J'aurais pu écrire cette histoire de mille et une autre façon sachant que les seules choses que l'on m'avait demandé c'était: "une histoire sur Hiromi", "avec une fille ou un garçon(bien que l'envie de la quémandeuse était explicitement centré sur la fille :P)" . Alors pourquoi cette histoire heiin? Aussi bien que si j'avais écrit une autre version, vous vous seriez demandé la même chose alors il n'y a pas de raison précise. La plus part du temps, je commence à écrire sans même réfléchir où ça va aboutir. Et oui, c'est vrai! (Mais il m'est déjà arrivé d'avoir juste une idée, une scène ou même juste une fin... Aaahaah!)
bonne lecture
HiromiXNagisa chap4
Il faisait nuit noir lorsque le moteur de la bête cessa de rugir devant la demeure des Hasano. Enfin, "devant", c'était plutôt à quelques mètres à côté puisque leur venu devait rester secrète. Personne ne devait les voir. La blonde retira rapidement son casque avant de descendre et de se poster face au lycéen qui n'avait pas bougé et la regardait à présent. Elle lui tendit l'objet de protection tout en disant:
"Et bien, je te remercie pour cette balade, Hiromi-san.
-Alors, relaxé?
-Pardon?
-C'était le but de la viré en moto nan? T'avais dit que t'était dépassé par ce qui t'arrivait et tout ça, ses derniers jours...
Hasano souriait intérieurement. Elle était contente qu'il avait écouté ce qu'elle avait dit cette après-midi, sur le toit. Habituellement, lorsqu'elle parlait, c'était dans le vent. Jamais personne ne prenait du temps pour ce qu'elle avait à dire, faisant semblant d'être intéressé avec l'esprit ailleurs ou encore, exposant explicitement son inattention. C'était bien la première fois qu'on lui montrait un quel conque signe de préoccupation et elle, ça lui plaisait. Surtout venant du délinquant.
-Et? Est-ce que tu vas mieux, Lady? fit-il, sérieusement soucieux.
Hasano qui était prise d'une folle envie de le titiller, dit malgré elle.
-Es-tu inquiet à mon sujet, Hiromi-san?
-Ne sois pas si confiante Lady, surtout à propos de moi, puis il se retourna nonchalamment vers elle. A c'qui parait, les mecs dans mon genre ne sont pas digne de confiance.
-Et qui dit ça?
-Tous le monde! rigola t-il. On ne t'as pas prévenu?
-Ne plaisantes pas! Et puis, je ne crois que d'après mes expériences moi! Je ne généralise pas les gens. Tout le monde est différent."
Hiromi l'observa un court instant car, pendant une seconde, pour il-ne-sait-quelle-raison, cela lui parut étrange d'entendre quelqu'un dire ça. Comment pouvait-elle le regarder sans préjuger? Lui qui n'avait vécu que derrière ça. Il prit un moment à s'y faire mais cette manière de pensée collait si bien à la blonde qu'il en sourit.
-Mais, arrête de rire de moi, fit-elle faussement boudeuse.
-Bon, en tout cas, je préfère te voir avec cette tête. Les larmes, ça ne te va absolument pas."
Hasano en rougit de façon intense, telle que ses yeux s'embrumèrent. Sa poitrine lui tirailla plaisamment aussi, sans oublier cette main qui lui arrachait les entrailles sans pour autant qu'il n'y est de douleur. C'était si étrange et contradictoire. Depuis quand souffrir était devenu si peu désagréable. Elle n'avait jamais ressenti se genre de chose et peinait à les définir. La seule chose qu'elle savait, sans doute possible, était que tout ce qui lui arrivait venait de... Hiromi. Lui aussi d'ailleurs, vivait exactement la même chose, seulement, lui savait ce que c'était et refusait de se l'accepter. Après tout, il n'était pas idiot et avait ressentit depuis le début qu'un mur les séparait. Il ne voulait pas... espérer en vain et se faire du mal inutilement. Il tentait de s'en convaincre, comme un rite qu'il répétait en boucle en lui, pourtant, il n'arrivait pas à s'en contenter. Telle une règle imposé depuis des générations, cela attisa indéfinissablement son envie de l'enfreindre.
