Hello ! Hello !

Tout d'abord, désolée pour cette journée de retard, a force de rien faire j'ai finie au dernier moment, trop tard pour que ma béta corrige a temps...

Merci, à ma béta d'amour et a toute les personnes qui ont pris le temps d'écrire une rewiew.

Prochain chapitre, Vendredi 2 - 9- 2011

Chapitre 2, Bienvenue à la prochaine génération.

Severus ignorait pourquoi le Lord le convoquait ainsi, si tôt le matin. Il avait du sortir avec douleur des bras doux de Regulus et de ses draps chauds, pour affronter le froid mordant de l'aube. Enfin, protégé du vent par les murs sombres du manoir, il avança rapidement dans l'immense et unique couloir du château, si le Lord l'appelait et seulement lui, mieux valait ne pas trainer.

Doucement, le jeune homme ralentit à l'approche des appartements de son maître. Aux sons qu'il percevait, le Seigneur devait être dans une pure rage. Et le jeune serpentard priait pour me pas en être la cause. Maintenant, arrêté devant la porte, il hésita un temps avant de frapper,

- « Severus! Entre! »

Le potioniste inspira un grand coup, dans le maigre espoir d'obtenir un peu de courage, et ouvrit doucement la porte. Il avait vu des choses laides dans sa jeune vie, parfois immondes, mais rien ne pouvait être pire que ce qui était devant lui. Lord Voldemort était totalement défiguré, chauve, avec seulement deux fentes à la place de son nez, une infâme peau lisse d'un étrange grisâtre verdoyant. Seuls ses yeux rouges avaient survécu au carnage, mais l'absence de pupilles les rendait atrocement reptiliens. Severus, choqué, ne put maintenir son masque plus longtemps :

- « Oh, Merlin! Maître que vous est -il arrivé?

- La magie, Severus. Je n'ai pas tenu compte d'un léger détail et… elle s'est chargée de me le rappeler. »

Le Lord ne semblait pas vouloir se défouler sur lui, ce qui était déjà bien, mais le jeune homme ne voyait pas la direction que prenaient les paroles de son Seigneur.

« Vois-tu, j'ai promis » il insista sur le mot avait rage, « à quelqu'un une certaine chose, mais je n'ai pas tenu cette promesse, par un malheureux contretempsEt maintenant, me voilà ainsi!

Les dernières paroles étaient presque éjectées de la bouche sans lèvres, accompagnées d'une puissante rage. Severus fut soulagé, la vengeance de la magie n'était pas irréversible, une banale potion d'annulation pouvait régler le problème.

- « Maître, je peux facilement régler votre problème, j'ai la potion qu'il vous faut dans mes réserves.

- Que ferais-je sans mon potioniste…? »

Ce n'était qu'une simple question rhétorique nimbée d'une trace douteuse d'humour. Sans que Severus sache pourquoi, la colère du Seigneur semblait s'être envolée.

C'était toujours dur pour Severus de constater les manques de son éducation, qu'un sang-pur n'aurait pas eu, si seulement sa mère n'avais pas choisi un tel homme…

Dans un mouvement de cape, Severus partit dans son laboratoire de potion, le pas rapide et vif. Rien ne servait de ressasser le passé sans fin, ses erreurs d'avant ne pouvaient être réparées, il ne pouvait oublier qu'elles avaient façonné son être, et puis sans son stupide père, jamais Severus n'aurait connu Lily, sa toute première amie.

Le cœur du mangemort se serra, ils avaient certes pris des routes différentes et laissé l'indifférence prendre place, mais cela faisait quand même mal de la savoir morte. Et son fils, le pauvre, avait peut-être survécu, mais Merlin savait ce que le bras gauche du Lord pouvait lui faire.

Ses pensée firent le lien avec un autre enfant. Hier, Regulus étais revenu de chez sa mère légèrement perturbé, un peu hystérique. Sa cousine Bellatrix allait avoir une fille. Pauvre petite, il avait énormément de mal à la voir en mère, surtout depuis qu'il avait découvert l'objet de sa folie, mais il existait quand même le petit espoir que peut-être Rodolphus aurait la fibre paternelle.

Mais ce qui revenait sans cesse dans la tête du jeune homme, c'est l'idée de Lady Black. Un enfant de lui, leur bébé avec Regulus, l'idée était très séduisante, si seulement il se sentait capable d'élever un petit. Bien que la vieille femme veuille absolument un héritier au nom des Black, ce serait leur choix à eux. Avec avoir murmuré son mot de passe, il s'engouffra dans la pièce, mieux valait ne pas faire attendre le Lord, surtout dans cette état. Très vite, il récupéra le breuvage d'annulation, sur l'étagère de gauche en haut, juste à côté de celui qui donne des poils.

