Enfin, j'ai eu le temps d'écrire! Pendant un instant, quand j'ai vu mon agenda en cours, hier, je me suis dit "Oh p*tain! J'pourrais jamais finir ma fiic si ça continu!" (mot pour mot). Et en fin de compte, si! Ça fait plaisir :)
J'espère que ma suite vous plaira, bonne lecture !
HiromiXNagisa
Une vingtaine de minutes. Voilà le temps qu'il lui avait fallu pour se remettre les idées en place et finir par mettre son uniforme de lycée puisqu'elle avait cours. Elle avait songé que ne pas y aller ne changerait pas grand chose à la situation, pire, elle l'aggraverait. De toute façon, sur l'instant, elle n'avait pas l'ombre d'une solution pour venir en aide à l'Ebizuka Trio et ce n'est pas en séchant le lycée qu'elle pourra y changer quelque chose. D'un pas lent, elle descendit au rez-de-chaussé, rejoignant sa bonne qui servait le thé à sa mère qui bavardait. Le cœur lourd, elle s'assit.
"Et bien, quelle est cette mine triste que tu nous affiches là? N'étais-tu pas de bonne humeur tout à l'heure?"
Tel un reproche, elle regrettait cette joie qui l'avait conquise plus tôt, alors que Hiromi était en prison, lui. De nouveau, elle eut envie de pleurer. Combien de temps se cauchemar allait encore durer sans qu'elle ne puisse rien y faire?
"Mère, je... commença t-elle, tremblante
-Allons donc! Cesse de parler et va vite mettre tes chaussures! Je te signale que c'est aujourd'hui le concours national. Et tu as intérêt à le réussir haut la main! fit la femme."
"Oh non, entre temps, j'ai complètement oublié! Je n'ai pas nécessairement besoin de réviser mais... Hiromi..." pensa t-elle. Un poignard transperça son cœur et les larmes lui montèrent aux yeux pendant qu'elle prenait ses chaussures. Sans vie, elle se prépara, sans même vérifier si elle avait oublié quoi que se soit, chose qu'elle faisait machinalement d'habitude. Sous l'œil attentif de la bonne, elle s'en alla avec pour seul au revoir un signe furtif de la main. La porte claqua.
"Hasano-san, ne trouvez-vous pas votre fille... un peu... commença la vieille femme.
-Ne t'en occupe pas, ce doit être le stresse. Nous l'avons tous connu le jour de nos examens qui dirigerons le reste de notre vie, coupa la seconde sur un ton autoritaire propre des maîtresses de maison."
La bonne se tut, l'expression ravagé par l'inquiétude. "Ce n'est pas cela, Hasano-san. Ça ne l'est pas." pensa t-elle.
La sonnerie retentit, les crayons se posèrent sur les tables individuelles, les soupires se firent entendre, les bavardages commencèrent. Hasano n'était en rien différente des autres dans ses instants là puisqu'elle avait réagi exactement comme eux, seulement, pour d'autre raison moins claire. Tandis que les élèves quittaient lentement la classe ou qu'ils se préparaient à partir, elle se courba plus distinctement sur sa table, la tête dans ses bras. Elle avait mal à la tête, une vraie migraine qui se propageait doucement du côté droit de son crâne, vers le côté gauche. Un rapide massage circulaire du bout des doigts sur ses tempes censé atténuer la douleur, l'aggrava. Après tout, cela faisait maintenant trois heures et demi qu'elle écrivait des réponses à différentes questions dans différentes matières d'une moitié de cerveau alors que la seconde moitié était totalement concentré à trouver un moyen d'aider la personne qu'elle aimait. Elle soupira encore.
"Hasano-chaaaaan! fit une voix aigüe."
La blonde se retourna vivement.
"Mi...Miri? (se dit Mili) Qu'est ce que tu fais là? Je croyais qu'on ne passait pas nos examens dans la même école?
-Fu Fu Fu! J'ai demandé à mon père de me mettre ici pour être avec toi! Je lui ai dit qu'ou sinon, ma note serait en dessous de la moyenne! Et ça a marché!"
Elle fit un grand sourire à Hasano qui tenta d'en reproduire un sur son visage mais, à la place, il se crispa d'une horrible manière. La brune la dévisagea avant de prendre une chaise à proximité et de s'installer près de son amie. Hasano redoutait ce qui allait suivre lorsque les traits de Miri devinrent étrangement sérieux.
"Hasano... Tu sais que je suis ton amie depuis la première année de collège maintenant..."
La blonde déglutit, affirmant intérieurement les dires de sa copine de longue date.
"Et tu sais aussi que je suis légèrement utile quand il s'agit de régler des problèmes graves..."
La blonde se mit à sourire naturellement. Ne remarquant que trop tard les larmes naissant dans ses yeux, fautes du pressentiment violent de ce qui allait suivre.
