Dans un geste d'extrême bonté, je me suis finalement décidé à vous mettre la suite aujourd'hui. Et j'ai calculé, je vous ai fait attendre seulement quatre jours, quel exploit ! Bon ok, en même temps je voyais bien que l'état de Lisa vous préoccupait pas mal, et que vous aviez besoin de savoir ce qui aillait se dérouler. Et bien voilà, vous allez pouvoir savoiiiir ! Et comme je vous avais prévenu un peu plus tôt, cette suite est quelque peu différente de ce que j'ai l'habitude de faire. Vous comprendrez assez rapidement lorsque la partie en question arrivera. Mais il fallait que je le fasse, je trouvais ça réellement nécessaire [Clémence tu te tais, j'ai pas pu faire autrement que de le dire lui xD]. Peut-être que vous aimerez, peut-être que vous n'aimerez pas. En tout cas, le passage en question (petit indice au passage, c'est le passage tout en italique) m'a permis d'appuyer sur quelque chose, que j'espère que vous analyserais comme je l'ai imaginé. Sur ce, bonne lecture !
Chap' 13
House, se tenant la jambe, ne bougea presque pas. Il avait mal, vraiment mal. Il avait peur, vraiment peur. A tout moment, il lui semblait pouvoir perdre la seule femme qu'il avait jamais aimé. A tout moment, il lui semblait pouvoir se retrouver seul, sans la femme de sa vie …
- House réponds merde ! Il s'est passé quoi ici ?S'époumona le criquet.
Le regard océan du médecin remonta alors , et se plongea dans celui noisette de son ami. Mais ce regard d'ordinaire électrisant avait perdu ses étincelles. Comme si ses iris se noyaient dans un chagrin sans nom. Wilson voyait son ami comme jamais il ne l'avait vu. Fragile, terriblement fragile.
- Le coup de couteau … Il était pour moi, parvint-il à articuler. Mais comme toujours, elle a voulu me protéger. Sauf que là …
Il ne dit alors pas plus. Sa voix tremblait, il avait réellement peur. Peur comme jamais il n'avait eu auparavant. Plus encore que lorsqu'il avait cru la perdre lorsqu'on lui avait découvert une masse dans l'un de ses reins. Non là, la peur était tout autre. Plus forte, plus grande, plus terrible, plus monstrueuse. Les yeux de Wilson devinrent alors tels des billes, il n'en revenait pas. Certes, il ne connaissait pas Julia autant qu'il connaissait Lisa, mais comment avait-elle pu en venir jusque là ? Elle était si remontée que ça contre le Diagnosticien ? Mais pourquoi ?
Une sirène se fit alors entendre dans l'entrée, tirant l'oncologue de sa torpeur. Il fit signe un signe de tête à House, lui indiquant qu'il allait accueillir les secours et les conduire à la chambre. Ce dernier ne broncha pas, se rapprochant simplement de sa compagne. Son meilleur ami disparut dans le couloir en courant, ne voulant pas perdre trop de temps. Car les minutes, les secondes étaient précieuses en ce qui concernait la survie de sa Patronne.
Pendant ce temps, Greg se pencha au dessus de la Doyenne, tenant son visage entre ses mains. Sa peau était fraîche, très fraîche. Il déposa alors un baiser sur ses lèvres, comme pour lui montrer qu'il était là, qu'il ne la quittait pas.
- Lisa, s'il-te-plait, restes avec moi .. Me laisses pas … Ne nous abandonnes pas Rachel et moi …fit-il alors, la voix cassé par l'émotion.
S'il arrivait quelque chose à Lisa, jamais il ne se le pardonnerait. Il le savait, il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour elle. Elle représentait tellement à ses yeux, bien plus qu'il n'oserait l'avouer.
Quelques fractions de secondes plus tard, les secours accoururent dans la chambre. Avec délicatesse, ils déposèrent la jeune femme aussi pâle qu'un cadavre sur le brancard, avant de repartir en direction de leur véhicule. Le Diagnosticien suivait le pas, boitant fortement. La douleur était à la limite du supportable, mais peu lui importait. La seule chose qui avait de l'importance à ses yeux pour le moment était la survie de sa compagne. Ça, et rien d'autre.
