Encore merci pour toutes vos reviews, ça me touche réellement ! J'en ai même reçu me disant que je pourrais être scénariste, alors autant vous dire que j'en suis vraiment touchée ! Alors comptez sur moi, je garderais mon portable non loin de moi en attendant un coup de fil de Shore et Jacobs qui me supplieront de venir leur prêter main forte et de remplacer à moi seule Hess et Yaitanes ! Et de ramener Lisa par la même occasion. [Je vous tiendrais au courant de cet appel hein ;)]
croux49 : Ah non mais non ! Décidément avec mes suites je fais pleurer pas mal de monde. C'est pourtant pas dans mon intention ! Je vais même te dire qu'en écrivant la suite, j'ai moi même failli me mettre à pleurer tant j'étais prise dans mon récit. Ou alors j'avais une poussière dans les yeux, qui sait xD En tout cas, je suis totalement d'avis avec toi. La série a pendant 7 ans développer le personnage de Cuddy, qui allait de pair avec celui de House. Et du jour au lendemain, on nous le retire. Comment veulent-ils que la balance ne penche pas et qu'elle ne s'effondre pas sur elle-même. Mon récit me permet donc de la faire vivre encore et encore dans cet univers que jamais elle n'aurait du quitter. Je te remercie particulièrement d'apprécier mes idées. Tu sais, je fais de mon mieux pour trouver des choses qui vous plaisent, et qui me plaisent à moi aussi. Je fais de mon mieux, et je sais pas pourquoi, mais quoi que je fasse je me rends compte que je suis toujours en train de penser à ce que je vais mettre dans ma suite. A table, sous la douche, dans mon lit limite endormie, ... Je me suis même promis de ne pas finir cette fiction sitôt nos deux protagonistes ensemble, mais de la continuer en montrant comment ils parviendront à former de nouveau un couple avec tout ce qui s'y rapporte. Alors j'espère que cette dose de ta Vicodin suffira à ne pas provoquer une violente crise de manque en toi ! Et que cette suite ne te fera pas couler trop de larmes, parce que je préfère d'autant plus te savoir sourire ! Bon, "Supportrice officielle de Mandie", voici la suite !
MERCI POUR VOTRE SOUTIEN SANS FAILLES ! Bonne lecture à tous, et à la prochaine, en espérant que ceci vous plaise ^^


Chap' 5

Elle ne parvenait même plus à écrire, bien trop secouée par ses larmes. Elle referma alors son ordinateur, balança ses lunettes sur le fauteuil trônant un peu plus loin, et enfouit sa tête dans les draps. Elle maudissait le monde d'avoir créer un homme tel que House, elle se maudissait d'éprouver tant de choses pour lui. Elle martelait le matelas avec ses poings, elle avait envie de entendit alors des petits pas arriver, et s'arrêter sur le seuil de la porte. Mais elle ne bougea pas, ne voulant pas qu'on la voit dans cet état.

- Mamaaaaaaaaaaan …

Elle leva alors la tête vers sa fille, les yeux rougis, lui tendant les bras. Rachel vint s'y réfugier, nichant sa tête dans ses boucles ébènes.

- Pourquoi tu pleures Maman ?
- Pour … Pour rien … Maman avait mal …

L'enfant plongea son regard dans le sien, retirant les dernières larmes sur le visage de la Doyenne. Cette dernière ravala ses sanglots, voulant se montrer forte pour elle. Elle ne devait pas se montrer faible …

- Tu veux que je te fasse un bisou magique Maman ? Les bisous magiques, ils réparent tous les bobos !

Cuddy lui embrassa alors le front. C'est fou comme cet enfant était adorable …

- Tu as bobo où Maman ? Que je puisse te faire le bisou magique …
- Là …
Fit-elle en montrant son cœur.

Alors, du haut de ses trois ans, Rachel Cuddy embrassa doucement la poitrine de sa mère, là où elle sentait battre son cœur. Elle espérait tellement que sa Maman n'aurait plus mal …

Lisa serrait fort contre elle son petit ange, la blottissant contre elle. Sentir la chaleur de son petit corps, son souffle chatouillant sa peau, elle adorait ça. C'était les moments les plus précieux qu'elle avait avec sa fille, et elle ne les échangerait pour rien au monde.

