Merci beaucoup aux personnes qui ont pris le temps de m'écrire une rewiew...^^"

Et skreugnegne a qui s'acharne sur ma chère présentation -.-",

Prochain chapitre le vendredi 19-VIII-2011


Chapitre 1, joyeux halloween.

Quelque part dans l'ancestral manoir de Serpentard, LE manoir de Tintagel, introuvable quartier général des forces noires, (belle ironie quand on sait que les moldus le nomment «château d'Arthur», leur allié légendaire) et l'un des plus précieux héritages des Gaunt -qu'ils n'eurent jamais l'occasion de voir.

Au sein de la fabuleuse salle de Walpurgis, lieu de réunion des plus puissants Mangemorts, les meilleurs généraux de Voldemort, les cinq chevaliers de Walpurgis et leur tout puissant chef siégeaient autour d'une large table de bois brut. Le septième siège, à gauche du lord, restant étonnamment vide, comme s'il était réservé.

«C'est une nouvelle ère, qui s'ouvre à nous, mes chevaliers, une ère de grandeur et de puissance. Aujourd'hui, l'Angleterre s'affirme comme étant la grande puissance sorcière de ce siècle. Demain, elle sera la base d'un empire obscur, un empire où les sorciers sombres auront les droits qu'on leur a volé, où les peuples asservis et effacés par la lumière retrouveront leur liberté et prestige passé. Notre nuit arrive, la nuit de Walpurgis sera le jour de notre victorieuse entrée en scène.

Mes chers Mangemorts, vous avez tous des qualités de leaders, d'espions, de sorciers noirs, ce qui fait de vous l'élite de mes Mangemorts, les plus fidèles de mes fidèles. Mes généraux, vous ne me trahirez jamais parce que vous, vous comprenez la nécessité de mes actes, le besoin presque vital que les familles noires ont de pouvoir, enfin, pratiquer leur magie, de voir cette magie aussi rayonnante que dans le passé, quand le sang des moldus ne la polluait pas, et quand les lignées sorcières prospéraient dans la liberté, sans la crainte d'un sursaut des moldus, trop stupides pour comprendre avant de massacrer» .

Tous restaient silencieux devant le discours du Lord. Un monde de puissance noire, empli de sorciers, sans crainte d'une prise de conscience moldue, ils en rêvaient tous. Mais chacun gardait en mémoire la grande purge que les chevaliers avaient subie il y a peu de temps. Personne n'en avait rechapé.

- «Quelle est votre position, par rapport aux partisans du mage Grindelwald, maître, ils pourraient être d'excellents alliés?»

La voix froide de Severus, sonna comme le glas de l'ange qui passait,

- «Tuez les tous, ne gardez que les plus puissamment favorables à notre cause. Ils doivent payer.

- Certes monseigneur, mais qu'en est-il du problème Dumbledore?

- Chut! Regulus, si le Lord ne désire pas nous faire part de ses projets pour le vieux cinglé, rien ne sert de demander!»

Regulus Black haussa un sourcil, surpris de la ferveur qu'employait sa cousine pour parler de son Lord.

- «Bellatrix! Calme-toi. Vois-tu Regulus, depuis hier soir Dumbledore n'est plus un problème.

- S'il vous plait, pouvez-vous développer, monseigneur? Il y a peu, Dumbledore affirmait avoir trouvé une sorte d'arme pour vous détruire…»

Un violent coup de coude mit fin à sa phrase, il étouffa un gémissement de douleur, et répondit aux regards noirs que lui lançaient Lestrange et Croupton Junior, se disant que la prochaine fois il irait s'assoir avec Lucius et Severus, moins… fanatiques.

- «Mon cher Regulus, excellente question. « la grande arme de Dumbledore» n'est autre qu'un bébé d'un an, le jeune Harry James Potter…»

Les chevaliers de Walpurgis et leur seigneur éclatèrent de rire, un petit garçon pour battre le plus grand sorcier noir de tous les temps, Dumbledore était vraiment devenu sénile. Regulus ne put s'empêcher d'avoir une pensée pour l'enfant. Ce n'était, après tout, qu'un petit garçon, et le filleul de son frère. Même si Sirius ne savait pas faire les bons choix, le cadet des Black continuait, au fond, à admirer son grand frère. Une fois son public calmé, Lord Voldemort reprit:

«… mais ce n'était qu'un petit détail, demain à l'aube Dumbledore constatera le décès de trois de ses plus fidèles alliés, Peter Petitgrow, James et Lily Potter, sans oublier sa chère petite arme. Ne fais pas cette tête, Regulus! Je n'ai pas tué ton frère, ni même le petit Potter».