"Merci pour aujourd'hui... et pour tout Hiromi-..."
Mais des lèvres douces et chaudes, imprimé d'un léger goût de tabac la firent taire. Ce fut fugace mais c'était comme si ça avait duré plusieurs éternités. Elle avait senti son souffle rapide sur sa joue, si tiède et humide, et sa mains aussi, frôler rapidement son visage. Hasano s'était même demander si elle avait pris le temps de respirer tellement elle en fut essoufflé. Enfin, leurs bouches se décollèrent, le froid s'emparant à nouveaux de leurs lèvres. Elle reposa ses yeux sur le lycéen qui avait tourné légèrement sa tête sur le côté, bien qu'elle ne savait même plus si elle avait pensée à fermer ses yeux, en tout cas, l'espace d'un instant, elle ne voyait plus rien. C'était comme si tous ses sens, sans exceptions, s'étaient concentrés sur le baiser. C'était incroyable, elle ne savait plus quoi dire. Fallait-il parler au moins?
"Hum... toussota t-elle, embarrassé à l'extrême. Je passerais demain aussi, au lycée.
-T'as jamais cours?
-Bien sûr que si. Seulement, ils sont principalement concentré sur le matin, avec les cours du soir en option.
-Vous vous crevez pas à la tâche vous, ironisa t-il.
-J'aimerais bien t'y voir, tu ne tiendrais même pas une journée, Hiromi-san!"
Un court silence suivit cette réplique, avant que le lycéen dont la chaîne accroché à sa ceinture cliquetait en cognant le métal de la moto faute du vent ne demande, d'une voix étonnement sérieuse avec un brin de douceur.
"J'préférerais que tu m'appelles seulement... Hiromi.
Il attrapa ensuite une cigarette de sa poche intérieur avant de l'allumer de son briquet. La lumière rouge qui en émana donna un tout autre aspect à leurs visages, à leurs expressions. Comme si, à cette instant, quelque chose était né, en eux, dans les lueurs couleur enfer qui se reflétait dans leurs yeux. Quelque chose qui n'aurait pas dû exister puisqu'il signifierait l'alliance de deux mondes totalement différents. Ce sentiment qu'ils partageaient et qui aurait dû être une bénédiction, allait causer leur perte et ça, indéniablement.
Hasano rentra chez elle quelques minutes plus tard, par la porte de derrière qui ouvrait sur la buanderie. Elle ne croisa personne jusqu'à ce qu'elle atteigne sa chambre, à son grand soulagement. Mais ce fut fugace puisque Miki-chan était là, assise sur sa chaise de bureau, les bras croisés.
"J'espère sincèrement que vous aller me dire quelque chose, Hasano-san. Parce que sans rien savoir, je ne peux pas accepter de vous couvrir plus longtemps."
La blonde resta debout, simplement, ses neurones entièrement pris par la question suivante, bien que se soit plutôt une affirmation certaine "Je ne peux rien lui dire!". Telle était le dilemme qui la dévorait au point qu'une furieuse migraine ne l'arrête sèchement de réfléchir.
"Mika-...chan. Je ne sais pas... comment m'y prendre. Ni ce que je dois t'avouer. Tu sais, en si peu de temps il m'est arrivé tellement de chose merveilleuse. J'ai goûter à tellement de sentiment, de sensation que je ne saurais même pas te décrire. J'aimerais vraiment tout t'expliquer... cela me brûle les lèvres à un point que tu ne peux pas t'imaginer mais, je me suis faite une promesse que je ne dois en aucun cas briser. C'est si compliqué..."
