Merci pour vos commentaires.
Rien dans cette histoire ne va exactement dans le sens que je veux mais tant pis,
au moins c'est préférable à ce que je vois dans les derniers épisodes.
When all the blood all over your fingers is dried up, the pain will still linger.
1969- Save a Place
Quand tout le sang partout sur tes doigts aura séché, la douleur persistera encore.
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Dès que Stefan regagne Mystic Falls, Damon se précipite sur lui pour lui raconter les événements survenus en fin d'après-midi. Apparemment, Matt, sûrement hypnotisé par Klaus, a appelé Elena, qui se trouvait chez les Salvatore. Il a fait semblant d'avoir des ennuis pour qu'elle vienne l'aider. Sans entrer dans les détails, Damon avoue qu'Elena a détourné son attention et réussi à sortir sans qu'il le remarque tout de suite. Heureusement, elle avait laissé un mot et quand Damon s'est rendu chez Matt, il a compris immédiatement que Klaus était derrière toute cette histoire.
Tandis que Stefan, au volant de sa voiture, se dirige vers la maison de Klaus, il tente de rassurer son frère, tout va aller bien, il en est persuadé. Il lui explique aussi brièvement qu'il a obtenu ce qu'il voulait à New-York et que Klaus n'est plus une menace pour eux. Damon, pas du tout rassuré par ces propos, ne fait aucun commentaire. Rongé par l'inquiétude il se contente de demander à Stefan d'accélérer.
Une fois arrivés à destination, Damon défonce la porte de la demeure de Klaus et se met à parcourir chaque pièce en hurlant le prénom de la jeune fille. Stefan le suit et remarque que tout a été remis en ordre dans les pièces saccagées. Il se sent légèrement rassuré, l'Original prévoit donc de conserver cette maison. La voix de Damon interrompt ses pensées et il le rejoint dans un salon où Klaus est tranquillement installé sur un canapé, occupé à dessiner. Un autre homme, un hybride, se tient devant une porte fermée au fond de la pièce, sans doute là où Elena est retenue prisonnière. Klaus daigne à peine lever les yeux sur eux et continue ce qu'il était en train de faire.
— Je ne me souviens pas vous avoir invités.
— Qu'est-ce que tu lui as fait ? Relâche-la immédiatement !
Stefan voit du coin de l'œil que Damon est fou de rage et prêt à se jeter sur l'Original. L'homme s'est rapproché et Stefan se sent nerveux. Il effleure du bout des doigts la petite pierre au fond de sa poche,. Si jamais Esther lui a menti et que le sort ne fonctionne pas, ils n'ont aucune chance contre les deux hybrides.
— Tu ne prends même plus la peine de te cacher pour accomplir tes manigances.
Klaus pose finalement son crayon et son carnet à croquis, et se tourne vers Stefan.
— Pour quoi faire ? Vous savez que c'est moi qui l'ai enlevée et vous savez pourquoi. Je lui prends juste un peu de sang et je vous la rends. Et tout le monde est content.
— Fous-lui la paix ! Elena n'est pas ta réserve de sang personnelle. Ta petite famille te quitte et, tout de suite, tu lui sautes dessus pour lui voler son sang et fabriquer tes ridicules hybrides pour ne pas rester tout seul. C'est… c'est pathétique ! lui crache Damon qui s'avance un peu vers lui en serrant les poings.
Son frère remarque le changement d'humeur de Klaus et arrête Damon d'un geste.
— La ferme ! Toujours à te mêler de mes affaires. J'aurais dû te tuer depuis longtemps, réplique impatiemment Klaus en se levant.
— Tu vas laisser Elena partir et tu ne feras aucun autre hybride.
Klaus reporte son attention sur Stefan qui vient de parler.
— Tyler a disparu on ne sait pas où. Et si je ne me trompe pas, celui-ci est le dernier hybride qu'il te reste, reprend-il en le désignant de la main. Plus pour très longtemps d'ailleurs. Bientôt, très bientôt même, il ne te restera plus personne.