Un bref signe de tête à Wilson, et il s'engouffra dans l'ambulance. Il demeurait silencieux, aucun mot ne filtrait la barrière de ses lèvres. Non, il n'avait rien à dire. Pas de reproches ou de remarques cinglantes à faire aux ambulanciers et leurs manières de faire. Non, il demeurait désespérément silencieux …
Le véhicule se fraya un chemin à travers les rues heureusement peu encombrées de la ville. Chose plutôt rassurante pour le moment, le rythme cardiaque de la Doyenne semblait stade. Placée sous masque respiratoire, on aurait pu songer qu'elle dormait. Bien qu'une mine quelque peu effrayée ait laissé des traces sur son visage inanimé …
L'unité d'urgence du Princeton Plainsboro Teaching Hospital se dessina alors devant eux. Le véhicule se plaça devant l'entrée, où bon nombre de médecins attendaient déjà de pouvoir prendre en charge leur Patronne.
Les portes s'ouvrirent, laissant apparaître l'équipe du Diagnosticien, accompagnés d'internes. Ils avaient été rapidement prévenu de l'urgence, sans pour autant connaître l'identité de la patiente. Mais leur sang n'avaient fait qu'un tour lorsqu'ils avaient reconnu l'adresse à laquelle les secours devaient intervenir. Cuddy …
On la transporta d'urgences en soins intensifs, dans une chambre stérile. Les dégâts sur son organisme étaient plutôt importants, elle fût aussitôt placée dans un coma artificiel pour limiter ses souffrances. Mais néanmoins, elle demeurait magnifique. Son visage cristallin tellement pâle trônait au milieu de sa chevelure bouclée ébène, ses paupières ne frémissaient même pas. Elle était réellement magnifique. Magnifique mais si fragile …
Assis sur un fauteuil, dans une combinaison spéciale, House était là. Non, pour une fois il ne s'était pas débiné. Il était d'ailleurs hors de question de se débiner. Il tenait bien trop à Lisa pour l'abandonner. Certes, il avait toujours été un lâche, il avait bien souvent fuit les conséquences de ses actes, préférant se réfugier dans son malheur. Mais là, c'était tout autre. Non, là il ne comptait pas se morfondre dans la Vicodin ou tout autre analgésique. Non, il serait là, quoi qu'il arrive. Il l'aimait trop et ne voulait la perdre pour rien au monde.
Calé au fond de son fauteuil, il la contemplait. Les larmes affluaient dans ses paupières bleu océan, mais pleurer serait se montrer faible. Elle méritait un homme fort, pas une mauviette. Alors il s'interdisait de pleurer, il s'interdisait de prendre un comprimé contre la douleur. Sa main glissa sur la sienne, ses doigts se refermèrent sur la paume de la jeune femme. Elle d'ordinaire si pétillante, si débordante de joie, c'était comme si son corps n'était plus qu'une loque vide inactive. Image certes violente, mais néanmoins tout à fait adéquate.
Le vide. Une sensation étrange et apaisante à la fois. Des alentours blancs. D'une pureté égale à celle des nuages d'une journée printanière. Pas de petit vent frisquet, pas de douce brise qui vous fait frissonner. Non, rien ne troublait cette tranquillité apparente. Pas même le gazouillis d'un joyeux rouge-gorge. Rien …
Elle fit quelques pas, d'abord hésitante. Elle avançait doucement, observant en détails les alentours. Tout était si … Si étrange, si peu commun. Elle n'avait aucune idée d'où elle se trouvait, mais elle était sûre d'une chose : ce n'était pas un lieu habituel. Il lui sembla alors distinguer une silhouette au loin. Seule présence humaine dans ce lieu qui semblait si vide et toutefois si réconfortant …
Elle n'était pas même consciente de ce qu'elle faisait, tout ce qu'elle constatait c'était que ses pas la guidaient vers cet homme. Et, plutôt que d'être gagnée par la peur, un tout autre sentiment s'emparait d'elle. Il lui semblait reconnaître l'inconnu, bien que tout se bouscule dans sa tête. Elle n'avait pas peur, chaque nouveau pas la rassurait un peu plus.
L'homme s'assit sur un banc, et instinctivement elle continua de se diriger vers lui. Elle prit place à ses côtés sans un bruit, attendant qu'il se tourne vers elle. Ce qu'il ne tarda d'ailleurs pas à faire.