En quelques secondes, les yeux d'Hasano s'étaient mis à pétiller puis à se remplir de larmes. Après tout, elle était sincère et si cela ne touchait pas à l'honneur de sa famille et à tous les efforts qu'elle avait fourni durant toute sa vie, elle n'aurait pas hésité un seul instant à informer sa bonne adoré de tout ce qu'elle avait vécu durant ses derniers jours. Hélas, vu tout ce que cela impliquait, elle devait se résoudre à garder le silence. La vieille dame regarda la jeune fille qui lui faisait face avec une expression douce, exactement la même qu'elle avait lorsque celle-ci était plus petite. Oui, car, bien qu'elle le savait depuis toujours, Hasano Nagisa ne s'arrêtait pas de lui prouver à qu'elle point elle pouvait être mature et s'occuper de ses affaires seule, et ça, depuis toujours. Miki s'en voulait de cette qualité que la blonde avait acquis bien trop tôt pour son âge bien que se ne soit pas sa faute mais celle de ses parents qui l'a délaissaient aux mains d'éducateurs qui ne pouvait que faussement imiter leurs rôles.
"Et bien, Hasano-san, je ne vous ordonnerais qu'une chose.
La vieille dame se leva puis marcha à pas lent faute de son âge, vers la porte.
-Je vous en conjure... Ne faites rien qui vous blessera, que se soit votre corps, ou votre cœur."
Le lendemain, ce fut dans la bonne humeur qu'Hasano se leva en direction de la salle à manger où un bon petit-déjeuné l'attendait. Rapidement, elle se lava le visage, remonta ses cheveux en chignon et rejoignit la bonne en bas.
"Bonjour, Hasano-san.
-Bonjour, Miki-chan! fit-elle, survolté.
-Que nous vaut votre bonne humeur de ce matin?
-Sûrement la bonne soirée d'hier!
Puis on entendit d'autre pas les rejoindre.
-Et que s'est-il passé pour que ta soirée soit si bonne, ma fille? fit la mère qui venait de s'asseoir à la table et de se servir une tasse de café.
Rapidement, la bonne et la jeune fille se regardèrent étroitement.
-Je... euh... pardon? fit la blonde
-Et bien quoi? N'as-tu pas passé ta soirée chez ta meilleure amie? C'est bien ce que vous m'aviez dit, Mizaki?
-Assurément, répondit la bonne.
-Oui, bien sûr! Nous avons étudié une grande partie de l'après-midi pour l'examen national et ensuite, nous nous sommes un peu amusé.
-Amusé? Et à quoi? entonna la mère dont le regard se fortifiait.
-A des jeux de... réfléchi t-elle. Des jeux de logique! Avec des énigmes sur des équations et tout ça! assura t-elle avant de mordre à pleine dent dans sa boule de riz aux prunes."
La mère, soucieuse, observa un court instant sa fille qui mima être prise par le journal du matin qui passait à la télévision. Sans un mot de plus, elle écouta à son tour le scoop du jour que la journaliste habituelle annonçait.
"Hier soir, dans les environs de dix-neuf heures, a eu lieu le témoignage des quatre policiers agressés par des lycéens. Après de longues recherches, il semblerait que nos informaticiens ont enfin découvert leur identité, confirmant formellement que cette agression a bien été faite par le lycée Suzuran."
Ensuite, comme un tic, elle plaça son doigt sur son tympan, essayant d'entendre plus clairement les renseignements qu'on lui donnait en direct. Ce fut le moment que la mère d'Hasano choisit pour commenter sur un ton moqueur et supérieur.
"Je suis bien contente que l'on t'ait choisi ce lycée, tient! Qui sait ce qui serait advenu de toi si tu avais trainé avec des gens de cette classe inférieur! En quelques jours, tu te serais transformé en débauché! J'espère ne jamais avoir affaire à ce genre de personne.
-Ce sont des humains comme nous, mère. Je ne comprends pas pourquoi vous les traitez si différemment."
