Auteur : Lynka Read
Bêta-lecteurs : EN RECHERCHE !
Titre : L'Union Sacrée : La Quête des Origines : Harry Potter et l'Héritier de Poudlard.
Source : Harry Potter et « L'Union Sacrée » ma propre fanfic.
Rating : R pour certaines insinuations, et pour le langage extrêmement "familier" à certains moments.
Genre : Yaoi / Cross Over / Fantastique / Mystère / Action / Aventure / Romance / Angst / Suspens / Séquelle ? / Préquelle ? / SAP ? / AU dans un certain sens /
Pairing : Euh… Ceux ayant visité mon blog savent que le DM/HP initial est passé à la trappe :p donc attendez vous à des surprises qui même si elles seront pas du goût de tous le monde, auront quand même lieux XD c'est moi l'auteur je fais ce que je veux lol donc ne vous occupez pas de Harry, pour lui c'est moi qui décide sinon pour les autres je ne sais pas trop, je dois avouer ne pas trop avoir d'idée sur la chose, donc toute suggestion est acceptée ! Sauf, les RW/HG dans cette fic ce couple ne peut pas se former.
Disclaimer : Le logo "Harry Potter" et ses personnages appartiennent à J.K Rowling. Les différents logos et personnages créant l'immense cross-over qu'est « L'Union Sacrée » appartiennent à leurs propriétaires légitimes respectifs, dont je fais évidemment partit ! Je ne tire aucun profit monétaire et/ou autre de cette histoire. Si ce n'est la satisfaction personnelle d'avoir réussit à retranscrire par des mots ce qui se passe dans ma tête. ¤ rire ¤
L'Union Sacrée : La Quête des Origines
Harry Potter et L'Héritier de Poudlard
Chapitre 1 : Complots et chamboulements...
Le trajet en voiture depuis la gare King's Cross jusqu'au 4 Privet Drive, s'était fait dans un silence absolu. Arrivés à destination, les Dursley ne semblaient toujours pas s'être remis du choc de leur rencontre avec certains membres de l'Ordre du Phénix.
S'il n'avait pas un tel gouffre à l'intérieur de lui, Harry se serait sûrement fêlées plusieurs côtés en réprimant le monstrueux fou rire que les têtes qu'affichait sa prétendue famille lui aurait données.
Le teint de son oncle varié entre un blanc immaculé et un rouge cramoisie, tout à fait charmant, qu'il arborait la plupart du temps en présence de son neveu. La preuve que les menaces de l'Ordre avaient porté leur fruit, était qu'il semblait prendre moins de place dans la voiture, fait plus qu'irréaliste vu sa corpulence.
Mais Harry vit l'imposante moustache de son oncle irisée comme la fourrure d'un chat, et sut que ce n'était que le calme avant la tempête.
Sa tante semblait être devenue une fan de Bob Marler.
Nul doute que celui-ci devait se sentir flatté de voir que la Tante Pétunia l'aimait tellement qu'elle avait fait de son drapeau ses couleurs naturelles…
Tout cela rythmé par les furieuses morsures qu'elle infligeait à sa langue, sûrement l'air d'un tube de Bob re-mixait à la sauce techno…
Quant à Dudley… Celui-ci, était tellement blanc qu'on aurait dit qu'il n'avait jamais vu le soleil de sa vie. Il suintait la peur par toutes les pores de sa peau, et s'était entassé contre la porte de la voiture en un amas de chair, aussi flageolante qu'un pudding pendant un tremblement de terre.
Se dépêchant de récupérer ses affaires, Harry entreprit de tout monter dans sa chambre, le plus rapidement possible. La présence des Dursley l'insupportait !
Il ouvrit la cage d'Hedwige après l'avoir posée sur son bureau, et mit sa valise au pied de son lit, avant de s'écouler sur celui-ci.
Allongé comme une étoile des mers échouée sur un rocher, les yeux fixaient sur le plafond à la peinture écaillée, il essaya d'analyser l'étrange et très déroutante impression qui le taraudait… depuis combien de temps déjà ?
Discrètement, Harry fouilla dans sa mémoire et un éclair étrange le traversa alors, éclair qui dans d'autre temps, aurait été qualifié de 'surprise', quand il réalisa que cette sensation avait toujours été là...
Fronçant les sourcils, il essaya de déterminer en quoi la 'sensation' avait changé, pour qu'il puisse maintenant dire clairement 'avant' et 'après'.
Celle d'être vidé de toute substance par la main sombre qui compressait dans sa poigne de fer son cœur meurtrit celle de ne pas être complet qu'un bout de lui était parti. Irrémédiablement. Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Mais surtout : où. Où était-elle, cette partie de lui dont l'absence faisait si mal, et ne laissait derrière elle qu'un immense… rien. Seulement, un gouffre sans fond, un incommensurable abyme, un vide insondable aussi attractif qu'un trou noir qui absorbait tout ce qui était à sa porter. Absolument tout. Ses pensées, ses émotions, ses sensations… tout.
