Chapitre 5

Oh la la! J'ai envie de pousser un coup de gueule parce que ça m'a trop énervé... j'ai commencé à lire une fic (dont je tairais le nom, j'ai pas envie de faire des histoires) et là j'ai vu en préface du dernier chapitre « si vous voulez un autre chapitre laissez des coms, sinon j'arrête » (en gros c'était ça). Ca me saoule, on est pas là pour savoir qui a le plus de commentaires, non? C'est sûr que ça fait plaisir d'en avoir,mais moi (enfin ça vaut pour moi) j'écris avant tout pour me faire plaisir et faire partager « mon délire ». Voilà c'est dit.

Sinon, production, production, production... un chapitre par jour... suis fière de moi tiens! Enfin demain, dernier jour de vacances pour moi... après boulot -_-

Enjoy et bonne lecture.

Edward se baissa juste à temps pour éviter l'épée qui fendait l'air. Il para un autre coup faisant crisser le métal des deux épées. Il se recula rapidement et se mit en position d'attaque, attendant que son adversaire fasse le premier pas vers lui.

- Déjà fatigué vieil homme, ironisa-t-il.

L'autre attaqua aussitôt, obligeant Edward à reculer tandis qu'il esquivait les coups de son adversaire. Il était tellement concentré sur les attaques de son rival, qu'il ne remarqua qu'au dernier moment la racine d'arbre derrière lui, et trébucha en arrière. L'adversaire pointa son épée sur la gorge d'Edward qui eut du mal à déglutir.

- Aurais-tu déjà oublié tout ce que le vieil homme t'as enseigné? Demanda narquoisement Laurent.

Edward tenta de reprendre son souffle.

- Non maître... toujours évalué son environnement, soupira Edward cherchant un faille dans la posture de Laurent.

- La plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute, déclara Laurent.

- Oui mais plus on s'élève plus la chute est dure, dit-il en portant un coup circulaire avec son pieds dans les jambes de Laurent se qui le déstabilisa et le fit tomber lourdement sur le sol.

Edward se releva et pointa à son tour son l'épée sous la gorge de son maître qui souriait.

- Tu es prêt maintenant, je n'ai plus rien à t'enseigner.

Edward baissa son épée et aida son mentor à se relever.

- Alors quand pars-tu? Demanda Laurent.

- Demain à l'aube. Seriez-vous triste de mon départ?

- Nos routes se séparent ici mais mes pensées t'accompagnent, répondit Laurent humblement. Tu as été mon meilleur disciple. Honneur, loyauté et bravoure.

- Prospérité maître, dit-il en s'inclinant légèrement.

Il serra la main de son mentor et regagna sa tente. Jasper l'y attendait, faisant ses bagages.

Les deux hommes avaient beaucoup mûris aux cours de ses six longues années. Leurs entraînements intensifs les avaient rendu plus fort et plus musclé. Ils n'avaient vraiment plus rien à voir avec les deux petits maigrichons de leurs adolescences. Edward avait trouvé en Jasper un véritable ami. Ils étaient devenus inséparables. Jasper se retourna vers son ami.

- Tu as fait tes adieux à maître Laurent? Demanda-t-il.

- Oui... répondit Edward en s'asseyant sur son lit. Et toi, toujours sûr de vouloir servir ce bon roi Aro? Tu ne veux pas un peu d'aventure avec ton vieil ami.

- Merci mais sans façon, ses six années avec toi on était largement suffisante, si tu vois ce que je veux dire, se moqua-t-il.

- Si tu veux parler de l'incendie, je te signales que je n'y suis pour rien, contra Edward.

- Ah! bon c'est peut-être moi qui ai fait tombé la torche? Demanda-t-il en croisant les bras.

- Je t'ai déjà répété qu'il y avait une souris, bougonna Edward de mauvaise foi.

- Le grand Edward Cullen vaincu par une souris, ria-t-il. Tes pitreries vont me manquer.

Ils passèrent la soirée à faire la fête et rire avec leurs autres compagnons. Edward avait hâte de rentrer chez lui. Bella, Charles et même Mme Webber lui manquait.

Il sentit l'excitation le gagner lorsqu'il aperçu enfin sa demeure au loin. Il donna un coup dans les flancs de son animal, le faisant galoper. La nuit tombait doucement lorsqu'il arriva au château. Dès qu'il eut mis un pieds à terre, Mme Webber se précipita sur lui, l'étreignant affectueusement dans ses bras.

- Edward, nous sommes si content que tu soit là. Laisse-moi te regarder... comme tu as grandi...et bien bâti avec ça, s'étonna-t-elle en tâtant son bras.

- Merci, dit-il en rougissant.

- Edward! S'exclama Charles. Content que tu soit là.

- Moi aussi... Où est Bella?

- Toujours en vadrouille, tu la connais? Je crois qu'elle est chez une amie, elle ne devrait pas tarder, répondit-il.

