Chose promise, chose due ! J'ai atteint les 95 reviews hier soir, j'ai donc décidé de vous publier la suite et fin de "You're in my veins" mais tout d'abord, je tenais à vous remercier. Durant ces quinze chapitres, vous m'avez soutenu plus que jamais. Vos remarques ont été très constructives pour moi, elles m'aidaient à avancer, à continuer à publier des chapitres dans l'espoir que ça vous plaise. J'aurais aimé poursuivre cette fiction, mais comme je vous l'avais déjà expliqué précédemment, je ne pouvais pas me permettre de trop développer une suite après celle-ci, sinon j'aurais empiété sur les autres idées de fictions que j'ai en tête, ou que j'écris en ce moment même. Alors si aujourd'hui je vous quitte pour celle-ci, rassurez-vous car je n'arrêterais pas pour autant d'écrire et de publier ! La preuve , "Behind blue eyes", qui semble plutôt vous plaire, est toujours en cours d'écriture, et une nouvelle petite a vu le jour il y a peu. Mais pour le moment, elle n'a pas encore de titre, et j'hésite encore sur la forme qu'elle aura. OS ou Fiction ? Telle est la question. Mais ne vous en faîtes pas, sitôt que le choix sera fait, je vous l'offrirais ! Et n'hésitez pas à continuer de proposer vos idées que vous aimeriez que je développe, je suis toujours partante pour me plier à vos désirs !
Sur ce, j'arrête de blablater, et je vous laisse découvrir la suite-fin de "You're in my veins" ! J'espère de tout mon coeur qu'elle vous plaira, et je vous dis à la prochaine ! Et encore merci les ami(e)s pour votre soutien sans failles !


Chap' 15 - Fin.

Soudain, un doigt tressauta. House ouvrit les yeux sur le champ, comme si un grand fracas l'avait réveillé. Ce n'était pas son doigt à lui qui avait bougé, mais à elle … Elle était donc en train de se réveiller !

Son regard fixé sur la jeune femme en attendant qu'elle parvienne à ouvrir les yeux, un léger sourire ornait les lèvres du médecin. Tel un petit enfant la veille de Noël qui est pressé d'ouvrir ses paquets, il était tout excité à l'idée de la retrouver enfin pleinement. Un petit cillement de paupières qui peinaient à s'ouvrir, et tout doucement les iris de Cuddy apparurent. Elle se prépara à vouloir articuler quelques mots, mais il posa son doigt sur ses lèvres pour la faire taire d'avance.

- Chuuuuut … lui dit-il, caressant doucement sa joue fraîche. Tout va bien, tu es à l'hôpital, on t'a soigné …

Elle fit alors glisser son regard sur les alentours, et finit par se stopper au niveau du tube relié aux lunettes à oxygène qu'elle portait. Elle interrogea son compagnon du regard, sachant éperdument que même sans mots, il comprendrait. Ça avait toujours été leur façon de communiquer …

- Tu as reçu le coup de couteau à ma place, lui expliqua-t-il alors , avant d'embrasser tendrement son front. Et la lame a perforé ton poumon gauche, manquant de peu ton cœur. Alors durant deux semaines, tu as été placé dans un coma artificiel afin de permettre d'accélérer la cicatrisation et te protéger ainsi d'infections qui auraient pu t'être mortelles.

Une larme glissa le long de la joue de la jeune femme, larme vite balayée par le pouce de son employé. Elle avait tellement de questions à lui poser, tellement de choses à lui dire ! Mais elle avait encore des difficultés à respirer, et c'était encore trop prématuré après sa sortie de coma pour qu'elle puisse tenir une vraie conversation.

- T'as vu, tout le monde t'a amené des petits cadeaux. Ta mère est venue te rendre visite, Wilson aussi, ma Team au grand complet ... Mais j'ai pas fait mes consultations Maman !

Elle le reconnaissait bien là. Toujours le mot pour rire, même dans des situations comme celle-ci. Au fond d'elle, elle souriait largement. Extérieurement, c'était autre chose, elle ne pouvait pas encore trop dessiner cette expression sur son visage, encore un peu endolori par son sommeil artificiel.

- Tu manques énormément à Rachel. Elle veut voir sa Maman à tout prix, mais je voulais attendre que tu te réveilles pour la faire venir, afin de ne pas l'inquiéter. Elle ne sait rien de ce qui s'est passé. Pour elle, toi et moi avons du partir en intervention sans pouvoir lui dire au revoir. C'est Julia qui s'en est occupée pendant tout ce temps.

Il sentit les doigts de sa compagne se resserrer un peu sur sa main à l'entente du prénom de sa jeune sœur. House approcha alors sa tête de celle de la jeune femme, l'invitant à venir se mettre sur son épaule.

