Encore merci pour vos reviews, elles me touchent énormément ! Vous n'imaginez même pas à quel point savoir que vous aimez mon style, ce que j'écris, me fait plaisir. Cela me donne envie de poursuivre, de me donner encore plus dans mes écrits. Et autant vous le dire de suite, écrire est une passion pour moi. Déjà au collège, je voulais écrire un livre dont le thème était le fantastique. Certes, j'ai grandi et abandonné l'idée, mais ce n'est pas pour autant que mon envie d'écrire et ma passion de l'écriture ont disparu. Non, j'ai découvert que j'adorais gratter ma plume pour mettre au point des fictions concernant House M.D. Que j'avais ce besoin d'écrire ce qui me venait à l'esprit. Tout ce blabla pour quoi déjà ? Ah oui, pour vous remercier une fois de plus de votre soutien. J'espère ne pas vous décevoir avec cette suite, qui comme je vous avais prévenu précédemment, pourrait vous faire verser quelques larmes si vous avez tendance à rentrer dans la peau du personnage. Moi même j'ai cru que j'allais pleurnicher comme une madeleine en l'écrivant. Sur ce, je vais vous laisser lire.
Croux49 : Encore et toujours merci pour ta review. Le fait que tu considères mon précédent chapitre comme un joyau m'a beaucoup touché. Tu peux pas savoir à quel point j'étais émue de lire ça ! Et je voulais t'avouer .. J'ai pas des actions chez Kleenex, c'est moi qui dirige la boîte de façon secrète. C'est pour ça que je vais verser autant de larmes ! [Ouais on y croit tous hein xD]. En tout cas, je suis ravie qu'il t'ait plu mon chapitre 7 petite accro. Et j'espère que le 8 sera tout autant à ton goût. Je dois avouer que j'aime rendre Rachel adorable, parce que je la trouve vraiment trop chou cette petite. Et je me dis qu'elle serait très utile pour un rapprochement Cuddy/House si ça devait arriver. Pare que malgré son jeune âge, je me doute qu'elle ait bien compris qu'il était l'homme qu'il fallait pour sa maman. Au sujet de "Jersey_Gentlesuperman", je ne peux toujours rien dire sur lui. Sadique que je suis, je veux faire durer le suspense, alors va falloir attendre encore un peu LOL ET tu vois, j'ai pas pu résister à l'envie de poster la suite, tellement je n'ai pas voulu te rendre en manque et risquer ta vie. N'est-il pas chou mon geste ? [Ouais, ça m'arrive de mettre mon sadisme de côté pour faire place à une douceur sans égal :D]. Bon, parlons du chapitre 8. T'as pensé aux mouchoirs ? J'espère ... Parce que niveau sentiments de Lisa, j'ai pas mal développé. Donc comme tu peux t'en douter, j'ai montré combien elle était encore troublée, perdue. Et autant dire que j'y suis pas allée avec le dos de la cuillère, puisque j'ai moi même failli pleurer en l'écrivant. Et en la relisant. Alors c'est pas peu dire pour une non-émotive que l'on dit même 'sans coeur' comme moi. Et encore merci pour ton soutien ! Et, une dernière chose : je ne sais pas comment me vient l'inspiration mais ... Je dois avouer que j'en manque rarement. Je sais pas, j'ai une imagination si débordante que j'ai toujours plein d'idées en tête. Alors si un jour tu as besoin d'un coup de main, n'hésites pas ^^ Allez, j'arrête de déblatérer des trucs qui servent quasi à rien, et sur ce je vous souhaite une bonne lecture à tous ! A bientôt !
Chap' 8
Ces propos la firent fondre. Décidément, cet homme savait manier les métaphores à la perfection ! Tout comme … Oui, encore lui. Tout comme House …
« Et pourtant, pourtant on en redemande encore. Personne ne peut se passer d'amour, même le plus grand des misanthropes. Nous sommes fondamentalement programmés pour tomber amoureux, même si on le désire pas. On ne peut rien faire, on ne peut pas s'empêcher d'aimer quelqu'un, même s'il s'agit du pire des cons. Chaque être est unique, irremplaçable. Mais ça fait mal .. »
Elle envoya son message, ravalant par la même occasion ses larmes. Parler avec cet homme lui faisait du bien, car elle sentait qu'elle pouvait se confier à lui. Qu'elle pouvait lui avouer ce qu'elle avait sur le cœur et dont elle ne pouvait pas parler à Wilson, Julia, Rachel ou même Arlène. Non, avec lui, elle pouvait parler de tout, sans craindre qu'il la juge. Et c'est ce qui commençait à lui plaire chez lui.