Il regarda longuement une autre potion, peut-être allait-elle lui servir plus tôt qu'il le pensait quand il l'avait créée. Une image lui vint avec tendresse : Regulus, heureux, souriant, une petite chose dans les bras : un adorable petit bébé enveloppé dans de douces couvertures.

- « J'ai rendu fous les Londubat. J'ai rendus fous les Londubat, et marqué leur petit gars…»

Bellatrix et sa voix si mélodieuse cassèrent en mille morceaux la si utopique image. Severus se dit qu'il n'avait que trop tardé et enfourna la potion de conception dans sa poche en fuyant son laboratoire.

Le Lord, accoudé à la table de bois verni, était en pleine discussion avec son cher serpent :

- « Regardes-moi, Nagini, je ne ressemble même plus à un être humain. » il frémit de dégout quand sa main toucha la peau lisse de son crâne chauve. Du coin de l'œil il aperçut Snape, tentant de cacher son trouble. « Moi, l'héritier de Serpentard, je suis censé être celui que tout le monde admire, et, Nagini, qui admirerait ceci ?

- Tu représentes la fusion entre un serpent et un sorcier, quoi de plus beau pour un fourchelangue ? Doucement, le serpent grimpa sur sa table, pour se rapprocher de son humain.

-Je sais Nagini, mais je crains que notre monde soit gouverné par les apparences. De plus, je me suis habitué à ressembler à un homme, et je ne sais pourquoi je suis attaché à cette apparence.

Ma potion, Severus. »

La discussion prit fin par un sifflement mécontent du serpent. Snape emmergea rapidement de sa fascination et sortit très vite une potion de sa poche, peut-être un peu trop vite…

- « Veuillez m'excuser maître, ceci n'est pas une potion d'annulation. » il enfouit prestement l'objet du délit dans les méandres de ses robes, puis sortit une autre fiole. « Voilà la bonne potion. »

Le Seigneur plongea son regard dans les yeux de son serviteur, sondant son esprit à la recherche d'un quelconque complot, en vain, puis, prudemment, il observa le breuvage. Il avait la même couleur, la même consistance, la même odeur que la potion prévue mais le potioniste aurait très bien pu s'arranger pour camoufler une autre potion pour l'atteindre, c'était le meilleur dans cet art subtil que sont les potions. Finalement, il prit la décision de faire confiance au jeune homme, jamais Severus n'oserait le trahir, il tenait trop à sa vie et à celle de son petit-ami.

Quand il avala le liquide violet, son corps fut envahi par des fourmillements peu agréables qui très vite s'estompèrent, lui laissant la bienheureuse sensation d'être lui-même, enfin.

- « Que ferais-je sans mon potioniste ? » C'était un simple soupir, la magie était vraiment la maîtresse de ce monde, manipulant avec application leurs vies.

« Dis moi, Severus, tu sembles bien perturbé. »

Le seigneur apprécia la gêne qui passa dans les yeux de son serviteur, qui très vite reprit son masque d'impassibilité. Quel secret délicieusement inavouable cachait son homme de main ? Cela devait être assez croustillant pour gêner à ce point le si flegmatique serpentard :

- « C'est que Lady Black a annoncé la grossesse de Bellatrix Lestrange…

- Et tu crains la version maternelle de Bella... je ne m'inquiète pas pour cela, les Black chérissent leurs héritiers tout comme les Lestranges. Mais cela n'est pas le problème, je ne suis pas un de tes élèves effrayés, tu n'arriveras pas à détourner la conversation… A moins que cela n'ait un lien… N'est-ce pas ? »

Le Lord avait tout de suite vu que le professeur tentait d'éloigner le sujet embarrassant, brandissant le mince leurre de la perplexité. Ainsi, quand le serviteur avait tiqué au moment où il avait fait le lien, il avait comprit la raison de l'état de Severus, mais rien que pour le plaisir, il allait le faire parler.

- « C'est terriblement gênant Maître, Lady Black a pratiquement encouragé Regulus à engendrer un héritier, avec moi. L'idée peut être plaisante, certes, mais que Walburga Black tolère un enfant d'ascendance moldue me dépasse. Je crains aussi de ne pas être à la hauteur des attentes d'un enfant.