- Bonjour Lisa … rétorqua-t-il, tout à fait confiant.
- Papa … put-elle simplement répondre.
Ce n'était pas croyable. Son père. Assis à côté d'elle. Son père. Mort depuis bien des années. Était-ce possible ? Son imagination lui jouait-elle des tours ? Ou bien était-elle morte ? Elle n'y comprenait plus rien, et pourtant elle n'avait toujours pas peur.
- Tu es vraiment magnifique Chérie. Je suis si fier de ce que tu es devenue … Mon joyau, ma merveille, tu ne peux pas imaginer à quel point.
Les yeux de la jeune femme s'embuèrent sans qu'elle ne puisse rien dire, sans qu'aucun mot ne filtre la barrière de ses lèvres.
Les doigts d'Alvin parcoururent doucement la joue de son aînée, tandis que celle-ci ferma les paupières pour en apprécier d'autant plus la douleur et la sensation de sa peau contre la sienne.
- Papa … Je suis morte ? Parvint-elle alors simplement à dire.
- Oh non Chérie, ce n'est pas encore l'heure pour toi, fort heureusement. Tu as encore pas mal de choses à vivre, tu peux me croire.
- Alors qu'est-ce qu'il m'arrive ? Où suis-je ?
- En ce qui concerne le lieu, on pourrait considérer ça comme un transitoire. Ou quelque chose dans le genre.
- Alors je vais mourir, c'est ça ?
Il prit une grande respiration, joignant sa main à celle de la Doyenne. C'est fou comme sa fille était belle, comme elle avait bien grandi depuis qu'il avait quitté le commun des mortels. Depuis qu'il avait été arraché bien trop tôt à ceux qu'il aimait. Depuis qu'il les avait quitté sans même pouvoir leur accorder un ultime 'adieu'.
- Lizzie, je te l'ai déjà dit. Tu n'es pas encore morte, et tu ne mourras pas tout de suite. Tu as encore des choses à vivre tu sais. Tu as une famille qui t'aime, qui a encore besoin de toi. Un hôpital qui plongerait si tu n'étais pas aux commandes. Et un tas de gens qui tiennent à toi.
Elle baissa alors les yeux. Il avait peut-être raison … Lui qui n'avait jamais pu avoir la chance de voir sa petite-fille Rachel ou bien les filles de Julia. Lui qui avait tout juste connu House, lui qui était mort alors que son aînée, son précieux joyau n'était encore qu'une étudiante en médecine ...
Lisa avait alors de plus en plus de mal à retenir ses larmes. Voir son père, en 'chair et en os' devant elle, après toutes ces années vécues sans lui à ses côtés, c'était si étrange ! Et pourtant, elle n'avait toujours pas peur. Il n'y avait aucune raison d'avoir peur.
- Papa … Je suis désolée … bafouilla-t-elle, les yeux rivés sur leurs mains jointes, ses pupilles menaçant de libérer à un moment ou un autre une nuée de perles salées.
- Tu n'as pas à l'être Chérie. Tu n'es fautive en rien du tout. Si j'ai quitté le commun des mortels, c'était sans doute parce que je n'y avais plus ma place. Que j'avais déjà fait mon temps.
- Mais j'aurais du être présente ! J'aurais du être là, et moins plongée dans mes études. Je t'ai délaissé sous prétexte de vouloir réussir ma vie. Je me trompais Papa, j'ai tout raté !
- Enlèves toi de suite ces idioties de la tête jeune fille. Tu as réussi ta vie, je le sais. Regardes toi, tu es sublime. Tu as une fille tout aussi charmante, et un compagnon qui t'aime. Et avouons le, tu adores ton travail ! Et tu appelles ça rater ta vie ? Lisa, tu l'as parfaitement réussi, et tu la réussis encore.
