J'espère ne pas vous avoir trop fait attendre pour la suite _ Mais j'ai d'excellentes excuses ! Bon OK, pas aussi excellentes qu'elles peuvent le paraître, mais elles sont largement suffisantes pour me faire pardonner. Car oui, même si je n'ai pas posté de suite à "You're in my veins" depuis 9 jours [Mais en fait, j'ai pas autant tardé que ça o_O xD]. Breeeeeeef, je vous avais prévenu au chapitre précédent, cette suite est disons .. Spéciale, pour ne pas spoiler sur ce que j'y raconte. Vous découvrirez par vous-même au fur et à mesure de la lecture ! Je sens que vous allez me lancer des pierres, des briques, mais je les esquiverais au mieux ! [Et Clémence, je t'interdis de dire quelque chose à ce sujet *grr* *yeux de la mort qui tue*]. Mais bon, ce qui va arriver était nécessaire pour un passage qui fera sans doute partie du prochain chapitre, et qui lui est vraiment d'un autre genre. Le genre de chose que je ne fais jamais d'ordinaire, mais qui là va innover. Bon allez, trêve de bavardage, je vous laisse lire tranquillement ! Et sur ce, à bientôt ;)


Chap' 12

- Lâches moi Jerry, fit-elle d'une voix sèche.
- Lisa, je t'aime vraiment, j'ai envie de quelque chose avec toi …

Il sentit alors une main appuyer fortement sur son épaule. Une main qui le força à lâcher la jeune femme et à se retourner.

- Vous ! Vous êtes celui qui a essayé de la tuer ! S'étouffa-t-il.
- Non. Je suis celui qui n'a pas pu supporter de la perdre.

Le banquier attrapa son portable, prêt à composer le 911. D'un habile coup de poing dans le poignet, Lisa envoya valser le combiné.

- Mais … Pourquoi tu as fait ça ? Il a voulu te tuer !Bafouilla alors Barrett.

Pour toute réponse, elle vint se blottir dans les bras de son compagnon, qui resserra l'emprise de ses bras sur la taille fine de celle-ci.

- Il n'a jamais voulu me tuer, répondit-elle sèchement.
- Lisa, j'étais là ce jour là, il a foncé sur toi en voiture et a détruit ta façade simplement pour une brosse !
- Tu ne peux pas comprendre, et tu ne comprendras jamais. Dégages de suite de chez moi. Je ne veux plus jamais te voir ou avoir affaire à toi. C'est clair ? JAMAIS PLUS !
- Lisa, il ne te mérite pas … tenta-t-il de la raisonner, tandis qu'House ne parlait pas, gardant simplement sa compagne dans ses bras.
- Parce que toi tu me mérites ? Je ne crois pas non. Sinon tu aurais compris depuis le début qu'avec toi j'étais mal. Qu'avec n'importe qui j'étais mal. Mal depuis que j'avais rompu avec House. Mais non, tu voulais m'attirer tout de même dans ton lit. Tu n'as même pas compris quand je t'ai demandé de me déposer devant un appartement et qu'ensuite Wilson m'a ramené chez moi. Non, tu étais aveugle. Même ma fille avait compris que ça n'allait pas !

Elle lui adressa alors un regard incendiaire, avant de se tourner vers House et de poser sa tête sur son épaule, les yeux clos. Il la serra tout contre lui, ses bras formant comme un bouclier autour d'elle. Comme s'il craignait qu'on ne la lui prenne. Jerry, impuissant, baissa les bras. Il l'avait bien appris durant les quelques mois qu'il avait 'fréquenté' la jeune femme, lorsqu'elle avait une idée ou une opinion, impossible de la lui faire changer. Tête baissé et sans un mot, il retourna dans la salle à vivre, où il retrouva la cadette de la Doyenne. Les deux amants eux, demeurèrent un peu dans le couloir, ne voulant pas se séparer de suite.

- Tu devrais retourner avec tes 'invités' Lisa, ils vont jaser sinon …chuchota-t-il au creux de son oreille, chatouillant alors son lobe avec sa barbe de trois jours.

House n'avait pas totalement tord. Wilson devait être fort gêné, seul au milieu de Cuddy #2 et du prétendant potentiel pour son aînée qu'elle avait amené avec elle. Surtout que ce dernier était revenu avec une mine déconfite, à la limite de la peur. Qu'avait-il donc pu se passer là-bas ?