- Un héritier des Black avec du sang de Prince… Ce pourrait être un étonnant mélange, puissant, aussi. Je ne suis pas celui à qui il faut demander réconfort mais sache que même les meilleurs se retrouvent parfois avec de la mauvaise herbe, regarde les Black et leur ainé. Cependant le contraire est possible, malgré cette immonde tâche dans ta généalogie, tu fais un sorcier décent. »

Le Lord eut un semblant de sourire, la prochaine génération de mangemorts grandissait doucement, préparant un monde meilleur. Pour le plus grand bien des sorciers. Une vague de rage le traversa, Grindelwald, s'il n'avait pas besoin de lui pour ses projets il lui aurait déchiré le cœur comme le sorcier l'avait fait au sien, mais de façon littérale cette fois-ci.

Il relâcha les muscles contractés de sa mâchoire, la colère ne fait que perdre le contrôle, sans le contrôle de soi lâcheté et faiblesse sont reines. Il mit quelque secondes à se souvenir qu'il n'avait pas congédié l'autre homme, qui restait debout, en retrait, attendant ses paroles :

- « Vas rejoindre ton amant, Severus. »

Quelques secondes plus yard, la porte se ferma en douceur, le laissant seul avec la douleur du passé.


L'aube grandissait à peine quand Sirius ouvrit l'œil, une heure de décalage horaire et un canapé antédiluvien avaient eu raison de son si précieux sommeil. Har… Eris, lui ,dormait comme un chiot, le pouce dans la bouche, la chemise de son père prisonnière de son petit poing. Le jeune homme tenta en vain de se dégager sans déranger son chiot, jusqu'à qu'il fasse une agréable constatation : l'enfant avait hérité de son père un sommeil aussi profond qu'un puit sans fond.

Ne sachant pas quand ouvraient les boutiques danoises, il décréta qu'il était trop tôt pour cela, mais une heure parfaite pour explorer la maison. La veille, trop épuisé, il s'était contenté de pousser une porte et s'écrouler sur un canapé. Maintenant, il devait rendre la maison vivable, et surtout acheter tous le nécessaire à une vie confortable.

Le rez-de-chaussée fut vite nettoyé, dévoilant un large espace, cloisonné en quatre pièces : un spacieux hall qui se révéla n'être qu'une petite pièce de la maison, une cuisine de bois noir au dallage vert et gris et aux murs gris, une très grande salle à manger aux meubles foncé et murs clair, puis enfin, un aussi grand salon de réception au parquet ancien, et aux murs gris couverts de majestueux tableaux.

Bien, cette partie de la maison est pour les grands événements, se dit-il avec un sourire, elle n'allait pas beaucoup servir, mais les réceptions et autres garden-parties étaient nécessaires pour se forger des amitiés, et il allait avoir besoin de celles-ci. Il se voyait très mal seul dans tout ce capharnaüm, et Remus étais incorruptible pour l'instant.

Arrivé sur l'espèce de balcon, très ingénieux et assez original qui surplombait à la fois les quatre pièces de l'étage inférieur, il eut la peur de sa vie quand un crac de transplanage se fit dans son dos. Un minuscule elfe de maison, frêle et jeune, à la couleur noire de ses poils d'oreilles, vêtu d'une sorte de toge blanche, venait d'apparaitre, un gros paquet emballé derrière lui. Il s'inclina devant Sirius, très étonné, et lui tendis un parchemin :

Sirius,

Si tu n'avais pas mis ta magie en gage de bonne foi, je n'aurais pas cru tes aveux possibles mais les faits sont là. Tu as trahi le sang des Black dans la seule idée de me porter préjudice, mais sorti de ta jeunesse belliqueuse tu as choisi de prendre le bon chemin.

En devenant l'homme de confiance du Seigneur des ténèbres, tu as montré que ton sang de Black ne peut se faire corrompre par une stupide maison, et quand tu as vu ton honneur, celui de ton nom, en péril, tu as fait le choix difficile de trahir pour sauver notre nom d'un amer déshonneur.

Par cela, tu t'es révélé être un meilleur fils que j'aurais pensé de toi.

Ainsi, pour ton fils et toi, je prends la décision de te remettre sur l'arbre de la famille, et de ce fait sur mon testament. Et, en gage de trêve, je t'offre le serviteur et le symbole comme le veut la tradition.

Lady Walburga Black.

L'elfe, dès que Sirius eut levé des yeux encore stupéfait par la missive de la mère, s'inclina si bas que son très long nez toucha presque le sol :

- « Je suis Pecus, votre serviteur, maître Sirius Black. Maîtresse Lady Black m'a offert à vous, avec ceci. » Pecus dévoila le gros paquet rectangulaire derrière lui. « C'est le berceau du maître Sirius quand il était petit. »

Son berceau de bébé, le jeune homme fut d'abord surpris par le choix, puis compris, le second cadeau d'un début de trêve était toujours un symbole et, quel meilleur symbole que le lit qui l'avait abrité quand il était le plus vulnérable, et qui abritera son fils.