Il caressait alors doucement les cheveux de la brunette, qui ne tarda pas à poser sa tête sur son épaule. Elle en avait besoin, tellement besoin. Mais elle prit rapidement peur lorsqu'elle remarqua que le corps de son père était froid. Tellement froid comparé au sien. Et puis, il n'avait plus son odeur qu'elle adorait trop, cette odeur qu'elle aimait tant humer lorsqu'elle était petite et aux proies d'un gros chagrin. Plus rien n'était pareil …
- Je suis loin d'avoir réussi ma vie Papa, je le sais … Je n'ai jamais pu tomber enceinte, et je ne le serais jamais. J'ai du me battre pour adopter Rachel, et je n'ai pas même été capable de l'accepter dès le début. J'ai failli la replacer à l'adoption au bout d'à peine quelques jours, je suis une mauvaise mère. J'ai fait souffrir mon compagnon, je l'ai quitté brutalement alors qu'il avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour rester à mes côtés. Je me suis voilée la face Papa, j'ai tout raté ..
Les doigts glacés d'Alvin parcouraient alors les pommettes de son aînée, tout doucement. Il voyait combien elle est restée la même, la petite Lisa qui se montre forte devant tout le monde mais qui au fond, est d'une fragilité naïve. La petite Lisa qu'il avait vu grandir, qu'il avait vu se battre pour se faire une place dans la société.
- Mais ta fille représente tout pour toi, ça se sent. Tu l'aimes énormément, je n'en doute pas une seule seconde. Et ton compagnon … Je l'ai très peu connu, tu le sais tout aussi bien que moi. Mais les rares fois de mon vivant où je vous ai vu ensemble, j'ai bien constaté cette complicité entre vous. Les regards que vous échangiez, cette façon que vous aviez de communiquer sans même avoir besoin de mots. Ta mère ne l'aimait peut-être pas trop, moi de mon côté j'avais peur qu'il te fasse souffrir, comme tout père craint pour sa fille, mais au fond de moi je savais que lui au moins te rendait heureuse.
Les iris bleues-grises de la jeune femme se plongèrent alors dans le regard quasi transparent de son paternel, et un faible sourire orna ses lèvres. Ce qu'il venait de dire était tellement poignant de vérité …
- Alors tu vas me faire le plaisir d'ouvrir les yeux, de rejoindre ceux qui t'aiment. Tu as encore de belles années devant toi Chérie. Je veux que tu en profites au maximum, que tu ne te laisses pas abattre par de petits tracas sans importance. Profites simplement de ce que tu as.
Elle hocha alors la tête, avant qu'il n'embrassa son front. Puis il se releva, et l'invita à faire de même, avant de lui indiquer un lieu qui semblait plus sombre que le reste. Un peu appréhensive, elle s'en approcha, saluant une dernière fois son père d'un grand signe de main. Mais tout devint brusquement noir … Plus aucune trace de luminosité ne perçait dans ce trou noir …
Un petit tressautement. Aussitôt, le médecin se retourna vers le lit d'hôpital, son regard se posant sur la patiente allongée. Il lui semblait avoir entendu quelqu'un bouger, mais ce n'était peut-être qu'une illusion …
Il guettait alors le moindre mouvement, dans l'espoir d'un réveil prochain. Mais apparemment, ce n'était pas pour maintenant.
Au fil des jours, la chambre se remplit peu à peu de fleurs. House n'aimait bien sur pas cet atmosphère, mais il savait que cela toucherait la jeune femme de voir combien les autres se souciaient de son état. Alors pour elle, il faisait ce sacrifice et ne jetait pas tous ces affreux bouquets hideux comme c'est pas permis et relativement démonstratif de l'hypocrisie des gens. Toute la Team du Diagnosticien était passé, tour à tour pour amener un petit quelque chose. Dans un premier temps, la présence de House aux côtés de Lisa les avaient surpris, surtout qu'ils savaient pour la plainte que celle-ci avait déposé au moment de l'incident de sa façade, mais Wilson s'était chargé de leur raconter brièvement que tout était réglé, et qu'entre Lisa & Greg, c'était reparti pour un tour. Habitués à ce genre de choses, Thirteen, Foreman, Chase et Taub n'avaient pas vraiment cherché plus loin, même si ce n'était pas la curiosité qui leur manquait. Mais pour Wilson, la situation était un peu plus compliquée à avaler. Lisa avait été placé dans la même chambre qu'Amber l'avait été quelques années auparavant. Et certes, l'eau avait coulé sous les ponts depuis, il y avait eu le nouveau passage de Sam dans sa vie, mais cela n'avait pas empêché le fait que la cicatrice du à la perte de la jeune blonde l'avait profondément blessé. Encore à ce jour, il lui parlait la nuit. Il continuait de verser des torrents de larmes en se forçant à contempler les derniers clichés qu'il avait de Mlle Volakis et lui. Mais pour son amie, il faisait l'effort de passer au dessus de la douleur qu'il s'infligeait, il se forçait à lui rendre visite. Peu importait que des sanglots lui bloquaient la gorge chaque fois qu'il pénétrait dans cette salle, il se devait de venir voir Lisa. Et House avait besoin de son soutien.
