Hello hello, un nouveau chapitre rien que vous! J'espère qu'il vous plaira.
Je voulais aussi remercier les lectrices(eurs?) qui ont laissé des commentaires,mises en story alert et dans leur favorite story ça me fait super plaisir. (l'auteure en pleure ^_^)
Enjoy et Bonne lecture^^
La vie est un long fleuve tranquille disait le dicton. Encore fallait-il savoir nager! Et la douceur paisible qui régnait au royaume de Volturia n'était qu'apparente. Sous les eaux tranquilles de ce fleuve, couvait un volcan, prêt à exploser.
- C'est impossible, tonna Charles, tournant comme un lion en cage au milieu de la salle d'audience.
- Pourtant il faudra bien que vous fassiez avec! Insista l'émissaire.
- Il me faut plus d'hommes! Le roi ne connait-il pas la situation ? Que croit-il qu'il se passe ici? Des gens meurent, des villages entiers sont pillés et brûlés, la capitale est peut-être à l'abri mais pour combien de temps encore! Ragea Charles.
- Vous pourrez lui lui faire part de vos requêtes quand il arrivera en votre fief, susurra l'émissaire.
- Comment ça? S'étonna Sir Charles. Le roi vient ici?
- En effet, il passera d'ici quelques jours, moi... je ne suis qu'un humble messager au service de sa majesté, finit-il en faisant une révérence.
Charles rumina les propos de l'émissaire toute la journée, 500 hommes voilà tout ce que le bon roi Aro lui fournirait pour combattre les barbares qui venaient détruire les provinces voisines. Le roi ne se préoccupait-il donc pas du sort de son peuple? Mais l'arrivée du souverain était aussi une aubaine, il fallait absolument qu'il le fasse changer d'avis ou le royaume serait bientôt un champ de ruine. Il connaissait bien Aro du fait qu'ils avaient passé une grande partie de leur enfance ensemble au palais, où le père de Charles était commandant de la garde. Le plus dur ne serait pas de se faire entendre de lui mais de lui faire entendre raison. Aro était un homme aussi calme qu'impulsif, le tout était de ne pas le mettre en colère, il allait devoir jouer tout en finesse s'il voulait obtenir gain de cause. Il se posta à la fenêtre de la salle d'audience et regarda pensivement la cour en contre-bas où Bella et Edward s'occupaient. Ils étaient encore jeunes mais n'ignoraient rien de la situation du royaume, il n'avait pas eu besoin de leur expliquer les choses, ils les voyaient à chaque fois que Charles revenait d'une bataille, bien que Bella n'en comprenne pas encore l'entière portée. Edward, lui, était bien plus sensible à cela, de part sa propre expérience. Il soupira en priant pour que les choses s'améliorent.
- Edward... Edward... arrêtes... rend-moi mon gâteau, c'est le mien, hurlait Bella en courant après le voleur de patisserie.
- Je suis en pleine croissance... il me faut plus d'énergie que toi, pouffa Edward en grimpant sur la barrière en bois de l'écurie, se croyant hors de danger.
- Je t'ai dit de me rendre ce gâteau, piaffa-t-elle en escaladant la barrière à son tour.
- Tu vas salir ta robe petite soeur si tu montes, ria-t-il en s'empiffrant de son délicieux larcin.
- Je ne suis plus un bébé, j'ai douze ans maintenant, je suis presque une femme...Oh! Edward Cullen tu vas me le payer, vociféra-t-elle tandis qu'il finissait d'engloutir la pâtisserie.
- Ché pa ma fauuute, baragouina-t-il en manquant de s'étouffer la bouche pleine.
Tu n'avais pas qu'à la laisser traîner sur la table... continua-t-il en lui jetant un regard contrit.
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, que Bella se jeta sur lui, le faisant tomber à terre. Elle lui tambourina le ventre de coups tandis qu'il riait.
- Allons, allons est-ce là des manières dignes d'une jeune fille de bonne famille, gronda Mme Webber, stoppant net les deux adolescents qui se relevèrent aussitôt en époussetant leurs habits.
- Excusez-nous, lâchèrent-ils en chœur.
- Vous êtes impossibles, soupira la gouvernante, on ne peut pas vous laisser seuls plus de deux secondes. Miss Bella votre précepteur vous attends dans vos appartements.
- J'y vais, couina Bella en s'éloignant d'un pas traînant.
- Edward. Sir Swan désirerait s'entretenir avec vous, il est dans la salle d'audience.
- Merci.
Edward monta le long escalier en colimaçon jusqu'à la salle d'audience. Son «père» se trouvait assis à la grande table de banquet, le nez plongé dans des cartes.
- Vous vouliez me voir? Demanda-t-il.
Charles leva la tête des ses documents et fit signe au jeune homme de s'asseoir.
- Oui, commença-t-il hésitant. Edward... tu auras bientôt 15 ans n'est-ce pas?
- Oui, répondit Edward, ne sachant pas trop où Charles voulait en venir.
- Tu n'es pas sans savoir que les jeunes hommes de bonnes familles, dès 15 ans suivent un... apprentissage pour devenir chevalier. Tu devras toi aussi suivre cette formation. Mon ami Laurent Hardwicke sera ton professeur durant tes six années de formation. Il t'attend le mois prochain à son campement.