Depuis combien de temps le néant avait-il pris possession de lui ?
Combien de temps depuis la mort de Sirius ? Un ? Deux ? Trois ? Quatre semaines ? Peut-être plus... moins ? Il n'en avait pas la moindre idée... Il avait complètement perdu la notion du temps. Maintenant, il pouvait vraiment dire qu'il était orphelin...
Pour lui, James et Lily Potter étaient des noms, avant d'être des personnes, Sirius lui avait appris à les aimer pour eux et non pour les « fonctions » qu'ils auraient eues par rapport à lui. Oh, il avait toujours Lupin, mais ce n'était pas pareil. Sirius était son parrain, en plus d'être l'un des meilleurs amis de ses parents. Par ce fait, Harry venait de perdre le lien le plus solide qu'il l'unissait encore à eux.
Tout son monde s'écoulait de plus en plus. Les morts se succédaient autour de lui, emportant avec eux un peu plus de la stabilité de son univers. Même Dumbledore qui pour lui faisait office de véritable roc, montrait des failles, prouvant par là, que rien n'est infaillible, rien n'est éternel, et sa vie en était la preuve même. A partir de maintenant il ne devait compter que sur lui même. Et cette vérité était des plus difficiles à accepter.
Cela avait été ainsi toute sa vie. Et quand enfin, il pensait pouvoir se reposer sur des personnes dignes de confiance, celles-ci partaient... ou lui mentaient... ou que savait-il encore ?
Quelle vérité sur lui-même ignorait-il encore ?
Que devait-il savoir sur sa vie, que tout le monde savait sauf lui ?
Combien de mystère planait encore sur son existence ?
Combien de morts parsèmeraient encore sa route ?
Qui aillait encore le quitter ?
Qui allait-il perdre ?
Est-ce que cela serait encore de sa faute ?
Est-ce que sa « tendance à jouer les héros » allait encore lui jouer des tours, et lui faire perdre un être cher ?
Que ferait-il s'il perdait les Weasley ? Lupin ? Tonks ?
Ou pire, Ron ou Hermione ?
Que ferait-il sans son frère et/ou sa soeur ?
Merlin ! Il ne le supporterait pas.
Pour cela une seule solution : se battre !
Mais, il était si fatigué... si las... Assez, il en avait assez.
Ses pensées dérivaient, s'embrouillaient, s'emmêlaient, s'entremêlaient, s'éparpillaient pour finalement revenir toujours au même point : Pourquoi lui ? Qu'avait-il fait pour mériter ça ?
Merlin ! Mais où est-ce que Trelawney avait la tête le jour où elle a fait cette putain de prophétie ! Il savait qu'elle était conne mais là elle avait battu tous les records !
Bordel de merde, mais ils voulaient qu'il tue !
Ils voulaient qu'il prenne une vie ! Pas le jouet du gosse d'à côté, non ! Une vie !
Et en plus, tout le monde trouvait ça normal ! Bordel de merde de putain de dieux mais il n'avait que quinze presque seize ans ! Et on lui demandait de tuer ! Et pas n'importe qui, s'il vous plaît ! Non, Voldemort ! Le plus grand Mage Noir depuis il ne savait combien de temps ! S'il ne l'était pas de tout les temps ! Le sorcier le plus puissant après Dumbledore ! Et c'est à un gamin de quinze ans que l'on demandait ça ! Tiens Harry, prends-toi le poids du monde sur le dos ! Allez !
Les larmes de rage menaçaient de déborder mais aucune n'y parvient. Il se sentait vide, détaché de tout. Les larmes qui refusaient de couler n'étaient qu'une réaction physique de son corps par rapport au chaos de son cœur.
Mr et Mrs Granger échangèrent un regard inquiet. Mrs Granger se mordit la lèvre inférieure, angoissée et indécise. Comment devaient-ils le lui annoncer ? Et plus important, comment allait-elle le prendre ?
Depuis que leur fille avait reçue sa lettre de Poudlard, une imperceptible séparation s'était construite entre eux et leur enfant. Et celle-ci se consolidait de plus en plus chaque année.
Ils n'étaient pas dupes. Ils savaient que leur fille ne leur racontait pas tous ce qui se passait à Poudlard. Et ils le comprenaient, après tout, c'était normal : leur fille était une adolescente maintenant. Et comme tous les adolescents, elle avait son jardin secret.
Mais ils savaient aussi, inconsciemment, que ses secrets dépassaient de très loin ceux d'une adolescente, du-t-elle être sorcière.
Ne remarquant même pas le comportement inhabituel de ses parents, Hermione profondément plongée dans ses pensées, ouvrit le panier de son chat qui fila comme une flèche, sortit de la voiture, prit sa valise dans la malle, traversa l'entrée en coup de vent et monta s'enfermer dans sa chambre.
Refermant la porte derrière elle, Hermione, la main sur la poignée, resta long moment immobile. Etrangement pensive, elle bailla du regard la pièce, qui avait longtemps était son seul refuge.