- Elle s'en veut terriblement pour ce qui est arrivé. Elle espère que tu lui pardonneras, elle voulait te protéger et non pas te faire de mal. D'après ce que ta mère m'a dit, elle ne dort presque plus la nuit tant elle est dévorée par les remords. Mais je comprends tout à fait que tu sois réticente à l'idée de la voir, c'est tout à fait normal.

Elle ferma les yeux, sa poitrine se soulevant au gré de sa respiration. Il caressait doucement sa joue, profitant de pouvoir enfin à nouveau sentir la chaleur de sa peau. Il était si soulagé de la savoir tirée d'affaires …

- Maintenant que tu es réveillée, on te gardera encore quelques jours ici, le temps de s'assurer que tout va bien. Mais on va pouvoir te transférer dans une chambre normale, pour que tu retrouves plus facilement un semblant d'autonomie.

Il embrassa alors son front, avant de se relever difficilement, ne voulant pas se séparer aussi vite de sa compagne.

- Ne me refais plus jamais une telle frayeur s'il-te-plait. J'ai bien cru que tu y resterais, et que je serais forcé d'élever le Microbe tout seul, sans ne jamais plus revoir tes formes généreuses.

Pour toute réponse, Lisa lui adressa un regard menaçant sans vraiment l'être, tout simplement histoire de lui faire comprendre que cela l'amusait. Il lui fit un clin d'œil, avant de se diriger vers la porte vitrée.

- Je reviens, juste le temps d'aller chercher quelque chose à manger, j'ai les crocs et il est encore trop tôt pour que je mette ma saucisse dans ton petit pain.

A peine eut-il prononcé ces mots, qu'il éclipsa aussi vite qu'il put. Car plus vite il partirait, plus vite il reviendrait la trouver.

Une semaine passa, House demeurant le plus possible aux côtés de la Doyenne. Il prenait le plus grand soin d'elle, veillant à ce qu'elle n'ait besoin de rien. Rachel manquait plus que jamais à sa mère, elle n'en pouvait plus d'attendre de la retrouver. Mais le Diagnosticien la jugeait encore un peu trop fragile jusqu'à présent, et il refusait chacune de ses demandes.

Dehors, le matin était déjà bien avancé sur la ville de Princeton. Allongée dans son lit médical, Lisa dormait paisiblement. Elle n'entendit pas la porte s'ouvrir, ni les pas qui s'avançaient dans sa direction. La seule chose qu'elle sentit fut une petite silhouette qui s'infiltra sous les couvertures, se blottissant tout contre elle. Elle ouvrit alors doucement un œil, croisant alors le regard de sa fille. Oui, sa fille ! Aussitôt et instinctivement, ses bras se resserrèrent comme elle put autour de sa petite taille, et elle déposa un baiser sur sa tempe. Elle remarqua ensuite House qui était demeuré en retrait jusqu'à présent, et lui adressa son plus beau sourire.

- Hello Sunshine … Lui dit-il alors en s'approchant d'elle, avant de s'emparer l'espace d'un instant de ses lèvres. Mowgli ne pouvait plus attendre pour voir sa Maman, et moi j'en pouvais plus de l'entendre te réclamer.

Il ébouriffa alors les cheveux de l'enfant, avant de reporter toute son attention sur la mère.

- Je t'interdis de critiquer sa tenue vestimentaire du jour, c'est moi qui les lui ais acheté ! Ironisa-t-il en lui adressant un clin d'œil complice.

La jeune femme s'attarda alors à admirer les vêtements que sa fille avait enfilé. Un petit slim accompagné d'un T-shirt un peu large, où une guitare figurait sur une grande partie du devant. Et en guises de chaussures, elle avait enfilé des baskets montantes. Le tout lui donnait un petit look rebelle, mais néanmoins adorable à souhait.

- Et pourquoi je dirais quelque chose ? Ça lui va très bien au final, et puis, pour une fois que tu débourses de l'argent pour elle, je suis bluffée ! Se moqua-t-elle, tout en câlinant sa fille sans toutefois la serrer trop contre sa poitrine, du fait de sa cicatrice encore douloureuse.
- J'ai pas utilisé ma carte de crédit. Ni celle de Wilson d'ailleurs ! Mais la tienne, oui, rétorqua-t-il aussitôt en riant.

La jeune femme laissa alors un sourire se dessiner sur ses lèvres. Voir qu'il n'avait pas changé était vraiment quelque chose de très rassurant pour elle, puisqu'il en avait toujours été ainsi entre eux.

