Hello!

Je sais j'ai été longue, pardonnez moi, mais je reviens avec un nouveau chapitre encore plus long que les précédents. Des réponses y figureront et d'autres pas...Mais toutes les questions que vous vous posez auront une réponse, ne vous inquiétez pas.

Je souhaiterai vous remerciez pour vos review c'est vraiment ça qui me booste à continuer d'écrire. Je reçois tout les jours des mails me disant que j'étais mise en alerte ou en favoris par contre je ne reçois pas de review de la part de ces personnes, alors si vous faites un tour par ici n'hésitez pas, votre avis compte énormément pour moi. Maitenant place à la réponse aux review des anonymes:

Leïla: ne t'en fais pas tu sauras où tanya est passée, la réponse sera dans un futur proche^^ Merci pour ta review, bises.

Manon: Non je ne vous ai pas oublié, j'ai été longue je sais, mais je suis là et c'est tout ce qui compte lol. Pardonne moi... Bisous

Noemie: Une de mes lectrices préférée.^^ Merci pour tes review et ton avis, t'es quelqu'un de super, je te laisse découvrir la suite bisous

Alicia: Tu n'es peut être pas une grande litéraire, mais crois moi ta review m'a fait énormément plaisir. Ravie que la fiction te plaise, bisous.

Sandry: Merci beaucoup. Toi aussi tu as plein de questions en tête à ce que je vois, mais tu auras les réponses dans ce chapitre t'inquiètes pas. Oui c'est vrai qu'Alice prend Tanya pour une folle, mais elle n'est pas la seule. Et je crois que c'est un peu normal, à force de ne pas savoir qui elle est Bella discjoncte complètement. Merci pour tout. bises

Sophie S: Voilà un chapitre encore plus long, qui je l'espère te plaira autant que les précédent. Merci beaucoup pour ta review bisous.

Kat: La suite est pour maintenant lol. Tu verras comment va évoluer l'histoire et comment Bella va s'en sortir, ne t'en fais pas. MERCI POUR TOUT

Maxime: merci énormément pour ta review, j'ai bien ri je dois l'avouer lol, ravie que la fiction te plaise autant. je te laisse lire la suite^^

fan de twa: Je sais que le fait qu'elle soit dans son corps est un peu troublant, mais c'est la base de l'histoire, je ne pouvais pas faire autrement. En tout cas ravie de voir que l'histoire te

MrsShaly: merci beaucoup! Ca me fait vraiment plaisir de voir que la fiction te plaise encore autant. Je laisse lire la suite et j'attends de tes nouvelles avec impatience, bisous

Jennifer: merci pour ta review et ton avis. Beaucoup de lectrices veulent aussi que Bella apparaisse enfin et qu'edward soit enfin avec elle et non avec Tanya. mais j'ai décidé de débuter ma fiction comme ça. J'ai tout en tête ne t'en fais et j'espère que la suite ne te déplaira pas trop. Bisous

Bon J'éspère n'avoir oublié personne, si c'est le cas, je m'en excuse. Je vous laisse maintenant lire ce chapitre! A très vite!


Toujours cette même torture qui se transformait en quelque chose de supportable. Torture parce que je dansais maladroitement, supportable parce que j'étais dans les bras d'Edward. Il faisait presque tous les pas, me dictant de le suivre, et je me confortais à l'idée de savoir qu'il ne me trouvait pas aussi bizarre en lui écrasant chaque secondes les pieds.

Depuis que je l'avais retrouvé dans la limousine, Edward avait considérablement changé. Il n'était plus aussi distant, ni même froid…il était seulement l'Edward qui semblait aimer sa femme. Celui que je voyais dans les magazines, celui qui jouait son rôle.

Mais au fond de moi, au plus profond de mon être, il y avait toujours cette petite voix optimiste qui me disait qu'il avait réellement décidé de changer et qu'il ressentait un semblant d'amour pour sa femme. Autrement dit pour moi…enfin pour la personne que je possédais.

« A quoi penses-tu ? » me demanda-t-il en ancrant son regard dans le mien.

« Hum…à rien, rien d'intéressant, » répondis-je en me mordant la lèvre tout en essayant de détourner le regard pour qu'il ne puisse voir la gêne dans mon regard.

« Tu sembles pourtant en pleine réflexion. »

« Il m'arrive de penser…à des choses comme tout être humain normalement constitué. »

Ma phrase lui arracha un sourire, et à son tour, il détourna le regard pour se concentrer sur un point invisible au dessus de ma tête.

Seigneur ce que j'aurai aimé que tout cela soit réel, qu'il ait réellement décidé de changer pour sauver ce couple que tout le monde enviait.

Ce fut lorsque j'entendis un raclement de gorge et que mon cavalier nous arrêta, que je sortis de mes réflexions.

Je me retournai donc gardant ma main dans celle d'Edward et je vis un homme d'une quarantaine d'année, vêtu d'un smoking noir, nous sourire chaleureusement. Un sourire certes chaleureux mais il avait cette petite lueur dans les yeux qui me rendait bizarrement mal à l'aise. Instinctivement, je serrai mes doigts contre la main d'Edward.

« Tanya, Edward ! » s'exclama celui-ci en joignant ses deux mains devant sa bouche, « Jane vient tout juste de me faire part de votre présence. »

« Bonsoir Aro, comment vas-tu ? » le salua Edward en souriant.

Aro Volturi, voilà le personnage en question. Rien qu'en le voyant je compris le comportement assez retreint d'Alice. Les Volturi ne la mettent pas à l'aise, et moi donc.

« Très bien, c'est si bon de vous revoir ici…ensemble, » dit-il en me regardant toujours avec cette expression enthousiaste. « Esmee n'a pas pu venir ? »

« Non, tu connais ma mère, ce genre de soirée n'est pas ce qu'elle préfère. »

Aro acquiesça tout en souriant gaiement. Apparemment la famille Cullen et la famille Volturi étaient un tant soit peu proches.

« Puis je t'emprunter ta douce épouse pour une danse ? » demanda-t-il alors sans me quitter des yeux.

Encore une fois, mes doigts d'accrochèrent à la main d'Edward, lui faisant comprendre de ne pas accepter, même si je doutais qu'avec ce genre de question, le ''non '' était possible. Danser avec Edward était déjà assez difficile, alors je n'imaginais même pas ce que sera de danser avec un inconnu.

« Eh bien… » Commença Edward.

Je fermai les yeux, écrasant mes doigts férocement contre ceux de mon compagnon tout en tentant d'apaiser les battements affolés de mon cœur. J'allais mourir, danser avec ce Volturi… seigneur faites qu'Edward soit un ange. Faites qu'il refuse de laisser son épouse se ridiculiser dans les bras de cet homme.

J'observai en catimini Edward qui me fixait les sourcils froncés, se demandant sans doute ce qu'il me prenait.

Si seulement il savait qu'elle fille j'étais réellement.

« Je vais voir où se trouve mon banquier, j'imagine qu'une dernière danse ne te fera pas de mal Tanya » me lança-t-il en souriant.

Traitre, pensais-je en lui rendant une grimace en guise de sourire.

Et ce fut ainsi, que je me retrouvais à bouger maladroitement dans les bras de ce cher Aro. Une danse qui n'avait rien à voir avec celle que j'effectuais avec Edward. La magie avait dès lors disparue, laissant place à de la gêne. J'accrochai mon regard à nos pas, tout en tentant de ne pas faire de mauvais écart et ainsi lui piétiner ses chaussures semblant valoir toute ma garde robe d'antan.

« C'est si bon de te revoir Tanya » me souffla-t-il soudainement à l'oreille, « J'ai bien cru qu'il t'était arrivé quelque chose ces dernières semaines »

En plus de la danse, me voilà à être horripilée par la chaleur de son souffle.

« Je…hum…j'étais un peu occupée, avec…l'architecte de la clinique », répondis-je en reprenant l'excuse qu'avait donné Edward à Jane en début de soirée.

