Hola! Hé oui, je suis de retour pour l'ultime chapitre de cette histoire... un four shot? ça se dit?..
Bref j'arrête mes bêtises!
Donc voilà le dernier chapitre. Lucie j'espère que j'ai bien retranscrit ton idée de départ, que tu n'es pas déçue de mon histoire. Elle est pour toi, bien sûr :)
Quand à vous mes chers lecteurs, merci d'avoir été aussi patients, car je vous avoue que j'ai un peu abusé sur les délais.. j'espère que vous me pardonnez! *nyeux de chat potté*
Sur ce, Bonne lecture, et n'oubliez pas de me donner votre ultime avis à la fin!
2 MONTH LATER
_ Alexis ! tu es prête ? S'impatienta Rick en bas de l'escalier, bras croisés et un air lassé sur le visage.
_ Oui oui !
la voix étouffée de sa fille le fit soupirer, la troisième fois en 10 minutes.
_ Ca fait un quart d'heure que tu me dis que tu es prête ! Cria t-il de nouveau.
Le sourire de Gina en face de lui l'irritait plus encore, il frappait machinalement son doigt contre sa montre.
_ Alexis ! on va être en retard à la fin ! Explosa t-il.
sa fille déboula l'escalier, vêtue d'une robe émeraude qui s'arrêtait aux genoux, ses cheveux parsemés d'anglaises et légèrement relevés d'une pince. Un léger maquillage faisait ressortir ses yeux et briller ses lèvres.
_ C'est bon papa, on a le temps ! C'est la soirée promotionnelle de ton nouveau roman, ils vont t'attendre, t'en fais pas !
Elle passa devant lui, se dirigeant vers la porte tandis que Rick fusillait Gina du regard, cette dernière gardant son petit sourire.
_ Déstresse un peu, Ricky, soupira la jeune femme en pénétrant dans l'ascenseur.
Déstresser ? Comment pouvait-il déstresser avec tous les évènements qui chamboulaient sa vie depuis deux mois ?
Flash back :
_ Kate ? Kate ?
Sa voix résonnait désespérément dans l'appartement vide. Il s'était levé seul, étonné, il parcourait maintenant le couloir à la recherche de la jeune femme. Il descendit les marches menant à la cuisine, et à côté de la cafetière, trouva une feuille froissée, tâchée de quelques larmes traitresses qui s'étaient échappé des yeux de leur propriétaire.
Rick,
Je sais que tu vas énormément m'en vouloir de te réveiller seul après la nuit qu'on a passé. Je suis désolée de te faire subir ça, tu sais, mais je ne peux pas… pas encore. Je ne suis pas prête.
Tu vas sûrement m'en vouloir, être en colère, et me dire que j'ai loupé ma chance. Si c'est le cas, j'en suis désolée, mais tu mérites d'être heureux. Alors si tu ne veux plus, ne peux plus m'attendre, trouve toi une femme qui te méritera et te rendra heureux.
En attendant, ne viens plus au commissariat, s'il te plaît. Je te le demande comme une faveur, je dois me reconstruire après tout ça.
Je t'appellerai, quand je serais prête. Je ne peux pas te dire quand. Si tu vois mon nom sur ton téléphone et que tu es passé à autre chose, ne décroche pas, je comprendrais.
Je t'aime, malgré le fait que je n'arrive pas à te le montrer.
KB
Furieux, il avait chiffonné la feuille, serrant la mâchoire de rage, et l'avait jetée par terre. Il était allé dans son bureau, encore dévasté de leur passion dévorante d'hier soir. Avec un certain regret il passa sa main sur le bois du meuble central, son bureau, se remémorant les soupirs de sa partenaire tandis qu'il lui embrassait chaque centimètre carré du cou. Les larmes lui montaient aux yeux il suffoquait, son cœur lui faisait mal, prisonnier dans un étau de fer. Pourquoi était-il tombé amoureux ? Et surtout, pourquoi y avait-il cru ? A aucun moment elle n'avait fait de signe pour avancer, à chaque fois qu'il faisait un pas en avant elle en faisait trois en arrière. Mais il s'était entêté, il s'était accroché a un espoir fou d'un jour la voir partager sa vie avec lui, lui confier son cœur, comme un couple le ferait. Leur Always n'avait plus aucune signification à présent, car après avoir touché le paradis la veille au soir il expérimentait maintenant le goût âcre de l'enfer. Elle avait fui, tout simplement, lâchement, elle avait fait ce qu'elle faisait tout le temps. Pourtant après la nuit qu'il avaient passé il avait cru qu'elle serait resté. Mais non. Elle disait l'aimer, mais pourquoi alors cet amour lui laissait un goût amer et une brulure dans le cœur ? Chassant ces pensées de son esprit, il se dirigea vers la douche qu'il prit brûlante, extériorisant sa douleur, tout en décidant qu'à présent Kate Beckett n'était plus rien dans sa vie.