— Et qui va m'empêcher d'en fabriquer d'autres ? Toi, Stefan ?
Le jeune Salvatore s'approche de lui et sourit doucement.
— Oui, moi. Et mon frère. Damon, tue l'hybride et récupère Elena ! ajoute Stefan sans se tourner vers lui.
Klaus le considère quelques secondes et un petit sourire malicieux se dessine sur ses lèvres. Sans quitter l'Original des yeux, Stefan écoute son frère se diriger vers l'hybride et le frapper. Klaus tourne la tête une fraction de seconde et Stefan en profite pour le saisir par le pull et le projeter dans un coin. Klaus se relève en fronçant les sourcils mais Stefan revient déjà à la charge et le balance contre le mur. L'Original grogne et se jette sur Stefan qui va heurter le montant de la cheminée. L'instant d'après, le bras de Klaus vient s'écraser contre sa gorge. Avant de s'effondrer à terre, il a le temps de voir du coin de l'œil que Damon a réussi à arracher le cœur de l'hybride et qu'il s'apprête à défoncer la porte. Il se remet rapidement sur ses pieds et se jette à son tour sur Klaus pour le plaquer contre le mur. Il voit la surprise s'afficher dans ses yeux bleus quand il essaye de se dégager et ne parvient qu'à faire reculer un peu Stefan.
— Que m'arrive-t-il ? Que m'as-tu fait ?
Stefan ne répond pas et resserre son emprise. Il tente de ne pas laisser transparaître le soulagement intense qui l'envahit. Après presque cent ans d'attente, il y est enfin parvenu. Des milliers de fois, il a rêvé à ce qu'il aimerait lui faire si seulement Klaus n'était pas beaucoup plus fort que lui. Le torturer, le violer, le tuer. Et il est là, devant lui, se débattant sous ses mains, ne comprenant pas ce qu'il lui arrive. Stefan sourit, l'adrénaline coule dans ses veines et à cet instant il se sent invincible.
Il entend Damon parler tout bas à Elena derrière lui.
— Comment elle va ?
— Elle va bien. Ils lui ont donné des sédatifs mais elle commence à se réveiller.
— Ils lui ont pris du sang ?
— Juste une petite quantité. Je l'ai récupéré.
Il relâche Klaus lentement pour aller vers eux et s'assurer de ses propres yeux qu'elle va bien. Son frère porte la jeune fille dans ses bras. Rassuré, il retourne vers Klaus qui n'a pas bougé et qui semble en état de choc.
— Ramène-la à la maison. Je reste ici.
— Tu es sûr que ça va aller ?
Stefan glousse.
— J'en suis certain.
Mais malgré sa joie, il n'en est pas si certain que cela. Que va-t-il lui faire à ce vampire qu'il hait depuis tellement longtemps qu'il se souvient à peine comment était sa vie avant d'être totalement submergée par ce sentiment ?
Damon et Elena quittent la maison et ils se retrouvent seuls. Klaus continue à le regarder et Stefan peut lire chacune de ses émotions traverser ses yeux bleus. La peur, la confusion, l'incompréhension, la colère.
— Qu'est-ce que tu m'as fait ? Réponds !
Stefan hausse les épaules.
— Je ne vois pas de quoi tu parles. Mais ce que je sais, c'est que je ne vais pas laisser passer une occasion pareille.
Klaus plisse les yeux et saisit Stefan par la gorge.
— Une occasion de quoi ? De me ressortir encore ton petit couplet sur la vengeance ? Qu'est-ce que tu pourrais me faire que tu ne m'as pas encore fait ?
Stefan pose sa main sur le cou de l'Original et fait une grimace de dérision.
— Je ne sais pas trop. Te casser la gueule peut-être. Pour commencer.
Une lueur amusée s'allume dans le regard de Klaus.
— Essaye. Je ne sais pas ce que tu m'as fait, mais je reste plus fort que toi, Stefan. Et ne crois pas que je vais retenir mes coups.
Stefan se met à rire et approche son visage de celui de Klaus jusqu'à presque le toucher.
