Je suis de retour! J'ai enfin mis le point final pour ce chapitre, ça fait un bien fou!
J'espère qu'il vous plaira autant qu'il m'a donné du plaisir à être écrit.
Merci pour vos review, elles étaient toutes superbes, je ne m'attendais vraiment pas à tout ça de votre part! MERCI MERCI ET MERCI.
J'ai répondu à tous les inscrits mais pas aux anonyme, je suis désolée, mais je suis crevé et croyez moi tout ce que je veux c'est dormir lol. Donc ne croyez pas que je vous ai oublié, je préfère répondre globalement. Alors tout d'abord Merci toutes vos review et vos impressions sont géniales, encourgeantes et magnifiques! Ceraines d'entre vous se posent encore des questions, c'est normal, et les réponses se trouveront toutes dans les prochains chapitres. Je vous dis donc à très vite en bas^^
« N'oublie pas qui t'as créé Tanya »
Cette phrase revenait et se rejouait sans cesse dans mon crâne. Cet homme m'avait menacé, m'avait fait peur et je ne savais toujours pas quel lien il entretenait avec Tanya. Il exerçait un certain pouvoir sur elle, et sur moi par la même occasion. Un pouvoir à faire frémir plus d'un.
Toujours assise devant son bureau, Aro Volturi avait reprit sa place et me parlait de je ne sais quoi. A vrai dire je ne l'écoutais plus depuis qu'il m'avait sorti cette phrase. Depuis qu'il m'avait tout simplement menacer. Mon cœur tambourinait toujours dans ma poitrine, m'arrachant presque de long gémissement de douleur. A présent je regrettai la présence de James à mes côtés, je regrettai même la présence des sœurs Denali. J'avais peur, ça c'était indéniable. Une simple rencontre, un simple entretien et cet homme avait réussi à me mettre dans tous mes états. Qui était-il pour Tanya ? Qui était-il pour lui interdire de se rapprocher de son époux ? Qui était ce monstre ?
«Maintenant que notre histoire est réglée, tu peux disposer, j'ai une réunion de la plus haute importance avec mes associés » lança sa voix en me sortant de ma torpeur.
« Qu'attendez-vous de moi exactement ? J'avoue que je ne vous comprends toujours pas » dis-je d'une petite voix.
Toi tu cherches à mourir, me lança ma voix intérieure.
Non je cherche à comprendre cette foutue vie !
L'expression du visage de mon interlocuteur me prouva que ma voix intérieure avait raison. Il abordait un visage froid, menaçant comme toujours et surtout rouge de fureur. Je sentais l'explosion arriver, mais au final, il se leva et me fit face une seconde fois.
« J'attends de toi que tu comportes comme la splendide petite poupée que tu as l'habitude d'être. J'attends de toi que tu cesses tes idioties et que tu reviennes sur le droit chemin » me dit-il d'une voix calme.
Calme certes, mais ce ton là était en même temps des plus durs et des plus formels. Mais j'avais encore l'impression de ne rien comprendre. C'était soit moi, soit lui qui ne savait pas s'exprimer.
« Ecoutez Aro, vous me voulez à vos côtés ? Pas de problèmes, passez moi un coup de fil et j'y serai, par contre vous n'avez pas le droit de vous occuper de ma vie privée, est ce clair ? »
Je me levai et lui fis à mon tour face. Pourquoi avais-je peur de lui ? Tout d'abord je n'avais rien fait, ensuite, il n'avait aucun contrôle sur moi. Il en avait peut être eu avec Tanya, mais ce temps là était révolu. Les temps ont changé et j'ai changé !
Mais visiblement ce dernier n'était pas du tout d'accord avec mon point de vue.
« Ne joue pas avec moi Tanya. Je peux t'envoyer à la case départ en un claquement de doigt alors fais bien attention à ce que tu dis »
« Je crois que vous avez une réunion Aro, je vais vous laisser. »
Ignorant son regard meurtrier, je le contournai et le laissai seul avec sa haine. Je m'étonnai moi-même d'un tel comportement de ma part. J'avais eu peur, c'est vrai. Mais je touchais le bonheur du doigt. Hier soir j'avais enfin réussi à parler avec Edward, à me faire apprécier par Alice et à me faire saluer par ma belle mère. Et il voulait que je lâche tout cela ? Impossible, j'étais si prête de mon but. J'allais retrouver une vie de famille et je le méritais. Que ce soit la Bella que j'étais, qui en avait bavé dans toute sa misérable vie ou Edward qui méritait d'avoir l'amour de sa femme, je ne pouvais pas lâcher cet ultime vœu.