- Dans un mois! S'exclama le jeune homme visiblement déstabilisé, si tôt!
- Edward! Continua Charles,nous sommes en guerre! Nous avons besoin de soldats, et avant tout, nous avons besoin d'hommes capables de commander nos troupes. Tu feras un excellent commandant j'en suis certain.
Le jeune homme resta pensif quelques secondes puis se tourna vers son père, le regardant droit dans les yeux.
- Je ne vous décevrez pas, vous pouvez compter sur moi...je le jure sur mon honneur, dit-il en s'inclinant vers lui.
Charles eut un petit sourire.
- Tu es bien le fils de ton père, lui aussi était un homme plus qu'honorable. T'ai-je déjà raconté la fois où nous nous sommes retrouvés coincés dans... poursuivit Charles avec entrain.
Edward connaissait bien cette histoire, mais il ne se lassait pas d'entendre Sir Charles la lui raconter. Il avait l'impression d'un peu mieux connaître son père comme ça et puis c'était aussi une façon de garder sa mémoire vivante. Son père, il en était persuadé aurait aimé le voir devenir chevalier à son tour. Certes, la vie était douce et calme au château, mais il se rappela aussi la promesse qu'il s'était faite à lui-même il y a cinq ans. Celle de toujours protéger Bella.
Bella! Songea-t-il. Comment allait-elle réagir lorsqu'il lui annoncerait son départ... mal... sans aucun doute. Ils s'étaient beaucoup rapprochés au cours de ses cinq années à tel point qu'on aurait pu considérer leur relation de fusionnelle. Il s'était trouvé une petite soeur à protéger, à taquiner, à chérir... Bella était forte! Elle comprendrait sûrement où se trouvait le devoir d'Edward. Il en était sûr.
Plus tard, l'annonce de l'arrivée du roi Aro, créa un tumulte au sein du château. Tous s'activait, briquant la demeure du sol au plafond. Edward n'avait jamais vu Mme Webber aussi anxieuse et active, sauf peut-être le jour où Bella et lui avaient libéré tous les animaux afin qu'ils puissent vivre en liberté. Quelle pagaille ce jour-là, il sourit en se remémorant Mme Webber courant derrière les poules et les cochons, tentant vainement de les attraper.
- Les voilà, cria un garde depuis la tour de guet, tirant Edward de ses pensées.
Tous les habitants se rassemblèrent dans la cour alors qu'Aro et sa garnison pénétraient dans l'enceinte du château.
Le souverain descendit de son cheval et Charles s'inclina devant lui.
- Altesse.
- Charles, mon ami quel plaisir de te revoir, s'exclama Aro en serrant Swan dans ses bras.
- Entrons, nous avons préparé un banquet en votre honneur, dit-il.
Les soldats et tous les gens du château y furent convier, et le banquet dura jusqu'à tard dans la nuit. Ce soir-là, Bella redescendit en chemise de nuit de ses appartements afin d'aller pouvoir dire bonsoir à son père avant d'aller au lit. Alors qu'elle s'appétait à entrer dans la grande salle, elle entendit des éclats de voix. Elle jeta un œil dans la pièce,il ne restait plus que quelques gardes, Aro et Charles et ceux-ci étaient en grande discutions.
- Il nous faut plus d'hommes. Nous ne pourrons pas les repousser hors de nos frontières indéfiniment. Ils sont de plus en plus nombreux et ils nous attaquent avec des dragons maintenant.
- Et combien d'hommes te faudrait-il mon ami? Questionna suavement Aro.
- Au moins 5000. Nous devons les repousser une bonne foi pour toute. Leurs attaques n'ont de cesse d'augmenter depuis ses six dernières années, et elles sont de plus en plus virulentes.
- Effectivement c'est un problème, mais... Oh! Nous avons une petite espionne à la porte, s'amusa Aro.
Charles ouvrit la porte et découvrit Bella derrière qui les écoutait.
- Bella!
- Désolée, je ne voulais pas déranger alors j'ai attendu derrière, je voulais te dire bonne nuit, se justifia-t-elle à toute vitesse.
- Alors voici donc la petite Bella, s'extasia Aro, le regard envieux.
- Oui altesse, murmura Bella en exécutant une révérence parfaite.
- Quelle délicieuse enfant as-tu là Charles! C'est le portrait crachée de sa mère, n'est-ce pas ? Continua Aro.
- Oui, c'est vrai... Bella va te coucher maintenant.
- Bonsoir, dit-elle en s'adressant au deux hommes. Elle jeta un dernier regard à son père avant de monter se coucher.
- Dis-moi Charles, ta fille est-elle déjà promise? Demanda Aro
- Non altesse.
- Bien... bien... Bella serait parfaite pour mon fils Alec... elle pourrait devenir une très grande reine, réfléchis-y mon ami et je te promet d'accéder à tes requêtes, finit Aro en s'éloignant à son tour, ne laissant aucune occasion à Charles de répondre.
Aro repartit le lendemain matin, laissant à Charles un mois pour se décider.
Charles le regarda s'en aller, déchiré par un cruel dilemme. Le bonheur de sa fille ou son devoir.
Bon je sais que j'avais dit que ce serait le dernier chapitre parlant de leur enfance mais bon le prochain chapitre c'est comme dirait l'expression « le cul entre deux chaises »^^ moitié/moitié quoi.
