Bonjour tout le monde. Je tiens à m'excuser pour mon temps de publication. Pour ma défense, je précise que je suis étudiante… vous savez ce que c'est, une heure pour manger (midi et soir compris) et trois heures pour dormir XD. J'espère tout de même que ce chapitre vous plaira ! Je vous adore, vous êtes super ! Bonne lecture !


Hlo : C'est vrai qu'il prend de la place, Olivier. La suite ? La voilà !

whiteBeauty : Normalement je publie une fois par semaine mais avec mes cours j'ai du mal à trouver le temps. Disons que je me fixe une publication toutes les deux semaines au maximum mais c'est pas facile de tenir le rythme.

Binabi3 : Doucement avec Olivier, tu vas le blesser voyons ! Ah bah ça, Drago énervé ça fait toujours de la casse… Pour la réaction de Drago, il va te falloir patienter un peu. Bonne lecture !

YaOmri : Merci beaucoup beaucoup. J'espère que la suite ne te décevra pas dans ce cas !

Angelica : Au départ, ça devait être un one-shot mais j'avais beaucoup d'idées et je ne voulais pas que ce soit trop long. Sinon je ne vais pas pouvoir prendre en compte tes remarques car ma fiction est quasiment terminée, donc je ne vais pas pouvoir ajouter grand-chose. Merci quand même !

ABreez : Oulala, je suis contente :s, ça me fait plaisir ! Merci pour ta review !

Wiaah : Merci pour ta review ! Ca fait plaisir de savoir que mon style d'écriture s'est amélioré (parce que je ne m'en rends pas bien compte). Merci en tout cas pour tes remarques sur le déroulement des événements ! Bonne lecture !

TiteRei : Merci beaucoup et contente que ça te plaise ! Bonne lecture !

MademoiselledeMaupin : Que veux-tu, Aurélie est une victime… Et Hermione à un petit pois dans la cervelle ;).

StephAliC : Ben non je ne t'en veux pas, tu as tout à fait le droit de ne pas aimer quelque chose ! Elle s'est mise en colère parce qu'elle lui en veut de ne pas lui avoir dit qu'il l'aimait avant et de l'avoir fait souffrir alors que ça aurait pu se passer autrement.

Morganatique : Merci beaucoup ! Voici la suite !

Hachiko06 : Merci :D !

AphrongelosInes : C'est vrai, comment a-t-elle pu ? A ta place je pense que je serais en colère aussi. De quel droit malmène-t-elle notre blondinet préféré ? Il doit se passer de drôles de choses dans sa tête ;).

Purple-moon02 : J'avoue, c'était assez boulesque… Tu verras bien si Hermione change d'avis ;).

Mlle-Emylie : Nan Olivier était dehors, il n'a pas vu le bisou. Tu m'étonnes, Hermione ne se rend pas compte de la chance qu'elle a :).


Résumé des chapitres précédents:Hermione, Ron et Harry sont invités dans le luxueux institut de thalasso thérapie Malefoy. Très vite, Hermione se met dans d'étranges situations, allant jusqu'à s'écraser sur Drago lors d'une séance de sport sur balai et même à risquer de se faire couper les cheveux contre son grès. Ces péripéties s'achevèrent tout de même sur une note plutôt appétissante lorsqu'Hermione rencontre Olivier, un ami de l'ancien Serpentard qui semble fortement l'apprécier. Complètement tourneboulée par le cambriolage de son appartement et le baiser d'Olivier, Hermione se retrouve encore plus chamboulée lorsque Drago prend l'initiative de lui fait une fiévreuse déclaration d'amour et l'embrasse à son tour. Cependant, les nombreuses années passées à se faire insulter par le Serpentard ont raison de l'attirance qu'elle éprouvait pour lui et elle part de son institut, main dans la main avec Olivier.


Hermione regarda Olivier et poussa un soupir. Elle n'arrivait pas à se sentir joyeuse et devait faire un effort surhumain pour ne pas se lever et quitter la pièce. Le sourire d'Olivier était engageant, pourtant. Ses mains étaient bien manucurées, ses dents étincelantes, son élocution parfaite et sa syntaxe élaborée.

Malgré cela, la proposition d'Olivier ne lui plaisait absolument pas à Hermione. Pourquoi fallait-il que tout ce qu'il propose soit aussi parfait ? C'en était si lisse et bien programmé que ça en devenait angoissant.

Hermione eut une moue dubitative en le regardant beurrer son pain. Même ça, il arrivait à le faire parfaitement. Le beurre était étalé sur toute la surface de manière homogène et rien ne dépassait sur les cotés. Parfois, il rajoutait de la confiture dessus. Quand il mangeait, il n'en avait jamais sur la bouche. Une fois, en se servant derrière lui, Hermione s'était rendu compte que le manche du couteau ne collait pas du tout et qu'il n'y avait pas une seule trace de confiture sur les bords du pot. Elle ne savait toujours pas comment il faisait pour être aussi soigné.