Et s'il fallait en payer les conséquences, et bien je le ferai. Aro n'était certainement pas aussi malade qu'il ne le paraissait.
Je décidai à repartir chez moi. Le mieux serait de retrouver les Cullen ou encore Angela, mais arrivée à la porte une main me retint le bras une nouvelle fois. C'était à croire que ce psychopathe aimait me retenir.
« Où est ce que tu comptes aller comme ça ? » me demanda James en m'empoignant le bras plus sévèrement.
« Je rentre chez moi. Maintenant si tu veux bien retirer tes sales pattes de mon bras, je t'en serai entièrement reconnaissante. »
Son emprise se fit alors plus douce, s'éloignant petit à petit de moi. Je ne sus déceler l'expression que son visage véhiculait. Mais une chose était sure, je regrettai très vite mon comportement désinvolte envers lui. Après tout, il ne m'avait rien fait, mis à part me draguer le premier soir de notre rencontre, mais je ne devrai pas lui en vouloir. Tanya lui faisait sans doute espérer des choses. Son comportement était sans doute normal.
« Sérieusement Tanya, qu'est ce qu'il te prend ? »
« Je veux retrouver ma famille »
« Ta famille » répéta-t-il en souriant. Un sourire qui n'atteignit cependant pas ses yeux.
« James…Je ne sais pas ce que tu attends de moi, mais quoi que ce soit, n'oublie pas que je suis mariée, n'oublie pas que j'aimerai toujours Edward…alors… »
« Mais bordel, qu'est ce que tu racontes ? » s'emporta-t-il en se rapprochant de moi. « Que se passe-t-il dans ce foutue crâne pour que tu puisses me sortir pareille connerie, hein ? » continua-t-il en me pointant le front du doigt.
Mais qu'est ce qu'ils leur prenaient à tous ! Ne pouvaient-ils pas comprendre que j'avais changé !
« Ça n'est pas une connerie, et je te conseil de t'occuper de ton Aro plutôt que de moi, ok ? »
« Ne joues pas avec le feu Tanya. »
« Ca tu me l'as déjà dit »
« Alors écoute mes putains de conseils ! »
« Sinon quoi ? » le défiai-je en plissant les yeux.
« Sinon tu te démerderas la prochaine fois qu'Aro lancera sa foudre sur ta précieuse famille »
Ça phrase me frappa de plein fouet. Ce n'était pas une menace, non c'était plus que ça. C'était une certitude. Il était certain que quoi je fasse Aro s'occupera des Cullen. Alors je voulais en apprendre plus sur ce fameux Aro. Qui était-il pour faire peur à ce James et à Tanya ?
« Tu sais quoi, dégage de là. Je crois bien que tu mérites sa colère de toute façon » me dit-il en me toisant de la tête aux pieds.
Mais avant qu'il ne se retourne, je lui attrapai à mon tour le bras.
« Attend ! Explique-moi, s'il te plaît ! Pourquoi Aro m'en veut-il tellement ? Pourquoi veut-il faire du mal aux Cullen ? »
« Pose toi la question, maintenant si vous voulez bien m'excuser j'ai d'autre chose à faire…Mme Cullen » me dit-il, un sarcasme non dissimulé dans la voix.
Du regard, je le suivis, disparaître à l'autre bout du couloir. Me laissant là, pantoise, maudissant toujours et encore cette nouvelle vie que je ne connaissais pas. Personne ne voulait répondre à mes questions. Personne ne se donnait la peine de parler de manière non énigmatique. Tant de questions qui ne peuvent être résolus que par une seule personne : Tanya Cullen. Mais le problème c'est qu'elle n'existait plus. J'avais pris possession de son corps et elle…D'ailleurs, elle, je ne savais pas ce qu'il lui était arrivé. Et je n'avais même pas cherché à comprendre. J'étais arrivée avec une seule pensée dans la tête : profiter de ma nouvelle vie plus que parfaite. Mais dans ce rêve, il y avait une forte désillusion. Désillusion qui se manifestait jour après jour lorsque j'ouvrai la bouche pour parler à quelqu'un.
C'était définitivement vrai, seul l'esprit de Tanya Cullen pouvait m'aider. Mais ça c'était impossible.
J'inspirai profondément, et sans un regard en arrière, je sortis de cette maison. Je n'avais rien à faire ici.