"Et j'espère que tu sais aussi que je ne suis pas aveugle ni insensible à la vue d'une personne, que je considère (personnellement) comme une de mes meilleurs amies, qui souffre.
-Je... tenta t-elle.
-Non, laisse moi finir! Parce qu'il y a une chose que tu ne sais pas, et que je sais sur toi."
Hasano leva son visage rougit et larmoyant vers la brune, l'observant avec appréhension et étonnement.
"Je sais que tu ne te plaies pas ici, que tu ne t'intéresses pas toujours à ce qu'on considère être des passe-temps amusants. Je sais que tu as toujours voulu vivre autre chose. Quelque chose de diffèrent de ce que ce monde riche, avec des parents aisés t'offre. Je le sais. Et je sais aussi, que tu ...
-Comment sais-tu tout ça Miri? coupa sèchement la jeune fille, partagé entre énervement d'une chose si personnelle dévoilé, la stupeur de ce secret découvert et l'impatience de savoir le pourquoi du comment.
-Je le sais parce que... Ma sœur est exactement comme toi! Votre manière de vous comporter avec les autres et... ce trait, là... dit-elle d'une voix douce qui se voulait considéré comme allié en posant le bout de son indexe pile entre ses deux sourcils. Tu savais qu'il disparaissait quand tu étais avec ton copain?"
Hasano n'en revenait pas. Miri qui était la fille la plus tête en l'air, qui ne se souciait que de s'amuser et de faire plaisir à ses parents... Comment pouvait-elle savoir toutes ses choses? Comment les avait-elle remarqué? Elle ne faisait jamais attention à rien!
"Miri... Je t'en prie, explique-toi! s'emporta t-elle, le choque l'ayant bouleversé.
-Je vous ai vu, près de chez toi, hier soir. Je venais simplement t'apporter des boules de riz au prune pour te motiver pendant tes révisions... et c'est là que... Je t'ai vu avec..."
Sa voix se coupa, cherchant profondément si elle pouvait dire ce qu'elle s'apprêtait à dire. Après tout, la personne qui était en face de son amie se soir-là, elle craignait s'être trompé sur son identité. Pour Miri, c'était vraiment trop improbable, voir même impossible car, ils ne pouvaient pas être ensemble, non, c'était inconcevable. Car, les problèmes que cette relation impliquerait...
"Hasano-chan, dis-moi... c'était bien un garçon de Suzuran avec toi, pas vrai?demanda t-elle tout en redoutant la réponse.
-Oui."
Hasano l'avait avouer tout simplement car, de toute façon, son amie le savait, au fond. La brune ouvrit de grand yeux jusqu'à ce que son cerveau intercepte le message et qu'elle n'en saisisse tout le sens. Comme en proie à la gravitation, sa tête retomba vers l'avant dans un mouvement brusque, Hasano la regardant, inquiète. Elle redoutait sa réaction, elle avait peur de ce qui allait advenir de leur amitié qui avait maintenant plus d'importance qu'il y a peu. Oui, car bien que Miri savait ce qu'elle ressentait et pensait de sa vie, elle avait continué à la traiter de la même façon que toujours. Et ça, ça l'avait vraiment touché. Les larmes lui coulèrent abondamment des yeux, venant s'encrer sur sa jupe jusqu'à ce que la brune ne se lève sèchement, se plantant droite comme un poteau devant la blonde.
"C'est bon! Je vais beaucoup mieux! J'ai été surprise, mais de toute manière, c'est ta vie et tu en fais ce que tu veux! Mais ne t'inquiète pas, je ne te poserais aucune question sur ce sujet... Alors, je t'en supplie, explique moi ce qui ne vas pas! Je n'aime pas du tout te voir comme ça, Hasano-chan!"
La blonde réfléchit un instant avant de laisser s'échapper un hoquet, son visage humide par les larmes récentes.
"Miri... Aide-moi!"
Et sa voix se brisa par un autre flot de larmes.
Le soleil se couchait, privant les deux jeunes filles de ses rayons réchauffant. Elles se dirigeaient lentement mais sûrement vers la demeure de la brune tout en parlant. En fin de compte, Hasano avait raconter toutes ses mésaventures des derniers jours à Miri qui l'avait écouté avec une préoccupation qui choqua la blonde. Après tout, c'était la deuxième personne à faire preuve d'une telle prévenance envers elle et cette attention la fit rappeler la première. Lui qui s'était arrangé pour la faire sourire, la vidé de toutes ses ombres présentent dans son cœur, et qui avait réussi. Ses yeux s'humidifièrent mais elle se contint tant bien que mal.
"Alors, il est en prison avec ses amis parce qu'il t'a sauvé. C'est bien ça?