Peinte en rouge, avec un beau parquet ciré au sol, la pièce de forme rectangulaire était de belle taille et éclairée par de grandes fenêtres. Le mobilier en bois sombre, dans le style Louis 15, était simple et de bon goût : une énorme bibliothèque, remplie à ras bord, tapissait du sol au plafond l'une de ses longueurs l'autre était occupée par une magnifique commode, qui séparée les deux grandes fenêtres dotées d'un rebord intérieur sur lesquels on pouvait confortablement s'asseoir. Sur la largeur gauche, une imposante armoire côtoyait un splendide bureau, et sur celle de droite, la plus près de la jeune fille, deux tables de chevets entouraient un lit à baldaquin aux rideaux d'un beau rouge écarlate brodés de fil d'or, recouvert d'un par-dessus et décoré de petits cousins, le tous assortis. Un magnifique coffre ancien, en bois et fer, comme on en voyait dans les films de pirates, se trouvait aux pieds de son lit et un tapis angoras rouge recouvrant le sol juste devant lui, complétaient le tout.
Hermione eut un sourire railleur c'était sans aucun doute une chambre de Gryffondor.
Soupirant, elle mit sa valise sur son lit et s'assit à côté. Elle ne comprenait pas…
Comment les sorciers pouvaient être aussi obtus ? Qu'avaient-ils tous à posséder des œillères plus grosses qu'eux ? Est-ce parce qu'elle avait été bercée toute son enfance par des contes de fées que grandir lui faisait si mal ? Parce qu'elle devait non seulement affronter les réalités de la vie, mais aussi faire le deuil du monde enchanté qu'elle s'était imaginé en recevant sa lettre ?
Hermione fronça les sourcils. De plus en plus anxieuse, elle se mordit la lèvre inférieure.
Avait-elle bien fait ? Avait-elle vraiment bien agit ? Avait-elle eut raison de le faire ?
Avait-elle eut vraiment raison de leur poser cette question ? Avait-elle eut raison de vouloir leur faire voir la vérité en face ?
Il fallait qu'elle se calme ! Il ne pourrait pas trouver des solutions à ses problèmes en cédant à la panique ! Soufflant un bon coup, Hermione se déchaussa rapidement, leva les mains et les posa sur le lit de chaque côté d'elle. Puis prenant appuis sur ses bras, elle se issa un peu plus sur son lit, jusqu'à s'asseoir en tailleur au milieu de celui-ci.
Bien. Maintenant qu'elle était bien installée, et avait repris le contrôle ses nerfs, sa réflexion sera certainement plus prolifique. Soufflant encore un coup, Hermione décida d'examiner objectivement toutes les conséquences qu'une toute petite question de rien du tout allait pouvoir entraîner.
Elle prit l'un des nombreux petits cousins ornant son lit, et se mit à le martyriser nerveusement. Dans tous les cas, c'était de l'attention en plus pour le Survivant. Et Harry n'allait pas du tout apprécier de voir ses mouvements épiés avec encore plus d'acuité. Ô oui, Harry n'allait pas du tout apprécier... Et Merlin seul savait, combien il fallait filer doux quand Harry Potter se mettait vraiment en colère.
Au bord de l'hystérie, Hermione se mit a ricaner bêtement : elle était dans la merde. Et jusqu'au cou, s'il vous plaît !
Si jamais Harry apprenait que c'était à cause d'elle qu'il se retrouvait une fois de plus sous le feu des projecteurs, aucun doute qu'elle allait le sentir passer !
'Oh putain ! Mais quelle cruche !' ragea-t-elle en se laissant tomber sur son lit.
Soupirant une fois de plus, Hermione prit la décision d'arrêter de se casser la tête, après tout, elle verrait bien les résultats.
Ceci fait, elle se leva et ouvrit sa malle, décidée à ranger ses affaires avant le dîner. Elle y prit une pille de livres et se tourna vers sa bibliothèque pour pincer les lèvres de mécontentement quand elle vit que celle-ci ne pouvait plus accueillir ne serait-ce qu'une feuille de plus.
Elle grogna franchement quand elle se souvient qu'elle ne pouvait même pas les mettre dans la bibliothèque familiale ses parents étant Moldus. 'Putain de décret !' pesta-t-elle intérieurement.
Reportant son attention sur sa bibliothèque, la jeune fille fronça les sourcils et se mordit la lèvre en examinant les nombreux ouvrages qu'elle avait amassés d'un œil crique, cherchant un quelconque moyen pour gagner de la place, sans faire appel à la magie -et donc inviter les parents de Ron à dîner…
Une idée germa brusquement dans son esprit et son regard se porta soudain sur son coffre aux trésors, et retourna se poser sur la bibliothèque, plusieurs fois.
Un sourire machiavélique ourla ses lèvres.