Mon chauffeur était toujours là, astiquant la voiture comme si c'était la chose la plus précieuse qu'il avait au monde. Arrivée à son hauteur, je lui fis mon plus beau sourire, ce qui lui fit relever les sourcils.
«Changement de plan, je rentre à la maison » lui dis-je.
« Pardon ? »
Quoi ? Même lui trouvait ça bizarre que je ne reste pas dans cette baraque ?
« Direction la maison » répétai-je en ouvrant la portière pour prendre place à l'intérieur.
Sans aucun mot, il abdiqua ma requête et vingt minutes plus tard, me voici devant mon chez moi. Edward devait sûrement travailler dans son bureau, je ne le dérangerai pas, Angela aurait sûrement envie de compagnie et moi aussi.
Lorsque je fus à l'intérieur de la maison, j'avais devant moi un autre Garett totalement surpris par ma présence.
« Aro n'avait pas besoin de mes services en fin de comptes » mentis-je en lui filant mon manteau.
« euh…bien, voulez vous que je prévienne Mr Cullen de votre présence ? » me demanda-t-il en ouvrant le placard où étaient disposés nos innombrables manteaux.
Juste le fait de savoir qu'il était vraiment présent et que je pouvais lui parler me tordis l'estomac. Je commençais réellement à ressentir des trucs bizarres envers lui. Pas de l'amour non, c'était différent. Je voulais le voir heureux, sans aucuns soucis, lui effacer toute la peine que Tanya a pu lui causer un jour. Je ne savais pas pourquoi, mais il le méritait. Il le méritait vraiment.
« Hum…Non ça va aller, je vais retrouver Angela, vous savez où est ce que je peux la trouver ? »
« Dans la cuisine » me répondit-il d'un sourire.
Je lui rendis son sourire, me déchaussai et me précipitai vers la cuisine où Angela se trouvait, préparant le déjeuner. Lorsqu'elle s'aperçut de ma présence, un sourire pris place sur son visage, me faisant sourire à mon tour. Je n'avais jamais connu de personne comme Angela, à la fois douce, drôle et merveilleuse. Enfin personne mis à part Jake. Dieu ce que ce mec me manquait, il avait certes quelques défauts, mais j'étais folle de lui, à la limite du accro. Chaque jours loin de lui était une véritable torture, mais je ne pouvais faire autrement. Mon meilleur ami me manquait, mais je devais faire avec. Son rire, ses blagues idiotes, ses crises lorsque je lui piquais de sa nourriture et même ses mensonges me manquaient. Mais il avait toujours été là quand j'allais mal, toujours là pour recoller tous les morceaux de ma vie. Il me manquait.
« Tanya ? »
La voix d'Angela me ramena à la réalité et ce fut à ce moment que je me rendis compte qu'une larme avait glissé le long de ma joue. Il était aujourd'hui facile de changer de vie, mais oublier la dernière s'avérait être une tâche impossible à réaliser. Sans doute parce que je ne le voulais pas au fond de moi.
« Que prépares-tu ? » lui demandais-je en essuyant furtivement ma joue.
« Euh…j'avais commencé à préparer la salade, je crois que Mr Cullen aimerait des lasagnes pour déjeuner. »
« Des lasagnes tu dis ? Laisse-moi faire alors ! »
Depuis que je vivais sous ce toit, je n'avais jamais eu l'occasion de cuisiner mon plat préféré. D'ailleurs sans vouloir me venter personne ne le réussissais mieux que moi. Et je comptais bien faire profiter de mes talents culinaires pour ce midi.
Face à ma demande, Angela se contenta de me tendre le saladier où étaient disposés les tomates et le basilic.
Edward Point' of view.
Mon esprit n'était pas suffisamment accroché à mon être pour que je puisse réfléchir convenablement. Je relisais sans cesse les mêmes phrases de ce rapport mais ne parvenait pas à ancré la moindre information dans mon crâne, la raison ? Tanya.
D'après Garett elle venait tout juste de rentrer, en sachant qu'elle s'était rendue chez Aro tôt ce matin. Son comportement était des plus étranges. La demeure d'Aro avait toujours été sa deuxième demeure, voir même la première. Or cela faisait plus d'un mois qu'elle n'y avait plus mis les pieds. Plus d'un mois qu'elle jouait à ce je ne sais quoi, me faisant plonger sans cesse dans cette insupportable perplexité. Un nouveau comportement, une nouvelle attitude, une nouvelle Tanya ?