Fin Flash Back.
Après cela il n'était jamais retourné au commissariat. Par colère, il avait effacé le numéro de Kate Beckett de son répertoire, même s'il le connaissait par cœur et n'arrivait pas à l'oublier. Il avait renoncé à l'affaire « Johanna Beckett », avait décidé que son roman de Nikki Heat serait le dernier et qu'il trouverait une autre source d'inspiration. Il avait cependant gardé le contact avec Esposito et Ryan, ces derniers étant désespérés de la tournure des évènements, voyant Kate sombrer dans le boulot et les liaisons qui ne menaient à rien.
Les médias s'étaient jetés sur l'occasion, remplissant les pages des journaux de la rupture de Richard Castle et de sa muse, émettant des hypothèses toutes plus loufoques les unes que les autres.
_ Papa, tu viens ?
Alexis était plantée devant l'ascenseur, regardant son père avec inquiétude.
_ On va être en retard.
Il soupira, se remettant de ses émotions et se dirigeant vers la limousine qui l'attendait à la sortie de son immeuble.
_ J'arrive, j'arrive.
Il monta dans la voiture, suivi par les deux femmes qui s'installèrent de part et d'autre de lui. Il donna l'adresse de la soirée au chauffeur, et pendant tout le trajet garda le silence que les deux femmes respectèrent.
Arrivés sur place, il plaqua un sourire artificiel sur ses lèvres, et sortit de la voiture aux bras d'Alexis et de Gina. Les flash des journalistes et paparazzy les aveuglèrent, et ils parvinrent à pénétrer dans l'hôtel où les invités déjà servis gravitaient autour du buffet et du stand où étaient exposé les premiers ouvrages de « Heat Decreases » en avant première.
Alexis et Gina se dirigèrent vers le buffet, tandis que Castle était abordé par la plupart des invités, tous le félicitant pour son superbe ouvrage, remarquable comme les autres et avec une fin inattendue. Il essaya de conserver son sourire artificiel, mais sa tête était ailleurs. Il ne pouvait pas s'empêcher de penser a elle. Elle qui devrait être là, son ancienne muse, celle qui avait donné vie à ses romans. Il vit un de ses anciens amis, journaliste, s'approcher de lui un verre de champagne a la main.
_ Alors Ricky, dernier Nikki Heat, huh ?
Le comportement arrogant de l'homme irrita de suite l'écrivain.
_ Oui, avant de trouver une autre source d'inspiration.
_ Alors comme ça, avec la détective, c'est terminé ?
_ Assurément.
_ Tu sais que tous les journaux ne parlent que de ça ?
Alexis s'approcha de son père, lui apportant son toast, et se mit à suivre la conversation.
_ J'ai vu, effectivement, répondit Castle que le sujet énervait.
Alexis soupira. Son père savait qu'elle n'abordait plus le sujet « Kate Beckett » sans animosité et colère a présent.
_ C'est dommage, quand même, continua l'homme, vous formiez un très beau couple tous les deux.
_ Nous n'étions pas en couple.
_ Pas forcément en privé, mais aussi en public. Quand tu débarquais avec elle sur le tapis rouge, tous les flash étaient tournés vers vous, on ne voyait que vous.
_ Papa, tu veux un nouveau verre ? Demanda Alexis, coupant court la conversation.
_ Non merci ma chérie, ça ira.
Alexis se replaça aux côtés de son père, tout en regardant l'homme avec des yeux pleins de colère. Ne pouvait-il donc pas arrêter de ramener Beckett sur le tapis ? Son père n'avait pas assez souffert de ça durant ces deux derniers mois ? Il avait été brisé, trahi, n'était plus que l'ombre de lui-même qu'elle avait tenté de reconstruire à petits feu. Elle avait maudit Kate Beckett d'avoir fait souffrir son père, avait maudit son père pour être tombé amoureux d'elle. Au bout de deux mois il arrivait enfin à remonter la pente et voilà que maintenant il ramenait le sujet dans la discussion ?