« L'architecte tu dis ? »

J'acquiesçai en me mordant discrètement la lèvre. Cette excuse avait marché chez Jane, elle devrait forcément marcher pour cet homme.

« Ne mens pas Tanya ».

Ah ben non, elle ne fonctionnait pas avec lui. Soit j'étais une piètre menteuse, soit il me connaissait très bien. La première hypothèse était censée être la bonne, mais la main d'Aro s'évertuait à me dire que la seconde était tout aussi juste.

Je sentis sa main descendre dangereusement vers le bas de mon dos, déclenchant en moi des sensations assez froides. De l'écœurement mélangé à de la surprise. Lorsque sa main arriva au niveau de ma fesse, l'écœurement pris le dessus sur tous les sentiments que j'avais pu ressentir jusque là. Comment diable osait-il se comporter ainsi ? Et sans aucune gêne ?

Edward m'avait certes fait comprendre que son épouse avait été avec différents hommes dans sa vie, mais jamais je n'aurai pu penser qu'elle puisse mener une relation avec cet individu. Il aurait pu avoir l'âge de mon père. Tout cela était totalement invraisemblable.

Je voulus me défaire de son étreinte quand je le sentis s'approcher de mon visage.

« Je te connais Tanya et tu me connais, je ne veux en aucun cas t'entendre me débiter tes fameux mensonges. » murmura-t-il en calant sa joue contre la mienne de façon à avoir mon oreille à portée de ses lèvres.

Puis, au bout d'un certain temps. Un laps de temps qui me paru interminable, il me relâcha pour m'observer, ou plutôt me fixer d'un regard tranchant, voir même menaçant.

« Je ne suis pas lui, ne l'oubli pas » rajouta-t-il en replaçant une de mes mèches derrière mon oreille.

A cet instant, je sus qu'il n'était pas seulement une des nombreuses conquêtes de Tanya. Non, il était bien plus que cela. Son regard, sa voix, ses gestes, cette scène…tous se coordonnaient pour mettre mon instinct en garde. Il exerçait un certain pouvoir sur Tanya, mon cœur me le disait, mon esprit me le disait et lui-même me le disait.

A mon plus grand soulagement, la musique s'arrêta, ce qui me permit de m'éloigner d'un bon mètre d'Aro. Ce dernier me fixait toujours, mais un fin sourire c'était dessiner sur ses traits.

« Je…je crois que je devrais retrouver mon mari » murmurai-je d'une voix incertaine.

« Bien sur, je te retrouverai demain » me dit-il alors.

« Demain ? » répétais-je en fronçant les sourcils d'incompréhension.

Avais-je encore quelque chose à faire demain ?

« Tu as eu trois semaines de vacances, et je pense que c'est assez suffisant. Donc je te dis à demain » termina-t-il d'un ton sec avant de tourner les talons et de disparaître derrière une porte.

Ok, qu'est ce qu'il vient de se passer là ? Une nouvelle rencontre, et me voilà à la case départ, des questions fusant dans tout mon esprit. J'avais peur de cet homme, ça c'était compris et acquis. Cependant, qui était-il pour Tanya ? Une sorte de mentor ? De patron ? Oui voilà, elle travaillait pour lui. C'était certainement ça la réponse, sinon pourquoi parlait-il de vacances ? D'ailleurs je n'étais pas en vacances ! J'étais perdue dans un nouveau corps, et je devais prendre mon temps pour m'y habituer. Et j'imagine que ce temps n'était pas assez long, puisqu'en une seule rencontre, il venait de briser tout mon self contrôle.

« Tanya ? »

Un self contrôle qui ne tenait qu'à un fil soi dit en passant.

« Tanya, est ce que tu m'entends ? » me lança une voix qui malheureusement ne m'était pas inconnue.

Je me retournai pour faire face à cet insupportable James. Pour une fois, que j'étais interpellé par une ''connaissance'', il avait fallu que ce fut lui.

« James, que me voulez vous ? » demandai-je d'une voix détachée.

Il ouvrit la bouche pour répondre, mais changea très vite d'avis en m'observant les sourcils froncés.

« Je crois que ton mari te cherche » cracha-t-il en désignant du menton Edward.

« Bien…merci de m'avoir prévenu ».

J'allais rejoindre Edward quand je sentis sa poigne se refermer sur mon bras pour me retenir. Ma réaction ne se fit pas attendre, et je tirai sur mon bras pour qu'il me relâche, mais c'était sans compter sur ma ridicule force qui ne me permis que de le bouger d'un millimètre.

« Je vous prie de me lâcher s'il vous plaît » sifflai-je en regardant sa main.

C'est alors qu'il lâcha prise en se reculant.

« Je peux savoir ce qu'il te prend ? » me demanda-t-il sourcils froncé.

Cette fois ci j'agissais parfaitement bien. Enfin la Bella que j'étais agissait dans les règles. Je voulais sauver mon couple, alors il me fallait lui faire comprendre que notre ''relation'', aussi dégoutante fut elle, était terminée.

« Non c'est moi qui souhaiterai savoir ce qu'il te prend » rétorquai-je en utilisant le tutoiement à mon tour.

Encore une fois son regard me toisa, cherchant à lire dans mon âme la moindre chose qui pouvait expliquer mon attitude. Il a sans doute été habitué à plus de ''courtoisie'' de la part de Tanya, mais ça ne marcherai plus ainsi avec moi dans les parages. J'étais mariée bon sang, qu'il se le grave dans le crâne.

Au bout d'un certain temps, sa lèvre s'étira en un mince sourire en coin, pour me lancer :

« Laisse tomber Tanya, je te verrai demain chez les Volturi »

« Eh bien non, tu diras à tes chers Volturi de m'oublier un peu » répondis-je en m'en allant. Mais encore une fois, sa poigne me retint fermement et il s'arrangea pour être si près de moi que je sentis son écœurante haleine contre mon visage.

« Hey ! Ne joue pas avec moi, ok. Demain, tu seras là point barre » me dit-il d'une voix assez convaincante qui sonnait comme une menace.

« Je…je… »

C'en était finit de moi et de ma force d'esprit, j'avais perdu la partie. Ce James était beaucoup plus fort que moi.

« Je dois retrouver Edward » dis-je alors.

« Pas avant que tu ne me dises que tu seras là demain »

Mais pourquoi voulaient-ils tous que je sois présente demain. Je ne savais même pas où, ni pourquoi ils avaient tant besoin de moi !

« À moins que tu ne veuilles qu'Aro apprenne que tu désobéis à ses ordres » rajouta-t-il en haussant les sourcils.

Sans connaître, les mots cachés de cette phrase, je sus que c'était une sorte de menace. Une menace que ce James pourrait mettre à exécution si je ne venais pas demain.

« Tanya… »Insista ce malade de James.

A force de me poser toutes ces questions et de le maudire, J'avais complètement oublié sa main qui était toujours accrochée fermement à mon bras.

« Soit, je serai là demain, tu diras à Aro de m'envoyer une voiture », abdiquai-je en sachant que je ne me voyais pas chercher la demeure des Volturi toute seule. « Et cette fois ci je ne me répéterai pas : enlève tes foutues mains de mon bras »

« Bonne soirée Tanya » me dit-il d'un ton sec en disparaissant aussi rapidement qu'il était apparu.

J'étais toujours assez retournée par cette approche. Tanya Cullen devrai sérieusement revoir la liste de ses soit disant amis. Si ça ne tenait qu'à moi je les effacerai tous de cette vie, mais ils étaient si nombreux. Dès que je mettais un pied dehors, une nouvelle rencontre s'ensuivait et ainsi de suite. De plus, toutes les rencontres que je faisais s'avéraient déplaisantes, Aro, Jane, James, Rose, Alice… Il fallait que ça change, je devais faire en sorte que cela change et pour cela, je devais commencer à changer l'attitude de Tanya envers Edward. Première chose à faire : régler ces problèmes de couples, ensuite, je m'attaquerai à la famille Cullen et le tout en continuant de faire ce que Tanya avait pour habitude de faire avec monsieur Volturi.

Sans plus attendre, je mis mes promesses à exécution et me dirigeai vers Edward.

