Note :

Bonsoir.

C'est avec appréhension que je poste ce nouveau chapitre. En effet, je me suis posée pas mal de questions par rapport au dernier. Parce que je n'ai reçu que trois reviews. Étant une habituée de ce site sur une autre session de livre, je n'ai jamais eu aussi peu de reviews pour un second chapitre. Alors en juste titre, je m'interroge. Peut-être que mon histoire ne plaît pas, finalement - ça pourrait arriver. Peut-être que je n'ai pas le style adéquat. Peut-être que j'ai choisi une Bella trop " dark " mais je voulais changer par rapport aux stéréotypes qu'on a l'habitude de voir, alors, j'assume. Je verrai bien avec ce chapitre-là.

Je vous souhaite malgré tout une bonne lecture, un très bon Réveillon et crois en ma petite étoile. Puisse le Père Noël m'apporter ce qui fait subsister un auteur sur ce site...

Pour la chanson, je l'ai choisie pas parce qu'elle est en directe relation avec le chapitre, mais plutôt un état d'esprit qui malgré tout, tout au fond, est bien là.

Je vous laisse en compagnie de Bella et vous dis à la semaine prochaine, portez-vous bien, bisous !


Chapitre Trois : Blessures et plan - Bella's POV

Chanson : Les filles seules _ Linda Lemay

°o.o.o°

A 18 h 30, concentrée sur l'écran de mon iPhone, je poussai d'une main certaine les portes battantes du Gossip Club.

A peine eus-je mis un pied à l'intérieur que deux bras puissants s'enroulèrent autour de ma taille et que deux lèvres chaudes se posèrent sur mon cou.

Malgré moi, je fermai les yeux et savourai, abandonnant momentanément mon portable.

Je souris en me retournant, plongeant mon regard dans des prunelles bleues, presque noires, et posai doucement mes lèvres sur les siennes, me laissant guider contre lui.

D'une main agile, il saisit mon sac et mon iPhone, les posant tous deux sur une table à côté de nous, puis se mit à parcourir de ses grandes mains mes flancs et mon dos. Je frissonnai en lui donnant l'accès à ma bouche.

Quelques trop courtes secondes plus tard, il se sépara de moi, me laissant presque pantelante.

Une boule d'amertume se forma dans ma gorge.

J'avais toujours eu horreur de l'effet qu'il avait sur moi depuis maintenant quatre ans. Mais tous les ans, je ne pouvais m'en empêcher. Il fallait que je me reperde dans ses bras…

« Bonjour, Mademoiselle la Présidente. » Souffla-t-il contre mon oreille.

Je souris, les yeux toujours fermés, essayant de calmer les pulsations de mon cœur un peu trop rapides.

J'avais reçu par sms dans l'après-midi ma réinsertion au poste de présidente du Gossip.

Après un début d'année catastrophique, je commençai à reprendre contrôle sur ma vie et… celle des autres.

« Combien de temps a-t-on ? Me souffla-t-il encore.

_ Trop peu. Fis-je sur le même ton.

_ Je peux passer chez toi ce soir ?

_ Je ne sais pas… »

Il sourit. D'un sourire trop sûr de lui.

Il savait.

Il savait le pouvoir qu'il avait sur moi, il savait qu'il était le seul à l'avoir et il savait qu'il pouvait en user encore et encore… Même si je ne le voulais pas.

Il s'éloigna vers le bar, me faisant presque regretter de ne pas avoir de suite cédé. Mais si je l'avais fait, ça n'aurait pas été moi.

Je le suivis des yeux, ne pouvant m'empêcher de bouffer des yeux chacun de ses mouvements, repris mon sac et mon iPhone, puis me dirigeai à mon tour vers le bar.

Je le regardai prendre deux verres.

« Pas d'alcool, j'imagine ? »

Je secouai la tête en souriant doucement.

Un jour, il faudrait que j'essaie.

Ne plus le voir.

Ne plus l'embrasser.

Le sortir de ma vie.

Il me servit un verre de jus de pommes et prit une bière.

« J'espère que tu notes tout ce que tu bois et que tu en retires le montant à la fin de chaque mois. » Fis-je en avalant une gorgée.

Il éclata de rire. Un rire chaud et grave qui me fit frissonner.

« Tu vas me reprocher quelques malheureux dollars alors que ton compte en banque croule sous les zéros ?

