Lady Missy : Lecteurs, lectrices ( si il y en a, sinon tant pis^^ ), voici en direct ( enfin façon de parler ) le premier chapitre !

Bon, il n'y aura pas vraiment d'action dans ce chapitre mais je voulais que vous voyiez un peu comment se comporte Lucy, que vous fassiez en quelque sorte sa connaissance ( je me voyais mal commencer une histoire en la faisant intervenir alors que vous aviez comme informations sur elle que ce qu'il n'y avait dans l'introduction^^ ).

Disclaimer : I do not own Kuroshitsuji ( ça fait plus classe en anglais non ? )

QUAND L'ORAGE ANGOISSE

En fin d'après-midi. Manoir Phantomhive.

Alors que l'orage qui sévit dehors se fait de plus en plus violent; Ciel finit de remplir certains papiers, dans son bureau.

Toc toc toc

CIEL : Entrez.
SEBASTIAN : Veillez m'excuser Monsieur, mais Mademoiselle Becket vient d'arriver et attend dans le salon. L'orage l'a surpris et les chevaux sont trop effrayés pour tirer convenablement la diligence. Elle souhaiterait donc savoir s'il est possible de rester ici jusqu'à ce que la tempête prenne fin.
CIEL: Je n'y vois pas d'inconvénients. Je vais la rejoindre.

Salon du Manoir Phantomhive .

Ciel entra dans le salon où il trouva la jeune Lucy accompagnée de Margaret et l'un des domestiques de la famille Becket. A la vue du jeune garçon, Lucy se leva et les deux domestiques lui firent une révérence.

CIEL : Bonsoir Lucy. Sebastian m'a mis au courant de ton problème. Tu peux rester ici et appeler ta famille.
LUCY : Merci Ciel. Margaret, Harrold, vous pouvez disposer. Harrold, veuillez je vous prie appeler au manoir.
LUCY, après le départ des domestiques : J'ai vraiment eu peur. Quand les éclairs ont jailli en même temps que le tonnerre grondait, les chevaux se sont mis à paniquer. Sans Harrold, je ne sais pas ce qu'il ce serait passé.
CIEL : Peut-être mais de toute façon c'est sa tâche de pouvoir diriger la voiture. Sebastian, apporte-nous donc un thé.
SEBASTIAN : Bien, Monsieur.
LUCY : Comment se porte Lizzy ? Je ne l'ai pas vu depuis plusieurs jours.
CIEL : Très bien, merci de t'en soucier * toujours aussi énergique et adoratrice de tout ce qui est " mignon " *
LUCY : Tant mieux...
Un éclair vif illumina soudain le ciel, accompagné d'un violent grondement. Lucy ne put s'empêcher de sursauter.
CIEL : Cesse de t'affoler, tu sais très bien qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter.
LUCY : Tu sais toi-même très bien que depuis toute petite j'ai très peur des orages.
CIEL : C'est sûr, comment ne pas l'oublier...
LUCY :... Alors toi aussi, tu te souviens de ce moment ?
CIEL : Quoi donc ?
LUCY, avec un sourire mélancolique: tu devais avoir sept ans. Un soir d'orage, j'étais chez toi et j'étais terrifiée par la tempête... c'est drôle, tu étais bien plus jeune que moi, et pourtant c'est toi qui me consolais, même si au fond, je le devinais, tu n'étais toi non plus pas rassuré...
CIEL : Je vois que tu n'as toujours pas changée...
LUCY : Que veux-tu. On a beau grandir, certaines peurs restent au plus profond de nous...
CIEL, ayant du mal à supporter ce genre de conversations sentimentales, après un silence : Que veux-tu faire en attendant la fin de la tempête ?
LUCY : ... Pourquoi pas une partie d'échecs ?
Quelqu'un toqua à la porte. Sebastian entra avec un plateau argenté, deux tasses, une théière et une boîte de sucre.
SEBASTIAN : Je vois ai préparé un thé au caramel.
LUCY : Merci bien.
CIEL : Sebastian, prépare l'échiquier.
SEBASTIAN: Je m'en occupe Monsieur.