«Hum…Edward ? James m'a dit que tu me cherchais » dis-je timidement.

Lorsqu'il se retourna pour me faire face, la tension qui émanait de son regard me frappa de plein fouet. Ses traits semblaient tiraillés entre l'inquiétude et l'impatience.

« Je ne pourrai pas rester Tanya, tu te chargeras de signer le chèque et de valider notre don » me dit-il précipitamment.

Seigneur que se passait-il ? Avait-il réellement l'intention de me laisser seule avec ce monde ? Mais, pour une fois, ce n'était pas le fait de rester seule ici qui m'inquiétai, mais c'était lui. Rien qu'à son regard, j'appréhendai ce qui allait suivre. Quelque chose n'allait pas bien en lui, une chose qui commençait sérieusement à m'effrayer.

« Est-ce que tout va bien ? »

« Contente toi de faire bonne figure pour nous deux, ok ? » répondit-il d'une voix neutre en s'apprêtant à son aller.

« Hey ! Edward attends ! » m'écriais-je en le retenant par la main.

Il se retourna et fronça les sourcils en regardant nos mains liés.

« Tanya je n'ai vraiment pas le temps pour ça, et crois moi à cet instant je me fiche de notre image et de ce que les gens peuvent en penser, alors tu peux cesser ces conneries »

Sur le coup, je sentis d'emblé mon corps se raidir. Tout n'était que mensonge et jeu d'acteur comme toujours. Moi qui pensais réellement qu'il voulait changer pour nous, je me trompais lamentablement. Ses mots se rependaient comme du venin dans toutes les parcelles de mon corps. J'étais tombée bien bas, le bonheur encourageant que j'avais perçu jusque là, n'était qu'illusion de sa part, et il venait une fois de plus de me le prouver.

« Je crois que tu peux te débrouiller sans moi une soirée » continua-t-il.

Non je ne pourrai pas me débrouiller sans toi une seule minute ! La preuve depuis que tu as disparu, toute la peur que j'avais ressenti au début de cette démente transformation était réapparue, alors non je ne pourrai pas me débrouiller seule.

Mais évidemment, seul mon esprit criait ces mots, ma bouche faisait barrage pour qu'il ne les entende pas.

Ne voyant aucune réaction visible de ma part, il tourna les talons, et s'en alla.

As-tu déjà oublié ce que tu t'étais promis, Bella ? Qui est ce qui parlait de sauver ce mariage ?

Moi, mais je n'avais pas l'impression que cela serait si difficile. Le début de cette soirée m'avait paru si doux, si joyeux entre nous. J'avais cru qu'il mettra du sien dans cette histoire, que je ne serai pas la seule à trimer dur pour notre couple. Mais visiblement, il était sérieusement un très bon acteur.

Alors sans savoir ce qu'il me prit, je suivis ses traces en me précipitant dehors pour le retrouver. Je ne pris même pas le temps de prendre mon manteau et me dépêchai de le rejoindre dehors, oubliant la fraicheur de la nuit.

J'arrivai juste au moment où il ouvrit les portières d'une Volvo grise pour se glisser à l'intérieur. Sans réfléchir, j'ouvris la portière du côté passager et m'installai à mon tour.

C'était certes, une grande part de courage de ma part, seulement maintenant, me voilà assise à ses côtés à attendre qu'il démarre et qu'il parte je ne sais où, pour je ne sais quelle raison.

« Tanya ? Qu'est ce que… »

« Je ne resterai pas seule ici » le coupai sans pour autant lever les yeux vers lui.

Mais je n'eus pas le regarder pour savoir qu'il était agacé par mon comportement. Je le sentais, rien qu'à sa voix et à son rythme respiratoire rapide. Cependant, j'avais décidé de ne pas me laisser faire. Où qu'il aille je l'accompagnerai.

Au bout d'un certain temps, je l'entendis allumer le contact, non sans lâcher un soupir résigné. Cette soirée promettait vraiment.

« Je te conduis à la maison » me dit-il enfin sans quitter la route des yeux.

«Pourquoi où est ce que tu comptes aller ? » demandai-je.

« Tanya je te conduis à la maison » répéta-t-il avec insistance.

Il me cachait quelque chose, pourquoi ne voulait-il pas de moi ? Et s'il retrouvait cette Stanley ? Il en était capable…

« Pourquoi ? Que comptes-tu faire ? Tu vas retrouver une de tes… »

« Je me rends à l'hôpital, Rose à eu quelques complications avec sa grossesse, ça te va comme explication ? » me coupa-t-il.

« Oh… »

J'étais pétrifiée de stupeur, instinctivement, je portai à ma main à ma bouche, comme pour tenter de cacher mon malaise. Rose… autrement dit cette blonde qui m'avait l'autre fois insulté. Des complications disait-il…

« Est-ce que c'est grave ? » demandais-je doucement.

« Grave ? Tu me demandes si c'est grave ? »

« Edward je… »

« Non Tanya, ne dis rien s'il te plaît…je te conduis à la maison »

« Il est hors de question que je te laisse seul maintenant » contrais-je d'une voix qui se voulait ferme.

Instantanément, je vis les jointures de ses mains blanchir à force de les crisper au volant.

« Pas ce soir Tanya, ok ! Je te dis que je te reconduis à la maison, puis une fois que mes problèmes seront résolus, je te laisserai le plaisir de m'emmerder avec tes…avec… »

Il se tut pour sourire.

« Bordel, je ne sais même pas ce que tu me fais là. Je te comprend plus Tanya ».

« Tout ce que je te demande c'est de me laisser t'accompagner à l'hôpital, je ne veux pas te laisser seul » murmurais-je en tentant d'apaiser l'atmosphère.

Parce que c'est vrai depuis que j'ai pris place à ses côtés, l'atmosphère s'était considérablement alourdie. J'avais comme l'impression qu'il voulait régler ses comptes avec moi, ou plutôt relâcher toute sa frustration sur moi. Il était certes inquiet, je pouvais le sentir, mais m'envoyer chez moi, ne changera rien.

« Parfait. Mais écoute-moi bien, à la moindre connerie de ta part, au moindre coup que tu feras à Rose, je te jure sur la tombe de… »

« Pourquoi voudrais-tu que je lui face un mauvais coup ? » demandais-je en croisant son regard.

« Je n'en sais rien du tout » répondit-il en tournant violemment le volant.

« Wow, Edward ! Tu as vu la vitesse à laquelle tu conduis ! » M'écriais-je en regardant le compteur de vitesse tout en m'accrochant à mon siège.

Il ne me répondit pas et se contenta d'accélérer plus fortement.

La vitesse : une de mes plus grandes phobie et elle eut pour effet, d'accélérer les battements de mon cœur qui devenait douloureux à mesure que la voiture accélérait. Il fallait qu'il ralentisse. Je ne me sentais vraiment pas bien.

« Edward… » Murmurai-je en fermant les yeux.

Je tentai de respirer moins vite et de me concentrer sur quelque chose d'autre pour oublier ce qui se passait à présent. Mais c'était trop dur, les images apparurent malgré moi. Une voiture, un homme, un feu, ma mère, la mort.

Respire, respire, respire…

« Tanya ? »

Je me mordis la lèvre pour tenter de contrôler ma peur, pour tenter de ne pas craquer, si ce n'était pas déjà fait.

« Est-ce que tu te sens bien ? » me demanda sa voix avec inquiétude.

« Ralentis s'il te plaît ».

C'était tout ce que je pouvais dire. Ralentis, il devait ralentir.

« Hum…ok, c'est bon calme toi » me dit-il d'un murmure. « Tu es sure que tu vas bien ? »

J'acquiesçai en avalant difficilement ma salive. Si seulement il savait…

J'avais toujours les yeux clos, quand je sentis quelque chose de froid sur mon front. Une sensation qui me fit le plus grand bien. Et c'est en ouvrant les yeux, que je remarquai qu'Edward venait de se garer et que c'était sa main que je sentais sur mon front.