Après avoir, discrètement, balancé un coup de pied à sa cousine, en réplique à son très discret «faible !», il jeta un regard d'incompréhension au Lord noir. Qui était manifestement amusé, aux coins légèrement relevés de ses lèvres.

Parfois, Regulus se demandait comment le Lord faisait pour être si bel homme, et sembler à peine sortir de Poudlard à près de 55 ans, ses cheveux plus noirs que la nuit noire se détachant de la pâleur délicate de sa nuque, et ses grands yeux d'une étrange couleur rouge sang, juste un peu plus foncés que ses lèvres. Ses élégants vêtements souvent sombres mettant toujours en valeur sa fine musculature.

Parmi les hauts Mangemorts, personne n'ignorait que le Lord avait une sexualité aussi ouverte que ses idéaux, hommes et femmes tous plus beaux et nobles que possible avaient le plaisir d'une nuit plaisante avec le beau mage. La voix du mage noir remit les idées de Regulus en place:

- «Harry Potter n'est pas qu'un simple bébé, ni qu'une pitoyable arme, c'est aussi un symbole de la lumière que j'ai détruit, mais l'enfant, lui, peut avoir une certaine valeur. Il est puissant et a survécu un sortilège de la mort. Il fera un excellent serviteur le temps venu, je l'ai donc confié à mon bras gauche.

-Maître, qui est donc ce mystérieux homme de l'ombre à qui vous faites tant confiance?» La première prise de parole de Lucius, qui comme toujours parlait seulement des choses importantes…

- «Lucius, j'aime à dire que l'ombre lui va trop bien pour le mettre en lumière, pour l'instant. Bien, n'oubliez pas maintenant, «qu'Harry Potter est mort», le jeune Neville Londubat est «l'élu». Bellatrix et Bartemius, si vous alliez avec les Lestranges fêter la promotion de cette famille?»

De nombreux rires se firent entendre.

- «Severus, tu fais si bien les agents doubles, hum, je prévois une attaque secrète dans le charmant village moldu de…», une carte du pays apparut. Joueur, le lord pointât au hasard un nom avec sa baguette, «St-Zéphoryen pour ce soir 8h, histoire de fêter notre victoire. Mais chut, que cela reste secret.

Toi, Lucius, continue à charmer le ministère, tu es décidément plus doué que ton défunt père.

Et toi, Regulus, ton frère est la dernière des icônes de Dumbledore, trouve le et garde un œil sur lui, histoire de l'empêcher de faire des bêtises.

Bien, cette réunion est close. Bonne nuit!»

Chaque chevalier rejoignit sa maison, et surtout son lit, soulagé de la très bonne humeur du seigneur des Ténèbres.

Ces derniers temps, le lord avait tendance à appeler ses hommes à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, et cette nuit n'avait pas été une exception. Il était déjà plus de trois heures du matin quand la marque les avait réveillés.

Enfin, Regulus se glissa avec plaisir dans sa chambre, défit avec précipitation ses luxueux habits pour plonger avec plaisir dans les bras doux de Morphée. Plus le temps passait, plus Regulus Black ressemblait à son frère, plus petit, plus juvénile, certes, mais il avait les même cheveux noirs, peut-être un peu plus longs et les même océan gris, à la place des yeux.


Premiers bâillements de ce début de novembre, interrompus par un discret gémissement. Black se leva doucement pour ne pas réveiller l'enfant a son côté. Il ne réalisait toujours pas qu'il avait osé tenir tête au Lord pour sauver Harry. Certes, mais quand même il avait trahi le Lord noir, en disparaissant avec l'enfant.

Maintenant qu'il avait agit, il devait réfléchir, faire le point pour se sortir de cette dangereuse situation. Il ne pouvait se fier ni aux «bons», ni au «méchants». D'ailleurs, qui savait vraiment où se situait le bien dans tout ce bordel.

Il secoua rapidement la tête, faisant virevolter ses courts cheveux noirs, qu'il songeait sérieusement à laisser pousser, sa peau pâle et délicate contrastée avec le caleçon dont il était uniquement vêtu. Le jeune Black arpenta, songeur, la pièce. Il avait un fort avantage, qui soupçonnerait le si Griffondor Sirius Black d'être un membre d'élite de l'armée noire, le bras gauche de Voldemort? Personne.