_ Hey, Rick !
Un vieil homme se fraya un chemin jusqu'à la petite assemblée, brisant la glace qui s'était installée durant les réflexions d'Alexis et le silence.
_ J'ai appris pour toi et Kate Beckett, fit l'homme avec un ton désolé. Je suis vraiment navré que ça ait fini comme ça entre vous. Les journaux parlent d'une affaire privée qui aurait débordé sur votre partenariat, c'est vrai ?
C'en fut trop pour la jeune adolescente, qui s'éclipsa de la discussion, se dirigeant vers les toilettes des dames.
_ Oui, c'est à peu près ça, soupira Rick.
Décidemment, il n'échapperait pas au fantôme de Kate Beckett ce soir. Il n'aurait peut-être pas du venir, finalement.
_ Excusez moi un instant.
Avec un sourire, il se dirigea vers son ex femme qui hésitait entre les petits fours et les tartelettes.
_ Ah tiens, Ricky, tu tombes bien, a ton avis, il y a plus de crème dans lesquels ? demanda t-elle sans lever les yeux.
_ Heu… je ne sais pas. Prend les deux, tu seras fixée.
Son ex femme leva les yeux au ciel d'un air lassé. Ce geste rappela à Rick des souvenirs, les regards lassés mais néanmoins amusés de sa partenaire lorsqu'il faisait une bourde sur leurs enquêtes. Il revoyait ses fines lèvres s'étirer en un sourire complice, tandis qu'elle essayait de le cacher derrière un regard assassin qui ne dupait malheureusement pas l'homme. Mais le regard de Gina lui semblait terne à côté de ses souvenirs. Il secoua légèrement la tête, et demanda à la jeune femme :
_ Tu n'as pas vu Alexis ?
Elle releva distraitement la tête.
_ La dernière fois que je l'ai aperçue, elle se dirigeait vers les toilettes.
_ D'accord, merci.
A son tour l'écrivain se dirigea vers la porte des toilettes, pressant le pas pour éviter les personnes qui s'attroupaient autour de lui, prétextant une envie pressante. Il referma la porte derrière lui avec un soupir, et s'appuya contre le mur pour attendre la sortie de sa fille.
Il attendit, cinq minutes, puis dix. Inquiet, il pénétra dans les toilettes pour dames.
_ Alexis ? Appela t-il sans succès. Pumpkin ?
Aucune réponse. Il regarda alors les verrous des portes, qui étaient toutes ouvertes. Il les poussa pour vérifier, mais Alexis n'était nulle part. Il ressortit précipitamment des toilettes, regardant à droite puis à gauche. A sa droite se trouvait la salle de réception, d'où il venait, et à sa gauche le hall de l'hôtel luxueux dans lequel ils étaient. Pourquoi Alexis serait-elle allée se promener dans les couloirs de l'hôtel ? il se dirigea vers la réception, où la réceptionniste l'informa qu'aucune jeune femme rousse en robe émeraude n'était passée là ces 20 dernières minutes. La peur commençait à nouer le ventre de l'écrivain, qui retourna le pas pressé dans la salle de reception en cherchant sa fille des yeux.
_ Quelque chose ne va pas, Ricky ? demanda Gina la bouche pleine.
_ Alexis a disparu.. tu ne l'a pas vue ?
_ Non… Rick, ta fille est une adolescente de 17ans. Elle a le droit à un peu de liberté ! laisse là, elle doit sûrement s'amuser dans un coin de la salle.
La colère monta dans le corps de Rick, mais il la retint.
_ Ecoute Gina, j'éduque ma fille comme je le souhaite, d'accord ? Maintenant je sais que quelque chose ne va pas car elle m'informe toujours quand elle va quelque part, et ne disparaît jamais comme ça.
_ Ta fille a changé de comportement ces derniers temps, Rick. Elle semble plus… dure. Peut-être qu'elle est rentrée ? Tu as essayé de l'appeler sur son téléphone ?
L'écrivain se gifla intérieurement de ne pas y avoir pensé plus tôt. Il appuya sur la touche 2 de son téléphone et attendit la peur au ventre.
« Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur d'Alexis, merci de laisser un message sympa après le bip ! »
_ Et merde !
_ Elle ne répond pas ? demanda Gina, inutilement.