« Mon Dieu Tanya tu es brulante »

Je n'avais même pas remarqué à quel point mon état était lamentable. Isabella restait définitivement coincée dans ce corps.

« C'est rien, juste un petit malaise, t'en fais pas. » dis-je difficilement.

Un simple petit malaise du à un retour dans le temps, rien de bien grave. Mais le plus important n'était pas moi, le plus important c'était Rosalie.

« Edward ? »

« Oui ? »

« Je crois qu'on devrait aller à l'hôpital. »

« Oh…oui, tu te sens mal et… »

Je fis un signe négatif de la tête et lui souris, heureuse de voir qu'il s'inquiétait un temps soit peu pour son épouse.

« Non, je parle de Rose, je crois qu'on devrait y aller, elle est beaucoup plus importante que moi pour le moment »

« Hum…Oui, tu as raison…Mais si tu ne te sens pas bien fais le moi savoir ok ? Si tu veux vomir préviens moi et j'arrête la voiture ».

« T'en fais pas je ne te la salirai pas ta jolie voiture…et d'ailleurs d'où est ce que tu la sors ? » demandai-je en reprenant mes esprits.

« J'ai appelé Garreth pour qu'il me l'envoi, je ne voulais pas te laisser sans voiture »

« Très gentil de ta part » souris-je.

Il me rendit mon sourire, puis redémarra la voiture. Je ne comprenais vraiment rien au changement d'humeur d'Edward.

Lorsque nous arrivions à l'hôpital, je le suivis des mes pas indécis vers le bureau des urgences. Mes chaussures étaient définitivement la pire chose qui pouvait m'arriver.

« Bonsoir, je cherche Rosalie Cullen, elle est venue ici il y a de là une heure » lança Edward à la secrétaire.

Cullen, ainsi cette Rosalie était sa sœur, ou sa belle sœur, je me souvins de ce grand homme qui disait être son mari.

« Un instant » répondit cette dernière en se penchant sur une liste qu'elle tenait en main.

J'arrivai enfin aux côtés d'Edward, essoufflée certes, mais en vie. Et avec ces chaussures, cela relevait de l'exploit.

« Chambre 302, au troisième étage ».

« Merci », répondit-il en commençant à courir vers l'ascenseur.

Et c'est repartit ! Ne souhaitant pas me blesser dans un hôpital, je décidai de retirer ces satanées chaussures et les gardai en mains. Au moins pieds nu je ne risquai rien.

« Excusez-moi… » Entendis-je à mes côtés.

Je me retournai pour voir un homme en blouse bleue pousser un chariot. Je voulus me décaler pour lui laisser le passage, mais trop tard, une des roues fonça directement sur mon gros orteil. Ce qui bien évidement m'arracha un cri. La douleur était si forte que je me mordis les joues pour ne pas lâcher de larmes.

« Tanya ? Qu'est ce qu'il se passe ? » Me demanda alors Edward pendant qu'il attendait que l'ascenseur vienne.

«Je crois que je me suis cassée l'orteil » gémis-je en fermant les yeux.

« Quoi ? »

« Rien ne t'inquiète pas, va rejoindre Rosalie, chambre 302 tu dis ? »

« Euh… »

« Vas-y je te dis. Je dois juste contrôler mon pied…je te rejoins dans une minute »

« Encore ton histoire de pied ? » me dit-il en regardant mes chaussures.

Je pus déceler un sourire discret s'afficher sur son visage, mais il s'en alla un peu trop vite, je n'eus pas le temps de savoir si c'était un tour de mon imagination ou si c'était réellement lui qui trouvait la situation amusante.

A mon tour, je me mis à sourire, ça allait fonctionner. Tout ira bien pour ce couple. Il était certes souvent sur la défensive, mais au fond de lui, j'étais quasiment sure, qu'il commençait à m'apprécier.

Avec mon pied endolori, tenant toujours mes chaussures dans les mains, je fis mon possible pour atteindre les chaises disposées contre le mur.

Je n'avais pas mis les pieds dans un hôpital depuis la mort de Charlie, et je m'étais même promis de ne plus le faire, mais apparemment cette promesse devenait vite obsolète. Pourtant je me rappelais de ce genre d'endroit. Froid, triste, sentant la mort à plein nez, le pire qui pouvait exister. Lorsque nous avions appris que le cancer de Charlie était arrivé au dernier stade, les médecins l'ont placé dans ce que j'appelle le couloir de la mort, c'était la partie de l'hôpital où l'on disposait tout être humain n'ayant plus assez de temps à vivre. Les isoler semblait être une excellente solution pour ne pas les mêler aux gens ''vivants'', tout ça pour ne pas montrer au monde ce que la vie leur réserverai un jour. J'avais donc passé près de deux semaines dans un hôpital, à voir toutes ces personnes que la vie rejetait.

Etre dans ce genre d'endroit ce soir était vraiment la dernière chose que je voulais, mais pour avoir une vraie vie et non une vie détestable, je devais y être, connaître les Cullen, leur proposer mon soutien, même si cela m'effrayait au plus haut point. Bref, combattre la peur par la peur, voilà mon slogan.

Je pris sur moi, après avoir massé mon orteil endolori, et pris la direction du troisième étage. Une fois devant la chambre 302, je pris une grande bouffée d'oxygène et regardai la porte. Devrai-je frapper avant d'entrer ou pas ? Cette simple question s'était vite transformée en un véritable dilemme. Derrière cette porte se trouvait les seules personnes qui me haïssaient vraiment, enfin je crois, parce qu'avec Tanya Cullen on pouvait s'attendre à tout.

Je décidai donc de frapper et d'ouvrir la porte. Ce qui s'en suivait ne pouvait être pire que ce à quoi je m'attendais. Cinq pairs d'yeux me toisaient avec la même expression étonnée, seul Edward avait détourné le regard et avait décidé de s'intéresser à l'armoire plutôt qu'à moi.

Je n'avais jamais connu pire malaise. Ils étaient tous présents, assis au chevet de la magnifique blonde. Son mari qui lui tenait la main, affichait la même expression qu'elle, une femme qui avait les même traits qu'Edward, qui devait sans doute être Esmée sa mère, me regardait aussi, mais en plus du regard, elle avait porté une main à sa bouche en me voyant. C'était à croire que j'étais une apparition divine ou je ne sais quel miracle qui venait d'apparaître devant leur regard ébahie. Puis il y avait Alice, le regard certes étonné, mais il y avait autre chose dans son regard. Je n'arrivai pas à mettre un point dessus, mais rien qu'en la voyant mon cœur se compressa. Ça ne présageait rien de bon pour moi, pensais-je en mordant le coin de ma lèvre. Enfin, la seule et unique personne qui aurait pu me faire plaisir, et qui bien évidemment me faisait plaisir de par sa présence, c'était Jasper. Il était présent, tout comme les autres. J'aurai pu être étonnée par sa présence, mais aujourd'hui plus rien ne m'étonnait.

« Qu'est ce qu'elle fait là ? » demanda Rosalie en me toisant d'un regard mauvais.

C'est vrai qu'est ce que je faisais là ? Devant toutes ses personnes qui ne voulaient pas de moi.

« Edward, je peux savoir pourquoi tu l'as amené ? » continua-t-elle sans me lâcher du regard.

« Elle a voulu venir pour…pour voir si tu allais bien Rose » répondit-il d'une voix calme.

« Tu plaisantes ? » s'indigna-t-elle en le regardant, puis elle se tourna vers moi, « Il plaisante hein ? Qu'est ce que tu fous ici? »

« Rose, bébé, tu as entendu les médecins, le stresse n'est pas bon pour le bébé, essaye de te calmer » intervint son époux en lui caressant délicatement la main.

« Non, elle n'est pas bien pour le bébé ! » rétorqua-t-elle en me pointant du doigt.

Ok Bella, que faire dans ce genre de situation ? Tout le monde te déteste, une femme enceinte veut ta mort, ton époux ne te prête aucune intention, tu ne pouvais pas rêver mieux comme rencontre avec les Cullen.