Hermione reporta une nouvelle fois son attention sur le visage du jeune homme. Cela faisait trois semaines maintenant qu'ils s'étaient rencontrés dans l'institut de thalasso thérapie de Drago. Ils s'étaient revus plus souvent qu'il ne le fallait vraiment et Olivier avait fini par venir passer une ou deux soirées chez Hermione.

Ils discutaient souvent de choses et d'autres au petit déjeuner. Ce matin là, il avait fallut qu'il aborde LE sujet. Celui dont Hermione n'avait absolument pas envie de parler. Après lui avoir posé un nombre incalculable de questions au sujet de Drago et de sa relation avec lui, il avait enchaîné joyeusement sur une idée qui avait germé dans son esprit durant la nuit. Pourquoi ne retourneraient-ils pas à l'institut pour qu'Hermione et Drago puissent se rabibocher et être amis pour de bon? Après tout, le jeune homme avait tout fait pour rendre leur séjour agréable et ce n'était pas sa faute si l'une de ses employées était une psychopathe.

« Olivier, s'il te plaît ! Je ne pense pas que ce soit une bonne chose ! » Maugréa Hermione en secouant la tête.

Olivier cessa momentanément de beurrer son pain et releva un regard empreint de sollicitude vers Hermione.

« Je sais qu'il s'est passé quelque chose entre vous pendant le séjour, Hermione.

-Que… Quoi ? Fit Hermione en crachant son lait en pluie sur la table. De quoi tu parles, enfin ? Il ne se passe absolument rien entre nous !

-Vous vous êtes disputés plus d'une fois. Expliqua Olivier en trempant savamment sa tartine dans son café parfaitement serré. Et… Je ne sais pas ce que vous vous êtes dit le jour où on est parti, mais… J'ai l'impression que toute cette histoire t'a fait beaucoup de peine. Je sais bien qu'au fond, tu l'apprécies et je me demande même si tu n'aurais pas envie de le connaître un peu plus.

-Tu dis n'importe quoi ! S'emporta la jeune femme en rougissant. Il ne s'est rien passé. Je me fiche de me disputer avec lui.

-Tu n'en as vraiment rien à faire ?

-Pourquoi tu me demandes ça, enfin ! Souffla Hermione. Bien sûr que je m'en fiche de me disputer avec lui, c'est Malefoy !

-J'ai l'impression que lui, par contre, ça lui déplaît de se prendre la tête avec toi.

-Mais…

-Je me suis toujours demandé s'il n'était pas un peu amoureux de toi. Soupira Olivier d'un air pensif en mâchonnant sa tartine sans postillonner.

-Alors là, répliqua Hermione en cachant le tremblement de sa main droite, c'est vraiment la chose la plus stupide que j'ai jamais entendue ! Enfin, comment veux-tu qu'il se passe quoi que se soit entre lui et moi ? Comment veux-tu qu'il éprouve le moindre sentiment pour moi ? Depuis qu'on se connaît, il passe son temps à se moquer de moi et à me traiter comme une moins que rien. Il n'a pas arrêté de m'insulter durant tout le séjour ! »

Olivier ne répondit pas tout de suite. Son regard se reporta sur sa tartine désespérément parfaite et Hermione cru, pendant un millième de seconde, qu'il allait la caresser comme un sage petit hibou.

« Hermione… Commença-t-il d'une voix lente. Je n'ai jamais dit qu'il devait se passer quelque chose entre vous. C'est ce que tu veux ? »

Les joues de la jeune femme devinrent encore plus rouges qu'elles ne l'étaient déjà. Elle s'apprêtait à dire quelque chose, mais Olivier la devança.

« Désolé.

-Désolé de quoi ?

-D'avoir dit ça. Ce ne sont pas mes affaires…. Je suis en train de divaguer alors qu'au départ je devais simplement essayer de te convaincre de retourner un week end à l'institut de thalasso thérapie de Drago. Et puis de toute façon je sais bien qu'il n'y a rien entre vous. Tu me l'aurais dit sinon. »

Drago lui manquait. Par Merlin, personne ne lui avait jamais manqué comme ça. Elle avait tellement envie de l'entendre la contredire, lui dire qu'elle avait tort, qu'il lui fasse des remarques acerbes sans avoir constamment besoin de s'excuser, qu'il ne soit pas tout le temps d'accord avec elle. Parfois, Hermione avait l'impression qu'Olivier et elle étaient la même personne. Il voulait toujours faire les mêmes activités qu'elle, au même endroit et au même moment.