Quelques jours plus tard, la Doyenne fut autorisée à retrouver son domicile, mais avec repos obligatoire. Il lui était interdit de travailler pour le moment, et elle savait qu'elle ne pourrait pas faire impasse sur cette convalescence, car House veillait à ce qu'elle la respecte. Ce fut donc lui qui la ramena à la villa, se pliant presque en quatre pour elle. Bien sur, il n'aimait pas s'occuper des tâches ménagères et choses de ce genre, mais pour elle il était prêt à tout. Rachel elle, était plus qu'heureuse du retour à la maison de sa Maman. A chaque retour de l'école, elle lui offrait ses dessins, où Cuddy y était bien sur toujours représentée. Et à chaque fois c'était la même chose, Lisa était au bord des larmes en admirant les chefs d'œuvre de son 'bébé'.House, quand à lui, se chargeait de conter à la jeune femme ce qui s'était déroulé durant son hospitalisation, comme s'il s'agissait d'une histoire que l'on raconte à un petit enfant pour l'endormir le soir lorsqu'il se fait tard. Et bien évidemment, elle finissait toujours par s'endormir dans ses bras, tandis qu'il caressait du bout des doigts les courbes de son visage si doux, si pur. C'était d'ailleurs dans ses moments-là qu'il se rendait compte ô grand combien il avait besoin de cette femme dans sa vie, ô grand combien il était prêt à tout pour elle. Comme il ne l'avait jamais été avec aucune autre femme, pas même Stacy qui avait pourtant été l'un des amours de sa vie. Mais avec Lisa, c'était différent. Il savait parfaitement qu'elle était celle dont il avait besoin, la seule et unique qu'il désirait.

Un beau matin, alors qu'il venait tout juste d'ouvrir les yeux, il laissa sa main glisser sous le drap, à la recherche du contact de sa partenaire. Mais rien, il rencontra seulement le tissu froid. Il ouvrit les yeux dans la précipitation, et se releva, la main sur la jambe. Il la chercha alors dans toute la villa, pour finalement la trouver dans la salle de bains, en sous-vêtements devant le miroir. Il le savait tout aussi bien qu'elle, elle avait fuit les miroirs depuis son 'accident'. Mais là, elle se tenait devant le plus grand, les larmes glissant sur son visage. Il se précipita comme il put vers elle, et la prit dans ses bras, avant d'embrasser ses cheveux. Il n'aimait pas la voir dans cet état, la voir aussi fragile lui faisait mal au cœur. Il préférait largement lorsqu'un sourire illuminait son visage plutôt que lorsque celui-ci était pâle et triste. Sans même avoir besoin de l'interroger au sujet de ce qui lui arrivait, il avait compris. Ce qu'elle avait fuit n'était pas les miroirs en eux-même, mais l'image qu'il pourrait lui renvoyer de la cicatrice qu'elle arborait au niveau de la poitrine. Cette cicatrice qui demeurait la marque de l'incident, cette marque qui lui faisait revenir en mémoire les événements qui avait conduit à sa formation. Il fit alors glisser l'une de ses mains sur son visage, frôlant en douceur sa joue afin de lui retirer les perles salées qui poursuivaient leur chute. Il la fit ensuite se retourner, et se plaça derrière elle, face au miroir. Là, il fit remonter l'une de ses mains au niveau de cette cicatrice, la dissimulant alors. Il plaça son autre main sur la hanche de sa compagne, et vint déposer ses lèvres dans sa nuque.

- Tu n'as jamais eu honte de la mienne, et tu m'as appris à faire avec, à ne plus la dissimuler comme je le faisais avant, murmura-t-il alors au creux de son oreille. C'est ton tour maintenant, elle fait partie de toi...

Elle hocha timidement la tête, tandis qu'il remontait ses deux mains afin d'enrouler ses bras autour de sa taille. Il la fit ensuite balancer doucement de gauche à droite, fixant en même temps leur reflet dans la glace.

- En plus, tu restes magnifique même avec cette petite chose tu sais, alors cesses donc de pleurer, tu n'y es pour rien dans tout ce qui s'est passé.

Il se délesta un instant de son étreinte, avant de placer l'un de ses bras sous les genoux de la jeune femme et l'autre sous ses épaules. Il la souleva sans se brusquer, et sortit de la salle d'eaux en la portant dans ses bras. Son boitement était accentué, mais peu lui importait.