_ C'est mon père le propriétaire de ce bar…

_ Donc c'est à lui à me faire des remarques ou des reproches, pas à toi. »

Je lui lançai un regard noir, piquée au vif, qu'il salua d'un sourire goguenard.

Dieu que je pouvais le haïr par moment…

« Comment s'est passée ta journée ? » Me demanda-t-il.

Je haussai des épaules et avalai une gorgée de plus.

« Pas terrible.

_ Une imperfection dans le monde parfait de Miss Swan ?

_ Toujours la même.

_ Pauvre garçon. »

A nouveau, j'essayai de le fusiller du regard. Mais à nouveau, n'y parvins pas et accentuai son sourire.

Il se pencha vers moi et effleura mes lèvres en guise d'excuse silencieuse.

Je me fis violence pour ne pas saisir le col de son t-shirt noir et le garder un peu plus contre moi.

Il était le seul à connaître ma véritable aversion pour Edward Masen.

Le seul qui me connaissait un minimum.

Je n'avais jamais su comment il avait fait pour m'apprivoiser à ce point.

Dès le moment où mes lèvres s'étaient posées sur les siennes, j'avais eu envie… Envie d'être amoureuse de lui.

Quelque part, je savais que c'était le cas.

Il me faisait frémir. Il me donnait du plaisir. Ne me jugeait pas. Faisait partie de mon monde – d'une certaine façon…

Etait fascinant. Etait aussi beau qu'un vampire… Etait trop dangereux.

Je l'avais personnellement engagé pour le compte de mon père lorsque celui-ci m'avait acheté le Gossip Club quand j'avais été élue pour la première fois présidente de la confrérie du Gossip.

Il m'avait plu au premier abord, au premier coup d'œil. Il était grand, blond, assez musclé, souvent mal rasé, portant un jean la plus part du temps troué et des t-shirts indécents qui le moulaient à la perfection.

Il était un peu mon antithèse.

Alors que tout ce qui importait pour moi était ma réputation et l'image que les autres avaient de moi, lui en avait rien à foutre. Au contraire : plus on pensait qu'il était infréquentable, plus il était satisfait.

Deux jours après l'avoir engagé, nous avions fait passionnément l'amour sur le bar. Une semaine après, je le faisais venir chez moi.

J'avais été trop rapidement accro. Trop rapidement dépendante. Alors que lui… Lui profitait juste.

Je savais qu'il n'avait pas de sentiments pour moi. Qu'il n'en avait jamais eu pour personne. Qu'il attendait la bonne et que… je ne l'étais pas. Que je lui faisais passer du bon temps. Juste du bon temps.

Si je ne l'avais pas su depuis le début, je crois que j'aurais fini par le présenter à mon père. Oui, j'en serai sans doute arriver à ce stade crucial.

Parce qu'il avait réussi là où j'avais échoué. Il avait réussi à entrer dans ma peau alors que moi…

« Qu'a-t-il fait ? »

J'avalais avec un peu de difficulté la gorgée sucrée de pommes et ravalais une nouvelle fois mon amertume.

« On est obligé de parler de lui ? A chaque fois que je te vois, tu le mets sur le tapis. On ne pourrait pas… »

Parler de nous.

Je m'interrompis et saisis sa pinte à moitié vide que je portai à mes lèvres.

« Waw ! Ça va vraiment pas, toi ! Il va falloir que je vienne ce soir…

_ Non. »

Il sourit à mon ton catégorique. Ne se laissa pas démonter.

« J'ai déjà entendu ce ton. » Sourit-il en reprenant sa pinte.

Cette fois-ci, je le fusillai du regard.

« Je te hais. Marmonnai-je.

_ Ça aussi, je l'ai déjà entendu… »

Mon téléphone vibra, m'arrachant un instant à la contemplation de ses yeux.

« Petit retard. Serai là vers 20 h, peut-être avant. Lily xoxo »

Je soupirai et reposai l'iPhone.

« Un problème ? S'enquit-il.

_ Alice et son sens de la ponctualité.

_ Réunion, ce soir ?

_ Ouais. »

A ce moment-là, la porte du bar s'ouvrit et Rosalie entra dans un nuage de parfum sucré.

« Bonsoir, James. » Sourit-elle en s'approchant de nous.

Celui-ci lui fit un sourire éblouissant et charmeur qui serra légèrement mon estomac.

Elle contourna le bar et l'embrassa rapidement avant de s'asseoir à mes côtés.

