Réponse de la traductrice aux reviews :

Kiss-Suki : je pense qu'Aizen se la jouera en finesse avec Ichigo, et ça risque de prendre du temps dans la mesure où il n'est pas le seul sur le coup. Je n'en dis pas plus!

So Mizu : j'ai transmis ta requête à l'auteur Julesver. Reste à convaincre Ichigo. Sinon, je suis incapable de te dire combien il y aura de couples, s'il y aura des threesome, ou des foursome... Une chose est sûre, plusieurs couples se dessinent à l'heure actuelle.

Clair Obscure : ravie que la fic de plaise car même si je ne l'écris pas, j'ai tout de même fait le choix de la traduire. Et merci pour le compliment au sujet de la traduction. J'aime bien quand il y double ration! Etonnée de l'arrivée de Grimm, et ben, t'es pas au bout de tes surprises!

darkmoonlady : tu aimes la fic? Tant mieux. Et oui, c'est vrai que Grimm est particulièrement choux avec Ichi dans cette fic.

suki : comme tu adores cette fic, que c'est un week-end prolongé et qu'il y a de la grisaille dehors (tout du moins chez moi), voilà déjà la suite!


Chapitre 5


Cadre : le Seireitei, quartier général de la 1ère Division.

Résumé : réunion d'urgence des Capitaines


Les dix capitaines du Gotei 13 sont figés. Silencieux, ils attendent leur capitaine-commandant. Personne ne pipe mot, personne ne fait part de ses craintes ou préoccupations. Pour un capitaine, la peur signifie la faiblesse. Un homme faible ne mérite pas de porter le lourd fardeau de l'haori.

Ils savent tous que l'un d'eux mourra très probablement. Même quelqu'un d'aussi jeune qu'Hitsugaya Toshiro n'est pas assez naïf pour croire qu'ils vont tous survivre. Mourir pour protéger le mal est l'essence même du Gotei 13, un dicton que le capitaine-commandant a ancré sans relâche dans leurs têtes. Maintenant que le mal se présente, ils sont tous prêts à faire face à leurs morts.

Yamamoto Genryusai pénètre dans la salle de réunion avec son vice-capitaine derrière lui. Il envoie à chacun des capitaines un regard sévère, qui réussirait même à faire trembler les gardiens géants de la porte. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce regard réconforte les capitaines. Regard qui s'attarde en particulier sur Zaraki Kenpachi, qui roule des yeux le trouvant absurde. Il connait ce regard, il est identique à celui qu'il lui envoyait quand il essayait de lui enseigner le Kendo. Même si près le combat avec le vieux bonhomme, il n'avait toujours pas renoncé à le pousser à utiliser le Kendo. « Bâtard sénile, » murmure Kenpachi, provoquant une lueur de désapprobation de la part Soifon et de Byakuya. Yamamoto se permet un petit sourire avant d'avancer.

« Le Seireitei a de nombreuses et importantes dettes vis-à-vis de l'humain Ichigo Kurosaki, » commence-t-il, ses mains reposant sur le dessus de son bâton. « Nous sommes tous conscients de son potentiel en tant que futur capitaine, et son comportement le plus récent a confirmé notre prévision. » Shunsui constate avec intérêt qu'Ukitake est ravi et rougit d'entendre cette nouvelle. Ukitake a cette habitude de prendre les jeunes gens sous son aile, et généralement, ceux-ci deviennent de grands shinigamis. Certes, il a peu rencontré Ichigo, mais l'homme se sent fier que l'adolescent impétueux ait réalisé de si grands exploits. Sa ressemblance avec Kaien Shiba donne l'impression à Ukitake de le connaître depuis très longtemps. Shunsui regarde son ami avec inquiétude.