Pendant ce temps, l'Endocrinologue s'enivrait du parfum, de l'odeur corporel de l'homme qu'elle aimait. Il avait raison, elle allait devoir rejoindre le salon. Mais cela signifiait quitter ses bras, et pour le moment elle n'en avait pas réellement envie. Le fallait-il vraiment ? Sans doute, vu à quel point Julia semblait en vouloir au médecin. Le cœur de la jeune femme était donc partagée entre l'envie de se pavaner au bras de House devant sa petite sœur, ou bien continuer de dissimuler son retour pour préserver leur histoire ? C'est toujours dans des moments comme cela que les choix sont le plus difficiles à réaliser.

Et pourtant, son compagnon sembla avoir compris ce qui la tracassait, car avec un seul baiser, il parvint à faire s'envoler tous ses soucis. Il avait un tel pouvoir pour ça !

- Allez Patronne, va les rejoindre, je jouerais avec tes sous-vêtements en attendant, lui susurra-t-il, amusé.
- Tu touches à ça, je peux t'assurer que je me vengerais! Rétorqua-t-elle aussitôt.
- Sunshine, un jour tu comprendras que tu ne me fais pas peur du tout avec tes menaces, et ce jour là tu te rendras compte que je suis plus fort que toi …S'empressa-t-il d'ajouter d'un ton confiant.

Elle le défia alors faussement du regard, avant qu'il ne la rapproche une dernière fois de lui pour unir leurs lèvres avant de la laisser regagner le salon. Il disparut alors aussi vite qu'il put dans la chambre de la jeune femme, qui s'empressa de retourner avec ses invités. Et elle sentit bien un froid se dessiner dans l'atmosphère à peine avait-elle franchi l'encadrement de la porte. Barrett fixait le sol la mine totalement déconcertée, James fixait anxieusement son bipper comme s'il espérait de la sorte le voir sonner et pouvoir partir d'ici pour une prétendue urgence tandis que Julia jouait nerveusement à faire claquer ses ongles sur le rebord de la table. Lisa pénétra donc dans la pièce après avoir laissé échapper un soupir, et se posta devant eux. Jerry et Wilson avaient-ils tenu leur langue vis-à-vis de House ? Julia était-elle au courant ? A cet instant précis, tout ce que la jeune femme désirait, c'était de ne pas faire de gaffes. Elle allait donc devoir prendre toutes les précautions du monde …

- Café, thé, chocolat ?Proposa-t-elle alors histoire d'avoir une raison pour pouvoir quitter cette pièce dont l'atmosphère devenait trop pesante.

Une fois les 'commandes' prises, elle rejoignit rapidement la cuisine. Après s'être saisie de quatre tasses, elle prépara les cafés, en prenant bien évidement tout son temps. Elle prépara aussi un chocolat chaud dans une cinquième tasse. Elle prit ensuite les quatre premières, qu'elle déposa sur la table du salon afin que chacun des invités prenne la sienne, et une fois une première gorgée de la sienne avalée, elle s'excusa à nouveau auprès d'eux, prétextant amener son chocolat à Rachel.

Alors qu'elle poussait la porte de la chambre de l'enfant, elle l'entendit rire. Un large sourire se dessina aussitôt sur ses lèvres tandis qu'elle découvrait la raison de ce fou rire. Sa fille jouait avec House à empiler des cubes sans les faire chuter, et apparemment il avait failli à sa mission en faisant s'écrouler une des tours de leur forteresse. Touchée par le spectacle qui s'offrait à ses yeux, elle se rapprocha d'eux, et vint s'accroupir un peu au sol, son buste appuyé sur le dos de son compagnon. Ni une ni deux, il se retourna et la saisit dans ses bras, la faisant basculer totalement sur lui. Il lui offrit alors un nouveau baiser, pendant que Rachel riait aux éclats en les regardant faire.

C'était peut-être peu aux yeux de certains, mais cela comptait énormément pour Lisa. Ce genre de petits détails, de petits moments avec lui. Si insignifiants, et qui pourtant représentait plus que tout pour elle. Qui la rendaient heureuse, tout simplement.

Malheureusement, ils furent dérangés par des pas qui se stoppèrent au niveau de l'encadrement de la porte. Aussitôt, Gregory se détacha de sa compagne, avant qu'elle ne comprenne pourquoi. Mais une toux forcée se fit entendre, et la Doyenne tourna la tête vers la direction d'où provenait le bruit. Et merde ….