— Je ne vais pas retenir les miens non plus, murmure-t-il doucement.
Klaus le repousse violemment et se déplace vers le milieu de la pièce. Stefan se retourne et se jette sur lui, ils tombent tous les deux sur la table basse qui s'écroule sous leur poids. Stefan profite du fait que Klaus est un peu sonné pour le frapper au visage à plusieurs reprises, il sent ses os se briser et les cartilages craquer sous ses doigts. En grognant, Klaus lui balance son poing dans l'estomac et Stefan se retrouve projeté quelques pas plus loin.
Klaus essuie le sang sur son visage tandis que Stefan se relève difficilement. Il attend quelques secondes que son corps répare les dégâts et fonce vers Klaus qu'il envoie s'écraser sur la bibliothèque qui se casse à moitié sous le choc. Des livres et des morceaux de planches tombent par terre.
— On dirait que je vais encore devoir changer le mobilier, énonce Klaus avec un petit rire.
— Je te conseille carrément de déménager et de changer de ville, lui répond Stefan avec un air narquois.
Klaus se remet debout et s'élance vers Stefan qu'il renverse au sol. Les mains autour de sa gorge, il se met à serrer.
— Que deviendrais-tu sans moi ? Tu t'ennuierais.
Stefan enfonce ses doigts dans les bras de Klaus pour le faire lâcher prise. En s'aidant de ses jambes, il parvient finalement à se dégager. Essoufflé, il se lève péniblement et s'appuie contre le mur pour retrouver des forces. Les mots de Klaus contiennent une part de vérité qu'il n'a pas envie de reconnaître.
Klaus lui fait face, ses lèvres affichent un sourire insolent que Stefan a envie d'effacer avec ses poings. Il s'approche lentement de Klaus qui le jauge du regard, essayant d'anticiper sa prochaine attaque. Stefan pose sa main sur l'épaule de Klaus qui sursaute légèrement, son sourire se crispe imperceptiblement. La main glisse jusqu'en haut de son bras, presque en douceur. Les yeux plissés, Klaus observe Stefan dont le coin des lèvres se relèvent en un sourire ironique. Déstabilisé par ce changement de comportement, il n'a pas le temps de réagir quand Stefan agrippe son bras avec force et le pousse vers le mur qu'il heurte brutalement. D'une main, Stefan tire durement ses poignets en arrière et de l'autre attrape ses cheveux pour plaquer son visage contre le mur. Klaus tente de reculer, se débat, mais Stefan le tient fermement. Il se rapproche davantage pour appuyer son corps contre celui de Klaus afin que son poids l'empêche de faire tout mouvement.
Mais soudain, un changement subtil s'opère en lui. Sa colère diminue progressivement, comme annihilée par la chaleur qu'il sent contre lui et la douceur des cheveux sous ses doigts. Malgré lui,
son front se pose contre la tête de Klaus, ses cheveux courts lui caressent le visage. Sa main glisse le long de son dos et se referme sur un poignet. Il incline la tête pour presser sa bouche sur sa nuque qu'il mord doucement. Klaus, le front appuyé contre le mur, ne fait plus aucun geste. Les lèvres de Stefan glissent dans son cou, là où il sent battre le sang dans la veine qui court sous la peau si fine. L'odeur si familière de son corps lui monte à la tête et fait trembler ses mains. D'un coup, des tas de souvenirs qu'il avait préféré oublier ressurgissent.
— Ça fait tellement longtemps que je te hais…
La voix de Stefan est un mélange de colère et de douleur. Son cœur résonne si fort dans ses oreilles qu'il entend à peine Klaus le questionner d'un ton surpris.
— Longtemps ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
— Tellement longtemps… répète-t-il la bouche tout contre sa peau.
Il se sent si près de perdre tout contrôle. En grognant, il enfonce ses dents dans la chair et laisse le sang chaud couler au fond de sa gorge. Le meilleur sang qu'il ait jamais bu, encore meilleur quand il est pris directement à la source. Il ne peut retenir un gémissement.