Au même instant, une ombre surgit devant les yeux de la blonde, la frôlant. Enfin "frôler" était le mot à utiliser avant puisque déjà, la douleur sur sa joue surgit. Sa mère s'était levé par colère, regardant dans les yeux marin de sa fille. En fond, on pouvait entendre la journaliste reprendre.
"D'ailleurs, je viens d'apprendre que plus tôt, dans la matinée, ses trois lycéens ont été arrêté par la police régional et qu'ils sont en ce moment même en cellule, en train d'attendre leurs procès..."
Ce fut tout ce que le cerveau d'Hasano eut le temps d'enregistrer après le mot "arrêté". Elle ne parvenait pas à comprendre. Enfin, si elle comprenait mais elle n'arrivait pas à l'accepter, à se résoudre à se dire que c'était vraiment ce qu'il s'était passé. "Est-ce que Hiromi-san aussi est en ce moment en... prison?" Elle ne pouvait pas s'empêcher de se le demander bien que la réponse soit une évidence. C'était de sa faute, totalement et entièrement de sa faute! C'était inacceptable. Elle ne pouvait pas laisser les choses se dérouler ainsi, elle devait assurément faire quelque chose, quoi que se soit, elle ne pouvait pas tout bonnement rester les bras croisés à attendre que cela se passe. Non. Elle était incapable de faire ça, ce serait bien trop terrible. Elle ne pourrait plus se regarder en face, elle ne pourrait plus vivre même. Oui, après tout, c'était de Hiromi-san qu'on parlait. Oui, après tout, elle était amoureuse de lui.
"Oh mon dieu, murmura t-elle malgré elle.
-Que t'arrive t-il, Nagisa? demanda empressement sa mère."
Elle ne prit pas la peine de répondre, bien que la bonne formulation serait qu'elle ne l'avait même pas entendu, ses pensées raisonnaient trop fort dans sa tête pour ça. Elle se leva soudainement, allant tout d'abord vers la cuisine avant de remarquer que c'était la mauvaise direction. Ensuite, elle tenta vers les escaliers pour rejoindre sa chambre, peut-être qu'elle y trouvera une réponse, du moins l'espéra t-elle. Déstabilisé, elle tenta d'aller le plus rapidement possible dans son antre où elle pénétra d'une marche incertaine, s'arrêtant au seuil après avoir refermer la porte derrière elle. Quelques secondes, elle resta immobile, le temps que la vérité ne s'expose à elle de manière brutale: Hiromi était en prison par sa faute. D'ailleurs, il n'était pas le seul, Honjo et Sugihara aussi. Soudainement, telle une fissure, elle s'écroula à terre, se repliant sur elle-même comme pour éradiquer son existence de la surface de la planète. Les larmes la submergèrent ensuite, coulant inlassablement sur son visage au point que toute forme de vie n'en soit effacé et que ses traits ne se paralysent par la tristesse. Hasano ne tenta pas de se retenir, le courant était bien trop fort.
"Oh mon dieu, Hiromi-... Qu'est-ce que je peux faire?"
Fin
Ohlalala! Catastrophe! Je suis sincèrement désolé mais je n'ai toujours pas écrit la fin. Et pour la première fois, je vais poster mon histoire sans qu'elle ne soit entière. J'espère que ça ne m'arrivera plus et je ferais en sorte de toujours finir mes histoires mais là, c'était une exception! Pas de panique, je vais essayer de l'écrire avant la reprise des cours! Et, au pire, de la poster la semaine prochaine... Mais si j'y arrive pas... Et bien ça dépendra de mes devoirs, s'ils me laissent la possibilité d'écrire le "Last Chapter"!
Et aussi, j'ai déjà l'idée globale de comment ça va finir! C'est rassurant non! Non?
Allez, j'arrête mes conneries et je vous dis au prochain chapitre, qui j'espère sera au rendez-vous! :)))
(Laissez moi des reviews please! Que je sache si ça vous a plu ou pas! Shaoooow)