Enfin si, la seule personne qui, un temps, doutait de quelque chose, est morte, Peter, à force de toujours fouiner partout, recherchant la moindre petite chose lui permettant d'avoir une idée du pouvoir,- à se demander comment le Choixpeau l'avait mis à Griffondor -, avait fini par surprendre une discussion très secrète sur le possible avenir des Potter. Voldemort avait employé tous les moyens possibles pour convaincre l'ainé des Black, allant jusqu'à utiliser son charme. Le pauvre rat, surprit trainant ses poils au mauvais endroit avait fini par entrainer son insatiable curiosité dans le système digestif du doux Naguini.

Douce punition par rapport à celle qui attendait Sirius, mais il n'avait pu laisser l'homme tuer son chiot, le pacte était pourtant clair, Voldemort devait juste prendre Harry avec lui, sans tuer personne. Mais comment avait-il pu faire confiance à un tel homme?

Il soupira, désespéré, le jeune homme connaissait parfaitement la réponse, la «lumière» lui avait montré toute l'ombre et la noirceur qu'elle contenait, et c'était tellement hideux qu'il en fut déçu, dégouté même, pour toujours. Il avait, donc, tourné ses espoirs vers les ténèbres, et, elles, savaient le charmer.

Les deux camps profilaient des méthodes plus qu'extrêmes, mais l'un d'eux les camouflait sous un champ de bons sentiments, horriblement hypocrites. Non, définitivement, il n'allait jamais revenir, ni avec les «gentils», ni avec les «méchants». Mais, Sirius n'ignorait pas qu'il ne pourrait, en aucun cas, rester témoin de cette guerre, et encore moins depuis qu'Harry y était plongé.

Il devait protéger Harry, tout en gardant ses principes, les moldus devaient, juste, être séparés des sorciers de façon plus forte, et les nés moldu élevés dans un univers sorcier par des sorciers pour leur bien, et celui de leur magie. Et surtout, surtout, les sorciers de la lumière devraient arrêter d'essayer d'éliminer les sorciers et races dites «noires». Mais, tout seul, il n'arriverait à rien, il avait besoin d'aide, de soutiens, de partenaires. Il devait réfléchir à ses actions pour Harry.

Comme s'il avait lu dans les pensées du jeune homme, le petit garçon avait les yeux grands ouverts, le regardant avec une certaine joie d'avoir son parrain auprès de lui. Ce dernier l'enveloppa dans une douce étreinte, Dieu, qu'il avait tant les yeux de Lily. Son cœur se serra, il avait tué sa famille, pas volontairement, mais c'était de sa faute. Raison de plus pour élever et protéger le petit.

Mais il fallait d'abord le nourrir, encore heureux que James laissait trainer les biberons de Harry partout, et qu'il devait y en avoir un quelque part. Soudain, Black eu une illumination, le Lord savait où il habitait. Il devait donc absolument déménager, mais où? Il n'avait que sa maison londonienne. Une idée farfelue lui vint, mais il la chassa, trop stupide, quoique, si, tellement imprévisible qu'elle pourrait marcher, et surtout empêcher quiconque de les trouver.

Laissant Harry à son biberon de lait, il prit une douche express, songeant encore et encore aux douloureuses conséquences de sa fidélité et de sa stupidité. Puis il commença à vider son appartement, à l'aide de nombreux Faislamalle, mais on toqua à sa porte.

Un vent de panique envahit le jeune homme, si c'étaient les mangemorts, Harry et lui seraient perdus… Il avait été vraiment idiot ce coup-ci.

Mais, un doux son le rassura tout de suite, il reconnaissait sans peine la voix de Maugrey Fol'œil. Rapidement, il emmena le bébé dans sa chambre, et ouvrit la porte.

Comme il s'y attendait, Maugrey était là, accompagné de Fabian et Gideon Prewett, Sirius n'avait jamais su différencier les deux hommes élancés, dont les yeux d'un surprenant bleu semblaient surgir de leurs tignasses rousses, toujours ensembles, toujours pareils. Bien élevé, il introduisit ses invités dans le salon.

- «Black, j'ai une mauvaise nouvelle pour toi, Potter, sa femme, et le bébé sont morts».