Rien qu'en pensant de la sorte, un sourire hypocrite naquis sur mon visage. Bien sur qu'elle n'avait pas changé, c'était de Tanya dont je parlais. Perfide, sournoise, trompeuse, tant d'adjectifs qui qualifiaient si bien mon épouse.
J'avais réussi à la haïr aussi vite que j'avais réussi à l'aimer…fut un temps. Un temps bien lointain cependant. Je n'arrivai plus à mettre de bons souvenirs sur un nous. Avons-nous réellement été un nous un jour ? Après tout ce qu'elle nous a fait à ma famille et à moi-même, comment peut-on remplacer ces souvenirs si durs et pourtant si écœurants.
Pourtant celle que j'avais sous les yeux depuis plus d'un mois n'était en rien cette Tanya que je connaissais. Ses gestes…souvent maladroits…toujours maladroits, ses goûts, ses manies, toutes ces petites choses qui la rendait différente de ce qu'elle était…de ce qu'elle devais sans doute être toujours.
Bordel, je ne sais même plus quoi pensé face à elle.
Jetant les feuilles d'un geste las sur le bureau, je passai rapidement mes mains sur mon visage, voulant reprendre une certaine contenance. Tanya n'avait pas fini de me rendre malade et ça n'est certainement pas aujourd'hui qu'elle arrêtera.
J'inspirai profondément et me décidai à me lever. Elle jouait sur deux plans. L'un était celui où je retrouvais mon épouse, froide, distante et manipulatrice à souhait, l'autre était différent, différent à des kilomètres…Je repensais à la scène qu'elle m'avait fait hier soir, sa sorte de crise en voiture, la peur dans ses yeux, la souffrance…qu'était-elle devenue ? Et pourquoi avais-je ressenti cette inquiétude pour elle ? J'avais perdu ce genre de sentiments envers elle depuis bien longtemps, alors que c'est-il passé hier soir ? Et cette soirée, qui malgré moi m'avait, je devais l'avouer, un tant soit peu plu. Elle était si naturelle, si drôle, si…normale. Hier soir elle n'était plus la Tanya que je connaissais. Elle n'était pas la femme que j'ai épousé non plus. Elle était bien plus que ça…
Elle était un mensonge ou un nouveau départ.
Toutes ses questions me fracassèrent le crâne, j'avais besoin de déstresser, de me revigorer et de sortir de cette pièce.
En ouvrant le bureau, la première chose que je vis fut la paire de chaussures de Tanya, traînant près de la porte d'entrée. Je ne pus m'empêcher de sourire face à cela. C'était aussi une des nouvelles choses qui caractérisait la femme qui me servait d'épouse. Sa hantise face aux chaussures à talons, son trouble lorsqu'elle en enfilait ou simplement lorsqu'elle en parlait.
Je secouai la tête pour tenter de me vider l'esprit et détournai le regard, tout en essayant de refouler l'étrange sentiment qui commençait à mûrir en moi.
Ce ne sont que des chaussures, bordel ! Des chaussures !, pensai-je m'en éloignant avec hâte.
J'allai entrer dans la pièce que je convoitais, mais avant même que ne puisse esquiver le moindre mouvement, la porte s'ouvrit, laissant apparaître la seule personne que je ne voulais pas voir.
Un livre à la main, ce qui encore une fois m'étonnai de sa part, elle s'apprêtait à sortir de la bibliothèque. Lorsque son regard croisa le mien, un sourire s'étira sur son visage, apparemment elle semblait heureuse de me voir.
« Salut » s'exclama-t-elle.
J'allai répondre, quand quelque chose sur son visage m'interpella. Il y avait de la sauce tomate sur son front. Je plissai les yeux et me concentrant davantage sur ce que je voyais pour confirmer mes pensées et c'était bel et bien de la sauce tomate. Elle avait définitivement changé. De la sauce tomate, en réalité je venais tout juste de la balayer du regard, et ce que j'y vis me fis encore une fois sourire.
De la sauce tomate, les cheveux attachés négligemment en une queue de cheval haute, un T-Shirt troué et son fameux pantalon de survêt, qu'elle ne lâchait plus depuis bien longtemps maintenant.
« Hum…est ce que tu vas bien ? » me demanda-t-elle.
Je lâchai le trou de son T-shirt du regard et attrapa le sien.
« Oui, je vais bien…tu as… », Je lui montrai le front du doigt et elle suivis le mouvement de mon doigt du regard, la bouche entrouverte. La situation aurait pu être comique…ok non elle était définitivement comique. Je n'avais jamais vu Tanya vêtue de la sorte et c'était vraiment drôle et choquant à voir.
