il s'écroulait, et sans qu'elle sache pourquoi, il finissait toujours pas l'appeler. Un peu comme si malgré les années, malgré la distance, elle restait le point d'ancrage de ses dérives.
-Encore un anniversaire sans moi, marmotta-t-il.
-Où êtes-vous ? éluda-t-elle.
-Trop loin.
Elle ne répondit pas, il la ramenait là où elle ne voulait pas.
-Je n'y arrivais pas Lisbon, et je n'y arrive toujours pas… Pourquoi ?
-Le temps… commença-t-elle.
-Le temps, la distance, j'ai déjà essayé ces choses-là, c'est que de l'esbroufe. Ça sert à se faire du mal et ça met votre vie en lambeaux.
-Vous avez bu ? s'étonna-t-elle.
-Un peu, reconnut-il. La Vodka en Russie, ça n'a rien à voir avec celle qu'il y a dans votre minibar.
-Boire ne résout rien Jane.
-Epargnons-nous le cours d'hypocrisie Lisbon, soupira-t-il.
Elle se tut, fermant les yeux pour faire taire les vieilles douleurs, celles que le temps n'avait pas su guérir.
-Je suis désolé, s'excusa-t-il finalement. Je n'aurai pas dû appeler cette année.
-Nous nous sommes parlé il y a une semaine, lui rappela-t-elle.
-Alors je suppose que vous me manquez un peu trop.
Elle ne sut pas vraiment quoi répondre. Alors elle lui souhaita une bonne nuit, arguant une réunion aussi importante qu'inexistante. Il sentit le mensonge, il lui souhaita un bon anniversaire, et raccrocha peu après.
Lisbon ne put retourner dormir, et, bien qu'habituée, elle sentit une boule se former dans sa gorge.
Quatre ans sans Jane et la douleur était aussi vivace que s'il était parti la veille, comme un deuil qu'elle ne pouvait se résoudre à faire.
Elle brisa son téléphone contre le mur cette nuit-là, jurant qu'elle le haïssait.
"Elle restera sans comprendre, là-bas, quelque part. Et, le soir venu, dans les gouffres de la plus vilaine des solitudes, celle qui accompagne la désillusion, comme elle nous nous coucherons, pensant au bonheur que nous attendions, mais qui ne viendra pas – tout comme le sommeil."
Florian Zeller, Les Amants Du N'Importe Quoi.
Je pensais poster le premier chapitre mardi ou mercredi, à vous de me dire si ça vous va. =)
Ps: Si la famille de Lisbon vous intéresse, je vous suggère de jeter un coup d'oeil au twitter de Miss Madison McLaughlin (pseudo: MadisonBlaine95), elle est adorable et vous fera baver -si ce n'est déjà fait ! Oh, et si par hasard, et par ennui, vous voulez m'entendre râler sur tout et rien (et sur mes dilemnes d'écriture aussi récurrents qu'ennuyeux), vous me trouverez sur twitter sous le pseudo IfIwereJane (Non, rien à voir avec notre mentalist, je suis fan de Jane Austen)