« Lauren et Jess m'ont demandé s'il y avait réunion, et comme je suppose que tu leur en as pas parlé, j'ai esquivé le sujet… M'apprit-elle.

_ Tu as bien fait. Tu as les dossiers ?

_ Dans mon sac. Lily n'est pas encore là ?

_ Elle m'a envoyé un message. Elle n'est pas là avant 20 h.

_ On peut commencer sans elle, si tu veux.

_ Oui. Déblayons. Je verrai avec elle les dernières qui resteront en lice, si nous ne nous sommes pas décidées.

_ Tu veux boire quelque chose, Rose ? Lui demanda James avec son satané sourire.

_ Un thé vert s'il te plaît, merci. Sourit-elle

_ Vous êtes raisonnables les filles, ce soir.

_ On a du boulot. » Marmonnai-je en prenant mes affaires pour m'installer à une table, coupant court à son espèce de flirt.

Je vis néanmoins Rosalie lui sourire et me suivre. Elle s'installa en face de moi et sortit les 17 dossiers de son sac.

« Je me suis permis de jeter un coup d'œil. Je pense qu'il y en a déjà quatre que tu vas éliminer. »

Elle me présenta une liste de noms où certains étaient précédés d'une astérisque, signe qu'elles étaient déjà sur la sellette. Je regardai une première fois rapidement les dossiers et les lettres de motivation et me retrouvai rapidement avec 7 noms en moins.

« Cette Melody fait trop anorexique, même sur la photo on voit qu'elle est squelettique, ce n'est pas l'image qu'on s'efforce de donner de notre confrérie : tu rayes. Fis-je en refermant le dossier d'une blonde aux yeux verts et aux joues creuses.

_ Celle-ci n'a pas fait d'école privée et n'a même pas fait partie des pompom girls d'une de ses écoles. Je raye ? » me demanda-t-elle en me montrant la photo d'une brunette au regard terne malgré son sourire éblouissant.

J'acquiesçai et pris le dossier suivant de ma pile que j'ouvris.

Je fus de suite frappé par la beauté sculpturale de la fille. Blonde cendrée, des traits délicats et réguliers, des yeux bleu gris avec de légères taches de rousseur, elle arborait un sourire joyeux et sûre d'elle. Je regardai son nom et me figeai sur le coup.

« Denali… Comme Kate Denali ? » Demandai-je à Rose en fronçant les sourcils.

Elle les fronça à son tour et tourna le dossier vers elle en parcourant rapidement les lignes tapées soigneusement à l'ordinateur.

" Deux sœurs : Irina et Kate." Lit-elle. " Waw... "

Nous échangeâmes un regard surpris.

Kate Denali était l'une des plus illustres présidentes de la confrérie du Gossip que je n'avais malheureusement pas pu connaître.

« Personne ne s'est pas présentée contre moi, cette année ? » Demandai-je à Rose.

Elle secoua négativement la tête alors que je contemplai à nouveau la photo sous nos yeux.

Intéressant.

Elle aurait pu avoir le cran de se dresser contre moi dès le début, mais elle avait apparemment choisi de jouer la carte de la modestie… Je n'imaginais pas une Denali être dénuée d'ambition. Cette fille allait être dangereuse ; je devais donc l'avoir rapidement sous ma coupe.

« École privée ? Demandai-je à Rose qui avait toujours le dossier sous ses yeux.

_ Oui. Présidente d'un club d'échec et bras droit de la capitaine d'équipe des pompom girls pendant trois ans.

_ D'où vient-elle ?

_ Seattle.

_ Lettre de motivation ? »

Elle la parcourut rapidement d'un bout à l'autre.

« La meilleure que j'ai lue jusqu'à présent. »

J'acquiesçai en silence alors que James nous apportait de nouvelles boissons.

« Waw. Canon. » Fit-il en tournant vers lui le dossier sans la moindre gêne.

A la lueur de son regard, je le lui arrachai des mains et lui lançai un regard noir.

« Nouvelle recrue ?

_ Oui. Répliqua aussitôt Rose

_ Je ne sais pas. » Fis-je en même temps.

Un sourire narquois éclaira son visage, puis il saisit le mug vide de Rose et mon verre puis s'en retourna sans un mot vers le bar.

« Tu es amoureuse de lui. »

Je me détournai de lui et regardai froidement Rosalie qui, comme à son habitude, ne scia pas.

« Ça crève les yeux. Insista-t-elle.