Elle sentit alors sa fille glisser un peu plus contre elle, et remarqua qu'elle s'était endormie. Alors doucement, elle la déposa à côté d'elle, se leva et la reprit dans ses bras avant de la coucher dans son lit. Elle positionna Doudou sur elle, lui embrassa le front, et sortit de la chambre à pas de velours.
Elle rejoignit sa chambre, et regarda l'heure. Déjà 22h45, elle n'avait pas même vu le temps passer ! Et dire qu'elle devait encore remplir deux bonnes piles de dossiers ….
« Vous avez totalement raison à ce sujet. Et vous savez quoi ? Je vous apprécie. Vous n'êtes pas comme les autres femmes que je connais. Vous êtes plus … Plus posée. Vous semblez davantage comprendre ma situation, vous ne me jugez pas comme le font les autres. Non, vous ne vous arrêtez pas à l'apparence ou à de futiles détails. Et c'est quelque chose qui me plaît. »
Un large sourire illumina alors ses lèvres. Quoi de plus touchant qu'un tel compliment ?
« Je vous plais ? Nous ne sommes pourtant encore jamais vu, vous ne m'avez même toujours pas dit votre prénom. Bien que je vous trouve tout autant plaisant … »
« Gregory. Mon prénom est Gregory. Mademoiselle est-elle satisfaite maintenant que je lui ai dévoilé ce détail tout à fait insignifiant ? »
Son portable manqua alors de lui échapper des mains. Gregory … Non, ce n'était pas possible, ça ne pouvait pas être lui ! Il n'y pas qu'un Gregory sur la Terre, non ? Alors pourquoi ça ne pourrait pas être un autre que celui qu'elle avait connu, qu'elle connaissait ? Le hasard fait bizarrement les choses, ça devait sans doute être une coïncidence supplémentaire …
Elle ne savait même plus quoi dire, quoi répondre, tant elle avait été surprise. Si bien que cinq minutes plus tard, elle n'avait toujours pas répondu, lorsque son portable vibra à nouveau.
« On s'est endormi sur ses dossiers ou bien on ne veut plus me parler ? »
« Je … Pardon, j'étais dans mes pensées ... »
« C'est à cause de mon prénom ? Il vous déplaît ? »
« Non non justement, bien au contraire … C'est parce que c'est le prénom de mon ex-compagnon alors .. ça m'a rappelé des souvenirs, que j'aurais sans doute préféré oublier ... »
« Alors oubliez mon prénom si vous voulez, ça ne me gêne pas. Si ça peut vous faire aller mieux, oubliez moi carrément. Ou bien renommer moi à votre guise ... »
« Non non je .. Je dois aller de l'avant. Je ne vais pas changer le prénom que vos parents vous ont donné sous prétexte que cela me fait penser à de 'vieux' souvenirs. »
« Allez Lisa, n'y pensez plus, et mettez vous donc un peu à vos dossiers, sinon vous n'aurez jamais terminé ! N'ai-je pas raison ? »
A nouveau, elle afficha un léger sourire. Cet homme savait lui faire retrouver une certaine jovialité, même si elle n'était que passagère !
« Monsieur désire se débarrasser de moi ou quoi ? »
« Au contraire, plus vite vous aurez commencer à les remplir, plus vite vous aurez terminé, et plus vite je vous aurais rien que pour moi. Ingénieux, non ? »
Cette fois, elle se mit à rire. Vive la modestie !
« On va dire ça comme ça hein ! Pour ne pas blesser votre ego d'homme qui aimerait être intelligent. »
« Mais dis donc, c'est qu'elle mord la déesse ! Heureusement que je ne suis pas près de vous, sinon je crois bien que vous m'auriez émasculer, je me trompe ?;) »
Une fois de plus, son rire résonna dans la chambre avant qu'elle ne mette sa main devant sa bouche pour étouffer son éclat de rire, ne voulant surtout pas réveiller sa fille.