Aidé par le petit être, le jeune Black mit à peine plus de deux heures pour débarrasser la maison de sa saleté. Il comprit très vite pourquoi les Black avaient déserté cette très belle demeure, trop petite pour des sangs purs de ce rang, mais parfaite pour Sirius et son fils. Au second étage, une immense bibliothèque encore pleines de livres, un agréable bureau relié à un salon cosy et intimiste se dévoilaient sous les montagnes de poussières.

Enfin, le troisième et dernier étage fut le plus amusant à découvrir, le toit avait subi le même sort que celui de Poudlard, où peut-être était-ce l'inverse, ainsi sous le chaleureux ciel bleu aux nuages cotonneux, se trouvait trois chambres avec une salle de bain chacune , dont une vraiment majestueuse, la chambre du maître, et une salle qui par décret du nouveau maître des lieux serait la salle de jeu.

Il était dix heures passé quand Eris se réveilla, il se glissa maladroitement sur le sol et partit à la découverte de sa nouvelle maison à petits pas. Sa tête lui faisait mal et il avait très faim, mais ce qu'il voulait le plus, c'était la rassurante chaleur des bras de son père. Sirius avait choisi, pour fils, la jolie chambre sur la droite, coincée entre la salle de jeu et une charmante salle de bain. Elle donnait sur un petit lac bordé de saules pleureurs centenaires, dont certaines branches venaient frôler les grandes fenêtres. Avec Pecus, ils étaient en train de nettoyer le berceau, le jeune homme faisant une liste de course plus longue que jamais, il devait acheter tout le nécessaire pour Eris -ayant déjà ce qui lui restait de son ancien appartement, quand l'elfe l'informa du réveil de l'enfant.

Très vite, il descendit les marches pour trouver son fils l'appelant, en larme, assis sur le tapis du hall. Dès qu'il fut dans ses bras le petit calma doucement ses sanglots, Sirius nota qu'il fallait trouvait une histoire pour justifier la présence de l'éclair tranchant le front de son fils. Il fut coupé dans ses recherches de justification par quelque chose qui lui coupa le souffle. Sur l'immense tapisserie des Black, en bas, son nom étais réapparu, et dessous, Eris Orion Cygnus Black, 31 juillet 1981, lui étais relié par un fil d'or.

Ainsi, Walburga avait tenu parole et l'avait réhabilité dans la famille Black, mais il vit qu'elle avait quand même gardé trace des événements passés, il devenait le second de la ligné, Regulus étant l'héritier principal. Bien, au moins, il n'aurait pas à parcourir les fêtes mondaines en s'expliquant sans fin sur les raisons de son retour dans la famille.

Les deux Black montèrent au troisième étage, Sirius étant un peu perturbé par l'étonnant nombre de nuances de noir et de gris qui occupaient les pièces de l'étage, et aussi celles du second - sauf la bibliothèque où chaque parcelles de mur était camouflés par des livres. Il voulait un peu plus de couleur, même du vert aurait été bon à prendre.

Voyant qu'à cette heure les magasins devaient être ouvert, il se dit qu'une petite balade entre hommes pourrait être bienvenue, mais il ne pouvait pas faire sortir son fils dans son pyjama plein de sang, il faisait trop froid. Il le laissa assis sur le sol, du lait plein le visage. Il se mit a fouilléerdans ses meubles regroupés dans le grand salon « le temps de leur trouver une place » et dans un tiroir plein de choses inutiles - depuis quand avait-il un vif d'or rose à ailes vertes ? Il les trouva enfin.

Sa plume et son parchemin CIW, Connection Inter Wizards, il écrivit « vêtements, bébé », et immédiatement apparut sur le papier jauni des noms de boutiques proche du manoir qui pourraient fournir à Sirius ce qu'il désirait. Il en sélectionna une, succursale de la célébre boutique londonienne Les petits sorciers, à deux rue du 7, rue des Jötunn, le manoir Black. Il entoura le nom de la boutique, et leurs articles apparurent. Il prit un chaud pantalon en velours noir, une chemise blanche, un chaud gilet de laine rouge et un grand manteau de lainage traité à la magie vert sapin, en plus d'un paquet de langes, comme son odorat le lui indiquait. Puis il roula la plume dans le parchemin pour les placer dans un tiroir.

A peines quelques minutes plus tard, où Sirius lava douloureusement son fils, un grand hibou marron frappa à la fenêtre, un paquet dans les pattes. Sirius paya les 14 galions, 8 mornilles, 16 noises et se lança avec courage dans les langes de bébé. Il crut que pour avoir vu James et Lily le faire sans difficultés il n'allait pas avoir de problèmes...