L'auror était vraiment un personnage délicat, empli de tact, Sirius faillit rire de sa remarque mais la situation ne s'y prêtait vraiment pas. Les membres de l'ordre durent confondre son visage, en plein combat contre le rire nerveux, avec une expression de choc et de douleur. Après quelques secondes d'un silence gêné, l'un des jumeaux relança le semblant de conversation:

- «Hier, dans la nuit, le Lord s'est introduit dans la maison et les a tous tués.

- Peter Petitgrow est le traitre, vous étiez les gardiens du secret, ils les a dénoncés à Vous-savez-qui, et maintenant, il a disparu...

- …Sûrement caché quelque part, loin».

Sirius était hypnotisé par le ballet des Prewett, leurs phrases s'enchainant dans une perfection de synchronisation.

- «Black, si tu sais où se cache ce sale rat, tu dois nous le dire tout de suite!»

Black savait parfaitement où Peter se cachait, mais rien que d'imaginer la tête que feraient ses interlocuteurs s'il leur répondait lui donnait des envies de rire. Il commença sérieusement à prier Merlin, Morgane et les fondateurs que cette torture psychologique cesse.

- «Je ne sais pas, je croyais connaître Peter, et là vous m'annoncez qu'il s'est parjuré auprès d'On-sait-qui… En une nuit, j'ai perdu quatre membres de ma famille...

- On comprend, et on va te laisser faire ton deuil, si…

-… si tu veux parler à quelqu'un nous sommes...

-…là.»

Sirius se détendit, il était plutôt bon menteur, même s'il avait juste un peu déformé la réalité. Après tout, Peter était dans Naguini, mais il ignorait où était le serpent.

- «Bien, Black, on s'en va, sache que tout l'ordre pleure avec toi, mais on a le survivant à protéger...»

Le survivant? Sirius comprit après une poignée de secondes, si Harry est mort, c'est donc Neville Londubat le survivant… Bien, cela allait rendre la protection d'Harry plus facile. Une fois les trois hommes partis, et après un coup d'œil au petit qui jouait avec la peluche qui ne l'avait pas quitté, Sirius reprit avec frénésie le déménagement, plus il restait ici, plus il était en danger.

Les illustres sorciers ne le quittaient pas, tant il les suppliait mentalement de lui porter chance, mais oui! De la chance liquide, il avait ça, dans les tréfonds de son bureau, héritage du club de Slug. Une chance qu'il l'ait légèrement égarée quand il voulait l'utiliser. Il mit une heure pour vider totalement sa maison, il la mettra en vente plus tard.

Assis contre la porte d'entrée, Harry était enveloppé d'une cape sur les genoux, ses affaires dans les poches de son classieux manteau de laine noire. Sirius défit délicatement le bouchon du petit flacon, et en but une longue gorgée. Le liquide avait un gout inédit, comme une sorte de… rire… liquide. Maintenant, il était prêt à affronter l'être qui lui faisait le plus peur.

Mais avec un peu de chance, Lady Walburga Black serait prête à écouter l'histoire de son fils, et à lui porter secours, peut-être s'était-elle assagie depuis le décès de son mari, Sirius en tout cas l'espérait très fort.

Quand il arriva Square Grimmault, Regulus se rappela son enfance dans cette maison, entre les crises de Sirius et les bals organisés par la noble et toujours pure maison des Black, petit Regulus avait voué une admiration sans faille à son grand frère, puis le poids du sang des Black avait fait son office, séparant les frères comme les nuages divisent ciel et mer.

Devant la porte, il arrangea ses vêtements, fermant le dernier bouton de sa chemise et défroissant ses manches, puis, doucement, il entra. Après que ses yeux se soient habitués à la faible lumière, il frôla Kreattur en guise de bonjour, et pénétra dans le petit salon où Walburga Black prenait son thé de 10 heures. Grande et mince, élégante, ses longs cheveux noirs étaient pris dans un imposant chignon, et ses yeux gris accentuaient la pâleur de sa peau.

Les traits aristocratiques de son visage étaient encore pleins de la grâce et la beauté de sa jeunesse. Elle leva les yeux de sa boisson:

«-Bonjour Regulus.

-Bonjour mère.

- Dis-moi ce qui t'amène en ce lieu?

- Je voulais simplement avoir de vos nouvelles, mère.