« Vous seriez bien embêté, n'est-ce pas ? Votre ego en prendrait un sacré grand coup, et je ne parle même pas de votre masculinité ! Surtout en étant autant humilié par une femme, non ? »
« Mais pas par n'importe quelle femme hein, alors ce serait une humiliation honorifique, non ? Et cela signifierait que j'aurais eu la chance de vous approcher, alors ça ne serait pas pour me déplaire.»
Elle passa sa langue sur ses lèvres. Sérieusement, bien qu'elle n'ait encore jamais vu cet homme, il lui plaisait. Sa façon d'être, de parler …
« Monsieur n'est pas fatigué de se vanter ? Parce que je suis sûre que votre 'engin ' n'est pas à la hauteur de ce que vous laissez sous-entendre ! »
« Oh, mais Mademoiselle est joueuse ? Aurait-elle envie de vérifier que mon 'engin', comme elle le surnomme, est à la hauteur ? Je suis sûre que vous êtes une coquine. ;) »
Elle riait. Comme ça ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Depuis … Depuis le départ de House. Elle se mordilla alors la lèvre inférieure, se rendant compte à quel point celui-ci avait contribué à son bonheur, à sa jovialité. Combien il l'avait certes fait souffrir, mais combien il l'avait rendu heureuse aussi. Combien il avait toujours été là pour veiller sur elle, à sa façon. Et à nouveau, le sourire illuminant ses lèvres disparût. C'est dingue comme le Diagnosticien l'avait rendu accro. Addict à lui. C'était difficile à croire, surtout pour une 'femme de sa trempe'. Mais c'était la vérité. Il lui manquait affreusement, et un vide, que dis-je un précipice énorme s'était comme installé en elle. Causé par l'absence de son ex-compagnon.
Elle ne s'en rendait pas même compte, mais depuis qu'il avait disparu, elle passait du rire aux larmes. De la joie à la tristesse. Du sourire à la moue malheureuse. Comme un malade atteint de bordeline. Jamais auparavant elle n'aurait cru connaître une chose pareille, et pourtant c'était ce qui lui arrivait. Et malheureusement pour elle, elle ne pouvait se contrôler.
« J'ai dit quelque chose de mal Lisa ? Ou bien vous vous êtes endormi parce que je suis trop ennuyeux ? »
Elle respira un bon coup, chassant les larmes qui lui obstruaient la vue. Fouillant en elle en quête du courage nécessaire pour se reprendre en main.
« Non non ce n'est rien … Juste un coup de blues passager, rien de bien important ... »
« Ça me fait mal de vous savoir comme ça … Vous n'avez pas un ami qui vous permettrait de vous changer les idées? Je veux dire, quelqu'un qui pourrait vous faire oublier vos soucis, car apparemment je ne contribue pas vraiment à vous rendre plus heureuse mais plus triste ... »
« Il y a bien un ami … Mais celui-ci est tout aussi perdu que moi à ce qu'il me semble comprendre. Car c'était le meilleur ami de mon ex, et il nous a tous les deux abandonné du jour au lendemain, sans donner aucune nouvelle. Je ne sais pas même s'il est en vie ! Ni moi, ni Wilson n'avons de nouvelles. Et il est tout aussi inquiet et soucieux que moi ... »
« Wilson? C'est votre ami commun c'est ça ? »
« Exactement. Un homme en or, et l'un de mes employés. Un brillant oncologue. »
« Cancers, c'est ça ? Pardonnez-moi de vous demander à chaque spécialité médicale, mais je préfère m'assurer que je ne fasse pas fausse route. »
« Vous ne vous êtes pas trompé, félicitations ! Mais je parie que je vous ennuie avec toutes mes histoires et mes sautes d'humeurs ... »
« Rassurez-vous, ça ne me dérange pas ! Au contraire, je suis plutôt ravi, voire même honoré que vous parveniez à vous confier à moi de la sorte. J'ai l'agréable impression d'être votre confident, comme si vous pouviez poser votre tête sur mon épaule qui épongerait toutes vos larmes, toute votre douleur grâce à sa super capacité absorbante ! »
Décidément ce Gregory était un maître dans l'art de mêler 'tendresse, compassion', et humour ! Ce qui n'était pas pour déplaire la jeune femme. Bien qu'en même temps, cela lui fasse repenser à son ex-compagnon qui avait toujours été un pro pour la faire rire, ou pour trouver comment lui rendre le sourire lorsque ça n'allait pas.