Trois longs quarts d'heure plus tard, Harry étais enfin prêt. Pecus finissant de rendre habitable la maison pour ensuite remplir le frigo, Sirius et Eris partirent dans le quartier. L'air était frais et sec, le soleil brillait timidement, la rue était tranquille, mais à quelques mètres de là, le quartier sorcier resplendissait d'une foule en robes colorées et de boutiques multicolores.

Très vite, les deux Black trouvèrent la fameuse boutique pour enfants, même Sirius se sentit ensorcelé par l'atmosphère du magasin. Le plafond haut étais ensorcelé pour ressembler à un ciel d'hiver d'où tombaient des flocons, tièdes et doux. Partout, les plus beaux jouets sorciers voletaient, tournaient, sifflaient, dans une joyeuse confusion de couleurs vives.

Très vite, les deux anglais devinrent fous, il y avait des jouets partout, des montagnes de peluches, des tours de boites jusqu'à hauteur de géant, c'était le paradis pour toute personne pas encore adulte.

Un jeune vendeur se matérialisa près d'eux et tenta de parler à Sirius, qui ne compris absolument rien. Devant les yeux stupéfaits du charmant papa, il tenta un changement de langue vers l'anglais qu'il semblait maitriser à la perfection. Tout de suite, Black accepta l'aide du danois, qui, il devait l'avouer, étais franchement mignon. Grand châtain, finement musclé, de magnifiques yeux bleus, très classe dans sa chemise militaire bleu foncé largement ouverte et son pantalon à pinces noires retenu par des bretelles grises, tout à fait le type d'homme qui faisait craquer le volage Sirius.

Très vite, aidé du plaisant Albin, un joli tas de peluches et de jouets se forma sous le regard tantôt amusé, parfois stupéfait des autres vendeurs et clients. Un doudou attira particulièrement le petit garçon, au grand déplaisir de son père, c'était une chauve-souris noire en tissus doux qui ne cessait de rappeler à Sirius son ennemi préféré, mais le petit ne voulait pas s'en séparer ne serait-ce qu'une minute.

Ils passèrent plus de trois heures à sélectionner vêtements, meubles et autres objets sous le regard curieux de l'enfant. Sirius avait confié son fils au jeune danois, le temps de voir quelle pull irait le mieux à son fils. L'enfant, soucieux de guetter son père, se tortillait, mais, doué, le vendeur avait réussit à capter le regard de l'enfant :

- « Votre fils a des yeux superbes. » Un sourire charmeur sur ses lèvres fit résonance à celui du brun.

- « Oui, il a hérité des yeux de sa mère et des miens, » répondit l'homme, en comparant deux pantalons avant de les mettre tous les deux dans la pile.

- « Cela fait longtemps que vous êtes séparés avec sa mère ? » Devant les yeux surpris de Black, Albin se sentie le besoin de se justifier. « Je suis désolé, c'est que, vous achetez tout le nécessaire alors qu'il doit avoir un an, j'ai cru que vous veniez juste d'avoir sa garde…

- Oh… On s'est séparés peu avant sa naissance, mais elle est morte, il y a peu, » Le jeune homme lui lanca un sourire compatissant, il cru que les hésitations de Sirius étais totalement dues à la tristesse, alors qu'il cherchait simplement une histoire crédible.

« Maintenant j'apprend à me débrouiller avec ce petit ange. »

Après avoir payé très cher ses achats il accepta qu'on lui livre, plus tard dans la journée, tout ce qui n'étais pas nécessaire pour l'instant. Et c'est avec un Eris gazouillant, des boîtes à meubles et pots de peintures que Sirius Black rentra joyeusement chez lui.


Une fois rentré dans l'appartement qu'il partageait avec son amant, Severus se fit un grand café, pour se réveiller, sinon, comment expliquer l'étrange discussion qu'il avait eu avec le Lord. Le hibou postal du matin ne tarda pas, et le jeune homme ne put que constater que le plan tordu du Lord marchait à merveille, la gazette du sorcier, et avec les sorciers d'Angleterre étais tombés dans le panneau :

Edition spéciale :

Neville Londubat, le sauveur à la baguette, vainqueur de Celui-dont-le-nom-ne-doit-pas-être-prononcé.

Hier, dans la nuit du 1er au 2nd le plus-puissant-mage-noir-depuis-celui-d'avant, après le lâche meurtre de la famille Potter, a tenté de faire subir le même sort aux Londubat, les parents Alice et Frank, célèbres aurors, et à leur fils d'un an Neville.

