Alors... Nagisa est sûrement le genre de personnage qui correspond le mieux à Hiromi, enfin, moi, c'est ce que je trouve. Elle est assez rebelle, elle sait dire ce qu'elle pense quand il le faut, elle est mignonne et intéressante. D'après mon point de vue. En plus, je ne pouvais que la faire venir d'une bonne famille! Il fallait qu'elle mérite pleinement mon Hiromi adoré! Et aussi, je me suis régalé à faire sa bonne! Je vous en parle en bas de page! A tout de suite et bonne lecture :D

HiromiXNagisa

Hasano était entré le lendemain matin de bonne heure, ayant passé sa nuit à parler avec l'Ebizuka Trio de choses et d'autres. Elle marchait tel un cosmonaute dans le hall juste derrière la porte d'entré, afin que personne ne voit son arrivé. Mais ce fut en vain puisque sa bonne l'attendait de pied ferme dans le salon et c'est tête basse qu'elle continua son chemin, lorsqu'elle la vu.

"Hasano-san, j'espère pour vous que vous avez une bonne excuse, fit la brune aux reflets argenté de par son âge.

-Ooooh Miki-chan, je suis tellement désolé. Vraiment, je ne saurais pas comment me faire pardonner, plaida la blonde dont le timbre était brisé par les regrets.

-Commencez donc par me raconter la raison de votre absence hier."

Hasano hésita avant de se contraindre à se taire. Il ne fallait en aucun cas que qui conque sache de quoi était fait sa soirée d'hier car ça ne pourrait que ternir la réputation de ses parents. Elle avait travaillé trop dur pour créer cette image que tout le monde se faisait d'elle, alors jamais elle ne la salirait. C'était inconcevable.

"Je... ne peux pas. Je suis désolé mais, je ne peux rien te dire, fit Hasano, face contre terre, prête à pleurer."

Rapidement, la bonne comprit qu'elle ne saurait rien sur le sujet. Elle connaissait la jeune fille depuis toujours, même quand elle était encore embryon alors elle pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert où tout serait écrit en majuscule.

"Calmez-vous, Hasano-san. J'ai bien compris que vous garderez le silence alors je vous en pris, contenez-vous.

-Mais... et ma mère? Est-elle entré?

-Et bien... la bonne déglutit. Oui, elle est arrivé hier soir, vers dix-neuf heure. Elle a tout de suite demandé où vous étiez.

-Que lui avez-vous dit? Hasano s'était arrêté de pleurer et avait concentré toute son attention sur la vieille dame.

-Je lui ai... dit des mensonges, évidemment. Je vous connais depuis que votre existence a commencé, Hasano-san. J'ai senti que vous n'étiez pas en grand danger mais, je n'ai pas pu m'empêcher de mourir d'inquiétude! Vous êtes intelligente et indépendante mais je vous en prie, la prochaine fois, prévenez-moi. Ou je n'hésiterais pas à tout dire à votre mère."

La blonde ne pu s'empêcher de rire nerveusement tant elle était heureuse. Sans manière, elle sauta au cou de la bonne en lui répétant inlassablement "Merci.". Malgré les menaces, elle savait qu'elle pouvait compter sur la vieille dame et c'était tout ce qu'il lui fallait.

La journée était passé passablement vite et la blonde fut en un rien de temps devant le lycée Suzuran. Elle regardait l'intérieur de loin, se souvenant que c'était bien dans ses bâtiments qu'elle avait été la veille. Ça lui semblait si loin et pourtant, si proche. Elle avança à pas incertains dans l'enceinte scolaire puisqu'elle était totalement seule et que le lycée lui, grouillait de voyous inquiétants. Lentement mais sûrement, elle arriva devant la porte d'un des édifices aux couleurs ternes et ravagé par le temps (et les élèves). Des fenêtres étaient brisées, des tags remplaçaient la décoration, et on pouvait même apercevoir un aménagement sur le toit. Elle ne fit qu'un pas à l'intérieur quand on l'arrêta.

"Hey, Lady, qu'est-ce que tu fous là?"