« Je…je crois que je vais m'en aller » dis-je enfin.

« Ouais, je crois aussi » confirma-t-elle.

C'est alors qu'Edward se leva, son téléphone à la main.

« Je vais appeler Gareth pour lui dire de t'envoyer le chauffeur »

« Non, non, ne t'inquiètes pas pour moi, je trouverai bien un taxi » le remerciais-je en souriant.

« Un taxi… » Marmonna Alice en me regardant.

Wow, merveilleuse soirée Bella.

« Hum…je vous souhaite une bonne soirée » dis-je en les regardant à tour de rôle. Puis je regardai Rosalie, « Et j'espère que tu iras mieux » lui dis-je.

Il ne me restait plus qu'à être gentille, leur incroyable haine cessera bien un jour.

Un dernier salut timide de ma part et me voici dehors à attendre l'ascenseur. Seigneur, ce que c'était difficile. Je m'étais retrouvée devant toutes ces personnes, censé être ma famille, et je ne savais pas comment réagir, quelle attitude avoir devant eux. Les portes de l'ascenseur s'ouvrèrent enfin, des portes qui allaient m'aider à sortir de ce purgatoire.

« Tanya ! »

Instinctivement, je me retournai et vis Alice courir vers ma direction. Une fois arrivée à ma hauteur, elle me fixa un certain moment sans rien dire.

« Hum…un problème Alice ? »Demandai-je en tentant de freiner mon rythme cardiaque.

« Je me disais juste…je me demandai en fait, pourquoi es tu venue ? Ca n'est certainement pas parce que tu apprécies Rose, alors pourquoi es tu là ? »

« Eh bien, premièrement, je n'ai rien contre Rose, deuxièmement, je suis là parce que j'ai cru qu'Edward aurait besoin de moi…et… »

Je me mis à sourire face à ma phrase. Quelle idiote, elle sonnait tellement fausse : Edward ? Besoin de moi ? Non mais ridicule.

« Je vois…euh…ma famille va rester encore un peu avec Rosalie, je me disais qu'on pourrait aller se prendre un café…les distributeurs sont peut être dégoutants mais c'est déjà ça… » me dit-elle en se tortillant les doigts.

Rien qu'à son comportement, je sus combien ça lui coûtait de me proposer une telle chose, mais c'était un bon début…très bon même.

J'acceptai donc en acquiesçant et la suivis sans un mot vers l'un des distributeurs, qui se trouvait au fond du couloir.

Elle se prit un chocolat au lait, quant à moi je pris ma dose de caféine.

« Prendre un taxi, boire du café, boycotter la soirée des Volturi, qui êtes vous et qu'avez-vous fait de ma belle sœur ? » me demanda Alice en portant son verre à la bouche.

« Et bien j'imagine que du changement ne fait de mal à personne » répondis-je en souriant.

« J'en sais rien… » Marmonna-t-elle en me fixant.

« Alice ? Que cherches-tu à faire ? » Lui demandais-je en haussant les sourcils.

« A savoir qui tu es »

Sa réponse me fit l'effet d'une bombe. Savoir qui j'étais, c'était comme savoir si j'étais Tanya ou pas. Evidemment que mon attitude avait changé par rapport à celle de Tanya. Et évidemment qu'Alice allait s'en rendre compte.

« Je suis moi » répondis-je comme une idiote.

« Tu es toi…mais tu n'es pas Tanya. » rétorqua-t-elle.

Je ne sus quoi dire face à cela.

« Regarde-toi ! Qui aurait cru qu'un jour tu viendrais ici pour Rosalie ! Et aussi fou que cela puisse paraître, je te crois…je veux dire, tu passes du diable en personne à…à toi ! » S'exclama-t-elle en me désignant de la main.

« Alice… »

« Non attends ! » me coupa-t-elle, « Jasper m'a dit qu'il ne t'avait jamais rencontré auparavant, il ne te connaît pas, pourtant tu me l'as présenté et… »

« Je le connais » lançais-je sans me contrôler.

Elle fronça les sourcils d'incompréhension et me regarda, attendant que je poursuive dans ma réponde.

« Euh…je…j'ai eu besoin d'un pompier un jour et… tu sais mon chat était sur un arbre puis Jasper est arrivé et… »

Je me tus en voyant son expression mi amusé, mi perplexe et me flageolai de n'être qu'une simple idiote qui ne savait même pas sortir de mensonge convenable.

« Ok Alice, j'ai décidé de changer, ne me demande pas pourquoi, moi-même je ne le sais pas. Mais tout ce que je veux c'est redémarrer une nouvelle vie, sauver mon couple, porter mon nom convenablement et non comme un signe distinctif. Je veux être une vraie Cullen » dis-je d'une traite.

Elle me fixa toujours, cherchant la moindre trace d'ironie dans mes propos, puis au bout d'un certain temps, elle me lança d'une voix calme.

« Qui est Jasper pour toi ? »

« Est-ce que tu as entendu ce que je t'ai dit ? »

« Oui, j'ai entendu, et je t'ai dit que je te croyais, par contre je veux comprendre. Qui est Jasper pour toi ? »

J'inspirai une bouffée d'oxygène et me demandai si je devais lui dire la vérité, au risque de me prendre pour une folle. Au point où j'en étais.

« L'autre jour au centre commercial, j'ai vu comment tu as réagi en l'observant…et j'avais entendu quelqu'un crier sans nom. J'ai fait semblant de le connaître pour te le présenter » débitai-je posément.

Moi-même je m'étonnais de ma capacité à mentir aussi bien après avoir sortie une chose aussi idiote que mes pieds tout à l'heure. Et apparemment, ça marcha, puisqu'Alice affichait un grand sourire. A moins que ce ne soit un sourire qui voulait dire : '' A d'autres, je ne te crois toujours pas ».

« Merci » me dit-elle alors.

Ah ben non, elle me croyait vraiment.

« Et tu sais quoi ? Je vais prendre sur moi et arrêter de te détester »

« Merci »

« Mais je ne te promets rien hein ! C'est pas comme si effacer tout le mal que tu as causé à mon frère était simple »

« Tout…tout le mal que j'ai causé à Edward ? » répétais-je abasourdie.

« Ah oui…et si tu veux réellement que je te vois comme avant, évite de faire la fille atteinte d'Alzheimer ».

« Comme avant ? » répétais-je encore.

« Tu vois tu continues ! » s'indigna-t-elle en se pinçant les lèvres.

« Alice ! Sérieusement ! Que veux tu dire par ''comme avant'' ? »

Elle haussa les épaules.

« Peut être que toi tu ne t'en souviens pas, mais à une époque tu étais quelqu'un de bien et même si tu as craché sur la mort de mon père, aujourd'hui je crois que tu veux réellement changer ».

« Oh mon Dieu », murmurais-je en portant ma main à ma bouche.

Cracher sur la mort de leur père ? Ils avaient perdu leur père et Tanya n'en avait rien à faire. Elle les a fait souffrir et aujourd'hui je comprenais la colère des Cullen. Moi-même je ne pourrai pas faire confiance à ce genre de personne. Pire que ça, je ressentais à mon tour une colère insoutenable envers elle. Envers ce corps aussi pourri que sa propriétaire.

« Tanya ? Tu vas bien ? » me demanda Alice en portant une de ses mains sur mon bras.

Je tournai la tête d'un signe négatif sans pour autant revenir sur terre. Cette déclaration m'avait déconnectée de tout. Je ne méritais pas leur pardon, je ne méritais pas Edward et je ne méritais pas ce nom. Cracher sur la mort de leur père…ces mots revenaient sans cesse dans ma tête, augmentant mon malaise au fur et à mesure que je respirais.

« hum…Alice ? » demanda une voix que je ne connaissais pas.

C'est alors qu'Esmée, apparut, me forçant à sortir de ma torpeur.

« Nous allons rentrer, les heures de visites sont terminées…Emmett m'accompagnera, nous te laissons finir ta soirée avec Jasper ».

« Merci maman. » répondit Alice ne la prenant dans ses bras.