Des Mangemorts, où peut-être leur chef, on fait endurer au couple endoloris sur endoloris, -rappelons que ce sort de magie noire est classé impardonnable depuis plus de sept cent ans -

surement dans un but «récréatif» avant la mise à mort prévue mais celle-ci ne vint pas, en effet, le maître des Mangemorts voulant prendre la vie du petit Neville, âgé de quinze mois et quatre jours, lui a lancé un autre sortilège impardonnable, le sort de la mort lui-même, mais l'enfant survécut avec une simple cicatrice en forme de baguette magique !

Pire, il renvoya le sort à son expéditeur, anéantissant le mage noir, devenu un simple tas de cendres !

Nul ne sait ce qui provoqua ce phénomène, mais une seule certitude, ce petit garçon a défait Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom !

L'enfant, en attendant une hypothétique rémission de ses parents fort atteints par les sortilèges noirs, a été confié à sa grand-mère, la très droite Augusta Londubat, qui s'est refusée à tout commentaires pour l'instant.

Le ministre de la magie, Amyas Knight, quand lui, c'est déclaré « Euphorique de par cette victoire inespérée, mais triste pour toutes les pertes humaines que la guerre a engendré. » Il a aussi ajouté qu'il ne « lâcherais pas l'affaire sitôt, car de nombreux partisans noirs trainent encore parmi les honnêtes gens.»

De plus, il nous a été conseillé par le ministère de publier un avis de discrétion vis-à-vis de nos camarades moldus, que vous retrouverez page 29.

Severus trouva l'article très drôle, mais il ne comprennait pas vraiment pourquoi le Lord avait fait le choix de faire croire à sa disparition, au sommet de la guerre entre Mangemorts et sorciers. Pour, en plus, faire passer le petit Londubat pour un héros alors qu'il était sûr que fameuse cicatrice « en forme de baguette » venait simplement d'un crucio de Bellatrix. Mais les voix du Seigneur sont impénétrables, et le Seigneur des ténèbres était un stratège d'exception, peut-être voyait-il plus loin que le maître des potions.

Un corps chaud et pas vraiment très habillé vint se coller dans son dos, son amant réveillé venait lui dire bonjour avec de légers baisers sur la nuque et le cou.

- « Pourquoi tu n'était pas dans le lit ? » la voix légèrement plaintive de Régulus était étouffée, le jeune homme ayant collé son visage dans le cou de son ainé.

- « Le Lord m'avait appelé, un accident de magie, facilement réglé.

- Oh… C'est la gazette ?

- Oui, le plan du Lord a marché, ils ont plongé la tête la première dans son manège. Même si je n'y vois toujours pas l'intérêt. » Severus avait ajouté ces derniers mots dans un murmure, pour lui-même.

- « Je crois avoir compris, » Regulus semblais hésitant, cela pouvait être dangereux de connaitre les plans du Lord, surtout à son insu. Son amant le regarda avec toute son attention, attendant la suite. « Celui qui a survécu à l'Avada, c'est Harry Potter. Il a donc un fort potentiel magique, et en plus, si c'est un des nôtres qui l'élève, plus grand il sera un allié efficace pour le Lord. Mais s'il était encore vivant, les illuminés le chercheraient sans fin, nous ôtant toute marge de manœuvre avec lui, donc le Lord a fait croire sa mort.

-Ca j'avais compris, Reg. Mais j'aime beaucoup le ton scolaire que tu utilises…» Son amant, encore dans à moitié habillé, s'assit à la table devant une tasse de jus de citrouille.

- « Mais, tu connais la prophétie, et Dumbledore aussi, maintenant, qu'il n'y a plus Harry Potter, seul Neville Londubat peut être l'élu, il serait très bizarre qu'il n'y en ait pas, non ?

- Je ne suis pas spécialiste en divination, mais je suppose que tu as raison. Mais où veux-tu en venir ? » Severus se doutait un peu du cheminement de pensées de son chéri, mais il voulait avoir la confirmation.

- « Donc si Neville est '' l'élu '', il va être considéré comme tel, élevé comme tel, et le jour du retour du Seigneur, ils vont mettre tous leurs espoirs en lui…

-Je comprends, étant donné qu'il n'est qu'un simple sorcier, il va se faire tuer par le Lord sans grande difficulté, et alors plus personne ne voudra se dresser devant lui, puisque le seul être à pouvoir le faire est '' mort ''. Mais il aurait dû tuer Potter, au lieu de le garder, çe serait plus logique.