Après tout, le ministère de la Magie ne pouvait que déceler l'acte magique en lui-même, et non déterminer qui l'avait fait sans examiner la baguette du sorcier...
Fière de sa trouvaille, Hermione sortit de sa chambre en coup de vent et descendit quatre à quatre les escaliers en criant.
- « Maman ! Papa ! J'aurais besoin d'aller au Chemin de… » Elle déboula dans le salon et s'arrêta net sur le seuil. « Traverse… » finit-elle dans un souffle par pur automatisme, tout enthousiasme l'ayant subitement quitté.
Son attitude changea dans la seconde. D'adolescente enjouée et pétillante de vie, elle devient froide et clairement hostile.
Plusieurs personnes étaient en train de prendre le thé avec ses parents. Et si deux des quatre adultes lui étaient inconnus, les deux autres ainsi que l'adolescente et l'enfant qui les accompagnaient, l'étaient beaucoup moins…
Perdu dans ses pensées, Ron attrapa machinalement sa malle pour aller la ranger dans sa chambre. Ne prêtant aucune attention à sa sœur qui le suivait et inconscient des regards inquiets et subjugués qui suivirent sa traversée du salon, il pénétra dans le petit couloir étroit au bout duquel se trouvait l'escalier aux marches bancales qui montait en zigzag dans les étages du Terrier. Au deuxième étage, il entendit vaguement le bruit de la porte de sa sœur qui se refermait, mais trop plongé dans ses pensées, il n'y prêta pas plus attention.
Il monta encore deux volées de marches avant d'arriver devant la porte de sa chambre, qu'il ouvrit avec des airs d'automate. Tout en balançant sa malle sur son lit, il ferma sa porte avec un coup de pied le bruit qu'elle produisit en se refermant le sortit quelque peu de sa torpeur.
Il cligna des yeux. Confus, il observa son environnement, surpris d'être déjà dans sa pièce.
Les murs étaient toujours peints en orange et tapissaient de posters des Canons de Chudley. Ses BD et livres de magie des années précédentes étaient toujours entassés au pied de son lit. Lequel était toujours recouvert du couvre-lit orange brodé de deux grands 'C' et d'un boulet de canon. Son bureau fourré dans un coin, était comme toujours enseveli sous un tas de choses pas toujours identifiables. Son armoire toujours aussi bancale, était à sa place l'une de ses portes était ouverte et laissait sortir un tas de vêtements comme un gars éventré ses tripes.
Oui. Tout était là.
Ron soupira de contentement il était enfin à la maison. Là, parmi son bordel organisé, il se sentait comme un poisson dans l'eau.
Ron fronça les sourcils. Une pensée parasite venant de perturber sa réflexion sur la véracité du proverbe "On est jamais mieux que chez soi". Pensif, il déplaça légèrement sa malle et s'assit à la tête de son lit.
Pourquoi Hermione leur avait-elle dit cela ?
Voilà la question à 50 gallions.
Ron n'avait jamais rien entendu d'aussi absurde ! Franchement c'était quoi cette question ?
'Putain de question de merde !' s'agaça-t-il.
Si 'cette question' avait été posée par quelqu'un d'autre qu'Hermione, Ron se serait simplement tapé le fou rire du siècle avant de l'oublier tout aussitôt.
Mais voilà, c'était Hermione. Celle qui savait rigoler, mais qui, quand elle parlait sérieusement, ne disait jamais les choses à la légère.
Et puis… son attitude… Elle avait semblée hors d'elle. Au-delà de toute explosion. Jamais Ron ne l'avait vue comme cela : aussi froide et dédaigneuse, méprisante même.
Encore plus terrifiante que le jour où elle avait foutu son poing dans la gueule à Malfoy !
Ron grogna. Irrité, il se leva et se mit à arpenter sa chambre à grandes enjambées. Quelque chose lui échappait, il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus et cela avait le don de mettre ses nerfs à rude épreuve.
Qu'avait-elle voulu dire ?
Quel message avait-elle essayé de faire passer ?
Qu'est-ce qui leur avait échappé, mais qu'Hermione avait -comme d'habitude- vue ?
Ron leva la main et la passa nerveusement dans ses cheveux tandis qu'il se mordillait énergiquement la lèvre inférieure. Il marqua un temps d'arrêt, la tête droite, les épaules dégagées le corps raide. Puis il poussa un grondement sinistre, baissa les yeux sur ses chaussures et tout en continuant de se martyrisé la lèvre, il croisait les bras sur son torse, mettait les mains dans les poches, les laissaient effleurer son torse ou se les passait dans les cheveux, tout cela dans le désordre et à un intervalle variant entre une et deux secondes.
Il était frustré nom de dieu ! Il avait beau trifouillé dans tous les coins de sa mémoire, pas moyen de mettre la main sur le plus petit bout de début de chose qui pourrait justifier la question d'Hermione !
'Je vais péter un chaudron…' pensa-t-il gaiement. 'J'ai survécu à des mangemorts sanguinaires pour finalement mourir à cause d'une putain de question !' rugit-il en shootant dans le vide.