« Pour reposer ma tête sur votre 'super épaule', encore faudrait-il que je vous vois au moins une fois, non ? Alors que je ne sais pas même à quoi vous ressemblez .. »
« Robert Pattinson. Ian Somerhalder. Brad Pitt. Georges Clooney. Jonnhy Depp. Antonio Banderas. Arnold Schwarzenegger. Sylvester Stallone. Je peux être celui que vous désirez. Façonnez moi à votre guise, faîtes de moi l'homme de vos rêves. »
« Je ne veux pas que vous changiez pour moi, pour me faire soit-disant plaisir. Je veux juste que vous soyez vous même. Vous découvrir en tant que 'Gregory', et pas inventer une image fausse de ce que j'aimerai que vous soyez.»
Ses mots à elle résonnèrent dans sa tête. Ne pas changer, c'était justement ce qu'elle avait demandé à House. Et pourtant, lorsqu'elle avait décidé de rompre, c'est ce qu'elle lui avait reproché. D'être resté lui même, même s'il s'était tout de même amélioré. Elle l'avait connu dépendant à la Vicodin pendant des années, et pourtant elle l'avait largué pour deux pauvres cachets. Alors qu'il tentait du mieux qu'il pouvait d'être là pour elle, de lui montrer son soutien face à la peur qu'il avait de la perdre.
Pourquoi donc ressentait-elle ce besoin de tout ramener à lui ? Pourquoi ce besoin de se remémorer tous ses souvenirs là, qui blessent quand on y repense parce qu'on regrette d'avoir laisser passer ce bonheur éphémère ?
A nouveau ses larmes roulaient sur ses joues. Comme de plus en plus souvent ces derniers temps. Même à l'hôpital, il lui devenait difficile de dissimuler ses yeux rougis et bouffis, sa mine triste et son manque affectif. Elle évitait d'ailleurs le plus possible le Département Diagnostiques, que dirigeait à présent le Docteur Foreman. Elle évitait aussi ce cagibi au troisième étage où ils leur arrivaient de se retrouver pour une partie de jambes en l'air lorsque l'envie était trop présente et qu'ils ne pouvaient plus se retenir. Bref, elle évitait au maximum tout lieu qui lui rappellerait trop l'absence de son ex petit-ami. Mais c'était peine perdue, car la façade même du PPTH lui faisaient penser à lui. Il était clairement impossible qu'il sorte de sa tête, que sa pensée cesse d'obnubiler la Doyenne.
« Puisque vous me le demandez, je ne changerais pas. Je vous promet de me dévoiler davantage à vous, de vous montrer mon visage, même de vous voir si vous le désirez, mais soyez patiente s'il vous plaît. Je ne veux sûrement pas précipiter les choses, et encore moins vous faire fuir. Je sais que ce que je vous demande peut paraître étrange, mais c'est comme ça. »
Ces mots firent naître un léger sourire sur ses lèvres acidulés. Certes, elle ne savait pas combien de temps il faudrait à ce 'Greg' pour se dévoiler à elle, mais il lui avait promis. Et elle sentait bien qu'il tiendrait sa promesse.
Elle griffonna alors rapidement sur deux dossiers, histoire d'avancer au moins un peu. Elle avait envie de les envoyer balader au loin, d'avoir une soirée tranquille rien que pour elle. Mais pour faire quoi ? Elle n'avait plus personne pour l'attendre dans son lit le soir, plus personne dans les bras de qui elle pourrait s'endormir. Plus personne pour la réveiller en pleine nuit sous prétexte qu'une 'belle érection' se soit profilée et qu'il 'ne faille pas manquer ça ! '. Plus personne pour balader ses mains sur son corps la nuit, pour caresser sa peau à travers le fin tissu qui recouvre son corps. Plus personne pour la faire gémir des heures durant, la faire trembler aux prises d'un violent orgasme, plus personne avec qui elle pourrait reprendre doucement son souffle après une folle partie de jambes-en-l'air. Plus personne à qui conter sa journée, plus personne pour chasser ses larmes, sa tristesse, plus personne pour la faire rire aux éclats. Elle le savait, jamais elle ne retrouverait quelqu'un comme House. Il était bien trop unique, personne n'arrivait à sa cheville aux yeux de la jeune femme. Et quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle pense, quoi qu'elle voit, tout la ramenait insatiablement à lui. Il finissait toujours à lui manquer bien plus encore. Un peu comme lorsqu'ils étaient à la FAC, et qu'il était parti sans même lui dire au revoir, ou lui expliquer pourquoi. Et dire qu'elle n'en avait su la vraie raison que bien des années plus tard, au cours de cette 'boum' dans l'hôtel. Cette 'boum' ayant pour thème les années 80. Cette fête où il avait débarqué vêtu comme dans les années 1800, alors qu'elle s'était transformée en une sublime Jane Fonda. Cette fête où il lui avait alors révélé qu'il avait voulu l'appeler, lui demander si elle croyait un avenir possible ensemble mais que son départ de l'université l'avait alors décourager, sous prétexte qu'il ne pourrait alors plus la voir. Et dire que ce jour-là, elle était partie comme une voleuse, regrettant alors de lui cacher la vérité. Regrettant de lui dissimuler sa relation avec le Détective Lucas Douglas. Il lui en avait voulu, elle le savait. Mais il avait eu sa revanche un an plus tard, alors qu'elle rompait ses fiançailles pour retrouver les bras du Diagnosticien. Car ce jour-là, elle avait enfin accepté le fait qu'elle avait des sentiments pour lui, et elle s'était décidée à les lui révéler.