« Edward ? »
« Tu as juste un petit peu de…de sauce sur le front » lui dis-je en souriant.
Mais elle ne souriait visiblement pas.
« Je…oui, c'est juste…et puis merde » jura-t-elle en essayant d'essuyer son front, n'y parvenant pas cependant.
« Attend, je vais t'aider » souris-je en l'entendant jurer de la sorte.
Sans savoir pourquoi, je portai ma main à son front, et de mon pouce, lui essuyai ce qui lui était impossible d'enlever. C'est alors que je la sentis tressaillir sous mon contact, me regardant avec une expression que je ne lui connaissais pas. Une expression qui m'incendia littéralement. Empli de douceur et de fragilité. Son regard était accroché au mien, me paralysant sur place par la même occasion. Je ne sus déterminer ce qu'il m'arrivait mais j'étais comme figé, incapable de briser la connexion entre nos regards. Perdu quelque part dans le bleu de ces yeux. Mais au-delà du bleu, il y avait autre chose, cette chose qui la rendait encore une fois différente.
Je brisai finalement ce contact pour porter mon regard vers ses lèvres. Elle se les mordait, encore une fois, comme si elle était conflit avec elle-même alors que son regard ne me lâchait toujours pas.
Ne sachant pas ce qu'il me prit, je retirai précipitamment ma main de son front, et fermai les poings tout en me maudissant d'agir comme un débile profond. Pourquoi j'avais fait ça merde ! Et pourquoi je l'ai fixé comme ça !
« Hum…Merci » me dit-elle timidement.
Tout que je pus faire était d'acquiescer et de la contourner pour chercher un livre à lire. Je ne comprenais moi-même pas ce qu'il m'arrivait lorsque j'étais dans un rayon proche d'elle.
« Edward ? »
« Quoi encore ? » répondis-je d'une voix acerbe et en me retournant avec force pour faire face à son expression surprise.
« Qu'est ce qui te prend ? » me demanda-t-elle en fronçant les sourcils à son tour.
J'inspirai une bouffée d'oxygène, et tentai un tant soit peu de me calmer. En si peu de temps la colère était apparue. Et le pire dans tout ça c'était que j'étais pas en colère contre elle, mais contre moi. Contre moi, parce que je ne comprenais plus ce qu'il m'arrivait en sa présence. Elle me disait vouloir changer…je n'ai pas envie d'y croire et pourtant elle me le montrait systématiquement.
« Que me veux-tu Tanya ? » dis-je d'un ton sec.
« Comprendre ce qu'il te prend ! Pourquoi réagis-tu de la sorte ? »
Je n'en sais foutrement rien. Et J'aimerai moi-même le savoir.
« Laisse tomber Tanya »
« Non je ne laisserai pas tomber Edward ! Pourquoi as-tu si vite changé de comportement envers moi hein ? » me demanda-t-elle en élevant un peu plus la voix. « Je pensais qu'on allait essayer de reconstruire quelque chose tous les deux. » termina-t-elle en détournant le regard.
« Je ne veux plus rien reconstruire avec toi Tanya…et tu le sais » avais-je répondu en y mettant le plus de conviction possible.
Parce qu'elle le savait, elle savait que plus rien ne pouvait se passer entre nous. Que je la haïssais autant qu'elle me haïssait, que nous ne faisions que nous détruire à paraître comme étant ce putain de couple idéal. Mais une chose dans son expression me serra le cœur malgré moi. Elle semblait torturée, anéantie…et je venais de lui causer toute cette peine. Pourquoi ? Pourquoi jouait-elle à cela avec moi ? Pourquoi me mettait-elle le doute de façon si équivoque et si dure !
Elle avait sans doute changé, mais moi pas. Donc qu'elle continue à se faire passer pour ce qu'elle n'était pas, j'en avais plus rien à faire.
Dans ce cas là pourquoi es tu toujours là, à essayer de chasser tout ce regret qui t'encombre en la voyant ainsi ?
Ca aussi je l'ignorais.
« J'ai préparé des lasagnes, Angela te les servira, bon appétit » me dit-elle d'une voix détachée et sans me regarder.
Avant que je ne puisse réagir, elle tourna les talons et s'en alla en me laissant debout au milieu de la pièce pleine de livres, les pensées toujours en carton.
Elle avait elle-même préparé des lasagnes. Elle, Tanya, la femme qui n'avait jamais su cuire un simple œuf avait préparé des lasagnes. C'était à la limite de l'inconcevable.