Julia se tenait debout devant l'encadrement de la porte, fixant les deux amants d'un regard plutôt noir.

- Rachel, va voir Wilson dans le salon, il voudrait te montrer quelque chose, fit-elle simplement en s'adressant à sa nièce.

Elle suivit ensuite celle-ci sans dire un seul mot. Les deux amants eux, étaient restés comme pétrifiés, assis sur le sol, Lisa toujours dans les bras de House. Ni l'un ni l'autre ne bougeait, ne sachant comment la petite sœur de la Doyenne allait réagir.

A peine deux minutes plus tard, Cuddy #2 rejoignit de nouveau la chambre de l'enfant, mais cette fois avec une main dans le dos. Les deux médecins se regardèrent, ne se doutant pas de se qu'elle dissimulait derrière elle. Ce ne fut que lorsque le regard de Lisa croisa celui de sa jeune sœur qu'elle comprit. Elle s'apprêtait à faire une bêtise …

Une demi-seconde à peine s'écoula avant que Julia ne dégaine un couteau de derrière son dos. Aussitôt, elle voulut se jeter sur House. Il eut tout juste le temps de se détacher de sa compagne, et de la pousser sur le côté pour la protéger, avant de rouler sur lui même pour éviter la lame tranchante. Lisa avait alors les yeux grands ouverts, comme si ce qui se déroulait devant elle était irréaliste. Mais qu'est-ce qui avait pris à sa cadette pour qu'elle se comporte de la sorte ? Avait-elle totalement perdue les pédales ? C'était ce qui semblait se dérouler …

Nouveau coup de couteau, qui manqua de peu la joue de House. Celui-ci essaya de repousser son agresseur, qui se jeta alors une fois de plus sur lui. Mais cette fois-ci, Lisa s'était elle-aussi ruée sur son compagnon afin de désarmer Julia.

Et ce qui devait fatalement arrivé … Arriva. Un mauvais mouvement de Cuddy #2, et le couteau vint se loger dans la poitrine de son aînée, non loin du cœur, et celle-ci s'écroula instantanément sur le sol. Aussitôt, la cadette se recula, constatant l'horreur de son geste. Jamais elle n'avait voulu ça …

House lui, ne chercha pas même à réfléchir. Il fit valser au loin la lame, et se rapprocha de sa compagne. Il ausculta rapidement la plaie, veillant à ne pas aggraver les choses.

- Je .. Je ne voulais pas faire ça … Je ne voulais que son bien … pleurnicha Julia, repliée sur elle-même dans un coin de la chambre.
- Ouais ben là c'est un peu tard pour regretter, vous trouvez pas ?Cracha-t-il, sur les nerfs du fait qu'il soit arrivé quelque chose à la seule femme qu'il aimait.

Il attrapa son portable, et composa le 911. Il attendit ensuite qu'on lui réponde, avant d'expliquer la situation.

- «Jeune femme de 45 ans victime d'un coup de couteau qui semble avoir touché le poumon gauche. Hémorragie peu importante, mais elle est évanouie. J'ai besoin d'une ambulance pour le Princeton Plainsboro Teaching Hospital, au 44 Moan Street. Et faites vite ! »

Il raccrocha ensuite, reportant son attention entière sur sa compagne, alors que la cadette de celle-ci poursuivait ses jérémiades repliée sur elle-même dans son coin. Sur son visage, l'inquiétude se dessinait chaque instant un peu plus. Il craignait pour sa compagne, il craignait de la perdre. Il avait besoin d'elle dans sa vie, elle … Elle était comme une partie de son âme. Comme si .. Comme si elle coulait dans son sang, comme si elle affluait dans ses veines. Il l'aimait sincèrement, tout simplement.

Il se tourna ensuite vers la sœur de la Doyenne, qui n'avait aucunement bougé. Il s'éclaircit alors un coup la gorge afin qu'elle lui fasse face.

- Allez au salon. Dites à Wilson de venir, et partez avec votre 'pseudo-ami' que vous vouliez caser avec Lisa avant que les secours n'arrivent. Prenez Rachel avec vous, je ne veux pas qu'elle voit ça. Je ne veux pas qu'elle voit sa mère dans un tel état, ça pourrait la traumatiser. Mais partez loin d'ici, et ne revenez pas avant que je vous en ai donné l'autorisation.