_ Bien sûr que non. Je tombe directement sur son répondeur, elle a dû l'éteindre.
_ Ecoute Rick, calme toi. Je vais appeler la police, d'accord ? c'est juste une simple fugue, si ça se trouve elle est allée prendre l'air deux minutes.
_ En coupant son téléphone ?
Gina ignora la remarque cinglante de son ex mari et prit son téléphone pour composer un numéro. Cependant, Castle l'arrêta.
_ Non. Stop, raccroche. Je sais qui appeler.
Il s'éloigna sans attendre la réponse, et alla s'isoler dans le couloir de l'hôtel. Tout en se massant les tempes, il fit tourner son téléphone dans ses mains pendant plusieurs secondes, avant de composer un numéro qu'il ne connaissait que trop bien.
Kate Beckett était au poste depuis le matin 6 heures. Elle avait travaillé sans interruption, comme tous les jours maintenant depuis 2 mois. Elle ne rentrait qu'à partir de minuit chez elle, retardant au plus l'heure de rentrer, lorsque Gates la virait des locaux. Elle n'avait pas envie de retourner chez elle et de retrouver Gary, ou peut-être étais-ce Raphael, qui l'accueillerait avec un faux sourire, l'embrasserait comme s'ils étaient un couple « normal » et comme si ils étaient ensemble depuis des années. Elle n'avait pas envie de se coucher et de sentir ses mains la caresser avec insistance, elle n'avait pas envie de céder et se laisser faire l'amour, attendant que le temps passe et qu'il s'endorme. Ils ne pouvaient pas comprendre. Ils ne pouvaient pas comprendre que leurs mains étaient rudes et sèches, que leurs baisers étaient froids et sans chaleur, que leur corps étaient frêles et insignifiant à côté du sien. Elle s'engageait dans des relations qui n'avaient pas de but pour faire comme tout le monde, pour avoir de la compagnie, pour ne pas sombrer dans un monde vide et peuplé de cauchemars. Elle essayait de se convaincre que c'était la bonne solution, au dépit de ses amis. Mais ils ne pouvaient pas comprendre. Ils ne pouvaient pas comprendre qu'il n'était plus là, qu'il était la seule personne capable de la faire sortir de cette spirale infernale. Pourtant, elle n'était pas à blâmer. C'était elle qui avait fui, comme toujours. Mais cette fois c'était différent, car ils avaient déjà franchis la ligne. Ils avaient fait l'amour, plusieurs fois. Et elle était partie. Elle l'avait laissé seule après une nuit de passion. C'était elle, la fautive, dans l'histoire. Mais elle ne pouvait pas s'engager dans une relation avec lui, pas encore. Elle l'avait prévenu, mais ils n'avaient pas pu résister. Alors maintenant, elle fuyait.
Le téléphone qui sonna sur son bureau la fit sursauter et la sortit de ses songes. Sans regarder l'appelant, elle décrocha et d'une voix quasie mécanique lança :
_ Détective Beckett ?
Au bout de la ligne, un silence s'installa. Elle n'entendit qu'une respiration hachée et mal assurée.
_ Qui est a l'appareil ?
Le souffle s'accéléra et elle s'enquit :
_ Est-ce que vous allez bien ?
_ Kate…
La voix rauque au bout du fil la fit lâcher le combiné, qui tomba sur son bureau.
_ Merde !
Elle le reprit en main, et, vérifiant que l'appel n'avait pas été interrompu, colla la téléphone a son oreille.
_ Rick… tu es toujours là ?
Elle le tutoyait. Mais depuis quand est-ce qu'elle le tutoyait, après deux mois sans l'avoir vu ? Elle se gifla intérieurement.
_ Oui.
Il devait avoir une excellente raison pour appeler, il ne l'aurait jamais fait sinon.
_ Il y a un problème, Castle ? demanda t-elle.
_ Heu.. oui. Alexis a disparue.
Kate descendit de la voiture en soupirant. Elle regarda l'hôtel devant elle, et son ventre se serra. Au bout de deux mois, elle allait le revoir. Il avait sûrement refait sa vie, trouvé un mannequin pour l'accompagner a cette soirée, et il devrait supporter la vue de l'homme qu'elle aimait embrasser une autre, la prendre par la taille, la serrer contre lui, tandis qu'elle lui dirait que tout allait bien aller et qu'Alexis était en sécurité quelque part. C'était son rôle à elle, de faire ça. Cependant elle avait laissé sa place, avait fui, comme toujours. Elle devait assumer ses choix.