Elles restèrent de longues minutes l'une contre l'autre, et finalement la fillette s'endormit contre la poitrine de sa mère. N'osant plus bouger de peur de la réveiller, elle finit par tomber dans les bras de Morphée elle aussi, encore toute habillée. Peu importe …

Le matin déposa son voile rayonnant sur la ville, baignant la chambre de Mlle Cuddy de lumière. Elle ouvrit un œil, et constata que Rachel dormait toujours à poings fermés, une main derrière la tête et l'autre dans les cheveux ébènes de sa mère. Sans mouvements brusques, elle parvint à s'en dégager et, une fois debout, elle se passa une main sur le visage. Elle devait avoir une sale tête, se souvenant encore que la veille, lorsqu'elle s'était enfin endormie, elle sanglotait encore en silence en repensant à LUI.

Elle quitta la pièce sans bruits, et se rendit dans la cuisine. Une odeur de café chaud enivrait déjà l'endroit, et ce ne fut qu'une fois ses yeux bien habitués à la clarté de l'endroit qu'elle distingua les contours enfin nets.

- Tu t'es endormie toute habillée avec ta fille dans les bras, je n'ai pas osé te réveiller et t'envoyer te mettre dans une tenue plus à l'aise. En tout cas, bonjour Lisa …
- Bonjour Maman et .. Merci …

Elle s'approcha de celle-ci, apposant une brève bise sur sa joue. Elle s'installa ensuite à table, après avoir récupéré une tasse de café et quelques galettes de riz. Laissant le liquide lui brûler le palais, elle réfléchissait. Avait-elle fait le bon choix en le chassant d'une part de sa vie, et en le forçant presque à quitter la ville avec interdiction de l'approcher ?

Sans un mot, Arlène s'éclipsa de la cuisine, rejoignant alors le salon pour laisser sa file cogiter tranquillement. Elle voyait bien combien House lui manquait, combien ça la mettait dans tous ses états. Elle l'avait même entendu pleurer, puisqu'elle avait réveillé Rachel en douceur pour qu'elle aille la cajoler.

A des kilomètres de là, une moto était parquée devant une plage. Son conducteur marchait sur le sable fin, canne à la main. Les idées dans le vague, il laissait le vent fouetter son visage. Ses traits étaient fatigués, il avait roulé une bonne partie de la nuit. Mais c'était nécessaire, elle ne devait pas le savoir dans le coin, et encore moins apprendre qu'il était venu chez elle. Sinon, le plan volerait en éclats. Et cela ne devait en aucun cas arriver, ou jamais plus il n'aurait de chances de la récupérer.

Il s'assit alors, sa jambe lui faisant atrocement mal. Les yeux clos, il s'allongea dans l'étendue de sable fin. Fouillant sa poche, il en sortit une boîte, et goba deux comprimés à la suite. Il laissait son esprit divaguer, et dessiner mentalement les contours du visage de celle qu'il aimait. Il avait envie de la sentir près de lui, de plonger son regard dans le sien. De se perdre dans l'unité de ses formes. De sentir son souffle glisser sur sa peau. De caresser ses lèvres avec les siennes. De danser un ballet effréné en compagnie de sa langue. De faire glisser son doigt sur son corps, de s'en délecter. De lui mordiller l'oreille, avant d'y susurrer quelques mots. Il avait envie d'elle, il avait besoin d'elle.

Comme tirée de sa torpeur, la jeune femme posa ses yeux sur l'horloge présente dans la salle. 8h. Elle se leva, mit sa tasse dans l'évier, et rejoignit sa chambre à pas de velours, Rachel dormant toujours à poings fermés. Elle se dirigea vers sa commode, à la recherche de sous-vêtements propres. Mais à peine eut-elle plongée sa main à l'intérieur, qu'elle heurta un boîtier. Elle retint alors un cri d'étonnement, sortant la petite boîte d'entre ses strings et autres soutiens-gorges.