« Il a l'air d'être quelqu'un de bien » sourit-elle en caressant les cheveux de sa fille.

« Je crois qu'il l'est »

« Ne rentre pas trop tard, d'accord ? »

« Ne t'inquiète pas. »

Puis elle se tourna vers moi, et me fit un simple sourire. Un simple sourire qui me fit fondre le cœur. Cette femme respirait la douceur. Rien qu'en la voyant, j'étais passé de la fille totalement dégoutée et choqué par son corps, à une fille calme.

« Je suis heureuse de te revoir enfin Tanya » me dit-elle d'une voix douce.

La première fois, qu'une Cullen me disait quelque chose de bien lors d'une première rencontre.

« Je suis aussi heureuse de vous renc…de vous revoir Esmée » dis-je en lui souriant.

« Ca n'est pas parce que tu n'es pas venue me voir depuis longtemps, que tu dois reprendre la forme du vouvoiement ».

« Oh…Euh…Oui désolé »

« Maman, on y va ? Je te rappelle que mon fils veut que je lui rapporte son poulet ! » Lança une autre voix.

Je me retournai pour voir le mari de Rose s'approcher de nous, tout en enfilant sa veste. Aussi énorme que la première fois que je l'avais rencontré. Et apparemment, il était le frère d'Edward. Rien dans son physique ne me l'aurait dit. Autant Edward était mince et magnifiquement bien proportionné, autant son frère avait une carrure assez forte, faisant presque penser à un ours.

« Oui, oui j'arrive ! » répondit-elle en levant les yeux au ciel. « Rosalie et son poulet… »

« Hey ! Ce n'est pas Rose qui en veut, mais mon fils ! » S'indigna-t-il en arrivant à notre hauteur.

« Mais bien sur Emmett, tu crois réellement qu'un fœtus de 5 mois peut demander à sa mère du poulet, faut vraiment que tu consultes toi ! » le taquina Alice en souriant.

« Fais attention à ce que tu dis lutin »

« Combien de fois t'ais-je demandé de ne plus m'appeler lutin ! »

« Et combien de fois t'ais-je demandé de ne plus traiter mon fils de fœtus » rétorqua-t-il en haussant la voix.

Etais-je réellement en train d'assister à une dispute entre frère et sœur ?

« Emmett, Alice, ça suffit, n'oubliez pas que nous sommes dans un hôpital » les sermonna Esmée.

« Désolée » s'excusa Alice en regardant on frère.

« Désolée pour… » Fit celui-ci en tendant l'oreille.

« Pour avoir traiter ton fœtus de fœtus » sourit-elle en lui tirant la langue comme une gamine.

« Oh… »

« Emmett, allons-y…oublie un peu Alice, tu sais très bien qu'elle te taquine » lui dis calmement sa mère.

«Oh oui je le sais ça…allons-y. Je ne veux pas faire patienter mon fils davantage. Et parler avec ce lutin n'arrangera pas les choses » fit-il en offrant son bras à Esmée, non sans lancer un regard mauvais à sa sœur.

J'entendis Alice grogner dans sa barbe.

« Bonne soirée les filles » nous lança Esmée en souriant.

« Bonne soirée » répondis-je.

Emmett, lui se contenta de me faire un signe de la tête, puis embrassa sa sœur sur le front en lui souhaitant à son tour une bonne soirée.

« Je vais saluer Rose, puis je terminerai ma soirée avec Jasper » me dit-elle une fois que son frère et sa mère soit hors de vue.

« Euh…oui, bien sur » lui dis-je en buvant de mon café qui s'était très vite refroidi.

« Tu peux venir tu sais ? Même si Rose te déteste, je veux dire ». me dit-elle en voyant que je ne bougeai pas.

« Non, ça va aller Alice, je me contenterai d'attendre Edward ici. »

Elle me sourit en haussant les épaules, l'air de dire « c'est toi qui décide », puis disparue à son tour dans la chambre 302.

Ok, alors récapitulons. Alice avait décidé par je ne sais quel miracle de me laisser une chance. Chance que je ne méritais strictement pas. J'avais fait la connaissance de ma belle mère. Belle mère qui était aussi merveilleuse que gentille. Et encore une fois, une autre Cullen n'avait plus rien contre moi, enfin contre Tanya. J'avais rencontré cet Emmett qui m'avait fait un signe de tête. Un signe de tête qui était plutôt gentil et cool, surtout envers une personne qui avait "craché" sur la mort de leur père.

Décidemment cette famille était merveilleuse. Pour le peu que j'avais vu ce soir, toutes mes réticences envers eux, mes doutes et surtout ma colère envers les Cullen, colère dut à leur ignorance et à leur méchanceté gratuite envers moi, c'étaient évaporés. Ils me parlaient comme si je ne les avais pas fait souffrir. Alice, Esmée, Edward…et peut être Emmett. Ils avaient la force de m'accorder leur pardon alors que je ne le méritais pas. On m'a toujours dis que la vie apprend à savoir pardonner, à tout pardonner. J'avais toujours cru à ces mots, toujours penser que cette citation était véridique, mais aujourd'hui j'en doutais. Le pardon se mérite…mais Tanya Cullen ne le méritais pas.

Lorsque je vis les trois dernières personnes sortir de la chambre de Rosalie, je me dirigeai vers eux, le cœur toujours et encore endolori. Lorsqu'Edward s'aperçut de ma présence, il fronça les sourcils en s'approchant de moi.

« Tu n'es pas rentrée ? » me demanda-t-il.

« Euh…non, j'ai préféré t'attendre »

« Tu t'es rendue compte que tu ne pouvais pas mettre les pieds dans un taxi » me dit-il en souriant.

« Non petit frère, Tanya et moi avions juste eu une petite discussion » s'incrusta Alice en souriant.

« Une petite discussion ? » répéta-t-il avec perplexité.

« Rien de bien important…bon, ce n'est pas que je vous aime pas, mais je crois qu'avec Jasper nous allons terminer notre soirée » s'exclama-t-elle en lui souriant.

Jasper lui rendit un sourire éblouissant. Un sourire qui me fit à mon tour sourire. Je connaissais assez bien Jasper pour savoir qu'il ne s'intéressait pas du tout aux filles. Il était tout le contraire de Jake. L'un ne vivait que pour sortir avec des filles, l'autre ne cherchait pas à rencontrer une fille. Le Ying et le yang, deux contraires qui s'appréciaient comme des frères. Et le fait de le voir avec Alice me montrait que je me trompais peut être…que les miracles pouvaient exister.

« Ne rentre pas trop… » Commença Edward.

« Maman me l'a déjà dit, ne t'inquiète pas…et cesse de faire le frère protecteur, ça ne te va pas du tout ! » lui dit-elle.

Il roula des yeux et après avoir salué Jasper, sans oublier de lui faire une petite menace discrètement à l'oreille, il les laissa s'en aller.

Puis il se tourna enfin vers moi.

« Je crois qu'on devrait rentrer. A moins que tu ne veuilles souhaiter une bonne nuit à Rose ? » Rajouta-t-il d'un sourire narquois.

Je me mis à sourire à mon tour, et juste pour lui prouver que je n'avais pas peur de sa belle sœur, je me dirigeai vers la porte de la chambre et l'ouvris précipitamment.

Quel courage Bella ! Et maintenant que vas-tu faire ?

Rien, je n'avais pas réfléchi à l'après de mon stupide acte. J'étais là, debout devant une Rosalie aussi surprise que lorsqu'elle m'avait vu apparaître tout à l'heure.

« Euh…Je voulais te souhaiter une bonne nuit » dis-je timidement.

« Ouais…peu importe, ferme la porte derrière toi en sortant » répondit-elle d'un ton sec.

J'allai m'en aller, mais mon stupide cerveau me dicta encore une fois de me retourner pour lui faire face.

« Rosalie…tu ne sais pas combien je suis désolée pour tout le mal que je vous ai causé. J'étais égoïste, nulle et surtout impardonnable, je l'avoue. Mais crois moi, je souhaite réellement que tu ailles mieux » lui dis-je honnêtement.