_ Beckett ?
Elle se figea. Elle ne connaissait que trop bien cette voix, pour avoir tant rêvé d'elle, pour l'avoir tant écouté disserter, pour avoir tant tenté de la faire taire. Elle se retourna lentement pour se retrouver à quelques mètres de l'écrivain. Leurs yeux se croisèrent, leurs ventres se serrèrent. Dans leurs yeux on pouvait lire de la joie, de l'appréhension. Ils ne bougèrent pas pendant quelques instants, se regardant dans le blanc des yeux. Puis Kate avança, lui demandant d'une voix qu'elle espérait neutre :
_ Tu as vérifié dans l'hôtel ? tu t'es renseigné auprès des gérants et du room service ?
Il soupira
_ J'ai passé 3ans et demi avec toi, Kate. Je sais comment m'y prendre. Je sais pourquoi je t'ai appelé.
L'utilisation de son prénom et le tutoiement la déstabilisa mais elle se reprit bien vite.
_ Bien, je vais interroger des personnes présentes, ainsi que le personnel.
Elle passa devant lui, et sentit son regard dans son dos. Elle n'en tint pas compte et interrogea quelques invités, tous plus chics les uns que les autres et tous trop omnubilés par le banquet pour avoir vu la jeune femme. Elle s'éclipsa quelques instants pour passer un coup de fil à Esposito, et c'est en prenant son téléphone qu'une idée lui vint. Rick avait essayé d'appeler sa fille mais elle avait coupé son téléphone. Cependant, il n'avait pas essayé de localiser sa carte sim. Un téléphone était impossible à localiser si éteint, cependant Rick avait un jour téléchargé une application pour localiser la jeune femme. Il l'avait supprimé, mais elle pouvait demander à Espositio de lui télécharger l'application sur son téléphone. Il lui suffirait alors d'entrer le numéro d'Alexis pour la localiser. Curieux que Rick n'y ai pas pensé.
Elle jeta un œil vers lui, il se mordait la lèvre et passait quelques fois une main nerveuse dans ses cheveux. Il était trop stressé pour réfléchir correctement.
Elle composa alors le numéro de son collègue, qui par chance (ou surplus de paperasse au choix) était resté au bureau.
_ Espo ? j'ai besoin de ton aide.
Après avoir expliqué la situation à l'hispanique, celui-ci s'empressa de s'exécuter et téléchargea l'application. Kate entra ensuite le numéro de la jeune fille dans la barre de recherche et patienta pendant qu'il cherchait. Quand enfin le résultat s'afficha, elle fronça les sourcils. Alexis était ici, dans cet hôtel. Rick n'avait pas dit qu'il avait sillonné tout l'hôtel ? Elle fit marcher ses méninges à toute allure, et soudain une évidence lui apparut : où aimait-elle se cacher quand elle avait envie d'être seule dans ses pensées lorsqu'elle était adolescente ?
Sur le toit.
_ Alexis ?
Elle poussa la porte menant au toit, cherchant la jeune adolescente du regard. Elle plissa les yeux pour chercher la silhouette dans la pénombre, et aperçut une ombre. Elle s'approcha, et souffla :
_ Alexis ?
La jeune adolescente ne se retourna même pas, laissant la brise caresser lentement son visage.
_ Allez vous-en.
Kate continua a avancer vers elle et s'assit sur le bord du mur où était l'adolescente. Cette dernière ne tourna même pas la tête, mais Kate put apercevoir une larme qui brillait sur sa joue à la lumière de la lune.
_ Vous ne prévenez pas mon père ? S'étonna l'adolescente.
La jeune femme frotta ses mains l'une contre l'autre pour les réchauffer, et soupira :
_ Non.
_ Pourquoi ?
_ Parce que je pense, dit-elle en tournant la tête vers elle et croisant son regard, que nous devrions parler toutes les deux.
Alexis baissa la tête.
_ Parler de quoi ?
_ Tu le sais très bien, Alexis.
Un silence s'installa, le vent frais faisant virevolter les cheveux des deux femmes, qui contemplaient New York dans la nuit. Des sirènes de police, des colonnes de fumée, des enseignes qui clignotaient, le quotidien de la ville qui ne dort jamais.
_ Mon père vous aime, commença Alexis.