_ Ne dis pas n'importe quoi.

_ Je ne dis pas n'importe quoi et tu le sais. Et lui aussi à en juger par son comportement.

_ Qu'est-ce que tu racontes ?

_ Il se joue de toi.

_ Il prend ce que je lui donne.

_ Il prend beaucoup plus et ça te fait paniquer. Bella, ça fait près de quatre ans que ça dure, que je me tais, et…

_ Stop. » La coupai-je d'un sifflement.

Elle me lança un regard polaire et blessé que je décidai d'ignorer.

« Je ne t'ai jamais demandé de parler de ces choses-là.

_ Normal, tu les abordes jamais.

_ C'est bien ce que je disais. »

Elle secoua un instant sa chevelure ondulée et détourna le regard.

Ce fut à ce moment-là que la porte s'ouvrit à nouveau et que Alice chantonna un bonjour avant de se diriger vers notre table.

« Eh bien… Quel accueil. » Marmonna-t-elle en m'embrassant sur la joue.

Elle contourna la table et embrassa Rose à son tour qui ne broncha pas.

« Tu veux boire quelque chose, Alice ? Demanda James.

_ Un thé aux fruits rouges. »

Elle se laissa tomber à côté de Rose après avoir enlevé son trench et nous regarda tour à tour.

En cas de disputes ou de prises de tête, il fallait toujours compter sur Alice pour s'en mêler et essayer de réparer les dégâts.

« Bon… Que se passe-t-il ? Nous demanda-t-elle patiemment.

_ Demanda-lui vu qu'il faut toujours avoir sa permission, apparemment. » Marmonna Rose sans se détourner de la vitre.

Alice s'autorisa à me lancer un regard lourd de sens que je soutins sans scier.

James apporta quelques secondes plus tard son thé, et une fois n'est pas coutume, je ne le regardai même pas, concentrée sur le regard noisette en face de moi.

« Elle ne comprend pas qu'il y a des sujets que je ne veux pas aborder. Finis-je par lâcher de mauvaise grâce.

_ Et après, elle me fait sous-entendre que je suis sa meilleure amie. » Marmonna Rose.

A ses mots, mon cœur se serra et je lui lançai le regard le plus noir que je ne lui avais jamais adressé.

« On se calme. Je suis sûre que ce n'est rien. Tempéra Alice.

_ Comment peux-tu dire une chose pareille ? » Sifflai-je.

Rosalie se tourna vers moi et le fit un sourire froid.

« Je te parle de ma relation avec Alec depuis que nous sommes ensemble. Je te confie mes doutes, mes espoirs, mes peines, mes blessures. Qu'ai-je en retour ? Rien. Tu trouves ça juste ? Pas moi. »

Alice se tourna vers moi, attendant ma réponse, comme un juge écoutant l'avocat de la défense et celui de l'accusation.

« Quand tu as des doutes, quand ton monde de perfections n'est plus, momentanément, plus aussi parfait que tu ne le voudrais, je suis là. Quand tu m'appelles, je viens. Quand tu as besoin de moi, je viens. T'ai-je demandé un seul service ? T'ai-je demandé de venir une seule fois au milieu de la nuit parce que je me sentais seule ? Non. L'as-tu fait ? Oui. Continua-t-elle.

_ Qu'est-ce que tu fais là, si tu as autant de reproches à me faire ?

_ Je t'accepte comme tu es. Je sais très bien que quelque part, tu n'es pas aussi pimbêche que tu veux qu'on le pense.

_ Tu m'acceptes comme je suis. La preuve… Ironisai-je.

_ Plusieurs fois tu m'as blessée, je suis toujours revenue, à ce que je sache . Ça devrait te suffire.

_ Il y a des choses dont je ne veux pas parler. Répétai-je.

_ Pourtant, il va falloir qu'un jour tu te décides. Ma patience a des limites.

_ Donc en gros, tu veux que Bella se confie un peu plus à toi. Résuma Alice.

_ Exactement.

_ Bella ? »

Je regardai un moment Rosalie avant de me détourner sans répondre.

« Je ne te demande pas de le faire de suite. Mais avec le temps. J'en ai marre d'avoir l'impression qu'on a une amitié à sens unique.

_ Parfait.

_ N'emploies pas ce ton, s'il te plaît…

_ Si on revenait à nos moutons ? » Éludai-je en lui prenant la liste de noms.