Ron s'immobilisa, ferma les yeux, et respira profondément plusieurs fois.
'Faut que je me calme.' Cette idée en tête, il s'assit sur son lit et obligea ses muscles à se détendre, tout en essayant de faire le vide.
Plus tard, l'un de ses frères vient frapper à sa porte, lui signalant que le dîner était prêt. Au bout d'un certain temps, n'obtenant pas réponse, il ouvrit la porte et passa la tête dans l'entrebâillement. Mais comme il n'avait pas réagir à ses appels, Ron n'eut aucune réaction. Perplexe, l'aîné essaya tout de même encore un peu, mais voyant qu'il s'escrimait en vain, il secoura doucement la tête en soupirant avec lassitude et referma la porte.
Plusieurs heures s'écoulèrent sans que la situation ne change. Et si, par la fenêtre, on ne voyait le ciel prendre des teintes plus sombres alors que le soleil laissait la place à la lune, on aurait pu croire que la pièce était sujette à un quelconque caprice du temps.
Ron n'avait pas bougé d'un iota. Assit sur son lit, les avant-bras sur ses genoux, les épaules basses, les yeux fixaient sur un point se situant quelque part entre ses deux pieds, Ron réfléchissait. Sa main droite se leva mollement, obligeant son coude à se reposer sur sa cuisse, alors que la demoiselle, obéissant à l'ordre inconscient de son propriétaire alla trouver la chaîne présente autour du cou de celui-ci. Agrippant la chaîne, elle tira légèrement dessus, dégageant le médaillon se trouvant sur son cercle du t-shirt. Ceci fait, elle lâcha la chaîne et descendit jusqu'à la hauteur du médaillon qu'elle prit doucement avant de jouer distraitement avec.
Ron réprima un grognement il devait rester calme.
N'empêche qu'il avait rien à faire ! Il ne voyait pas ce qu'Hermione avait voulu mettre en évidence.
Dans sa chambre du Manoir Malfoy situé dans le Wiltshire, Draco, la rage au cœur et la tête pleine de question, exécutait tout de même la volonté de sa mère.
Avec des gestes vifs et saccadés traduisant sa frustration et sa colère, il balançait toutes les affaires qu'il voulait emporter à un Elfe de Maison chargé de faire ses valises, auquel il jetait des coups des regards furieux remplis d'éclairs.
'C'est pas normal !' claironna joyeusement… une voix.
Draco se figea en pleine rotation et ses yeux s'écarquillèrent une fraction de seconde. Minute. Avait-il rêvé ou bien une voix venait de claironner dans sa tête ?
'Nop ! T'es bel et bien réveillé ! Et comme les Malfoy ne rêve pas dans ces circonstances…'
Les muscles de Draco se tendirent et ses yeux se plissèrent, examinant la pièce d'un regard inquisiteur.
Ok. Et bien s'il ne rêvait pas, il hallucinait !
'N-'
'LA FERME !' rugit Draco dont les joues commençaient à se colorer de rouge à mesure que gonflait sa fureur.
Il hal-lu-ci-nait, c'est clair ! Il était un Malfoy ! Et les Malfoy n'avaient pas de voix qui… claironnait dans leurs têtes ! Ni qui y faisait quoique se soit d'ailleurs ! Si ce n'est d'en être totalement absente !
'Tu ignores beaucoup de choses sur ce que sont ou font les Malfoy, jeune homme…'
Draco se crispa. Sa peau reprit son teint naturel alors que ses yeux balayaient maintenant son environnement avec appréhension, sa fureur s'étant ratinée comme un soufflé raté.
Cette voix là lui foutait les jetons. Elle était totalement différente de la première. Autant cette dernière était légère et chantante, autant celle-ci était grave, profonde, tel un grondement surgissant des entrailles de la terre.
Ne trouvant rien de suspect dans ses appartements, Draco se détendit un mini chouia. Pour se crisper encore plus qu'avant dans la seconde suivante ! Son regard venait de croiser le temps d'un battement de cil celui de l'Elfe de Maison chargé de l'aider.
'Au nom de Salazar ! Mais d'où est-ce qu'il sort celui-là ?' se demanda pour la énième fois Draco.
Il ne connaissait pas cet Elfe. Il ne l'avait jamais vu au Manoir, ni dans aucune autre maison de sang-purs. Il en était certain.
'Héhé…' Tellement occupé à chercher dans les tréfonds de sa mémoire des informations sur la petite créature, Draco ne prêta pas la moindre attention à la voix n°1 qui ricanait d'un air franchement mal à l'aise, et cela dans sa caboche quoiqu'il en dise. 'Non mais t'entend ça l'ancêtre ? Il ne connaît même pas le pédigré de son Elfe !'
Ouaip.
Draco venait de passer sa mémoire au peigne fin, et aucune info sur l'Elfe ne s'y trouvait. Ok. Et c'était sa propre mère qui le lui avait refourgué… D'accord… Il était dans la merde.