Il la déposa alors dans leur chambre, sur leur lit. Là, il vint au dessus d'elle, embrassant doucement son visage avant d'entamer une descente, en commençant par sa nuque. Puis sa poitrine, où il s'attarda autour de sa cicatrice avant de venir embrasser le petit bout de chair en question. Il la sentait frémir sous lui, mais il était parfaitement conscient qu'il s'agirait de la meilleure méthode pour qu'elle reprenne confiance en elle et qu'elle accepte ce qui lui était arrivé. Il reprit ensuite son mouvement vers le bas, où sa langue s'amusa à titiller son nombril. Puis son bas-ventre, où il allia tendres baisers et caresses de ses doigts de pianiste. Il fit glisser son shorty le long de ses jambes fines, et partit à la conquête de son intimité, sans pour autant devenir trop entreprenant ou brusque. Il débuta par quelques petits mouvements circulaires sur son clitoris, histoire qu'elle se laisse un peu plus aller et qu'elle profite. Elle ferma aussitôt les yeux, tandis qu'un deuxième doigt s'activait sur cette zone érogène.

Des petits gémissements s'échappèrent alors de la bouche de la jeune femme, signal que son amant attendait pour passer à la vitesse supérieure. Toujours sans précipitation, il vit glisser l'un de ses doigts jusqu'à l'entrée de son vagin, qu'il parcourut le plus doucement possible, avant de finalement se glisser à l'intérieur. Puis, de ses doigts habiles de musicien averti, il s'attarda à combler l'intimité de la Doyenne et son clitoris en même temps. Et, lorsqu'il sentit l'antre de celle-ci assez humidifiée, il ajouta un doigt de plus dans son vagin, entamant des mouvements qui, il le savait, lui feraient facilement atteindre un premier orgasme. Ce qui d'ailleurs ne tarda pas à arriver, le vagin de Cuddy se resserrant sur les doigts de son compagnon. Elle tremblait, ses membres étant en proie à cette excitation qui parcourait son corps tout entier. Il posa alors son regard sur son visage, admirant chacune des petites moues qu'elle faisait. Elle était si adorable ...

Il la laissa ensuite reprendre sa respiration, se laissant retomber à ses côtés. Mais cette fois, ce fut elle qui passa au dessus, s'attelant à caresser doucement son torse. Il promena alors ses mains dans son dos, les yeux clos. Après quelques minutes de 'préliminaires', elle lui murmura quelque chose à l'oreille, qui eut pour effet d'orner le visage du médecin d'un large sourire. Il hocha la tête, et attrapa les fesses de la demoiselle afin de l'empaler en douceur sur son membre tendu par le désir. Elle poussa un soupir de plaisir, tandis qu'il entamait des mouvements lascifs. Il mit l'un des mamelons de la demoiselle dans sa bouche, le titillant avec sa langue. Il voyait son sourire se faire d'autant plus grand, ses traits se crisper tandis qu'elle se sentait partir.

Après une bonne heure et demi d'intense effort, ils finirent par se séparer, retombant l'un à côté de l'autre. Le médecin attrapa alors le drap, recouvrant leurs corps nus avec. La jeune femme quand à elle, vint se blottir tout contre lui, reprenant sa respiration à son rythme. Il embrassa ses tempes, avant de plonger sa tête au milieu de ses boucles, chatouillant sa nuque avec son souffle chaud.

Les mois avaient passé, et la jeune femme avait pu reprendre le travail, en horaires aménagés car elle était encore un peu trop faible pour faire face à une montée de stress trop importante. Ce jour-là, elle était en repos, profitant alors de cette occasion pour passer du temps avec sa fille. Aux vues de l'heure encore matinale, la petite dormait encore à poing fermés, mais sa mère elle était parfaitement éveillée. Elle était allongée sur le canapé, à regarder des photos datant de la FAC. Chaque nouveau cliché apportait son lot de souvenirs, mauvais ou bons. Elle laissa alors sa main glisser sur son ventre, les yeux toujours rivés sur les photographies qui retraçaient son passé. Un sourire illuminait ses lèvres, tandis qu'elle repensait à tous ses moments-là.

Une petite fille assise sur les jambes de son père. Deux visages radieux, heureux. Une complicité énorme, même sur papier glacé. Lisa ferma un instant les yeux, repensant à ce jour-là où elle avait tout juste cinq ans, et que son père l'avait emmené pour la première fois en Afrique.

- Ton grand-père était un homme merveilleux tu sais, affirma-t-elle en caressant son petit ventre arrondi. Il aurait sans doute beaucoup aimé mieux connaître ton papa, mais il est parti trop tôt …

Cinq mois. Depuis cinq mois, elle portait un petit bonhomme dans son ventre, fruit de son amour pour le Diagnosticien. Depuis cinq mois elle sentait cette petite chose remuer à l'intérieur d'elle. Ce fils, elle en avait rêvé, comme une façon de rendre hommage à son père pour l'avoir toujours veillé sur elle quand bien même après sa disparition. Et après longues discussion avec House, le couple était parvenu à s'entendre sur le prénom du bébé. Aaron Alvin Cuddy-House. Alvin tout comme son défunt grand-père ...

END.