Klaus tourne la tête vers lui et sa voix rauque le fait frissonner.
— Qu'est-ce que tu vas me faire, Stefan ? Me vider de mon sang ?
Stefan relève la tête et ses lèvres couvertes de sang frôlent la joue de Klaus. Ses mains relâchent les bras de l'Original et se posent sur ses hanches. Son bassin se colle contre les fesses fermes et il sent le corps de Klaus frémir contre le sien.
— Ou peut-être me violer ? Tu pouvais simplement me demander, tu sais.
Stefan en crève d'envie. Une envie plus forte que la haine qui brûle dans son ventre, que la douleur qui broie son cœur. Une envie si effrayante qu'il refuse de l'écouter. S'il cède il n'est pas sûr de pouvoir s'en passer par la suite. Ce serait comme le sang, comme une drogue, un besoin qu'il devrait sans cesse satisfaire. Peut-être avait-il toujours vécu avec cette envie sans qu'il s'en rende compte.
Klaus se retourne complètement et ses mains agrippent les épaules de Stefan. Il reste du sang sur son visage, là où Stefan l'a frappé un peu plus tôt et là où ses lèvres l'ont effleuré. Sa bouche entrouverte laisse passer une respiration aussi haletante que la sienne. Et Stefan peut sentir entre leurs deux corps la preuve que Klaus est tout aussi excité que lui. Il penche la tête et sa langue vient nettoyer le sang sur la peau de ses joues, le long de sa mâchoire et remonte vers le coin de ses lèvres.
Klaus resserre son emprise sur ses épaules et inverse leur position. Son corps plaque celui de Stefan contre le mur et il commence à frotter leurs entrejambes l'un contre l'autre. Stefan laisse échapper un cri étouffé. Ses mains se contractent sur les fesses de Klaus tandis qu'il essaye impossiblement de le rapprocher davantage de lui. Klaus le tire par les cheveux et écrase sans douceur ses lèvres sur les siennes. La douleur se mêle au plaisir quand il lui mord la lèvre jusqu'au sang. Et quand leurs langues se rejoignent, il se sent comme parcouru par un courant électrique.
Stefan grogne en signe de protestation quand la bouche de Klaus l'abandonne pour descendre dans son cou. Mais quand Klaus commence à progresser vers son oreille, il tourne un peu la tête et gémit sans retenue sous la caresse de sa langue sur son lobe puis juste derrière. La pression de sa bouche chaude et humide fait courir des frissons sur tout son corps. Il ferme les yeux et s'abandonne au plaisir. Les doigts de Klaus se glissent sous son tee-shirt, frôlent son ventre et descendent sous la ceinture de son jean. Stefan se cambre et il sent Klaus rire doucement contre sa peau en murmurant son nom.
C'est comme si Klaus se souvenait de son corps, comme s'il n'avait pas oublié ce que Stefan aimait qu'il lui fasse, comme si le temps ne s'était pas écoulé depuis leur dernière fois. La dernière fois. Stefan aussi s'en souvient. C'était le jour où…
Il ouvre les yeux d'un coup tandis que la réalité le heurte de plein fouet. Qu'est-il en train de faire ? Le corps chaud de Klaus collé contre le sien, sa peau qui frissonne sous ses mains, son souffle court et son propre corps qui ne désire plus qu'une chose. « Comment en est-il arrivé là ? » se demande t-il en essayant de reprendre ses esprits.
Une tache blanche accroche soudain ses yeux. Il s'agit du carnet de croquis dont un bout dépasse sous ce qu'il reste de la table. Le dessin n'est qu'en partie visible mais Stefan reconnaît ces cheveux, ce front, ces yeux. Ce sont les siens. Klaus l'a dessiné. Une autre feuille gît un peu plus loin. Il reconnaît sa silhouette.