'OK ? D'ACCORD ! MAIS TU N'Y ES PAS DU TOUT MON PAUVRE ! COURS JUSQU'A LA CHEMENIEE LA PLUS PROCHE ! Y A DES BUNDIMUNS DANS LA BARAQUE !'
Dans un état second, Hermione, sous l'invitation de sa mère, s'était lassée tomber dans l'un des fauteuils. Bien que plusieurs heures soient passées, une question tournée toujours en boucle dans sa tête, la rendant sourde aux échanges de banalités auxquels sa mère essayait désespérément de la faire participer.
'Mais qu'est-ce qu'ils foutent là ?' pensa-t-elle pour la énième fois en dévisageant ouvertement les personnes de sa connaissance.
Il ne fallait pas lui en vouloir, ni même s'étonner de sa surprise Hermione avait de bonnes raisons d'être ahurit part la présence de ces gens dans sa maison. Car devant elle, en train de prendre un digestif avec un air de profond dégoût et ne demandant visiblement qu'à fuir à toutes jambes, se tenait la famille Olsen, les anciens voisins des Granger.
Que faisaient ces gens dans sa maison ?
Hermione plissa les yeux, dardant un regard acéré sur les invités de ses parents.
Andrew Olsen était toujours égal à lui-même. Il possédait un physique commun, mais un charme indéniable. Ses cheveux blonds, dont les boucles naturelles se laissaient deviner, étaient impeccablement coiffés, et ses yeux marron la fixaient avec froideur. Froideur qu'elle lui rendit au centuple d'un regard aussi glacé que la banquise.
Sa femme, Elisabeth, avait au contraire, un physique digne des plus grands tops models. Ses cheveux cascadaient dans son dos telle une rivière d'or, et ses yeux bleus scrutaient son environnement avec la plus grande méfiance.
Hermione lança un regard qui traduisait tout son dégoût à l'égard du couple Olsen, avant de porter son attention sur leurs enfants. Qui bizarrement n'étaient pas assis à côté de leurs parents, remarqua Hermione avec surprise.
Peter, le cadet, était vraiment adorable. Il devait avoir dans les onze ans environs, mais bien qu'il n'ait pas tellement changé physiquement, Hermione ne reconnaissait pas en lui l'enfant qu'elle avait chérie comme un petit frère. Où était passé l'enfant turbulent aux yeux noirs brillant de malice, à la bouche toujours plissée dans un sourire canaille et dont les mimiques espiègles et enfantines, lui attirait les faveurs des vieilles filles du quartier ? Même ses boucles brunes semblaient avoir perdu de leur éclat.
Le regard d'Hermione s'assombrit, quelque chose n'allait pas. Seulement, Hermione n'avait que trop peu connu Peter, elle ne pouvait pas lire en lui comme elle le faisait avec sa sœur. C'est pourquoi, décidée à avoir le fin mot de cette histoire, elle porta son attention sur l'aînée des enfants Olsen.
Ana, son amie d'enfance, était toujours aussi belle. Mais Hermione vit tout de suite une chose en elle qui confirma ses soupçons. La préfète gardait le souvenir d'une petite fille aussi blonde que les blés, dont les yeux pétillant continuellement de malice et possédaient non seulement la profondeur, mais aussi la couleur des océans. Or les yeux d'Ana brillaient toujours autant, mais d'une manière bien différente…
'Qu'est-ce qui te fait si peur Ana ?' s'interrogea la Gryffondor avec tristesse.
- « Hm. » toussa Mrs Granger. « Ma chérie, je crois que tu te souviens des Olsen. » redit-elle, voyant que la situation n'évoluait pas.
Hermione, les lèvres pincés et le regard furieux, préféra s'abstenir de tout commentaire.
- « Et voici Miss Steward et son fiancé Mr MacFusty qui sont des… » cafouilla-t-elle.
Hermione se tourna vers les derniers invités de ses parents, que le choc de revoir ses anciens voisins avait légèrement fait sortir de son esprit.
Le couple était apparemment au antipode l'un de l'autre et pourtant Hermione n'en n'avait jamais vu d'aussi bien assorti. L'homme paraissait autant de nature taciturne que sa femme respirait la joie de vivre il était aussi brun qu'elle était blonde, et le doré satiné de sa peau offrait un contraste saisissant avec la pâleur de son conjoint…
'Les opposés s'attirent…' songea avec philosophie la jeune fille.
Mrs Granger indifférente à l'examen que faisait subir sa fille au couple, cherchait toujours un moyen de les présenter sans offenser personne. Un regard en coin à son ancienne amie l'avait dissuadé de le faire clairement et ainsi de beaucoup moins se casser la tête...
- « Qui font partit de ton monde. » se reprit Mrs Granger.
Ces paroles blessèrent Hermione, même si elle n'en laissa rien paraître. Oui, ses parents et elle ne faisaient plus partir du même monde, si tant est qu'ils l'aient fait un jour…
Seulement une chose titilla brusquement son cerveau.