- Ma santé est excellente, ta cousine Bellatrix va avoir un enfant, une petite fille qui fera a coup sûr la fierté de notre famille. Il serait temps pour toi d'envisager la conception d'un héritier, je n'ose imaginer qu'un jour le noble nom des Black puisse disparaitre.

-Oh…Je vais envoyer un hibou de félicitation aux Lestrange pour cette nouvelle, dis Black. Pour l'héritier, je dois en parler avec Severus, mère, mais je crains que la naissance d'un enfant dans ces temps troubles ne soit pas forcément bénéfique à notre famille».

Regulus eut une pensée pour la future Lestrange, qui allait avoir Bellatrix comme mère, et il pria Serpentard, Merlin et même Grindenwald, pour que la jeune femme possède au fond d'elle un soupçon d'instinct maternel. Par moments, l'idée d'avoir un enfant lui passait par la tête, mais il ne voyait pas Severus, ou même lui, s'occupant d'un nourrisson.

- «Tu sais pertinemment que je n'approuve pas ta relation avec ce potionniste, il est certes issu des Prince, mais son sang est souillé depuis que son idiote de mère est allée fricoter avec un immonde moldu».

Bien sûr que Regulus savait, il avait bien vu la grimace de sa mère quand il lui avait présenté Severus, l'été de sa cinquième année, et le dédain avec lequel elle parlait de lui, mais les deux hommes s'aimaient profondément.

«Mais je veux bien être concilient, il est fidèle à notre cause, et aussi puissant qu'un Prince devrait l'être. Je donne, donc, ma bénédiction pour un enfant».

Pour la première fois de sa vie, Regulus fut choqué par sa mère. Avait-elle vraiment dit ce qu'il croyait qu'elle avait dit? Elle tolérait vraiment la possibilité d'un enfant avec un peu de sang moldu, mais qu'avait-elle bu?

- «Mère, vous êtes sérieuse, allez-vous bien? Vous admettez vraiment un héritier avec une ascendance moldue?

- Arrête de me harceler avec ma santé, je suis encore trop jeune pour être sénile, depuis le décès d'Orion j'ai eu une longue période de réflexion, qui m'a permis d'envisager certaines… hypothèses, en derniers recours, et je crains que ce recours n'approche, en tant que futur chef de la famille Black, je veux que tu saches que la survie de notre nom est une question majeure, et que je peux tolérer une entorse à nos principes de sang, mais seulement avec Rogue.

-Je ne sais que vous dire, mère, je suis surpris de votre choix.

- Je me surprends moi-même, mais vu que le Lord a donné sa bénédiction pour votre union et que vous ne semblez pas envisager une séparation, j'ai donc du me faire une raison, pour le bien de notre maison».

Doucement, le silence prit place, chacun pensant à cet héritier.

Puis, trois coups timides résonnèrent dans la maison. D'un signe de tête Walburga envoya son jeune fils ouvrir la porte.


Sirius ne put s'empêcher de paniquer quand, doucement, la porte s'ouvrit, dévoilant son petit frère. Il était certes, plein de chance, mais si le Felix Felicis était périmé ?

Mais il n'avait plus la possibilité de fuir, et puis, il était un gryffondor, rempli de courage et d'audace… Très vite il dut répondre aux regards surpris, suspicieux, et intrigué:

- «Reg, je doit absolument parler à mère, c'est une question de vie ou de mort».

Devant le regard incrédule du plus jeune, son instinct lui dicta de jouer la carte de l'émotion…

«Ce n'est pas seulement moi, ou les choses que j'ai faits, c'est aussi sa vie qui est en jeu», ajouta-t-il en dévoilant, un bout du bébé endormi dans ses bras. Il ignorait tout de la précédente discussion avec leur mère qui avait perturbé son jeune frère, et la vision d'un bébé l'avait touché plus qu'il n'aurait voulu l'admettre.

- «Tu as vraiment de la chance, mère est dans une stupéfiante bonne humeur, elle pourrait envisager de te parler. Entre».

Avec précaution, ils se glissèrent dans la maison. Sirius n'y était plus rentré depuis sa fugue, quand il avait seize ans et la moitié de ses problèmes, mais la maison, elle, n'avait pas changé, toujours aussi noire, inquiétante et impersonnelle. La décoration était faite pour impressionner et terroriser, et cela marchait sur Sirius, comme depuis toujours. Le griffondor sentait son courage légendaire être aspiré par l'antique demeure, et surtout par l'idée d'un prochain affrontement avec sa mère.