-Là, je ne sais pas, il pourrait se retourner vers la lumière et défaire le Lord, mais il doit avoir des plan spéciaux pour lui…. »

C'était un plan assez tortueux qui voyait loin, tout à fait le genre de choses dans la trempe du Lord. Un silence doux et calme se mit en place, pendant que les deux hommes prenaient tranquillement leur petit déjeuner. Severus se demanda, un temps, s'il devait parler de la potion à son homme.

- « Severus, j'ai bien réfléchi, je voudrait vraiment faire ma vie avec toi, et puis ma mère me harcèle depuis des mois pour un hériter… » Sa voix s'était progressivement éteinte, quand Severus sortit la fiole de sa poche. Dans le petit flacon, une gorgée de liquide violet. « Qu'est-ce c'est ?

-Alors, Regulus, ne me dit pas que tu n'as aucune idée des propriétés de ce liquide ?

- Confirme-le.

- Autrefois, les sorciers mâles désirant enfanter buvaient des infusions de Darthon, une herbe sauvages des plaines d'Europe, mais ceci est beaucoup plus efficace. Si l'un de nous deux boit ce breuvage, la partie de lui qui est prévue pour enfanter se réveillera.

-Oh, et je suppose que JE devrais le porter ? » Regulus avait prononcé cela sur un ton mi- plaintif, mi- colérique.

- On verra… Le sort pourra décider pour nous...

-Dire que certaines personne nous voient pareils à des moldus…» Regulus, les cheveux ébouriffés, nicha sa tête dans ses bras posés sur la table.

- « C'est pour cela qu'il vaut mieux que tu prennes la potion, ton sang est l'un des plus purs qui existe, avec mon ascendance moldue la potion pourrait mal fonctionner.

- Je l'attendais celle-là, mais si je porte, je veux choisir le prénom ! » Parfois Regulus avait un petit côté enfantin qui faisait toujours craquer son amant.

- « Bien, mais j'ai un droit de véto. » Connaissant les gouts sang pur des Black il craignait un nom importable comme le célèbre grand-oncle Carmé Black, mais il se doutait que Regulus avait un certain goût, même si la présence même du maître des potions dans le lit du noble le faisait douter des critères de beauté de Black.

Severus ne se trouvait pas vraiment beau, même absolument pas, grand, plus mince que musclé, sa peau trop blanche pour ne pas perturber la noirceur de ses cheveux et de ses yeux. Sans compter son nez, trop grand, trop présent. Que pouvait lui trouver le si beau Regulus, il se posait la question, parfois avec délices, parfois avec crainte.

- « Et le nom de famille ? Je sais bien qu'aucun de nous ne va vouloir abandonner son nom de famille… » Severus inspira, parfois, le jeune Black avait le don que poser des questions futiles. Il réfléchit quelques secondes puis :

-Le bébé n'aura qu'à porter nos deux noms : Black-Snape. Ne me regardes pas avec ce sourire, c'est juste que cela sonne mieux que l'inverse. » Ajouta-il, le sourire aux lèvres devant le regard de son amant. Le silence tranquille, revint, puis, un baiser plus tard, Regulus partit prendre une bonne douche.


Tout le monde le regardait, si jeune et déjà un héros, portant sur lui le poid d'un destin plus lourd que n'importe qui, le petit garçon avait déchu l'un des plus grands ennemis de la lumière. Trop jeune pour comprendre sa supériorité par rapport aux autres sorciers quand il serait plus grand, il serait entrainé par les plus grands, les meilleurs, parce qu'il allait devenir le meilleur de tous.

Sa grand-mère le regardait avec un mélange de fierté, teinté de tristesse. Son fils et sa femmes avaient subis le pire, mais Neville, lui, était spécial, il avait tué Celui-dont-on-ne-dois-pas-prononcer-le-nom, sans même connaitre une formule magique. Tous les enfants sorciers connaîtront son nom. Mais le professeur Dumbledore croyait que ce n'étais pas fini, que le mage noire pouvait revenir, et que son petit devait être prêt pour se battre.

Son Neville aurai donc un entraiment spécial, et ce ne sera pas plus mal, il sera ainsi encore meilleur que ses petits camarades.

- « Comment vont les Londubats, Augusta ? », la question, simple, était remplie par l'inquiétude d'Albus Dumbledore.

- Les médicomages sont inquiets, les sort étaient puissants, il se pourrait que le mal soit incurable. » Répondit la vieille femme, d'une voix choc de l'attaque était encore vif dans l'esprit de tous, beaucoup de regards éteints et tristes la fixaient.

- « D'abord les Potter et leur gars, puis les Londubat… Nous avons encore perdu des amis. » La voix de Fabian Prewett avait oublié l'habituel ton plaisantin qui l'accompagnait.