Elle se retourna pour voir Honjo et Sugihara les bras chargé de sac plein de nourriture divers, notamment des sucettes, des bières, des chips, des boules de riz, quelques sachets de M&M's sans oublier des clopes et des BDs. En les repérant, elle fit une légère courbette vers l'avant en guise de salutation tout en disant:

"Bonjour Honjo-san, Sugihara-san. Je venais vous rendre une petite visite et j'ai aussi pensé à vous apporter des fruits."

Elle sortit de son sac un gros sac de divers fruits qui avaient l'air succulent, sans doute une cultivation privée de sa famille. Honjo souri sous son masque blanc (comme ceux des médecins, sur la bouche, mais en mieux) en se disant que c'était une première que des fruits entre à Suzuran, eux qui préféraient les sucreries. Rapidement, ils se dirigèrent vers leur salle emplit de tous les élèves de la classe qui jouaient à qui frappe le plus fort apparemment puisque chacun cognait celui d'à côté. Hasano ne put réprimer un sourire, trouvant se jeu idiot mais c'était sans compter sa peur: elle pénétrait en ce moment même dans une classe pleine de voyous et, en plus, il se trouvait que c'était... une fille! Voilà qu'elle tournait de l'œil, à moitié.

"Hey, Hiromi, regarde qui on a trouvé en chemin, cria Honjo tout en dégageant le chemin vers le garçon aux cheveux noir que les lycéens barraient. Casse toi, connard!"

Il avait fait valser un roux sur le côté juste par la force de son genoux, Hasano était encore une fois stupéfaite par leurs forces. Du côté des tables de jeux, Hiromi se leva afin de voir de qui parlait le décoloré et ses yeux trouvèrent rapidement la blonde.

"Qu'est-ce que tu fous là, toi?

-Je suis venu apporter... des fruits, fit-elle en faisant la même manœuvre qu'aux deux lycéens plus tôt en sortant son sac bleu-transparent."

Elle se tut un instant faute de l'éclat de rire général de la classe, même Hiromi souri.

"Je rêve ou la demoiselle à apporter des fruits! cria l'un d'un des côtés de la classe.

-Elle nous a prit pour quoi elle? dit un autre plus proche."

Hasano n'aimait pas que l'on rigole d'elle, surtout pour une raison aussi stupide. Elle avait ramené des fruits et alors? Les fruits c'était bon pour la santé déjà, et on ne pouvait pas en dire autant des sucreries. Ses nerfs commençaient à lâcher quand des mains venues de nul part semblaient la tripoter à sa grande surprise accompagné de réflexion tel que "Mignonne la petite!", "Elle en a dans le chemisier on dirait, AhAhAh!" ou encore "Hey, vous nous la prêtez un peu?". Le temps qu'elle ne reprenne ses esprits, elle cria tout en se débattant. Mais bien vite, les lycéens cessèrent de la toucher puisque Hiromi le leur ordonna d'un ton plutôt désintéressé. Hasano, blessé du détachement dont venait de faire preuve le lycéen, tenta de reprendre son calme et épousseta sa jupe par la même occasion. Bientôt, tout fut rentré dans l'ordre et les quatre nouvelles "connaissances" se retirèrent au fond pour manger à leur aise. Tandis que Hiromi avait accepté de manger une pomme et une pêche si Hasano mangeait des chips, le reste des lycéens étaient parvenu à faire fonctionner la télévision qu'ils venaient d'emmener (bien que son origine soit des plus douteuses) et ils l'allumèrent.

"Allez, Lady! T'as juste à bouffer des chips, fait pas chier! insistait lourdement Hiromi soutenu par Honjo qui voulait voir la tête qu'elle ferait puisque les chips étaient au piment rouge."

Mais ils ne purent finir leurs ébats puisque même de loin, ils avaient entendu ce que venait de dire la voix du journaliste, à la télé.