- « MacFusty ? » releva-t-elle en se tournant vers l'homme. « Du clan MacFusty ? »
- « C'est exact. » approuva-t-il sombrement en acquiescant d'un mouvement de tête, l'ombre d'un sourire appréciateur aux lèvres.
Hermione fronça les sourcils. L'air de rien, elle se redressa et instinctivement sa main se porta à sa poche, là où se trouvait sa baguette…
- « Je ne veux pas paraître impolie, mais j'ai des devoirs à faire, donc si vous pouviez entrer directement dans le vif du sujet, ça m'arrangerais. » dit-elle négligemment tout en ne lâchant pas le couple de sorcier du regard, et oubliant par la même occasion qu'elle avait subit ce qu'elle cherchait présentement à esquiver.
Le sourire de l'homme se renforça.
- « Votre réputation n'est apparemment pas infondée Miss Granger. Vous revenez à peine de Poudlard et vous voulez déjà vous plongez dans vos études. » dit-il. « Mais je suppose que la première place de votre promotion ne s'acquière pas sans travail. »
- « On a jamais rien sans rien. » répliqua la jeune fille.
Mr MacFusty approuva d'un hochement de tête, son petit sourire ne le quittant pas.
- « Hum. » intervient Mrs Granger. « Ma chérie, si Mr MacFusty et sa fiancée sont ici, c'est parce qu'ils veulent adoptés Ana et Peter. » annonça-t-elle de but en blanc.
- « Quoi ? » s'écria Hermione, en bondissant sur ses pieds.
Assit derrière son bureau, Albus Dumbledore, Directeur de l'Ecole de Sorcellerie Poudlard, dont l'âge exact nous est inconnu, était plongé dans ses pensées. Sur son perchoir d'or, situé à côté de la porte, Fumseck, observait tranquillement son maître...
Les sujets des tableaux ornant le bureau directorial, étaient soit : assoupis, absents ou comme le directeur perdus dans leurs pensées.
Le silence régnait dans la pièce, seulement troublé par le ronronnement tranquille des objets magiques...
Sur l'une des nombreuses étagères, le Choixpeau magique, usé et rapiécé, attendait tranquillement la rentrée. A coté, dans une vitrine, était exposée une splendide épée d'argent, à la poignée incrustée de gros rubis : l'épée de Godric Gryffondor brillait d'une étrange lueur, qui semblait gagner en intensité à mesure que les secondes s'écoulaient...
Voyant cela, un éclair de contrariété traversa les yeux bleus du vieil homme, avant qu'il ne pousse un profond soupir de pure lassitude.
Comme le temps passe, pensa-t-il en son fort intérieur, alors que le poids des années semblait s'abattre subitement sur ses épaules.
Fumseck, émit alors une note emplit de douceur, rappelant ainsi à son maître que ce n'était pas le moment de se laissait aller.
Poussant un nouveau soupir, Dumbledore se calla un peu plus confortablement contre le dossier de son imposant fauteuil et étendit ses longues jambes sous son bureau...
Il se remémora les évènements survenus depuis l'été dernier... Les problèmes avec le Ministère de la Magie, ceux avec le professeur Ombrage, il laissa échapper un bref éclat de rire quand il pensa à l'A.D., l'Armée de Dumbledore... Alors là, ils avaient fait fort... ! Décidément le « Trio d'Or » -ou le « Trio Infernal » selon certain- l'étonnera toujours...
Enfin, il avait d'autres choses à penser pour l'instant. Les vacances d'été venaient de commencer et bientôt Harry aurait seize ans... Son Héritage devra lui être révélé... Mais sans la présence, de ses parents, cela était quelque peu problématique... Surtout maintenant que Sirius, le seul qui aurait pu les remplacer, n'était plus...
Comment faire pour que le dernier des Potter reçoive son Héritage sans la présence de l'un de ses tuteurs ? Dumbledore savait parfaitement que jamais les Dursley ne voudraient participer à cela... De toute façon, ils ne conviendraient pas !
Soupirant, une fois de plus, Albus porta son regard sur son vieil ami...
C'est alors qu'il eut une : Illumination !
- « Et donc vous pensez que cela suffira ? » demanda Fudge, incertain. Nerveux, il lançait de bref coup d'œil à ses collaborateurs. Tout cela ne lui inspirait rien de bon. Mais ils avaient raisons, ils devaient agir et pour le moment c'est tout ce qu'ils pouvaient faire.