- «Mère, c'est Sirius. Je crois qu'il a vraiment besoin de votre aide».

A la mention de son ainé le visage de la lady se ferma totalement. Il devait vraiment être aux abois, pour venir lui demander de l'aide à elle, qui n'avait eu aucune hésitation à le déshériter. Regulus eu un sursaut de pitié pour son grand frère.

- «Je consent à l'écouter, cet enfant a toujours eu une insolente effronterie, mais avec l'idée de l'agrandissement de notre famille je me sens d'humeur à la pitié».

Regulus ouvrit grand les yeux, surpris par la réaction de sa mère, puis il fit signe à Sirius de venir avec lui sur le canapé.

- «Sirius, que me veux-tu, es-tu si bas au point de me supplier de te reprendre dans la famille? Maintenant que tes amis sont… disparus, et que la lumière n'a pas pu les sauver…

- Mère, ce n'est pas la lumière qui n'a pas su les protéger, c'est moi… qui les a trahis».

Pour une fois, Sirius se laissa aller, et parla de toute l'histoire, seul son père avait connu son appartenance aux mangemorts, et seulement parce qu'un jour Sirius, malade à cause d'un entrainement trop poussé, avait parlé dans son sommeil. Walburga et Regulus se redressèrent, surpris et attentifs.

- «J'étais en 4ème année, quand j'ai surpris quelque chose qui ma dégouté de la lumière, Sirius fit une pause quand les souvenirs lui revinrent. J'ai vu L'attaque des aurors, celle qui a rendu Bellatrix encore plus folle, j'ai vu ce que Maugrey lui a fait… et ce que les aurors ont fait à Narcissa. Dumbledore savait et il n'a rien fait. Alors, j'ai commencé à me poser des questions, puis il y a eu le bal, vous savez, celui ou vous avez invité le Lord.

Il a su me convaincre de la bonne porté de son idéologie, et… je le soutiens sur certains point, c'est pour cela que j'ai accepté d'entrer dans ses rangs. Je suis alors devenu son espion préféré…

- C'est toi le bras gauche du seigneur des ténèbres! C'est,… c'est,…

-… impossible…»

Walburga avait interrompu Regulus, regardant son ainé comme si elle attendait le moment où il éclaterait de rire, fier de sa stupide blague, mais Sirius restait tristement sérieux. Et, bien que farceur, jamais il n'oserait inventer une telle plaisanterie, et surtout venir la voir. Le bébé commença à gigoter, attirant sur lui l'attention. Tous fixèrent leurs regards sur la sanglante cicatrice inscrite sur le front pâle du petit garçon.

«Sirius, ce que tu nous dis est extrêmement important, je veux que tu me jures sur ta magie que tes paroles sont vérité, et, si elles le sont, je pense pouvoir te porter aide».

Sirius et Regulus regardèrent avec respect la minuscule faille dans le si présent masque de leur mère. Sirius devait d'abord penser à leur sécurité:

- «Jurez d'abord, que mes aveux resteront à jamais dans cette pièce, que vous ne ferez aucune allusion de ceci à personne», Sirius plongea son regard gris dans celui de sa mère. «Que d'aucune manière vous n'aiderez le Seigneur des ténèbres à me trouver», long regard à Regulus.

- «Sirius Orion Black, moi, Régulus Arcturus Black, je te jure sur la magie qui fait mon être, ma gloire et mon espoir, que je serais, pour le temps que tu l'ordonnera, aussi muet, sur tes secrets, que le peut être la tombe de ma magie, si, un jour, je te trahissais».

Regulus avait confiance en son frère. Sirius pouvait être un imbécile fini, mais il devait être aux abois le plus total pour venir se confier à eux, et il devait avoir un certain mérite d'avoir réussi à cacher la réalité à sa famille, ses amis, ses ennemis, à tout le monde en fait.

- «Je te jure à toi, mon fils, Sirius Orion Black, que je te me tairai pour toujours sur les secrets que tu me dévoile en cet instant, ou l'honneur des Black sera entaché pour toujours et ma magie disparue, jusqu'à ma fin».

Sirius hocha la tête, satisfait, puis fit lui aussi une promesse solennelle, les sorciers de sang-pur quels qu'ils soient ne jurent que dans de rares cas, parce que la magie peut intervenir à chaque instant pour punir une non réalisation de l'engagement, ou faire en sorte qu'il se réalise… Le griffondor soupira puis jura:

- «Moi, Sirius Orion Black, je jure devant vous, et vous seuls, Walburga Dorea Black et Regulus Arcturus Black que je vous dévoile des secrets véridiques, que mes paroles sont plongées dans une vérité inchangée et sincère».