Le boiteux faisait les cent pas dans la chambre. Il avait mal à la jambe, terriblement mal. La pharmacie de l'hôpital n'était qu'à quelques mètres, il pouvait très bien marcher difficilement jusque là-bas et se faire parvenir de la Vicodin. Mais ce serait faillir à la promesse qu'il avait fait à la Doyenne. Et ça, c'était hors de question. Il lui avait promis, alors il était hors de question de jouer au con. Surtout aux vues de l'état dans lequel elle était. Il continuait donc d'arpenter la salle de long en large, s'appuyant sur le pommeau de sa canne. Il fallait que Lisa se réveille. Le plus rapidement possible. Cela faisait déjà une semaine qu'elle était plongée dans ce coma, une semaine qu'il ne voyait plus sa compagne bouger, elle d'ordinaire toujours à droite à gauche. Une semaine qu'il ne voyait plus un sourire orner ses sublimes lèvres pulpeuses lorsqu'il se trouvait à ses côtés. Une semaine qu'elle ne réagissait pas lorsqu'il lui tenait la main, une semaine qu'elle ne venait plus se blottir tout contre lui lorsqu'il la prenait dans ses bras. Une semaine qu'elle était là, immobile dans ce lit. Une semaine qu'il avait l'impression de l'avoir tué …
Il haïssait ce sentiment stupide. Il se haïssait de l'avoir laissé le protéger. Il s'en voulait qu'elle ait pris le coup de couteau dans la poitrine à sa place. Ça aurait du être dans sa poitrine que la lame aurait du se planter. Pas dans sa chaire à elle. Les sublimes jeunes femmes heureuses, épanouies et mères méritent de vivre, pas les infirmes ex-drogués, misogynes et profondément odieux avec les autres. Voilà ce qu'il ne cessait de se répéter mentalement, à s'en faire explosé la cervelle.
Toujours aucun mouvement de la part de la jeune femme. Sa fréquence cardiaque était un peu en dessous de la normale, mais rien d'inquiétant. House fit glisser son doigt sur le visage livide de sa Boss, tout doucement. Il avait besoin de ce contact, besoin de sentir qu'elle était toujours là. Besoin de sentir qu'elle n'était pas morte à cause de lui.
- Réveilles toi Lisa, je suis en manque de tes formes généreuses …lâcha-t-il dans un soupir roque.
Comme si cela suffisait à la faire sortir d'un coma. Il se traita alors mentalement d'idiot, se maudissant d'avoir pu croire un instant que cela permettrait qu'elle ouvre enfin les yeux. Elle devait se battre avec elle-même pour se libérer de ce sommeil, et les mots qu'il prononçait n'aideraient pas à grand chose.
Des pas se firent entendre au niveau de l'embrasure de la porte vitrée, mais il n'en tint pas cure. Peu lui importait qui venait de s'arrêter devant la chambre, tout ce qu'il souhaitait était que sa Dulcinée se réveille. Rien d'autre ne comptait plus au monde.
- On dirait qu'elle dort …constata la silhouette toujours postée devant la chambre.
Il se tourna aussitôt vers l'encadrement, afin de vérifier si la voix qu'il avait entendu était bien la personne qu'il pensait.
- Ça fait une semaine qu'elle est dans cet état, ajouta le Diagnosticien.
Son interlocuteur vint alors prendre place à ses côtés sur une chaise.
- Au moins, vous ne l'avez pas laissé tombé. Vous n'avez pas fuit, vous êtes resté à ses côtés nuits et jours.
- Comment vous le savez ? S'étouffa le médecin.
- Wilson me l'a dit. Tous les jours il m'appelle pour me donner des nouvelles d'elle. Et il m'a aussi demandé de ne pas emmener Rachel ou Julia ici. C'est de sa faute, c'est ça ? C'est à cause de Julia que Lisa est là ?
TBC ...