- « Mais bien sûr, Monsieur le ministre. » minauda sa secrétaire, qui se disputait depuis peu la place du professeur le plus haïe de Poudlard avec Severus Snape. Concurrence que le cher maître des potions n'avait pas du tout appréciait. « Potter n'est qu'un enfant, il… »
- « Justement ! » intervient avec fureur Amelia Bones, directrice du Département de la justice magique. « Potter est encore un enfant, par conséquent il est sous la protection du… »
- « Réfléchissez Amelia. » la coupa Rufus Scrimgeour avec aplomb, directeur du Bureau des Aurors. « Il est de notre devoir de protéger la communauté des sorciers, de… »
- « Oui ! » déclara avec force sa supérieure, ulcérée par tant de couardise. « Il est de notre devoir de protéger la communauté ! Je le sais parfaitement ! Tout comme je sais parfaitement se qu'implique une guerre et toutes les conséquences que celle-ci engendre Scrimgeour ! » le rabroua-t-elle, sèchement. « Mais je refuse de sacrifier un enfant simplement pour donner un espoir aussi fou qu'illusoire à toute une population qui nous passera au bûché dès qu'elle prendra conscience du subterfuge ! »
Amelia Bones acheva sa tirade. Son auditoire eut un mouvement de recule.
Les Bones n'étaient pas à prendre à la légère leurs caractères doux et tranquilles avaient tendances à effacer cette vérité de l'esprit des gens. Mais en ce moment même, Amelia Bones, Haran de son Clan, leur rappelait cette constante du monde de la magie.
Du monde tout court : ne jamais réveiller l'eau qui dort.
Et devant eux, l'eau paisible se déchaînait aussi sûrement que l'océan sous la tempête... Soufflant comme un taureau enragé sur le point de charger, les joues rouges de fureur, les cheveux dressés sous l'indignation, les yeux brillant de colère, Amelia Bones semblait être l'instrument vengeur d'un divin courroux…
Elle dévisagea d'un regard mauvais tous les soit disants sorciers et sorcières les plus respectables de toute leur communauté.
Comment ? Comment pouvaient-ils penser cela ? Comment pouvaient-ils ne serait-ce que le concevoir ?
La fureur d'Amelia gagna en puissance quand ses yeux se posèrent sur Lucius Malfoy, fraîchement libéré d'Azkaban. En quel honneur ? Bonne question. Bien que directrice du Département de la justice magique, Amelia ignorait les raisons de la libération du Haran des Malfoy. Et encore moins les raisons qu'il le faisait siéger à cette assemblée…
Il n'était pas intervenu durant tout l'entretient, et c'était tant mieux, Amelia était certaine qu'elle se serait défoulée sur lui au moindre geste de sa part. Non. Monsieur, c'était contenté d'entrer du pas typique de sa famille et de prendre place de la même manière que ses ancêtres l'avaient faite avant lui et que ses descendants feraient après lui : avec fierté et élégance.
Sans oublier, l'arrogance et le petit air supérieur tout aristocratique, une fois de plus typique de cette famille, cependant très bien caché par leurs exquises ''manières'' et surtout l'attraction vélane qui coulait dans leurs veines, mais que toutes personnes vouant une incroyable antipathie à cette famille arrivaient à déceler.
L'ulcère d'Amelia tripla de taille quand elle se rappela la manière dont les membres du conseil avaient paradé devant l'homme.
Le Ministère de la magie était-il donc pourrit jusqu'à la moelle ? ragea-t-elle intérieurement. Ni a-t-il plus d'espoir ?
Soudain, abattue sous le poids du désespoir et l'ampleur de la tache à accomplir, Amelia continua son tour de table sans en avoir conscience. Les places vides autour d'elle, lui lasseraient le cœur. Les blasons et autres emblèmes aux couleurs ternies, les surmontant lui portaient des coups à l'âme.
Deux particulièrement.
Mais un seul attira vraiment son regard. Elle n'était pas maso non plus.
Sur le fond, couleur de nuit d'un ciel d'été sans nuage rempli d'étoiles, traversait ça et là par la foudre, se dressait un superbe dragon aussi noir que l'ébène. Assit au sommet d'une falaise, les ailes légèrement déployées, la tête haute, fier et majestueux, il gouvernait la vallée boisée qu'il surplombait. Ses yeux, couleur d'orage, caractéristique de la famille qu'il représentait, fixaient d'un insondable regard l'horizon.
Un dragon noir, aux yeux gris, sur le fond d'un ciel étoilé : L'emblème des Black.
Une idée folle vit brutalement le jour dans son esprit.
Un feu s'embrasa brusquement en son sein.
Sa magie se mit à pulser au même rythme que les battements de son cœur.
Amelia releva fièrement la tête, ses yeux se mirent à briller d'un nouvel éclat.
Elle sourit.
Son idée était peut-être folle. Mais elle était réalisable. Avec un peu d'aide…
Et c'était justement la meilleure des aides qui venait de lui être accordée…
Le Ministère ayant finalement admit son retour, et fit par de cela à la communauté sorcière, Voldemort n'avait plus de raison de faire profil bas. Et puis, il ne faudrait pas que l'on croit que ces quelques années d'exile l'avaient ramollit…
Et donc, en raison de cela, en cette nuit de juin, l'Angleterre, qu'elle soit moldue ou sorcière, trembla.
A suivre…