Curieux, quand même, je partis voir Angela, qui était encore en cuisine. Rien qu'en y mettant les pieds, une délicieuse odeur me titilla immédiatement les narines.
« Angela ? » l'appelai-je sans pour autant m'approcher de son plan de travail.
Elle se retourna et lorsqu'elle me vit, le rouge monta très vite à ses joues. C'est drôle comme cette fille était timide à mon égard.
« Oui Mr Cullen ? »
« Edward » lui dis-je en souriant.
Combien de fois lui avais-je répété de m'appeler par mon prénom.
« hum…Angela, j'ai entendu dire que Tanya a préparer à manger ? »
Un sourire prit place sur ses lèvres et elle se retourna pour sortir un plat du four. Les fameuses lasagnes.
« Tanya cuisine vraiment bien…je ne savais pas qu'elle avait ce talent » me dit-elle en posant le plat pour commencer à me couper une part.
J'acquiesçai, ne sachant quoi répondre. Elle venait d'appeler ma femme par son prénom comme si de rien n'était, alors que Tanya s'était toujours fait un malin plaisir à considérer nos employés comme des moins que rien. Et si Angela savait ce que manigançait mon épouse ? Je devais tenter le tout pour le tout.
« Angela ? J'ai une question, est ce que ma femme t'a parler ces derniers temps ? J'imagine que toi aussi tu as remarqué qu'elle agissait bizarrement. »
Me tendant une part de lasagne fumante, elle acquiesça en souriant.
« Elle veut changer et je crois qu'elle a changé. Tout le monde mérite une seconde chance. » me dit-elle en me tendant une fourchette cette fois ci.
Je la pris, et la plongeai dans le plat.
« Tout le monde…sauf elle » murmurai-je pour moi-même.
Avant d'avoir fait la moindre bouchée, mon téléphone sonna. Un numéro inconnu.
« Allô ? »
« Edward ? » me demanda une voix que je ne parvenais pas à reconnaître, « C'est Jasper »
« Hey, salut comment vas-tu ? »
« Il…tu dois venir à l'hôpital, Alice a eu un accident… »
A ces mots, ma cage thoracique se souleva violemment, me contracta, me fit perdre pied. Trois mots : Alice-accident-hôpital. Trois mots que j'avais toujours eu peur de réentendre. Ma sœur était à l'hôpital…ma sœur…
« Edward, tu m'entends ? »
Jasper était toujours à l'autre bout du fil, mais moi j'étais ailleurs, j'étais loin, quelque part où la souffrance et la peur reprenaient le dessus. Je n'arrivais plus à bouger, je n'arrivais plus à respirer, mais j'arrivais à penser. A repenser à ce mal que nous avions ressenti lorsque nous nous trouvions tous dans un hôpital. Hier Rosalie et aujourd'hui Alice…Alice !
« Jasper ? » m'écriais-je à travers le combiné. « Que c'est-il passé ? Comment va ma sœur ?…J'arrive tout de suite ! » Dis-je sans lui laisser le temps de répondre.
Me précipitant hors de la cuisine, je courus comme un malade jusque dans ma chambre pour prendre mes clés de voiture. Tanya s'y trouvait lisant le livre qu'elle avait prit dans la bibliothèque. Mais je n'avais plus le temps de m'étonner en apprenant que ma femme savait lire, mes pensées étaient toutes douloureusement tournées vers ma sœur.
« Edward ? Que ce passe-t-il ? » me demanda la voix de Tanya.
Je l'ignorai, cherchant toujours énergiquement mes clés. Elles étaient là, je les posais toujours sur cette table bordel !
« Où sont mes clés ! » m'écriais-je en tournant le regard vers tous les recoins de cette chambre.
« Edward… »
« Pas maintenant Tanya ! Où sont mes putains de clés ? » Hurlais-je en passant une main dans mes cheveux.
« Dis-moi ce qu'il se passe ! » insista-t-elle en se levant pour me faire face.
Elle semblait inquiète…expression qu'elle abordait souvent depuis hier, mais je m'en contrefichais pour le moment.
« Alice est à l'hôpital, elle a eu un accident »
Bella Point' of view
« Oh mon Dieu », m'exclamais-je en portant une main à ma bouche. « Co…comment va-t-elle ? »
« J'en sais rien ! Il me faut ces putains de clés de voiture Tanya »
Je jetai alors mon livre sur le lit et commença à fouiller la chambre avec lui. Je trouvai enfin l'objet que nous cherchions, dans le tiroir de la table de nuit.