Sans bruits, elle quitta la chambre après avoir tout de même récupéré ses affaires, boîtier à la main. Une fois dans la salle de bains, elle posa le tout sur le côté, et fit couler de l'eau dans la baignoire. Elle avait besoin d'un bon bain...

Tandis que la baignoire se remplissait peu à peu, le regard de la jeune femme était attiré par la petite boîte. Qui aurait bien pu mettre ça dans ses affaires ? Rachel ? Non, elle ne lui offrirait pas de telles choses. Jerry ? Elle ne l'avait jamais fait entrer dans sa chambre. Il n'était d'ailleurs jamais allé plus loin que le salon. Wilson ? Ok, il avait besoin d'une femme dans sa vie, mais il n'était pas désespéré à ce point ! House ? Non non non. Quelle idée ! Ça ne POUVAIT pas être lui. Ce n'était pas POSSIBLE. Il devait être loin d'ici, et ce n'était pas son genre. Et puis, il n'aurait pas risqué d'être jeté en prison pour un cadeau, ça aurait été ridicule !

Elle n'avait aucune idée de la provenance de ce cadeau. Aucune. Plongée dans ses pensées, elle remarqua de justesse que la baignoire était assez remplie. Elle coupa l'eau, se déshabilla, et se laissa glisser à l'intérieur. C'était si bon de sentir le liquide chaud lui chatouiller la peau, la réchauffer, l'envelopper. Mais ce n'était pas aussi bon que les bains qu'elle prenait avec House …

La tête calée contre le rebord, elle se saisit du boîtier, qu'elle ouvrit. Elle poussa alors un soupir d'étonnement, de stupéfaction. Le bijou était sublime ! Un pendentif en or accompagné de sa chaîne. Un cœur subliment sculpté, et magnifiquement décoré. Ça avait du coûter les yeux de la tête !

Elle reposa ensuite le bijou sur le bord du meuble, afin de se prélasser dans son bain. Les yeux clos, son esprit ne pensait qu'à une seule personne, même si elle se faisait offense en tentant vainement de se forcer à ne pas penser à lui. Lui. Toujours lui. Il obnubilait TOUJOURS son esprit. Mais pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ne parvenait-elle pas à aller de l'avant ? Pourquoi tout la ramener toujours à lui ?

Sa peau commençait à se friper sous l'effet de l'eau, et elle se décida enfin à sortir. Une fois séchée, elle s'habilla, ses yeux ne quittant pas une seule seconde le pendentif. Il était si beau ! Elle l'attacha alors autour de son cou, l'admirant dans le miroir.

Elle quitta la salle d'eau, et retourna auprès de sa mère. Cette dernière, assise sur le canapé à regarder la télévision, observa sa fille prendre place à ses côtés.

- Merci Maman …
- Pour ?
- Le pendentif. Il est sublime ! Enfin, .. Il est bien de toi, non ?

Arlène sourit alors. Sa fille portait bel et bien le cadeau de House. Mais, ne pouvait décemment pas lui dire, il allait lui falloir mentir. Mentir ou leur plan serait réduit à néant.

- J'espérais réellement qu'il te plaise, et je vois que c'est le cas … Fit la retraitée, mine de rien.
- S'il me plaît ? Tu parles ! Il est magnifique ! Il a du te ruiner !
- Alors là, ne comptes pas sur moi pour t'en dire le prix ! Plaisanta-t-elle alors.
- Et comment cette idée de le planquer dans mes sous-vêtements t'est-elle venu ?
- Une .. Une illumination, je me suis dit que tu ne t'y attendrais pas du tout. Vrai ?
- Oui …

La Doyenne s'approcha alors de sa mère, et la prit dans ses bras. C'était rare, mais là elle en avait trop envie. Cuddy-mère caressait alors le dos de son aînée, doucement. Profitant de l'avoir ainsi dans ses bras. Même si la raison était fausse … Mais sans doute que, quand le plan aurait fonctionné, elle la remercierait d'avoir tout mis en place. Mais pour le moment, mieux valait ne faire aucun faux pas.