Et puis il était si… Parfait. Tellement qu'Hermione en avait mal au ventre par moments. Lorsqu'il chantait toujours juste sous la douche, dans les instants où ses vêtements étaient repassés comme si c'était Molly qui s'en était occupée, quand il cuisinait juste assez salé, lorsqu'il lui offrait des roses sublimes ou encore quand il se servait de son lecteur dvd comme s'il était né-moldu, lui aussi.

Hermione se leva lentement et repoussa sa chaise du pied. Elle saisit son bol et le plaça dans l'évier. Elle sentit la morsure du regard du jeune homme dans son cou et s'obligea à rester concentrer sur l'éponge verte et jaune posée sur le rebord.

« Tu sais, Olivier… J'ai envie de passer du temps avec toi. Seulement avec toi. C'est pour ça que je n'ai pas envie de voir Drago. » Fit-elle avant de se diriger vers le salon.

Elle s'affala sur son canapé et attrapa la gazette du sorcier qui traînait sur la table basse. Morose, elle la parcourut rapidement, feuilletant les pages au hasard. Elle nota qu'une toute nouvelle serpillère destinée à faire les poussières au plafond venait d'être mise sur le marché et qu'elle était très efficace. Elle remarqua aussi que toute personne souhaitant adopter un dragonneau devait s'adresser à Rubeus Hagrid à Poudlard.

Hermione sourit. Hagrid semblait toujours avoir une passion dévorante pour ces petites créatures dangereuses et illicites.

Elle allait reposer la gazette sur la table quand son regard fut attiré par un article. En y regardant de plus près, elle se rendit compte que Rita Skeeter n'en était pas l'auteur. Le nom de la personne lui était inconnu. Le prénom, en revanche, lui disait quelque chose. Elle n'arrivait pas à se souvenir pourquoi. Elle posa pensivement le journal sur ses genoux et fit tourner le prénom dans sa tête, fouillant dans sa mémoire experte afin de retrouver qui était cette « Lisa ».

Ses pensées vagabondèrent en arrière. Elle était persuadée que ce prénom était lié… A la grande guerre. Une fille un peu plus âgée qu'elle. Elle venait de Londres. Elle s'était jointe à eux…

Hermione, qui avait fermé les yeux pour mieux se concentrer, les ouvrit brusquement et lâcha un hoquet de surprise. Elle se souvenait parfaitement de Lisa à présent. Il s'agissait d'une jeune femme qui était venu pour se battre à leurs cotés parce que sa famille entière avait été décimée par les mangemorts. Elle avait vingt-cinq ans. Hermione avait été impressionnée par sa détermination, mais aussi, elle devait le dire, par son calme. Elle n'avait pas l'air d'être en colère. Hermione n'avait jamais trop eu le temps de discuter de tout cela avec elle, mais elle n'avait jamais arrêté de se poser cette question. Pourquoi Lisa n'avait-elle pas la rage quand elle se battait contre les mangemorts ? La réponse se trouvait-elle dans les quelques lignes qui s'étalaient sous ses yeux ?

Poussée par la curiosité, Hermione saisit le journal et se plongea dans la lecture de l'article.

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RESUME DE TOUTE UNE VIE OU COMMENT PASSER OUTRE LES CONSEQUENCES DU MALHEUR

Par Lisa Woodberg

Si j'écris aujourd'hui, ce n'est pas pour vous faire une leçon de morale ou vous apprendre ce qu'est le bonheur. Parler de ces choses serait beaucoup trop compliqué et beaucoup trop long pour parvenir à une conclusion satisfaisante. Ce que je voudrais vous faire comprendre, en revanche, c'est que certaines choses peuvent, à la longue, s'atténuer et devenir moins douloureuses. Nombreux sont ceux d'entre vous qui se disent encore réveillés par d'affreux cauchemars dans lesquels leur famille se fait égorger ou qui ont peur de se retrouver seuls dans le noir dans leur cuisine. La solitude vous pèse.

Elle me pesait aussi et parfois se faire encore sentir aujourd'hui. Par ce que cette histoire, votre histoire, c'est aussi la mienne. J'ai vingt-six ans aujourd'hui et j'en avais vingt-quatre quand les mangemorts sont entrés chez moi. Ils ont forcé la porte fenêtre de mon salon, qui était protégée par un sort puissant. Mon père était un auror du ministère. Il s'y connaissait en sortilèges indétectables et en protection. Ca ne les a pas empêché d'entrer. Ils ont eu ma mère en premier. Je l'ai entendue crier. C'est son hurlement qui m'a tirée de mon sommeil. Je suis descendue pour voir mon père recevoir un sortilège impardonnable en plein visage.