"Nous sommes en présence des quatre personnes agressé hier soir, vers vingt heure. Nous avons réussi, malgré leur trauma, à avoir certaines informations tel que l'identité des malfaiteurs. D'après leurs descriptions, ce serait l'œuvre des élèves de Suzuran. Mais ce que nous ignorions, c'était que ses quatre personnes agressés étaient... puis la journaliste se coupa afin d'écouter les renseignements que l'on lui donnait en direct dans son oreillette. Oui, apparemment, ils étaient des policiers. Et on nous a ..."

Mais le volume fut baissé par un lycéen tandis que les autres bouillaient intérieurement.

"Pourquoi est-ce qu'à chaque fois qu'il se passe quelque chose, c'est nous qu'on accuse!"

Voilà d'où a commencé la furie de la classe de troisième qui s'étendit sur tout le lycée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

Hasano, toujours sous le choc, était resté dans la salle de classe, seule. Tous les autres étaient partis prévenir les plus hauts placés selon la hiérarchie de Suzuran et en quelques secondes, à peine, elle s'était retrouvé sur sa chaise sans personne aux alentours. Elle n'arrivait pas à y croire, c'était des policiers? Mais, ils voulaient la violer! Ils y seraient d'ailleurs arrivé si l'Ebizuka Trio n'était pas venu à temps. Comment pouvaient-ils être des agents de la justice? Eux qui lui avait fait autant de mal. Hasano avait les larmes aux yeux rien qu'en pensant à ce qui serait arrivé si les trois lycéens n'étaient pas au bon endroit, au bon moment. Et ça la faisait encore plus souffrir de se dire qu'à cause d'elle, ils allaient peut être être en tension avec la justice sachant que l'histoire pouvait aller bien plus loin si les policiers témoignaient directement. Tout ça... parce qu'ils l'avaient sauvé. C'était de sa faute, à elle. Hasano devenait folle rien qu'en y pensant et elle s'en voulait car, à présent, les voyous avec lesquels elle venait seulement de faire la connaissance, devaient la détester. Rapidement, elle tenta de se calmer et respira plusieurs fois de suite en prenant de grosse bouffé. Sans savoir où aller, elle se leva et quitta la classe vide avant de marcher le long des couloirs, incognito. Pendant pas mal de temps elle traina sans aucun but précis en tête, juste histoire de passer le temps jusqu'à ce qu'elle croise un des lycéen qui se trouvait plus tôt dans la même pièce qu'elle. Et soudain, elle eut une idée qui était bien mieux que ce qu'elle faisait sur l'instant:

"Excusez-moi... fit-elle d'une petite voix."

Le garçon se retourna, n'arborant pas la bonne humeur.

"Euh, pourriez-vous me dire où se trouve Hiromi-san, s'il vous plait?"

Puis elle fit une légère révérence vers l'avant. Le lycéen ne tarda pas à lui indiquer le lieu et la manière d'y aller puisque notre chère Hasano ne saurait même pas se rendre au toilette dans se lycée. D'une marche tonique, elle arriva à bon port, c'est-à-dire, sur le toit. La porte qui y menait était grande ouverte, comme pour accueillir chaleureusement les gens. Mais la blonde ne se faisait pas d'idée et lorsqu'elle s'aventura au dehors, elle remarqua bien rapidement qu'il n'y avait absolument personne. Les chaises entourant les tables étaient renversées, les verres remplies de bières ou d'autres boissons jonchaient le sol, les cartes étaient dispersés sur tout le toit, les cigarettes continuaient de fumer dans les cendriers et quelques unes par terre. Bref, tout qui prouvait que les lycéens qui étaient sur le toit étaient parti en courant, sans regarder une seconde en arrière. A petit pas, elle s'éloigna de la porte et alla voir plus loin, cherchant avec espoir une musculature menue orné d'une coupe piquante. Après plusieurs mètres, elle vu la silhouette au coin du toit, assis à même le sol sur le rebord. Hasano s'approcha doucement de lui, silencieusement, et quand elle ne fut plus protégé par les aménagement incrusté à la plateforme du sol, le vent prit un malin plaisir à faire voler ses cheveux dans tous les sens vers l'arrière. Elle tenta une fois de les rattacher mais se fut inutile et alors, elle se posta près de Hiromi, s'asseyant lentement.