Ébranlé, il se fige alors qu'un froid glacial s'insinue sous sa peau et se transforme en poids dans son estomac. Klaus semble se rendre compte de quelque chose car il s'écarte lentement de lui. Ses yeux scrutent son visage à la recherche d'une explication mais Stefan se sent tout d'un coup à deux doigts d'étouffer. Sans ménagement, il repousse Klaus et s'éloigne de quelques pas. Il presse ses deux mains sur son crâne en essayant de calmer les battements de son cœur.
— Stefan ?
Mais Stefan n'entend même pas. Ses yeux affolés font le tour de la pièce, glissent sur les traces de leur lutte et s'immobilisent sur la table en morceaux. Il y a quelque chose qui ne va pas. Pourquoi Klaus, qui l'a abandonné parce qu'il ne voulait pas de lui, a-t-il fait des portra its de lui ? Et pourquoi Stefan, qui n'a vécu depuis ce jour que pour se venger, se retrouve-t-il dans les bras de Klaus incapable de penser à autre chose qu'à assouvir son désir de faire l'amour avec lui ?
Klaus le regarde l'air interrogateur et s'avance vers lui. Le cri jaillit de sa gorge spontanément.
— Non !
Sa main se lève pour l'arrêter et Klaus se fige, le visage sombre.
— Non, répète Stefan plus calmement. Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais… ça n'aurait pas dû arriver.
Il laisse ses bras retomber le long de son corps et se force à reprendre ses esprits. Il faut qu'il s'en aille d'ici, il doit s'éloigner de Klaus, sa présence l'empêche de penser correctement. Il se dirige d'un pas rapide vers l'issue la plus proche, mais Klaus se déplace jusqu'à la porte et l'empêche de sortir.
— Pourquoi ?
Stefan évite son regard. Son cœur bat douloureusement contre ses côtes et il sent une boule se former dans sa gorge. Il a besoin d'espace. Il a besoin de comprendre pourquoi il se sent si mal.
Il sursaute quand, sous le coup de la frustration, Klaus cogne de son poing le mur qui se fissure sous la violence de l'impact.
— Merde, Stefan ! Tu ne peux pas continuer à te conduire ainsi !
Il se passe la main sur le visage en soupirant et le fixe de ses yeux assombris par la colère et l'impuissance.
— Tu veux te venger et tu m'embrasses. Tu veux me tuer et tu me séduis. Qu'est-ce que tu veux à la fin ? Décide-toi ! Tu es quoi pour moi ? Mon ennemi ? Ou…
Klaus ne finit pas sa phrase. Il s'approche de stefan et saisit son visage entre ses mains. Ses yeux semblent vouloir lire dans son esprit, à moins qu'ils n'essayent justement de lui faire comprendre quelque chose. Mais Stefan est trop bouleversé pour les affronter et ferme les siens.
— Stefan, regarde-moi ! grogne Klaus si près de lui qu'il sent son souffle sur son visage.
Il se sent sur le point de pleurer, déjà il sent ses yeux s'embuer sous ses paupières. Le chagrin qui pesait dans sa poitrine depuis tout ce temps et dont il n'avait plus conscience menace de surgir hors de lui. Il refuse que Klaus le voit dans cet état. Il a besoin de réfléchir à ce qu'il lui arrive. Klaus enfonce ses doigts dans ses joues pour le forcer à réagir.
— Ouvre les yeux ! Parle-moi !
Sa voix n'est plus qu'un murmure pressant.
— S'il te plaît.
Stefan rouvre les yeux et, un bref instant, il croit presque apercevoir la même douleur que la sienne dans les yeux bleus rivés aux siens. Il attrape les poignets de Klaus et le force à lâcher son visage. Il baisse les yeux vers ces mains, si douces et fortes contre sa peau il y a quelques secondes à peine. Ses doigts s'attardent sur les bras de Klaus, comme mus par leur propre volonté. Ses yeux remontent vers son visage qui semble attendre une réponse qu'il se sent incapable de donner. Il lui faut puiser toutes les ressources qu'il a en lui pour finalement avoir le courage de libérer ses poignets et s'éloigner de lui. Pas une seule fois il ne s'arrête avant d'être parvenu chez lui.