- « Des nouvelles de ce lâche de Pettigrow ? »Maugrey avait posé la question que beaucoup se demandaient.

- « Non, Alastor, les aurors le traquent mais en vain, peut-être reviendra-t-il quand les temps lui seront favorables. » La voix du vieux directeur sonnait étrangement, comme si elle voulait cacher les traces de colère qu'elle contenait.

- Et Black ? Il a disparu après que les jumeaux Prewett et Maurey lui aient annoncé la mort des Potter, seras-t-il là pour le retour de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ? » Kingsley Shacklebolt, nouveau venu dans l'Ordre, était un auror très prometteur.

- Sirius a été très touché par la mort d'Harry, James, et Lily. Le fait que ce soit Peter qui les trahissent n'a pas arrangé les choses. Je craint qu'il ne se soit lancé dans une quête pour retrouver Pettigrow et se venger.

- Albus, il faut le rattraper, nul ne sait ce dont est capable, Peter Pettigrow, se pourrait être dangereux. » C'était le professeur McGonagall, visiblement inquiète, qui avait parlé.

- « Alons Minerva, je crois que le jeune Sirius se débrouillera bien seul, nous avons d'autres chats à ensorceler. Neville est l'élu de la prophétie, il n'y a aucun doute. Il est celui qui vaincra Lord Voldemort. Nous devrons le préparer au mieux à sa mission. En lui laissant son enfance. » Le vénérable mage l'ayant mis en lumière, tous les membres de L'ordre du phénix entouraient d'un air grave le garçonnet inconscient du coté sollannel de la scène. « Je pense qu'il serait bon pour lui de faire quelques années à l'institut MacÖden, il doit avoir toute les capacités pour y aller. Puis, bien sûr, il ira à Poudlard.

- « MacÖden ? '' L'académie pour sorciers à fort potentiel '' ? Ne croyez-vous pas qu'il serait mieux de le garder ici, ou il suivra les meilleurs enseignements, Albus ?

- Ma chère Minerva, cette école est une excellente préparation aux écoles de magie, en prenant les enfants dès 7 ans, le premiers grand éveil de leurs pouvoirs, il leur permet une meilleure maitrise de ceux-ci. Moi-même y ait passé trois années, avant Poudlard, je n'y voit aucun mal.

-Soit, si vous pensez que c'est bon pour lui, Neville, ira là-bas, mais il ira à Poudlard à onze ans…

- Tout à fait Augusta, je vais de ce pas écrire une lettre au directeur de l'école, demandant une inscription pour Neville. »

Dehors, le crachin britannique faisait courir les élèves de Poudlard, trop heureux du retour de la lumière dans la magie anglaise.


La pluie douchait la ville avec vigueur. Dans son antique manoir, Sirius contemplait satisfait son œuvre, la chambre d'Eris était… magique. Les deux portes, l'une pour la salle de jeu, l'autre la salle de bain, la grande fenêtre, le parquet et les meubles étaient bruts, sombres. Les pinceaux finissaient de passer la peinture magique, d'un doux bleu nuit sur l'un des murs, et, un peu plus haut sur ce même mur, se peignaient quelques nuages capricieux. Le lit de bébé irait dessous, avec son mobile fait de hiboux gris et de sombrals, le seul que son fils voulait. En face, sur le mur gris pale, un arbre étendait ses ramures jusqu'au plafond, en couvrant une petite partie. Pendue à une des branches, Sirius avait ajouté sa touche personnelle, une banderole à la gloire des Griffondor. De chauds et doux tapis bleu foncé et vert réchauffaient le sol dans le centre de la pièce.

En vingt minutes ce serait fini, il n'attendait plus que le reste de ses achats, de quoi remplir la jolie armoire de son fils. Sa chambre elle aussi finissait sa peinture, dans le même gris, sur lequel il allait ajouter quelques touches de rouge, un tapis, une bannière, sans omettre les photos, très nombreuses, de ceux qu'il aimait. Il congédia gentiment Pecus, qui partit s'installer avec bonheur dans un spacieux placard de la cuisine. Puis, il coucha son fils, endormi dans ses bras, même si le lit trainait encore au milieu de la pièce. Heureusement que Pecus avait mis les draps.

Un peu plus tard, les courses, en charmante compagnie, arrivèrent. Le bel Albin, trempé, fis craquer l'anglais, et il se dit que si le jeune homme se montrait intéressé, ils pourraient plonger dans les délices sensuels d'une nuit à deux.

Ce fut le cas, profitant du sommeil de l'enfant, et de la nuit qui tombait, comme pour couvrir leurs baisers, les deux jeunes hommes eurent avec plaisirs de longs instants de gourmandise ensemble.