« Les voici » je les lui lançai et voyant qu'il s'apprêtait à partir, je lui courus après, prenant mes baskets de jogging et mon sac avec hâte.
Une fois dehors, s'apprêtant à démarrer la voiture, il me vit prendre place à ses côtés et fronça les sourcils. Ca n'était décidément pas le meilleur moment pour une dispute.
« Oubli moi et conduis nous à l'hôpital » lui dis-je en mettant ma ceinture.
J'eus cependant droit à un soupir de résignation et il démarra enfin. A peine étions nous sortis de la propriété que le compteur de vitesse avoisinait les 120 kilomètres par heure.
Je me cramponnais à mon siège, fermant les yeux et pris de longue inspiration. Alice, Alice, Alice…elle était sans doute blessée, je n'avais pas le droit de taper ma crise maintenant. Je tentai d'effacer toute cette peur, de faire abstraction de la vitesse et de me concentrer sur Alice.
« Tanya ? » m'interpella la voix d'Edward avec inquiétude.
« chhht…conduis s'il te plaît » lui dictai-je en tentant de contrôler les pulsations irrégulières de mon cœur.
« Je vais ralentir… »
« Non conduis » répétai-je plus fortement.
Au bout de vingt minutes de torture, la voiture s'arrêta devant le même bâtiment que celui dont lequel Rosalie devait se trouver encore aujourd'hui. Les Cullen devraient sans doute faire un abonnement dans ce genre de service.
Je repris alors contenance, et suivis Edward d'un pas précipitée vers l'entrée de l'hôpital. Après avoir demandé la salle où se trouvait Alice, je courus tout simplement pour rattraper son frère. Chambre 309, arrivé devant, Edward ouvrit la chambre à la volée, faisant sursauter les quelques personnes qui se trouvaient à l'intérieur, moi y compris.
« Alice ! » s'écria-t-il en courant vers elle et en la prenant dans ses bras, oubliant sans doute le plâtre qu'elle avait au bras.
« Qui est ce qui a prévenu ce psychopathe ? » s'écria celle-ci en toisant Jasper et Emmett d'un regard méchant.
« Je n'ai rien dit ! Demande à ton copain ? » Lança ce dernier en levant les mains devant lui.
« Jasper ? » demanda Alice en plissant les yeux.
« C'est ton frère Alice ! Il avait le droit de savoir ! »
« Quoi ? Tu veux dire que tu ne voulais pas me le dire ? » S'étonna Edward en se relevant pour regarder sa sœur.
« Si ! Si je te l'aurai dit, mais pas au téléphone, tu crois que je ne te connais pas…tu as du te faire des scénarios débiles dans ton crâne de débile et tout ça pour quoi ? Pour venir ici comme un disjoncté et flippé à mort ! » Expliqua-t-elle.
« Et alors, c'est mon problème si je flippe compris ! La prochaine fois tu me tiendras au courant… »
« La prochaine fois Edward ? » l'interrompit-elle en haussant un sourcil.
« Ne me refais plus jamais ce coup là. » Lui dit-il en guise de réponse.
« Je vais bien… »
« Bien sur qu'elle va bien ! Même après une fracture au bras, elle est toujours aussi excitée qu'à son habitude » lança Emmett en lui ébouriffant les cheveux.
« Comment as-tu fait ça ? » lui demandai-je enfin.
« Oh…bonjour Tanya, je ne t'avais pas vu, étant donné que mon imbécile de frère m'as bouchée la vue dès qu'il a franchit le seuil de cette porte. »
Je souris face à la réaction d'Edward qui roula des yeux en prenant place sur une des chaises collées au mûr. Apparemment, il n'y avait plus de peur que de mal, Dieu merci.
« En réalité, je ne sais pas trop, j'étais au centre commercial avec Jasper et Emmett, puis d'un coup je me suis retrouvée à dégringoler les marches de l'escalator » dit-elle en fronçant les sourcils. « D'ailleurs j'espère que personne n'a filmé la scène parce qu'il n'y a pas plus ridicule que ça » grimaça-t-elle.
« Bien sur que personne n'a filmé cette scène. Tu crois vraiment que le monde est aussi mesquin que ça ! Je crois que la moitié du centre commercial c'est ruée sur toi pour t'aider ! » S'exclama Emmett.
Il détourna ensuite le regard et regarda Edward pour lui faire un clin d'œil discret tout en mimant de sa bouche : « C'est dans la boîte ».