Il avait usé d'un ton froid, autoritaire. Mais il lui fallait être catégorique, c'était nécessaire. Il devait protéger Lisa, il devait protéger Rachel. Et s'il voulait protéger sa compagne, il se devait d'éloigner la fillette le temps que la jeune femme s'en remette. Et éviter ainsi que Julia aille en prison pour son geste. Il trouverait bien un mensonge à déblatérer aux forces de l'ordre qui demanderaient sans nul doute des explications.

Cuddy #2 s'exécuta sans rien dire, et fila dans la pièce à vivre, les yeux rougis par ses sanglots, après avoir chargé quelques vêtements de sa nièce dans un sac à dos. Elle glissa quelques mots à l'oreille de Wilson, qui se leva le regard inquiet, avant de faire signe à Barrett d'y aller. Elle ébouriffa ensuite les cheveux de Rachel, et la prit dans ses bras. James tendit la veste de l'enfant, que sa tante lui enfila sans un mot.

- J'ai pas froid Tata, pourquoi tu veux que je m'habille ?Fit alors la petite, ne comprenant plus rien.

C'est vrai, pourquoi tout à coup on la préparait comme si elle allait sortir, alors que sa Maman n'était pas venue lui dire qu'elles allaient se promener ? Et puis pourquoi House n'était pas revenu au salon ? Et pourquoi tout le monde était bien silencieux ? Bon nombre de questions sans réponses se bousculaient alors dans l'esprit de la mini-brunette. La pauvre enfant ne comprenait plus rien, et elle avait envie de pleurer.

- Ta maman et House ont quelques petites choses de grand à régler, alors toi, Jerry et moi on va aller faire un tour, et ensuite tu viendras dormir à la maison avec tes cousines et ton oncle … répondit l'adulte en berçant Rachel tout doucement.
- Je veux dire au revoir à Maman et à Greg ! Rétorqua aussitôt cette dernière.
- Tu .. Tu ne peux pas, ils …

Le regard de la fillette s'obscurcit alors un peu plus, comme si elle voulait fusiller du regard sa tante du fait qu'elle ne la laisse pas voir ses parents. L'oncologue se sentit alors obligé d'intervenir, un pincement lui tiraillant le cœur. Il n'aimait pas voir Rachel comme ça, il s'était beaucoup attaché à elle. Mais il ne fallait surtout pas qu'elle découvre ce qui était arrivé à sa mère, où les conséquences pourraient être désastreuses.

- Ils ont du partir en urgences dans un hôpital aider des amis à eux qui en avaient énormément besoin, mentit-il. Mais ils étaient vraiment désolés de ne pas pouvoir te dire au revoir, ils m'ont fait promettre de te dire que si tu étais sage avec ta tante, tu aurais une surprise à leur retour.

A trois ans, on croit ce que les adultes nous disent. Ou au moins, en partie. Parce que l'on a pas encore réellement ce rapport au monde que l'on acquiert en grandissant, on a pas encore cette conscience de l'hypocrisie dont la société actuelle fait preuve. Alors comme tout enfant de son âge aurait fait à sa place, la petite Cuddy crut les propos avancés par le médecin. Il la serra un peu contre lui, avant d'embrasser timidement son front et de la confier de nouveau à sa tante. Puis, il la regarda s'éloigner dans la voiture en compagnie de Julia & Jerry, avant de se précipiter dans la chambre de l'enfant. Là, il y découvrit avec stupeur l'horreur de la situation. Sa Boss, allongée sur le sol, totalement inconsciente, et son meilleur ami à ses côtés qui lui tenait la main. Et chose qu'il avait très peu vu, il remarqua des larmes sur les joues de House. Oui, House pleurait. C'était la première fois que Wilson le voyait dans un tel état. Une preuve de plus que Cuddy comptait plus que n'importe qui à ses yeux …

- Mais .. Mais qu'est-ce qui s'est passé au juste ?Bafouilla alors James, avant de prendre la place de son ami auprès de Lisa, afin que ce dernier puisse s'appuyer un peu contre le mur.

House, se tenant la jambe, ne bougea presque pas. Il avait mal, vraiment mal. Il avait peur, vraiment peur. A tout moment, il lui semblait pouvoir perdre la seule femme qu'il avait jamais aimé. A tout moment, il lui semblait pouvoir se retrouver seul, sans la femme de sa vie …

TBC ...