A cet instant, la haine m'a aveuglée. La colère m'a saisit le ventre et m'a fait mal. J'ai eu un éclair de lucidité quant à la conduite à tenir et je me suis enfuie. Les mangemorts ignoraient, je ne sais pas par quel miracle, que mes parents avaient une fille. C'est de cette manière que j'ai pu disparaître dans la nature et, par la suite, apporter mon aide à ceux qui se battaient pour un monde meilleur. Si je vous dis ces choses, ce n'est pas pour que vous me plaigniez et pour que vous souffriez aussi de mon histoire, non. Si j'écris aujourd'hui, c'est pour vous expliquer qu'un jour, en me levant, je n'avais plus de colère en moi. J'avais fait table rase du passé. Des erreurs de ceux qui ne comprenaient pas le vrai sens du monde.

J'ai cessé d'être en colère, d'avoir du ressentiment. J'ai simplement décidé de suivre mes convictions. J'avais envie de me battre pour faire changer les choses, et plus seulement pour venger la mort de mes parents. J'ai arrêté de suivre la route que je m'étais tracée au départ pour prendre un détour plus serein. En me détachant de toute cette haine, j'ai été plus à même de faire les meilleurs choix, de voir clair au fond des choses.

Tous ces mots sont là pour vous faire comprendre une chose. Si vous vous débarrassez de la colère et de la haine qui obscurcissent votre jugement, vous serez plus à même de faire de vrais choix et de vivre la vie que vous avez toujours rêvé de vivre. C'est cela le plus important.

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Hermione releva les yeux du journal. Son visage s'embruma et ses pupilles s'obscurcirent. Et si Lisa disait la vérité ? Et si la vie était beaucoup plus facile sans colère ? Et si les choses venaient d'elles-mêmes lorsque l'on éprouvait plus de haine ? Que ferait-elle si elle, Hermione, n'éprouvait pas tout ce ressentiment à l'égard de Drago ? Ce serait tellement agréable de ne plus être fâchée, de lui pardonner, tout simplement. Elle froissa le journal entre ses mains et se leva, tel un automate.

Drago et elle, en train de rigoler. Drago et elle en train de se disputer. Drago et elle en train de manger ensemble. Drago sur un balai. Hermione dans le jacuzzi de Drago. Drago en peignoir sur son lit. Hermione s'approchant de lui et…

Une rougeur caractéristique envahit les joues d'Hermione tandis qu'elle regardait fébrilement derrière elle pour voir si Olivier ne l'avait pas vue en train de rêvasser. Elle espérait qu'il ne la verrait jamais en train de fantasmer sur Drago. Mais… Après tout, pourquoi pas ? Ca avait l'air tellement appréciable d'être avec lui. Elle était peut-être en train de renoncer à quelque chose de spécial, de magique, de différent, d'agréable… Tout ça à cause d'une vieille rancœur. Il avait fait un réel effort en lui parlant de ses sentiments. Peut-être était-ce à son tour d'aller vers lui ?

Hermione lâcha le journal qui tomba doucement à ses pieds. Elle marcha jusqu'à la cuisine. Olivier était en train de faire la vaisselle et s'arrêta pour la regarder. Pas une seule bulle de savon ne couvrait ses mains.

Hermione ouvrit la bouche, puis la referma. Finalement, elle bredouilla :

« Tu avais raison. C'est une bonne idée d'aller à l'institut de thalasso thérapie de Malefoy.

-Je suis content que ça te plaise ! Répondit aussitôt Olivier en lui souriant largement.

-Cela dit… J'ai quelques conditions. Murmura Hermione en tripotant une mèche de cheveux rebelle.

-Je t'écoute. Tout ce que tu voudras Hermione. Fit Olivier, son sourire parfait s'agrandissant de manière presque anormale.

-Je veux y aller aujourd'hui. Dit Hermione d'une voix posée.

-Aujourd'hui… fit Olivier d'un air ennuyé en levant les yeux vers le plafond comme pour mieux réfléchir. C'est-à-dire que j'ai pas mal de boulot à rendre à mon patron… quoi que si je m'organise bien je devrais pouvoir me libérer pour ce soir. Ça te va ?

-Non. Soupira Hermione en secouant négativement la tête. Tu as mal compris Olivier.

-Comment ça ? Interrogea-t-il, étonné.

-Je suis désolée. Vraiment désolée. Reprit tristement la jeune femme.

-Mais... Hermione. Qu'est ce qu'il y a?

-Je veux y aller seule. » Répondit Hermione.

Elle eut une mimique désolée et disparu dans un « plop » tout à fait caractéristique, ne lui laissant pas le temps de prononcer un seul mot.