- «Maintenant, fils, continue ton histoire».

Cela faisait des années que Walburga n'avait pas appelle son ainé fils, ne le considérant plus comme tel.

- «Bien,» un long soupir trancha le silence curieux qui maitrisait la pièce, «j'approuvais certaines de ses opinions mais pas ses méthodes, mais quand il a tué Lily et James, et a tenté de s'en prendre à Harry il m'a trahi. Quand j'ai dévoilé le secret des Potter, il m'avait juré de ne pas les tuer juste qu'il allait prendre Harry avec lui pour l'élever avec lui, en faire un bon sang pur, mais il m'a trahi, alors je l'aie trahi…»

Sirius, n'eut pas le temps de s'expliquer qu'il fut coupé par son petit frère surpris.

- «Comment? Le Lord n'a absolument pas parlé de trahison lors de la réunion d'hier soir, il a dit qu'il avait confié Harry à son bras gauche, donc à toi ! Me demandant juste de te chercher et de garder un œil sur toi, pas que son espion l'avait trahi.

- Peut-être s'attend-il à ce que je revienne vers lui un jour, mais je ne peux le faire s'il continue à vouloir la mort d'Harry, je dois le protéger, c'est mon devoir de parrain. Pour ce qui est de comment j'ai trahi le Lord, tout simplement en lui prenant Harry, dès qu'il a ôté la vie à James j'ai senti que quelque chose clochait, je suis donc allé les voir, et là, je l'ai vu lançant le sort de mort au petit, j'ai cru que j'allais moi aussi mourir, mais il a survécu, mon chiot a survécu! Je n'arrivais pas à le croire et apparemment le Lord aussi était surpris, mais j'étais le plus rapide à sortir de la stupéfaction, j'ai donc pris Harry et j'ai transplané jusqu'à chez moi. Mais le Lord n'ignore pas ou je vis, j'ai donc besoin d'un asile et d'un moyen de laisser Harry Potter dans sa tombe. C'est pourquoi je viens ici vous demander de l'aide mère, tous savent que vous êtes la dernière personne à qui je viendrais faire une telle requête, vous êtes donc parfaite pour cela.

- C'est très rusé de ta part Sirius, presque Serpentard. Au vu de tes déclarations et de ta situation, pour sauver l'honneur des Black, j'ai pris la décision de te venir en aide. Je te donne la propriété d' Helsingor, dans le Danemark. C'est l'ancestrale demeure des premiers Black, plus protégée que peuvent l'être Poudlard ou Gringotts. Je te l'offre en signe de réconciliation.

- Merci mère».

L'ancestrale maison de la famille, sa mère devait regretter le passé, si elle était capable de regretter quelque chose. Sirius ne croyait pas en sa chance.

- «J'ai une idée pour que les gens ne voient pas Harry Potter dans le petit. Une adoption par le sang et la magie, c'est très rare, et surtout de la magie assez noire, mais cela ferait en sorte que Harry soit ton fils, et donc qu'il te ressemble, et non plus à Potter».

Cela dérangeait un peu Sirius de devoir «voler» le fils de ses meilleurs amis, mais il le devait pour l'enfant.

- «Je ne demanderai pas pourquoi tu connais un truc comme cela, petit rex, mais je suis partant. Pour Harry.

- Ce ne sera plus Harry, jamais un Black ne nommerai son enfant ainsi, tu dois lui trouver un vrai nom de Black. Et puis, si ton fils se nomme aussi Harry ce peut être douteux».

C'était vrai, Sirius n'y avait pas pensé, il mit la recherche d'un nom dans la liste de ses priorités, juste après s'installer au manoir d'Helsingor, et adopter Harry.

- «Maintenant, fils, part, tu es déjà assez en danger pour le moment».

Sirius se leva, plus léger, soulagé de bien des inquiétudes. Son frère, se leva avec lui pour lui aussi quitter leur mère, qui les congédia s'un simple hochement de tête.

- «Je t'enverrai le livre par elfe, c'est moins prévisible que par hibou, on ne sait jamais. Au revoir, Sirius.

- Au revoir Regulus».