Quelques instants plus tard, en pleine partie d'échecs...
LUCY, venant de perdre : Décidément, tu es vraiment doué pour ce genre de jeu...
CIEL : Veux-tu faire autre chose ?
LUCY, souriant : Si ça ne t'ennuie pas... je préfère continuer à jouer aux échecs. J'aime beaucoup ce jeu, malgré mes défaites successives face à toi. Mais perdre ou gagner, cela m'est égal, du moment que je passe un bon moment. Et puis je ne compte pas abandonner si vite contre toi.
CIEL, remettant ses pions en place : C'est comme tu l'entends. Toutefois,ne compte pas sur moi pour te laisser la victoire. Je ne compte pas perdre à tout ce qui porte le nom de jeu.
LUCY, toujours souriante : Quel esprit joueur. J'espère que tu ne t'effondreras pas si jamais un jour tu venais à perdre une partie...
CIEL :...
LUCY : Tu sais, les défaites ne sont pas si graves que cela. Au contraire, elles permettent de t'améliorer, que ce soit dans un jeu ou dans la réalité. On apprend de ces erreurs, la seule chose à laquelle il faut faire attention, c'est de ne pas les répéter une deuxième fois.
CIEL : Quel optimisme. Et pourtant je suis sûr que tu sais très bien que certaines défaites sont, dans ce monde, impardonnables, d'autant plus qu'il y a toujours des individus qui ne respectent pas les règles.
LUCY, dont le sourire a disparu : Comme si un cavalier se mettait en tête de traverser en un mouvement tout l'échiquier ou comme si un pion trahissait son roi, c'est cela ?
CIEL : Exactement Le monde dans lequel nous vivons est implacable. C'est pourquoi il faut, pour parer ces tricheries, tricher soi-même.
LUCY : Répéter à sa manière les méfaits des fourbes gens... je ne trouve pas cela très héroïque...
CIEL : Qui te parle d'héroïsme ? Les héros ne sont que des entités, des personnages idéalisés tirés tout droit des contes. Le Bien à l'état pure n'existe pas, le Mal peut se trouver partout, attendant, tapi dans l'ombre. Même la personne ayant les plus douces intentions ne lui échappe pas. Navré de te dire que tu te complais dans un monde inexistant. Ciel vient de prendre le cavalier de Lucy.
LUCY : Tu te trompes. Je ne suis pas si dupe, je sais très bien que ce monde n'est pas tout blanc. Mais j'ai juste de l'espoir. L'espoir qu'un jour, la société s'améliorera et que les atrocités cesseront. Quelqu'un qui n'a pas d'espoir ne peut que vivre difficilement.
CIEL : En ce cas, je vivrais, selon toi, difficilement. A quoi sert l'espoir mis à part à s'inventer des rêves auxquels on finit par ne plus pouvoir se détacher et ainsi ne plus pouvoir ouvrir les yeux sur l'atroce réalité ?
LUCY : Si je suis trop optimiste, en tout cas, toi, tu es trop pessimiste...
CIEL : Je ne me qualifie pas de pessimiste, mais plutôt de réaliste.
LUCY :... Tu me fais peur quelquefois.
CIEL : Pourquoi donc ? Je t'en prie, n'hésite pas à me dire ce que tu penses.
LUCY, hésitante : ... Tout... tout a changé depuis ce jour.D'un côté je comprends que tu sois devenu si maussade mais... Ciel... je m'inquiète tellement pour toi. T'entendre dire ces mots, savoir que tu agis pour le monde de l'ombre, bien que je ne connaisse pas les missions que tu mènes... c'est... je... oh et puis rien, oublie.
CIEL : * Et si elle savait ce que j'ai subi après l'incendie... *Sache que je n'ai aucun regret au sujet des décisions que j'ai prises jusqu'à maintenant. Quoiqu'il arrive, je n'abandonnerai pas ce que j'ai entrepris...
LUCY : Quelle détermination... Echec au Roi.
CIEL : Tu es tombée dans mon piège... Echec et Mat.
LUCY : Bien joué.
CIEL : ... Lucy... n'hésite jamais..
LUCY, surprise : Pardon ?
CIEL : N'hésite jamais à faire ce que tu as décidé, si tu ne veux pas être continuellement en Echec et Mat. Et bats-toi toujours jusqu'au bout...
LUCY, retrouvant le sourire : J'ai l'impression d'avoir un grand frère en face de moi. Plus résignée : Mais ne t'inquiètes pas, je n'ai jamais dit que j'abandonnerai. Je suis prête à me battre jusqu'au bout. Autant ne pas avoir de regrets, n'est-ce pas? Elle retrouve son sourire . L'orage s'est calmé et il se fait tard. Je vais rentrer. Merci de m'avoir accueillie, je me suis bien amusée.

Manoir Phantomhive. Chambre de Ciel.
Sebastian habille son maître pour la nuit. L'orage, qui s'était calmé, reprend peu à peu...

SEBASTIAN : Monsieur, vous semblez quelque peu tracassé...
CIEL : Ne dis pas de sottises, j'étais juste perdu dans mes pensées.
SEBASTIAN, finissant de boutonner la chemise de nuit de son maître durant un violent grondement orageux : L'orage n'aura pas mis longtemps à revenir on dirait...
CIEL : A quoi penses-tu donc pour me parler soudainement de la pluie et du beau temps ?
Sebastian ne put réprimer un sourire.
CIEL : A quoi penses-tu ? Et ne me mens pas...
SEBASTIAN : Voyons Monsieur, depuis tout ce temps, vous savez parfaitement que je suis incapable de vous mentir... Monsieur, auriez-vous peur ?
CIEL, ripostant : Peur de quoi ?
SEBASTIAN : De l'orage ? Vous avez beau cacher toute émotion, je vous sens tout de même légèrement perturbé par les coups de tonnerre.
CIEL, se glissant sous ses couvertures et sur un ton sec :... Cesse donc de déblatérer des stupidités et retire-toi d'ici.
SEBASTIAN: Bien Monsieur. Je vous souhaite une agréable nuit.

Le majordome partit donc, refermant doucement la porte et laissant le jeune comte dans le noir de la nuit.

CIEL: *... L'orage hurle,le vent gémit, les branches frémissent, les éclairs déchirent le ciel... Je sais très bien que je suis en sécurité et pourtant, je ne me sens pas si rassuré que cela. Désolé Lucy, je t'ai menti... j'ai triché, comme tant d'autres font dans notre monde... *

Manoir des Becket. Chambre de Lucy.
Lucy est allongée sur son lit, dans la noirceur de la nuit, et écoute, non sans crainte, le tonnerre.

LUCY : * Ciel... je n'ai pas pu te le dire clairement mais... je te vois t'enfoncer, pas à pas, dans les ténèbres, et j'ai l'impression que toi-même tu t'en rends compte. Et je me sens impuissante face à cela. J'aimerais tant t'inonder de mon espoir... pourquoi, pourquoi, pourquoi le malheur semble-t-il s'acharner sur mon petit frère ? *.
La jeune fille ne peut empêcher ses larmes de couler le long de son visage...


Bon, en espérant que ce petit chapitre vous a plu =).