"Qu'est-ce que tu fous là, Lady?

-Je suis désolé... Hiromi-san.

-Désolé de quoi?

-C'est de ma faute tout ce qu'il se passe, avoua t-elle tristement. Alors je suis vraiment désolé. J'ai beau réfléchir, je ne sais pas quoi faire pour réparer mes erreurs. Je ne veux pas que vous me détestiez et pourtant... je suis si égoïste!"

Ça y est, elle pleura à chaude larme sans pouvoir s'arrêter.

"Je n'ai jamais rencontrer des gens comme vous, vous savez. Là d'où je viens... Tout est si... différent. J'ai toujours vécu dans ce monde, avec ces règles, ces limites, ces restrictions, ce langage, ces comportements, ... Toutes ses choses que l'on doit connaitre par cœur et que l'on doit faire sans nous demander si on en a envie! elle s'écroula lentement sur elle-même, cachant son visage dans ses mains. Je n'en peux plus... Je veux vivre moi aussi... Avoir des convictions inébranlables que je défendrais avec hargne! Je veux aussi être idiotement courageuse... puis elle releva ses yeux larmoyants pour les plonger dans ceux du voyou, sérieux. J'aimerais tellement être comme vous..."

Le jeune homme aux cheveux corbeau fut sur cet instant envouté par les yeux bleu marin qui le noyait et aussi par les paroles de la blonde. Il avait l'impression que le monde qu'elle lui décrivait était loin, très loin du sien, où jamais il ne pourrait même frôler l'entrée. Et pourtant, elle préférait son monde à lui plutôt que le sien... Mais pourquoi? Qu'y avait-il dans son univers de mieux que celui où elle se trouvait? Il n'avait connu que les bastons, le sang et la douleur durant toutes ses années juste pour prouver qu'il était le plus fort. Sa vie ne tournait qu'autour du pouvoir, de la victoire, c'était la seule chose qui comptait. La seule? Non, il avait des amis aussi, qui l'ont aidée et avec qui il avait pu connaître tout ses sentiments de satisfaction, de bonheur et de sécurité aussi. Il avait trouvé avec l'Ebizuka Trio un nouveau repère dans sa vie qu'il menait jusque là, seul, au jour le jour. Mais il trouvait qu'il lui manquait quelque chose, quelque chose d'essentiel auquel il n'avait jamais goûter: L'amour. Mais il était encore trop tôt pour y songer. Hasano avait réussi à se calmer et essuyait à présent son visage de son mouchoir.

"Pardon Hiromi-san. J'ai encore parlé pour ne rien dire, je suis désolé. fit elle. N'y faites pas attention, je pense que je suis juste un peu dépassé ses derniers jours."

Puis elle se releva avant de faire une légère courbette vers l'avant. Elle fit demi-tour et commença une marche régulièrement lente vers la porte jusqu'à ce que Hiromi ne l'interpelle.

"Hey, si t'es aussi à cran, ça te dirait un peu de relaxation, Lady."

Elle fit volt-face, plongeant son regard dans celui du voyou, comme pour lui demander de quoi il parlait par la simple force de sa pensée. Et la seule réponse suffisamment explicite qu'elle eut fut un léger sourire en coin, tout ce qu'il y a de plus inquiétant.

En quelques minutes, les deux lycéens se retrouvèrent main dans la main, sur le terrain derrière le gymnase, à bout de souffle. Hiromi relâcha son emprise sur les doigts de Hasano avant de se mettre à courir vers un tas de débris futiles et arrivé derrière, il se baissa pour attraper quelque chose que la blonde ne parvenait pas à voir, faute de l'angle de vue. Mais en réalité, il n'y avait pas besoin de voir pour savoir ce que c'était, entendre suffisait largement. "Un ronronnement...? Non, un rugissement! C'est..." Elle faillit tourner de l'œil en comprenant ce que c'était, se refusant d'admettre l'évidence: c'était une moto. Et comble du malheur, Hasano avait une trouille bleue des engins à deux roues puisqu'une fois, alors qu'elle était plus petite, son père l'avait lâcher sur son nouveau vélo et elle s'était plantée dans le décors avec en prime, deux semaine d'hôpital. Quand le jeune homme revenait sur la bête près d'elle, elle ne put s'empêcher de baisser sa tête bien bas.