La matinée était déjà presque terminée, et les deux femmes étaient installées dans le canapé à regarder des programmes sans grandes importances, avant qu'une petite silhouette courte-sur-pattes. Toute décoiffée, le pouce à la bouche, l'enfant vint se réfugier dans les bras ouverts de sa maman. Cette dernière la serra fort contre elle, embrassant son front.

Arlène se décida alors de rompre ce silence pesant, sachant éperdument qu'avec le sujet qu'elle introduirait, elle mettrait le doigt directement sur une corde sensible.

- Dis moi Lisa, ça c'est passé comment alors hier ton rendez-vous ?
- Je … Je préférerais ne pas en parler ..
- C'était si pitoyable que ça chérie ?
- Non … Enfin il y a peu de chances que ça fonctionne avec lui …
- Pourquoi tu dis ça ?
- Je ne veux pas en parler, c'est tout …

Au même moment, dans son appartement du centre-ville, Wilson faisait les cent pas. Ce loft lui paraissait si vide maintenant que ni House, ni Sam n'y cohabitaient plus avec lui. C'était devenu trop .. Trop grand pour lui. Il passa devant la chambre d'amis, où il s'arrêta inconsciemment. Rien n'avait bougé dans cette chambre. Tout était identique à lorsqu'il était encore là. Il se maudissait de l'avoir mis à la porte. Car, quoi qu'il en dise, House avait eu raison à propos de Carr. S'il l'avait écouté, il ne l'aurait peut-être pas perdu. Il serait peut-être toujours avec elle. Il ne serait pas aussi seul. Car maintenant, il avait à la fois perdu la femme qu'il aimait, et le meilleur ami qu'il n'avait jamais eu.

Il n'en pouvait plus de cette solitude pesante. En plus, il lui semblait ne pas être le seul à en souffrir autant …

Il retourna dans le salon, se saisissant de son Macbook avant de se laisser tomber sur son canapé. Il alluma celui-ci, et ouvrit ses e-mails. Non, toujours aucun e-mail de lui … Il jeta alors un coup d'œil à son Iphone, vérifiant ses messages. Non, toujours rien non plus...

Mais pourquoi, pourquoi ne donnait-il plus signe de vie ? Pourquoi avait-il disparu de la sorte dans la nature ? Était-il mort ? Non ce … Ce n'était pas possible. Non, tous les scénarios probables, mais pas ça.

Il envoya son Macbook sur le fauteuil voisin, et se releva. Faisant à nouveau les cent pas, il essayait de comprendre. Pourquoi House avait-il réagi de la sorte ? Ça n'avait aucun sens … Défoncer un mur et donc largement abîmer une façade et une voiture pour rendre une brosse, c'est totalement idiot ! Bon OK, il fait souvent des trucs idiots. Mais pas à ce point. Surtout lorsque ça concerne Cuddy. Il aurait tout de même pu la blesser ! Sauf si .. Sauf s'il savait ce qu'il faisait. Qu'il savait qu'elle serait dans la pièce attenante au moment où il déboulerait. Mais c'était un peu fou, non ? Enfin, pas vraiment. Parce que lorsque votre meilleur ami teste un médicament encore à l'étude sur les rats, et que pour dissimuler ça il essaie de se retirer lui-même des tumeurs dans sa baignoire, on se dit qu'il est réellement prêt à tout.

Mais ce que Wilson ne comprenait pas, c'était le déclencheur de ce geste. Pourquoi ? Pourquoi ? Des tas d'hypothèses, toutes plus farfelues les unes que les autres, se bousculaient dans sa tête, se cognaient, s'entrechoquaient, mais aucune ne demeurait valide. C'était un vrai mystère …

Il se perdait lui-même dans ses pensées. Ne se retrouvant plus dans le fouillis qui régnait dans le muscle qu'on appelle communément 'cerveau', et dont tout être humain normalement constitué dispose. Alors, inconsciemment, il se saisit à nouveau de son Macbook, et ouvrit une page internet.

Meetic. Bon, inscription obligatoire. Adresse e-mail ? Facile à remplir. Pseudo ? Hum... Il ne savait pas quoi choisir. Bisounours ? Trop 'gnan-gnan' et trop commun.

Soudain, une idée lui vient...

TBC ...