Parce que oui j'étais moi-même désolée pour le mal que Tanya leur a fait.

Rosalie me regarda, la bouche entrouverte, semblant choquée par mes paroles.

« Euh…mer…sors d'ici s'il te plaît », se reprit-elle en fermant les yeux comme pour se calmer.

Oui Tanya Cullen ne méritait pas leur pardon et Rosalie me le montrait.

Je sortis alors retrouver Edward qui m'attendait devant l'ascendeur. En me voyant arriver, un sourire prit place sur ses lèvres.

« Je vois que tu es toujours en vie » me dit-il.

« Oui toujours, elle ne m'a pas tué cette fois ci. »

« Je crois qu'ils lui ont mis un calmant dans sa nourriture » murmura-t-il en se penchant vers moi.

« Elle est enceinte Edward ! » lui rappelai-je en souriant.

« Alors elle est en manque de poulet »

Je me mis à rire et le suivi dans l'ascenseur.

Une fois dans la voiture, un autre silence plana autour de nous. Lorsque nous arrivâmes devant la grande maison, Edward se gara dans un garage qui ouvrait sur la cuisine, ce qui me permit de retirer mes chaussures et de rester pieds nus. En plus je n'avais pas de manteau et la nuit était glaciale. Je prenais seulement sur moi pour ne pas paraître trop frileuse devant lui.

« Nous sommes arrivés » me fit-il enfin remarquer sans pour autant me regarder.

« Oui je vois ça » souriais-je.

Mais lorsque je levai les yeux vers lui, je vis son malaise. Et à ce moment je compris quelque chose. Cela faisait trois jours qu'il n'avait pas mis les pieds ici. Trois jours qu'il ne voulait plus rester sous le même toit que moi, trois jours qu'il ne voulait plus poser les yeux sur moi. Mais qu'en est-il de ce soir. Allait-il encore une fois disparaître jusqu'à la prochaine sortie publique que nous ferons ?

« Tu…tu comptes sortir ce soir ? » lui demandai-je.

Il tourna enfin le visage vers moi et me fixa en fronçant les sourcils. Seigneur ce qu'il était beau. Je me mordis la lèvre pour m'empêcher de le supplier de ne pas s'en aller et de rester avec moi.

« Je te rejoins dans un instant » me dit-il.

Je n'avais pas remarqué que j'avais retenue ma respiration depuis avant, et ce fut seulement lorsque j'appris qu'il allait coucher à la maison ce soir que je me détendis enfin.

Alors j'acquiesçai et sortis de la voiture, portant ma robe pour ne pas me la prendre dans les pieds et me blesser une seconde fois. Puis je montai me changer, pour porter mon fameux jogging et un des T-Shirt d'Angela. Il était plus de minuit, et croiser Angela ou Gareth serait fort improbable. Je pris ensuite place sur le lit et fermai les yeux. Cette soirée avait été pour le moins intéressante. Une rencontre fracassante qui promettait…

D'un coup la porte s'ouvrit, et je me retournai pour voir Edward à l'entrebâillement m'observer.

«Je suis venu prendre quelques vêtements et… » Commença-t-il en désignant l'armoire du doigt.

« Euh…je vais te laisser…j'ai un petit creux de toute façon » le coupai-je en me levant pour sortir.

Je lui fis un dernier sourire et le laissai seul pour se changer. Un inconvénient majeur dans ce couple était que je n'avais pas le plaisir de voir mon époux se changer, et la Bella Swan que j'étais allait trouver un moyen pour y remédier.

Je descendis alors à la cuisine et sortis automatiquement mon pot de glace préféré. Une cuillère, un comptoir, puis une fille et le tour était joué. Me voici à gémir devant ce plaisir inconditionnel que ressentais mes papilles. Encore maintenant, je m'étonnais à goûter pareille glace. Au bout d'un certain temps de plaisir, j'eus une idée. J'ouvris le tiroir à cuillère, en pris une autre et suivis le fil de cette idée saugrenue en montant l'étage avec mon pot de glace.

Arrivée devant la porte de la chambre, je pris la peine de frapper et ouvris discrètement la porte. Je vis Edward changé en tenue de nuit, assis sur le fauteuil, un livre à la main. En me voyant avec mon pot à la main, je le vis hausser les sourcils et ouvrir grand les yeux d'étonnement, ce qui m'arracha un petit sourire.

« Hum…je me disais que je ne devais pas être la seule à me faire plaisir avec ça » lui dis-je en levant le pot d'une main.

Il n'eut aucune réaction, par contre ses yeux continuaient de faire la navette entre mon pot de glace et moi.

« Je ne pourrai pas le finir seule, même si j'en meurs d'envie » continuai-je en m'approchant de lui, « alors je me disais que tu pourrais m'aider ? » lui demandai-je alors en lui tendant une cuillère.

Au bout d'une bonne minute, il ferma son livre et pris, à mon plus grand bonheur, la cuillère. Je lui souris et pris place à ses côtés.

« Tu verras cette glace t'amènera au septième ciel » lui dis-je en le voyant plonger sa cuillère dans le pot que j'avais mis entre nous.

« Je sais, c'est le seul plaisir que je me fais en la commandant d'Italie » me dit-il en léchant sa cuillère.

Seigneur, la vision de sa langue sur la cuillère était d'un érotisme sans fin. A moins que ce ne soit moi qui disjoncte.

« D'ailleurs maintenant je sais pourquoi mes pots de glace disparaissent de jour en jour » rajouta-t-il en plissant les yeux.

« C'est…c'est Angela qui m'a obligé à en prendre », mentis-je en rougissant de plus belle.

Menteuse et traîtresse envers ses amies en plus de ça. Chapeau bas…

Il me fit son fameux sourire en coin et continua à manger.

« Je suis juste étonnée de te voir en prendre »

« Je sais, je suis désolée je n'aurai pas du, j'ai cru que…je ne savais pas que c'était à toi et… »

Il me coupa en faisant non de la tête.

« Ce que je voulais dire c'est que tu détestes la glace, enfin tu as toujours eu peur de ces ''cochonneries'' comme tu dis, à cause de ton régime. »

« Je fais une régime ? » m'étonnai-je. « Pourquoi ? Ce n'est pas comme si j'en avais besoin, si ? »

Il se mit enfin à rire. J'avais réussi à déclencher le rire d'Edward Cullen, et ça croyez le ou non, c'était un exploit.

« Dans tous les cas, je suis désolée, je n'aurai pas du en manger et… »

« T'en fais pas » me coupa-t-il « Ce qui est à moi et à toi, souviens toi » me dit-il en me tendant une cuillère pleine de glace.

Je me mis à sourire en me mordant la lèvre, puis acceptai sa bouchée. Cette fois ci, il n'y avait aucune caméra, aucun photographe ou journaliste, nous étions seuls et honnêtes. C'était bon, tellement bon que je me surprenais à me dire que peut être nous allions reconstruire quelque chose de vrai. Et pour cela, je savais que je devais me faire pardonner le passé de Tanya et toutes ses erreurs. Je devais donc commencé par m'attaquer à la famille. Je pris une grande inspiration, posai ma cuillère dans le pot et le regardai.

« Comment va Rose ? » lui demandai-je.

« Rosalie ? » me demanda-t-il en me lançant un bref regard avant de se reconcentrer sur son pot de glace.

« Oui »

« Bien…elle passe la nuit à l'hôpital par simple précaution »

« Ca va alors »

« Depuis quand t'inquiètes-tu pour elle ? A ce que je sache Rose et toi ce n'est plus vraiment une grande histoire d'amour » me questionna-t-il.

« Pourquoi ? Ça l'a été un jour ? »

« euh…je crois oui, à moins que même avant tu ne jouais la comédie ».

Je souris face à cette phrase. Même avec Rosalie…y a-t-il une personne que Tanya n'avait pas blessée ?

« Je ne joues plus à rien Edward. Je vais changer. » Murmurai-je.

A son tour, il posa sa cuillère dans le pot et me fixa en fronçant les sourcils.