"Je suis désolé mais c'est au dessus de mes cordes. Je ne peux pas monter... sur ça!

-Et pourquoi? demanda Hiromi, un sourcil levé.

-J'ai... peur... de..., trembla t-elle sans oser nommer la bicyclette.

-Peur? répéta t-il en souriant prêt à rire.

-Ne vous moquez pas de moi, s'il vous plait!

-J'allais pas me foutre de ta gueule! puis il contint son fou rire. Mais ça me dérange que tu parles encore de peur alors que t'es avec moi. Je pensais que j'étais incroyable et tout ça, continuait-il, légèrement gêné. Alors t'as rien à craindre et puis, si ça te rassure, je te protégerais quoi qu'il arrive, ok? "

Ses pommettes rosir alors qu'elle exécutait un signe de tête positif explicite, sa voix l'ayant abandonné. Le lycéen afficha un petit sourire avant de lui tendre un casque, jusqu'à ce qu'il voit la fille le regarder curieusement. Il finit par le lui mettre délicatement avant de refermer la sécurité sous son menton.

"Tu connais le principe de la moto, nan?

-Je ne suis jamais monté dessus.

Il soupira.

-Tu t'assois derrière moi, là."

Il lui désigna l'arrière de l'engin où elle se mit difficilement. Dès qu'elle y posa son postérieur, elle glissa jusqu'à ce que son bassin soit totalement collé à Hiromi qui ne réagit pas, à proprement dit, puisque lui sentait simplement la poitrine élancé de la blonde contre son dos.

"Bon, maintenant tu me tiens ici et si y'a le moindre problème, tu me préviens."

Elle entoura la taille du garçon de ses bras, se collant totalement à lui, en prenant le soin de se cacher dans son cou puisque son cœur frôlait l'arrêt cardiaque tellement elle avait peur. Et se fut progressivement que la vitesse de la moto augmentait, se dirigeant sur la nationale. Bientôt, Hiromi fit rugir la bête furieusement, la poussant à atteindre les cent-dix kilomètre/heure. Hasano, lorsque l'adrénaline prit la place de la peur, releva sa tête pour voir le paysage qui défilait à une allure folle tandis que ses cheveux dorés dansaient la tango avec le vent. Son cœur battit à nouveau rapidement mais cette fois, à cause du sentiment de bien être qu'elle ressentait, c'était magique. Cette vitesse qui déformait l'horizon en tâche de couleur, ce sentiment qui lui donnait l'impression que son cœur était resté sur place et qu'elle s'en éloignait à mesure qu'elle avançait, ce corps chaud et ferme qu'elle tenait dans ses bras et qui lui brouillait ses pensées. Quand était-ce la dernière fois qu'elle s'était sentie heureuse et libre?... cela datait-il autant qu'elle ne s'en souvenait plus? Ses émotions furent si fortes qu'elle ne put s'empêcher de rire en se balançant en arrière pour regarder le ciel bleu pastel. Elle eut envie de hurler aussi mais elle ne pouvait pas, question d'éducation. Le temps semblait s'allonger et s'étirer, tout comme la nationale sur laquelle ils continuaient de rouler depuis près de trois heures, maintenant. Hiromi décida d'ailleurs de s'arrêter à une station d'essence avoisinant un parc. Bientôt, il retira les clefs du contact, demandant à la blonde de descendre, ce qu'elle fit sans attendre.

"Alors? T'as eu peur? demanda Hiromi tout en détachant le casque d'Hasano, les yeux dans les yeux.

-Au... au début mais après, non, fit-elle timidement. Mais c'était tellement incroyable! J'ai eu l'impression que mon cœur trainait derrière nous, c'était fantastique! continua t-elle plus survolté.