_ Je sais, murmura douloureusement la détective en baissant les yeux vers ses mains.
_ Pourquoi vous ne lui rendez pas ?
_ C'est compliqué…
_ Kate, dit Alexis durement. Vous voulez discuter, alors discutons. On met tout sur la table, et on arrête de mentir.
La détective soupira.
_ J'aime ton père aussi, Alexis. Seulement j'ai peur de le faire souffrir.
_ Vous le faites déjà en l'ignorant de la sorte.
_ Ce que je veux dire par là, Alexis, c'est que je pense tout le temps a ma mère. A son affaire non résolue, elle hante ma vie et mes nuits. Si je m'engage avec ton père, il me le reprochera un jour ou l'autre.
Alexis leva les yeux vers elle et leurs regards se croisèrent. Le cœur de Beckett se serra quand elle constata que la jeune femme avait les mêmes yeux que son père.
_ Alors c'est ça qui vous fait peur ? demanda Alexis d'une voix plus douce. Que mon père vous reproche de trop penser à votre mère ?
Dit comme l'adolescente le disait, ça semblait futile.
_ Oui. Car on finit toujours par me le reprocher. Mon métier prend bien trop de place dans ma vie, alors j'aimerais résoudre cette enquête avant de m'investir dans une relation avec ton père.
_ Et si vous ne la résolvez jamais, Kate ?
Beckett ouvrit la bouche pour répondre, mais elle la referma, ne sachant que dire.
_ Si vous ne la résolvez jamais, vous serez passé à côté d'un homme qui vous aime, d'une vie que votre mère aurait rêvé de vous voir vivre.
La détective ne répondait toujours rien, trop secouée par la vérité qui sortait de la bouche de la jeune femme.
_ Laissez vous aller un peu, Kate, soupira Alexis. Vous vous disputerez avec mon père, bien sûr, mais quel couple ne se dispute pas ?
_ Alexis…
_ Non, Kate. Je ne veux plus entendre d'excuses non valable. Vous avez toutes les cartes en main.
La jeune fille se leva et se dirigea vers l'escalier pour redescendre dans l'hôtel, laissant la détective à ses pensées. La jeune femme, tout en réfléchissant à toute allure, se leva. Elle jeta un dernier coup d'œil à la ville, avant de suivre Alexis dans les escaliers. Elle arriva en bas, et des éclats de voix lui firent presser le pas.
_ Non mais est-ce que tu as réfléchi deux minutes, Alexis ? Cria Castle à sa fille.
_ J'en avait marre d'entendre tous les gens parler de ta vie sentimentale désastreuse le jour de la sortie de ton nouveau bouquin, c'est tout, répondit la jeune adolescente calmement.
_ Ce n'est pas une excuse ! il aurait pu arriver n'importe quoi !
C'est à ce moment que la détective choisit d'intervenir.
_ Rick ? Dit-elle en se plaçant aux côtés de l'adolescente. Alexis a raison. Ce n'était pas l'endroit pour parler de ça et je la comprend, j'aurais fait pareil.
Castle resta tétanisé devant la scène qui se déroulait devant lui, tandis qu'Alexis faisait un petit sourire à la détective. Pourtant, dans ses souvenirs, Kate et Alexis étaient loin d'être les meilleures amies du monde ?
_ J'ai beaucoup discuté avec Alexis, avoua Kate. Elle m'a fait réaliser certaines choses, et je me dois de réparer certaines erreurs.
Elle inspira profondément et s'approcha de Rick. Alexis eut un petit sourire, l'encourageant d'un signe de tête. Devant Rick, Kate se sentait comme une adolescente lors de son premier baiser.
_ Est-ce que… tu as rencontré quelqu'un ? S'enquit Kate.
_ Kate… Tais-toi et embrasse moi, sourit Rick.
Avec un petit sourire complice, ils scellèrent leurs lèvres, tandis qu'une pluie d'applaudissement des membres de la soirée emplissait l'air.
Et voilà! THE END!
Alors? Qu'en avez vous pensé?
j'attends vos avis, positifs comme négatifs, le bouton review vous appelle ^^ un petit clic ça prend 30 secondes et ça me vaut un sourire :)
Gros bisous a tous
XOXO
PS: Je rentre demain à Paris, où je n'aurais plus Internet pendant un certain temps... donc n'attendez pas de suite à How deep is your love avant quelques temps, même si j'essayerai d'écrire et de poster chez une amie.