Elle soupira et me lança un regard blessé. Le deuxième depuis le début de cette soirée.

Alice me regarda avec insistance.

« On en reparlera… Mais pas maintenant. Marmonnai-je.

_ Quand ?

_ … Vendredi. T'auras qu'à venir te préparer à la maison avant notre fête d'ouverture. »

Elle me regarda avec scepticisme mais parut se détendre et recommença à compulser les dossiers étalés sur la table.

« Bon, alors explique-moi tout, Bella. » Me fit Alice.

Prenant une profonde inspiration, je lui racontai ce que Jessica avait vu et lui rapportai dans les grandes lignes la discussion éclair que j'avais eu avec Masen à la bibliothèque Firestone. Elle m'écouta attentivement, le regard dans le vide et les sourcils froncés. Une fois mon récit achevé, j'attendis avec patience son verdict.

« Je peux déjà te dire que vous faites tous les deux fausse route. »

Je l'observai, étonnée, ainsi que Rose.

« Montgomery n'a pas l'intention de prendre d'élèves en tutorat cette année, il est en pleine rédaction de son prochain livre, et étant donné qu'il est appelé à remplacer l'actuel doyen, je doute qu'il le fasse, et puis de toute façon, je le sais avec certitude. Il choisira un élève, oui, mais il le refilera au Pr Cullen. »

Je tressaillis, à l'instar de Rosalie.

Putain, pas lui. Pas le Pr Cullen...

« Ça fait des années qu'il ne fait plus de tutorat. Observa Rose.

_ Il reprend du service cette année. C'est Emmett, son fils, qui me l'a dit. »

Au prénom d'Emmett, Rosalie se raidit sur son siège et devint aussi froide que la glace.

« Je l'ai vu il y a deux jours. Précisa Alice.

_ Et qu'est-ce qu'il t'a dit ? Lui demandai-je.

_ Que son père allait prendre l'élève qu'aura choisi Montgomery en tutorat, et qu'il y avait de grandes chances pour que ce soit Masen, étant donné qu'ils correspondaient depuis le début de l'été par mails et qu'apparemment, il aurait esquissé le squelette de son mémoire. Du jamais vu, d'après ce qu'il m'a dit. Même le Pr Cullen a été impressionné. »

Je pestai intérieurement.

Il manquait plus que ça.

Cullen le professeur que je ne pouvais pas voir, même en peinture, comme chef de projet. Et Masen comme concurrent…

Il allait falloir que je réfléchisse et très rapidement.

« Si ça peut te consoler, il n'avait pas l'air enchanté, non plus. »

Je ne répliquai pas.

Le seul point positif dans tout ça, était que je semblais être la première à savoir que Montgomery n'avait pas l'intention de prendre un privilégié en tutorat et que Masen allait tomber de haut. Mais s'il fallait faire amie-ami avec Cullen, je devais tout de même éloigner Masen de mes pattes, parce que si je ne supportais pas Cullen, ce n'était hélas pas son cas.

« Je suis la première à avoir cette info ? Demandai-je à Alice.

_ Normalement. A 90 % sûre.

_ Je vais alors quand même avoir besoin de toi.

_ Pour éloigner Masen ?

_ Exact.

_ Tu as une solution ?

_ Une fille.

_ Une fille ? »

Elle ne cacha pas sa surprise et me regarda avec curiosité.

« On parle bien d'Edward Masen, le fantôme de la bibliothèque Firestone ? T'es sûre qu'il sache ce que c'est ? Pas qu'il soit moche, hein ! Mais à part si tu as le sosie de Jeanne d'Arc dans tes nouvelles recrues, je ne vois pas vraiment… »

Je la coupai en posant devant elle le dossier de Tanya Denali.

« Denali… La sœur de Kate ? Hallucina-t-elle.

_ Elle-même. Souris-je.

_ Waw. Aussi belle que sa sœur. »

Elle parcourut rapidement son dossier et eut un air approbateur.

« Elle semble parfaite pour cette mission. Elle a deux points positifs majeurs : elle aime lire et la musique. Elle éveillera forcément sa curiosité si tu l'envoies en repérage à Firestone.

_ Tu penses que mon choix est judicieux ? M'enquis-je.

_ Oui. Mais un jour, il faudra que tu m'expliques un truc que je n'ai jamais compris. Comment fais-tu pour haïr un mec aussi beau que Edward Masen. Et ne grimaces pas. Rosalie est de mon avis… »