« Tu veux changer ? » me demanda-t-il dans un murmure.

J'acquiesçai.

« Pourquoi ? »

« Pour tout le mal que j'ai pu vous faire. »

« Trois ans Tanya ! Ca ne s'efface pas en un claquement de doigt »

« Je sais…et je sais que vous avez souffert par ma faute…Je m'excuse réellement, pour toi, pour ton père… »

« Mon père… » Répéta-t-il en souriant avec ironie. « Tu n'es…tu n'es même pas venue à l'enterrement, tu ne m'as même pas demandé ce que j'ai pu ressentir en le perdant. Tout ce que tu as fait c'était… »

Il se tut, ne pouvant plus continuer sa phrase et je ressentis sa peine et toute sa souffrance. Il souffrait pour son père et contre sa femme. Alors, je fis ce que j'aurai fait en étant Bella. Je lui pris délicatement la main et le forçai à me regarder. Son regard me brisa instantanément le cœur, jamais je n'avais pu voir aussi de douleur et de colère chez un homme. Cette pointe de tristesse, rendant ses pupilles humides et son expression me tuèrent littéralement.

« Edward…je suis désolée » lui dis-je d'un ton suppliant.

« Ouais… »

« Non, écoute, je sais ce que tu ressens…Lorsque j'ai perdu mon père, je…je m'en prenais au monde entier. Tout ce que je voulais c'était… »

« Mais qu'est ce que tu racontes Tanya ? Eléazar est toujours vivant » me coupa-t-il en se redressant.

Et merde ! Quelle idiote. Trop de Bella Swan tue Bella Swan !

« Hum…oui, mais j'essayais de me mettre à ta place et… » Tentai-je pitoyablement.

« Mais tu n'es pas à ma place ! Tu ne l'as jamais été ! » me coupa-t-il en me regardant. « Tu es là, à faire la parfaite épouse alors que tu sais que ce n'est pas aujourd'hui que j'ai besoin de toi, j'avais eu besoin de toi et tu n'es jamais venue ! Tu m'as tournée le dos du jour au lendemain et tu espères avoir mon pardon ? C'est trop facile Tanya »

« Je sais, je sais tout ça. Je sais que je suis un monstre et je sais que je ne vous mérite pas. Je vous ai blâmé sans savoir ce qu'elle vous avez fait mais aujourd'hui je te comprends, je vous comprends. » Dis-je en lui serrant plus fermement la main comme pour insister sur mes propos.

J'avais parlé en mon nom, et non au nom de Tanya. Je m'excusais moi aussi de leur en avoir voulu. Mais ça il ne le savait pas.

« De qui parles-tu bon sang ? » s'étonna-t-il en lâchant ma main.

« De moi…souviens toi, j'aime parler de moi à la troisième personne du singulier » dis-je en grimaçant.

Ce fut à ce moment que je décelai un petit sourire, presque invisible, mais j'étais persuadé qu'il avait sourit.

« Tout ce que veux c'est que tu me laisses une dernière chance » dis-je plus sérieusement. « Je te prouverai que je peux changer »

Il se contenta d'acquiescer et de reprendre sa cuillère en bouche.

« Mangeons vite ce truc avant que ça ne fonde » me dit-il en me tendant ma cuillère.

Je me mis à sourire, sachant que j'étais sur la bonne voie.

Une fois avoir fini ce délicieux pot, il se leva enfin et s'étira.

« Je crois qu'il est temps de dormir. Demain tu dois te rendre chez Aro et moi je dois courir pour perdre ces dix kilos de glace »

Je grimaçai en entendant mon programme pour demain et me releva à mon tour.

« Tu as sans doute raison »

« Oui, donne moi ça, je vais descendre m'en débarrasser » fit-il en me prenant le pot des mains. « je te souhaite une bonne nuit Tanya. »

« A toi aussi ».

Il me fit un sourire franc et disparu hors de la chambre. Quant à moi, je pris place sur le lit en fermant immédiatement les yeux.

Edward n'allait pas venir ce soir, mais il viendra un jour, j'en étais persuadée.

Le lendemain, le réveil fut plus difficile que ce à quoi je m'attendais. Ce fut Angela qui me tira de mes draps, me rappelant que la voiture que m'avait envoyé ce cher Volturi m'attendait. Je fis alors mon possible pour me doucher en trois minutes, me vêtir en deux minutes, me coiffer en une minute et saluer Gareth en deux secondes avant de sortir rejoindre ce chauffeur. Je n'avais pas vu Edward ce matin là, il était sans doute allé courir ou travailler. Il était quand même plus de dix heures.

Lorsque j'arrivais devant la même villa qu'hier, mon cœur se comprima et encore plus en voyant le visage de James devant moi. Rien de mieux pour commencer la journée, ironisai-je.

« Bonjour Tanya » me dit-il d'une voix détachée.

« Bonjour…comme tu le vois je suis là »

« Oui mais hier tu ne l'étais pas et ça n'a pas plu à Aro… »

« Que veux tu que j'y fasse ? Ma belle sœur avait besoin de moi ! » Rétorquai-je en élevant la voix.

« Ça vois-tu je m'en fous complètement. Tu étais censée être présente et tu ne l'as pas été. Je ne te couvrirai plus la prochaine fois. Compris ? » me dit-il entre ses dents.

« Je ne t'ai rien demandé, ok ? Maintenant si tu veux bien m'excuser je vais voir ce que me veux ce Volturi de malheur »

Je le poussai de l'épaule pour entrer à l'intérieur quand il me retint par le bras.

« Attention à ce que tu fais Tanya » me menaça-t-il.

« James ! Que se passe-t-il ici ? » Entendis-je Aro demander.

Je lâchai le regard noir de James pour croiser celui de mon patron, ou de je ne sais quoi.

« Rien…je disais juste à Tanya à quel point elle vous avait déçue hier. » répondit-il.

« Ça n'est pas à toi de le faire ! Tanya, suis moi » lança-t-il fermement.

Rien qu'au son de sa voix, je regrettai la présence de ce James. Je lui fis un dernier regard et d'un pas lent, suivis Aro jusqu'à une pièce qui s'avérait être un bureau.

« Installe-toi » m'ordonna-t-il en me montrant une chaise devant son bureau.

J'obtempérai et pris place en croisant mes jambes.

« Hier soir j'ai eu l'impression que tu oubliais à qui tu avais affaire » me lança-t-il en joignant ses deux mains l'une contre l'autre.

« Comment ça ? » demandai-je incertaine.

« Tu n'as pas le droit de t'absenter d'un endroit sans mon autorisation et tu le sais ! Tu sais aussi ce dont je suis capable si j'apprenais que tu sympathisais avec les Cullen. »

« Pardon ? »

« L'expérience avec Carlisle te remontera peut être la mémoire ? » suggéra-t-il.

« Je…je ne vois pas ce que vous voulez dire. »

« Et bien je vais te le dire Tanya » s'écria-t-il en se levant de sa chaise pour se positionner devant la mienne. « Je ne veux plus que tu me fasses ce genre de coup, je ne veux plus te voir aussi proche de cet imbécile et je ne veux plus te voir disparaître en plein milieu d'une soirée que J'AI organisée »

« C'est de mon mari que vous parler ! » M'offusquai-je en élevant à mon tour la voix.

Il n'avait pas le droit de m'interdire ces choses !

« Ton mari ? » répéta-t-il. « Écoute-moi bien, me dit-il en posant ses deux mains sur mes accoudoir pour rapprocher son visage du mien, je décide de tes choix et de tes actes, tu n'as pas de mari, est ce bien clair ? Si ça ne l'est pas j'imagine que tu aimerais voir une seconde personne qui t'es chère disparaître. »

J'écarquillai les yeux en entendant sa menace, tout en tentant de freiner les battements irréguliers de mon cœur.

« N'oublie pas qui t'as créé Tanya »


Voilà fin du chapitre, j'éspère qu'il vous a plu et que vous commencez à comprendre certaines choses. Parfois,il suffit de lire entre les lignes^^