Les frères se séparèrent, et, Sirius transplana directement au Danemark, qu'il ne connaissait pas, le transport en lui-même dura juste un peu plus longtemps que le transplanage habituel. Il fut donc happé par le froid sec qui régnait sur la ville, grande, cette ville, avec ses maisons colorées de bleu, jaune ou rouge.


Le Manoir se trouvait dans le quartier sorcier, dans le centre historique, infâme pour les moldus, mais pour un sorcier luxueux au possible. Sirius eut un temps de pause devant l'entrée du manoir. Entre deux grande et riches maisons, une arche de briques noires et argent surplombait un portail de fer forgé vert, noir et argent, où trônait le blason des Black, un écu sable de couleur noire, flanqué de deux lévriers rampants, et blasonné d'un chevron d'argent, de deux étoiles à cinq branches sinoples vertes et d'une épée sanguine (rouge foncé).

Il chuchota le mot de passe que lui avait donné sa mère, «Toujours pur», et doucement les lévriers s'inclinèrent devant lui, puis le portail s'ouvrit, laissant voir un imposant parc. Sirius, trop fatigué et trop gelé se promit d'aller l'explorer plus tard.

Quelques longues minutes plus tard, il était devant la grande bâtisse de pierres grises aux angles, fenêtres, porte et gouttières noires.

Doucement, Sirius ouvrit la porte après que celle-ci lui ait pris un peu de sang. Tout était couvert de poussière, plus aucun Black ne vivait ici depuis des années, peut-être même des siècles. Un spacieux hall, dont la couleur était rendue indéterminable par la couche de crasse, dévoilait plusieurs portes et deux splendides larges escaliers en colimaçon finement sculptés, se rejoignant dans une sorte de balcon entre cette pièce et celle de l'autre côté de la porte en arche, située entre les escaliers.

Harry éternua sous le coup de la poussière, et son parrain décida qu'admirer le décor se ferait plus tard, Harry passait d'abord. Il lança un récurvit dans la pièce, il devait vraiment faire vite pour mettre son chiot en sécurité. Une fois la pièce rendue vivable, Sirius remarqua, sur le mur de gauche, un gigantesque arbre généalogique de la famille, recouvrant tout le mur de sa tapisserie verte, contrastant le blanc nouvellement révélé, et remontant à Lord Eris Black, le premier être de la famille en 947.

Un pop retentit et Kreattur, l'antique elfe de maison, apparut, le livre de Regulus dans les mains. Il le donna sans mot dire à Sirius, puis disparut dans un regard noir. La rencontre n'avait duré qu'une minute. Impatient, Sirius s'assit sur le moelleux tapis gris, et feuilleta avec frénésie de livre. Il trouva bientôt la page qu'il lui fallait, entre deux rappels sur le côté définitif de l'acte et sur les risques de modification physique qu'il pouvait engendrer.

Il prit sa baguette et prononça la première formule. Il y en avait 7, pour le sang, la magie, la protection, la fidélité, la confiance, le caractère et enfin le physique, chacun modifiait une part de Harry James Potter, le rapprochant de Sirius. Harry pleura quand le sang des Potter et des Evans fut remplacé par celui des Black.

Seconde formule, troisième formule, quatrième formule, petit à petit Harry se calmait, devenant peu à peu le fils de Sirius, devenant peu à peu un Black, laissant Harry Potter dans un coin oublié de son passé. Cinquième formule, sixième formule et enfin septième formule.

Des boucles aériennes et gracieuses s'imprimèrent sur les fins cheveux bruns de l'enfant, les traits du bébé conservèrent les rondeurs infantiles, mais s'affinèrent un peu, dévoilant ce qui serait plus tard un visage aristocratique, caractéristique des Black. Le bébé grandit un peu, ce qui dut lui être désagréable, au vu des larmes qui perlaient de ses si stupéfiants yeux vairons, vert Lily à gauche et gris Black, à droite.

Doucement, il prit son fils dans ses bras, lui murmurant de douces paroles pour le calmer, et assis en tailleur au beau milieu du hall d'un château danois, très loin des menaces anglaises, Sirius se dit que jamais Harry Potter ne reviendrait.

«Mon fils, tu es Eris Orion Cygnus Black. Porte fièrement le nom de tes ancêtres, aie la même force qu'eux…»

… Et aussi, leur chance, pensa-t-il en embrassant les cheveux du tout jeune Black.