Elle se souvenait encore parfaitement de cette nuit-là, elle n'avait oublié aucun détail. Perdre leur patiente commune les avaient fait profondément réfléchir. Elle avait bien vu qu'au travers du supplice d'Hannah, House avait du refaire face à sa propre douleur. A ce cruel dilemme dont il avait été la victime bien des années plus tôt à cause de l'incompétence de certains médecins à diagnostiquer un infarctus. Ses paroles envers lui n'avaient alors pas été douce du tout, car elle se rendait compte que malgré ses fiançailles, il tentait de se raccrocher le plus possible à elle. Que si elle était bien décidée à aller de l'avant, ses sentiments l'en empêchaient. Elle avait vu combien il demeurait meurtri, combien il souffrait. Et combien elle l'aimait …
Elle avait rompu d'avec Lucas, lui expliquant clairement ses raisons, lui indiquant même qu'elle ne reviendrait jamais auprès de lui car il n'était finalement pas l'homme dont elle avait besoin. Elle avait ensuite filé au plus vite chez son employé, avec la ferme impression qu'il s'apprêtait à faire une connerie. Et elle avait eu raison, puisqu'elle était arrivée pile à temps pour l'empêcher d'avaler les cachets de Vicodin. Comme poussée par un courage sans bornes, elle lui avait tout déballé. Il s'était relevé avec son aide, plantant son regard dans le sien. Là, elle avait compris que leurs sentiments étaient partagés. Il avait alors eu peur d'halluciner à nouveau, mais elle l'avait rassuré. Lui montrant que cette fois, c'était bel et bien réel. Ils avaient unis leurs lèvres, leurs langues, s'offrant un baiser merveilleux. Leurs doigts s'étaient entremêlés, comme pour les unir une bonne fois pour toute. Puis avait suivi une journée riche en parties de jambes-en-l'air et en événements. En fin d'après-midi, elle avait d'ailleurs cru que tout serait terminé, qu'il voudrait rompre. Mais non, il avait juste eu peur qu'elle s'aperçoive tôt ou tard qu'il n'avait pas changé, qu'il continuerait de la faire souffrir. Mais au final, ce fut la naissance de quelque chose de bien, d'une romance certes pas rose, assez noire, mais au moins débordante d'amour.
Et dire qu'à présent, tout était fini … Une nouvelle fois, elle éclata en sanglots. Elle accumulait bien trop en elle en ce moment, elle ne tenait plus. Si elle avait été suicidaire, elle en aurait d'ailleurs terminé depuis un moment avec la vie. Mais heureusement, elle ne l'était pas. Juste déprimée par la 'disparition' de l'homme qu'elle avait rejeté mais qu'elle aimait toutefois. Son téléphone entre les mains, ses larmes roulaient sur ses joues bien pâles, emportant avec elle les maigres traces de maquillage qu'elle portait. Ses petites perles salées venaient se perdre dans le creux de sa poitrine, s'écraser sur ses mains ou encore se perdre dans ses draps. Ses sanglots saccadaient sa respiration, la faisant alors hoqueter. Elle se lova dans son lit, en position fœtale, son Blackberry toujours dans ses mains. Elle se sentait si mal …
TBC ...