-Exactement! affirma t-elle avec ferveur."
La brune réfléchit un instant lorsque ses yeux noisettes pétillèrent.
"Allez, Hasano-chan, dis-moi que tu m'adores! lança t-elle en pivotant sur elle-même afin de se retrouver en face de la blonde.
-Pardon? Et pourquoi je te le dirais? Il n'y a pas le contexte qui va avec, fit-elle, surprise.
-Alors je vais t'en trouver un tout de suite. D'après ce que je sais, il est possible de faire un témoignage anonyme sans paraitre au procès.
-Mais je n'ai aucune preuve de ce qu'il m'ont fait! s'exaspéra la blonde, ses espoirs renaissant qui disparaissaient à nouveau.
-Et c'est la que tu te trompes! Tu m'as bien dit que tu t'étais faite... hum, "agressé" à la grande place tout près de Suzuran, c'est bien ça?
-Oui, et alors? demanda t-elle, ne suivant que de loin où son amie voulait en venir.
-Tu n'as pas vu qu'il y avait une banque juste là?
-"Et alors?" se répéta t-elle
-Qui dit banque, dit guichet. Et qui dit guichet, dit...
-Caméra! annonça Hasano telle une révélation.
-Oui! Avec un peu de chance, on aura peut être quelques images."
Hasano qui commençait à retrouver courage ne put s'empêcher de serrer brusquement Miri dans ses bras tout en pleurant. Elle n'aurait su dire si c'était de la joie, du soulagement ou de l'inquiétude mais elle remercia inlassablement la jeune fille qui lui était d'une aide plus que précieuse.
"Mais, comment est-ce qu'on va...?
-T-t-t-t-t! fit la brune en secouant son indexe de droite à gauche. C'est la que j'entre en scène pour t'avertir que... mon père est juge! Alors je peux facilement mettre mon nez dans cette affaire et faire éclater la vérité au grand jour! Ta-dam!"
Pendant quelque seconde, la blonde observa la jeune fille médusé. Elle ne savait même pas quoi dire tellement elle était infiniment reconnaissante et elle savait que jamais elle ne pourrait la remercier assez pour ce qu'elle avait fait, pour ce qu'elle faisait et qu'elle s'apprêtait à faire. Il n'y avait aucun mot assez significatif qui aurait pu remplacer un "merci" et lui faire comprendre la profondeur de sa gratitude.
"Miri... je..., essaya de commencer la blonde.
-Ne dit rien Hasano-chan! Je sais, j'ai compris."
La brune sourit et pour la première fois, elle vit sa copine lui rendre son sourire sans qu'aucun trait forcé entre ses sourcils ne vienne gâcher cette magnifique image.
"Hasano-chan, ne t'inquiète plus. Je te promet d'en parler à mon père ce soir et...
-Miri, pourquoi est-ce que tu m'aides autant. Je veux dire, ça risque de te causer de graves problèmes."
Elle la regarda sournoisement avant de se mettre dos à la jeune fille qui attendait une réponse.
"Tu sais, j'ai vraiment envie de t'aider mais ce serait mentir de dire que je n'ai pas une idée derrière la tête, elle se retourna pour être face à Hasano cette fois, son visage exprimant une sincérité accablante. Mais je te jure que je ne voulais que t'aider!
-Qu'est ce que tu veux en échange? demanda t-elle, incertaine.
-Rien qui vienne de toi, je t'assure. Mes motivations sont purement professionnels.
-Professionnels? s'étrangla la blonde.
-Et bien oui. Je veux prouver à mon père que je suis capable de faire des choses moi-même! Et que je... je suis apte à devenir juge, comme lui."
Hasano écarquilla des yeux avant de rire légèrement. Miri la regarda, stupéfaite, ne comprenant pas la réaction de son amie.
"Excu...excuse-moi, fit-elle entre deux rire. C'est juste que je ne m'attendais pas à ça.
-Tu m'as fait peur, j'ai cru que tu te moquais de moi! bouda la brune.
-Non, ne t'inquiète pas."
Ensuite, le portable de la jeune fille vibra, les coupant toutes les deux. Rapidement, elle plongea sa main dans son sac avant de relever le clapet du mobile et de découvrir un message qui ordonnait, en globalité, à la lycéenne de rentrer au plus vite pour le repas. Après des rapides excuses envers la blonde, elle s'en alla tout en faisant de grand signe de la main, bientôt imité par la seconde lycéenne.
Fin!
Euh, Miri, nouveau personnage. En fait elle est pas nouvelle du tout puisque c'est une des deux copines du début mais c'est seulement là qu'on en apprend plus sur elle. Et oui, je l'ai complétement utilisé pour finaliser cette fiic parce que ma fin de départ ne fonctionnait pas du tout! Voilà, à tout de suite!