Edward était un peu déçu qu'elle ne soit pas là, il aurait voulu qu'elle soit la première à venir le saluer. Ceci dit, comment aurait-elle pu savoir qu'il allait arriver avec un jour d'avance. Il était quand même ravi de revoir Charles, avec qui il parla longuement de sa formation et de Laurent. Puis Edward exprima le désir de se balader un peu dans le château, pour voir ce qui avait changé pendant son absence. Il laissa Charles et descendit derrière l'écurie jusqu'au passage secret. Il fut étonné de découvrir une porte derrière le lierre. Il tenta de l'ouvrir mais celle-ci était fermée à clé. Il soupira, et prit la direction des collines bordant le château. Il se souvenait comment Bella et lui jouait ici, ils avaient passé de longues heures, allongés dans l'herbe à contempler les nuages, y voyant tantôt des animaux tantôt des personnes. Sans qu'il s'en rende compte, il arriva près de la falaise où se trouvait leur petite clairière secrète, il se pencha pour mieux voir et distingua une ombre mouvante en contre-bas. Intrigué, Edward emprunta le petit sentier escarpé. Il s'arrêta à quelques mètres de la fin du chemin et se cacha derrière un fourré. L'ombre qu'il avait vu était en réalité une jeune fille aux longs cheveux bruns. Elle finissait d'ôter sa tunique et plongea dans les eaux cristallines de l'étang, complètement nue. Edward se releva un peu pour mieux voir, non pas qu'il fut un voyeur mais six ans sans voir une femme l'avait laissé quelques peu curieux. Malheureusement pour lui, son pieds ripa sur une pierre et il dégringola le reste du chemin sur les fesses (pauvre Edward^^). Lorsqu'il se releva, la jolie naïade avait disparu, il scruta la surface de l'eau, espérant que la jeune fille ne s'était pas noyée. La lame froide et tranchante d'un poignard sous sa gorge vint confirmer que la damoiselle n'avait pas péri dans les eaux de l'étang.

- Vous avez deux secondes pour me donner une bonne raison de ne pas vous trancher la gorge, cracha la jeune fille durement.

- Je vous assure mademoiselle que je ne vous espionnais pas...

- Edward! S'exclama l'inconnue d'une voix plus douce.

- Oui, répondit-il , peu rassurer.

La lame disparu de son champ de vision et une boule d'énergie chaude et humide,vint lui enserrer le cou.

- Quand es-tu arrivé? Tu m'as manqué! Est-ce que papa sait que tu es rentré? Demanda-t-elle à toute vitesse.

Edward encore sous le choc, mit quelques secondes avant de réaliser que la jeune fille était sa petite soeur adorée.

- Bella?

La jeune fille se décolla de lui et le regarda dans les yeux.

- Mais regarde-toi un peu, qu'est-ce que t'es grand, je ne t'ai presque pas reconnue, tu as beaucoup changé.

- Toi aussi tu as beaucoup changé et tu es... tu es... nue, dit-il se rendant, tout à coup, compte de la nudité de Bella. Il se couvrit les yeux tout en rougissant tandis que Bella poussait un petit cri strident en ramassant sa tunique qu'elle avait fait tombé.

- C'est bon, tu peux ouvrir les yeux je suis décente.

Edward ouvrit les yeux et contempla Bella. Elle n'avait plus rien à voir avec la petite fille qu'il avait laissé. Elle s'était muée en une magnifique jeune femme aux courbes harmonieuses et ... voluptueuses. Ses genoux cagneux n'était plus qu'un souvenir, ils étaient à présent graciles et délicats. Le vilain petit canard était devenu un magnifique cygne.

- Alors content d'être enfin à la maison?

Edward acquiesça silencieusement, incapable de détourner son regard de Bella.

- On rentre, père doit se demander ce qu'on fait.

Il suivit Bella à travers leur petit passage secret.

- Tu as vu, j'ai fait installé une porte... une fois Angela a failli la découvrir, je me suis dit que c'était plus sûr.

Ils arrivèrent dans la cour du château et Edward remarqua qu'un chapiteau était en train d'être monté.

- Qu'est-ce que c'est? Lui demanda-t-il.

- Ils préparent une fête. Père a pensé que ça remontrait le moral des soldats. La dernière fois qu'ils sont revenus c'était pas joli à voir... Ils ont perdu beaucoup d'hommes. J'ai l'impression que cette guerre ne finira jamais. Et le roi n'a pas envoyé tous les hommes promis à mon père.

Edward se raidit imperceptiblement.

- Et pour... enfin tu sais... ton fiancé.

- Oh! Le prince Alec... il est... comment dire... pompeux, arrogant, imbu de lui-même... mais il est drôle et plutôt maladroit quand il me parle, ria-t-elle.

- Alors tu vas l'épouser quand même?

- Je n'ai pas le choix ,alors je m'y suis faite, soupira-t-elle.

Edward était vraiment heureux d'avoir retrouver Bella, et il ne savait pas encore pourquoi... mais il avait senti un petit pincement au cœur lorsque Bella lui parla d'Alec.

A suivre...

Next chapitre: de la romance à gogo^^