-Ça s'appelle la grande vitesse, Lady, ajouta t-il, un grand sourire pendu au lèvre, certainement dû à l'attitude joyeuse et excité de la blonde dont les yeux bleu azure pétillaient magnifiquement."

Hasano ne put s'empêcher de rougir en voyant le jeune homme arborer cette expression qui le rendait beau à en couper le souffle. C'était la première fois qu'elle le voyait afficher un visage aussi lumineux et ce n'est que difficilement qu'elle aurait pu décrire ce qu'elle ressentait dans sa poitrine: c'était plaisant et désagréable à la fois. Jamais ça ne lui était encore arrivé.

"Je dois acheter de l'essence, informa le jeune homme.

-Euh... J'ai faim aussi, Hiromi-san.

-Bon, j'te prendrais un truc à manger, fit-il en soupirant. J'te rejoins dans le parc, bouge pas de là."

Puis il se retourna et s'en alla, alors c'est d'un pas lent qu'Hasano se dirigea vers la surface verte où se trouvait tables de pique-nique, bancs, air de jeux et toilettes. Elle s'assit au premier siège trouvé, ses jambes commençant à lui faire ressentir les courbatures dû à la moto.

"Qui à eu l'idée de cette position? Elle est intenable et douloureuse! s'énerva t-elle."

Elle observa les alentours et remarqua qu'il faisait de plus en plus sombre, le soleil commençant à se coucher. Et se fut comme un flash aveuglant qu'elle se rappela de sa bonne. Sans perdre une seconde, elle plongea sa main dans sa poche, récupéra le téléphone, composa le numéro à la vitesse de la lumière puis appuya sur le bouton vert avant de mettre le combiné à son oreille. Le "bip" sonore retentit.

"Allo? Résidence des Hasano à l'appareil.

-Miki-chan? C'est Nagisa.

-Hasano-san? Mais pourquoi m'appelez-vous?

-Pour vous prévenir que je ne serais pas là dans une heure, comme d'habitude. Je vais sûrement tarder un peu... même beaucoup, en réalité.

-Hasano-san, mais que vous prend t-il de découcher tous les soirs, en ce moment. Vous n'avez pas intérêt à devenir une mauvaise fille ou je vous en ferais passer l'envie.

-Non, non! Certainement pas mais..."

Au loin, à travers le combiné, elle entendit la voix de sa mère crier quelque chose qu'elle ne put identifier. Il y eut ensuite un court silence avant que la ligne ne soit coupé. Hasano observa son portable un instant, voyant le numéro de sa maison encore afficher. "Devenir une mauvaise fille" se rappela t-elle, en quoi cela pouvait être mauvais? Elle avait vécu tellement de sentiment différent en si peu de temps... elle ne voulait pas que ça s'arrête, pas encore, pas tout de suite.

"Hey, Lady! appela Hiromi."

Elle fit volt-face et face au sourire qu'il afficha en lui montrant un sac plein de nourritures diverses, elle ne put que le lui rendre, tentant de le faire tout aussi rayonnant.

Fin

Aaaaah Miki-chan! La bonne parfaite! Je n'ai pas grand chose à dire d'elle en réalité, à part peut-être qu'elle est la seule à veiller sérieusement sur la petite ado! Elle est la seule chose qui soit resté dans la vie réelle (ce qui veut dire telle qu'elle est vraiment) dans l'entourage de Nagisa. Entre sa mère accro à la perfection et le mode de vie qu'elle l'oblige à suivre... Enfin, bref, le calvaire!

J'ai zappé ma mini-explication sur "Lady" tout à l'heure. Alooors! J'ai pas de truc extra-génialissime à raconter, loin de là. En fait, ça m'est venu comme ça! Et comme je voulais, au départ, que Nagisa reste dans le plus grand mystère sur ce qui l'a concernait, ça m'arrangeait. Même si j'avoue que dans cette version c'est les garçons qui ne veulent aucune infos sur elle... Mais c'est pas plus mal! (Et pour le fait que se soit "Lady", et bien il n'y a pas de raison. J'aimais bien, c'est tout!)

A tout de suite!