Je levai à mon tour les yeux au ciel, lorsque je vis Edward rire à la connerie de son frère.
« Bon les jeunes, c'est pas tout, mais moi j'ai une femme qui se trouve encore dans cet endroit de malheur. Rose sort aujourd'hui, je vais signer la paperasse. Prend soin de toi ma belle » dit Emmett en embrassant le front de sa sœur.
Un dernier salut et il disparut derrière la porte, quand le téléphone qui se trouvait dans mon sac sonna. Je bloquai sur mon sac, me demandant quoi faire avec ce téléphone. Je détestais y répondre, et je ne le faisais jamais d'habitude.
« Tu ne réponds pas ? » me demanda Alice.
« Euh…si, excusez moi » dis-je en mettant le téléphone à l'oreille.
« Elle est à l'hôpital ? » entendis-je la voix de James me demander.
« Pardon ? » demandais-je en fronçant les sourcils d'incompréhension.
« Cette fois ci ça n'était qu'un simple accident, la prochaine fois ce sera pire, alors fait bien attention à ce que tu fais Tanya. Après Carlisle tu ne voudrais pas perdre un autre Cullen» me dit-il avant de raccrocher.
Un simple accident ?
Mon cerveau commença petit à petit à percuter ses paroles.
Non, ça ne pouvait pas être vrai. Il m'avait appelé pour me mettre en garde. Il avait raison, il avait toujours eu raison. Aro était capable du pire si je n'abdiquais pas ses demandes et il me l'avait montré. Ce n'était pas un accident. Alice était là par ma faute. Elle était toujours vivante en signe d'avertissement. M'avertir que si je ne l'écoutais pas elle pourrait disparaître comme ce…
« Carlisle… »Dis-je à voix haute, les yeux dans le vide.
« Quoi ? » me demanda la voix d'Alice.
Je repris un minimum de conscience et fit face aux regards interloqués de mes compagnons.
« Qui…qui est Carlisle ? » demandais-je la voix chancelante.
''Après Carlisle tu ne voudrais pas perdre un autre Cullen''.
Non ! Ce pourrait-il que…Carlisle Cullen…
J'écarquillai les yeux de stupeur et fit un pas en arrière sans me contrôler, pour pouvoir être soutenu par le mûr.
« Tanya, tu as l'air vraiment pâle, est ce que ça va ? »
C'était toujours Alice qui me parlait mais je ne l'écoutais plus. J'étais beaucoup trop sonnée pour l'écouter. Carlisle Cullen était leur père, je ne m'étais rendu compte de rien et…
« Edward pourquoi parles-t-elle de papa ? »
« Tanya… » M'interpella la voix d'Edward.
Je sentis alors une pression sur mon bras venant d'Edward. Je le regardai, mais n'était toujours pas là. Aro me faisait du chantage, et il utilisait des vies humaines pour me faire faire ce qu'il voulait…la vie des Cullen. J'eus un haut le cœur, rien qu'en pensant à ce qu'il aurait pu arriver à Alice s'il avait réellement voulu la tuer. Parce qu'il en était capable…j'en été sure à présent, il en était capable. Carlisle Cullen en était la preuve. Il avait détruit cette famille et Tanya n'était sans doute pas des plus heureuses en suivant les ordres de ce monstre. Non, elle le faisait par peur, par peur pour sa famille. Voilà pourquoi elle devait agir de façon si égoïste…car elle devait surement y être obligée.
Et c'était à mon tour, je devais faire ce qu'il voulait pour protéger cette famille. Car aujourd'hui je compris que ce n'était pas qu'une histoire de trahison. Non c'était une histoire de meurtre.
La peur me broyant l'estomac, je serrai mon téléphone en main, et sans la moindre réaction envers les Cullen, je sortis de cette chambre. Je ne pouvais pas garder tout cela pour moi, mon cœur et mon esprit ne le supporteraient pas.
Une seule personne pouvait m'aider face à ce problème, une seule personne pouvait m'épauler, la seule personne en qui j'avais confiance. Alors je composai son numéro et porta l'appareil à l'oreille, le cœur lourd, les mains tremblantes:
« Jake ? »
Le chapitre n'était pas vraiment long mais j'espere qu'il vous a plu. Les choses commencent encore une fois à avancer. Notre Bella reprend contact avec son meilleur ami.
La suite dans maximum 2 semaines^^
Bisous et n'oubliez pas, je veux vos impressions!
Lina