« Depuis hier, le traître Aizen Sosuke est revenu sur ses plans concernant la ville de Karakura. Il a ainsi relâché l'humaine Inoue Orihime. »

Yamamoto lève un cube avec une sphère, celui-là même qu'Aizen a sorti du corps de Rukia. La luminosité qu'elle avait avant est émoussée, ce qui a transformé la sphère, mais on peut entendre des murmures dans la salle. Komamura se penche vers la sphère et la renifle. « Ça pue le hollow, » dit-il, « cette fissure ... qu'est-ce que ça signifie? » demande-t-il en faisant courir son doigt le long d'une ligne rugueuse sur le globe.

« Ce point de détail n'est pas clair, mais il semble que le substitut shinigami a désactivé cette partie du Hogyoku. »

« Cette partie? » Kurotsuchi penche la tête de curiosité.

« Oui, ceci ne représente qu'à peine la moitié du Hogyoku qu'Aizen a volé à Urahara. »

Dans la salle, toute l'excitation retombe complètement. La crainte de mourir est de nouveau en eux. « Bon sang! Alors le bâtard détient encore l'autre, » fustige Komamura, furieux. Certains des capitaines désapprouvent du regard son comportement. Ils ont tous compris ce que cela signifie.

« Genryusai-Taichou, s'il vous plaît, gardez votre chien en laisse » dit Kurotsuchi Mayuri sur un ton ennuyé. Il ne porte aucun intérêt aux imbéciles émotionnels. Lui est un savant, il est donc naturel qu'il déteste ceux qui sont contrôlés par leur cœur, et non par leur raison.

« Comment m'avez-vous appelé, vous l'imbécile! » Komamura place ses mains sur la poignée de son katana, laissant tomber le Hogyoku sur le sol dans un doux 'cliquetis'.

« S'il vous plaît, » raille Mayuri. « Je me fais une règle d'or de ne pas parler aux animaux. C'est dégradant, pour ne pas dire sale. » Le scientifique ricane et détourne les yeux en signe de dédain, ses longs ongles tremblant d'irritation.

Komamura crispe ses lèvres et, soudainement, tire son épée. Avant qu'il n'ait pu bouger, un petit corps se déplace en un éclair près de lui. « Gardez votre calme, Komamura-Taichou, » intervient rapidement Hitsugaya, sa petite main posée sur le coude massif de Komamura. « Nous avons bien d'autres choses à s'inquiéter. » Il désigne de la tête la petite sphère abandonnée au sol. Attaquer un capitaine est considéré comme une trahison, et Hitsugaya ne voudrait pas que Komamura soit arrêté. Il l'aime plutôt bien l'animal.

Komamura voulait faire payer le monstre au visage blanc, mais la main sur son coude le ramène à la réalité. Avec un soupir, il se retourne et remet son épée dans son fourreau. Depuis que Kaname a trahi la Soul Society, il s'emporte de plus en plus vite. Le seul qui réussit à le calmer, c'est Hitsugaya. Peut-être parce que le garçon est le seul capitaine dans tout le Gotei 13 auquel Komamura fasse vraiment confiance depuis l'incident. Mais surtout parce que le gamin a un regard adorable quand il est inquiet. Avec tendresse, il pose ses yeux sur Toshiro, murmurant sa gratitude avec un petit sourire. En guise d'excuse, il pose sa main sur l'épaule du garçon. Hitsugaya hoche la tête sèchement, cachant un sourire derrière un masque d'indifférence stoïque.

« Comment être sûr de ne pas être sous l'une de ses illusions? » demande Byakuya en regardant son reflet sur le Hogyoku. Il se souvient de la honte qu'il a ressentie quand Aizen a révélé ses véritables intentions. L'homme a marqué sa fierté. Aizen l'a peut-être dupé une fois, mais maintenant Byakuya est prêt. Il ne se fera pas avoir deux fois, son orgueil de Kuchiki ne lui permet pas.

« Je comprends votre préoccupation Kuchiki-taicho. Des membres du magasin d'Urahara ont vérifié et c'est bien le Hogyoku. La fissure l'a complètement vidé de sa puissance. Il n'est rien de plus qu'un ornement de mauvaise facture. »

« Bien, bien. On dirait qu'il va falloir organiser une fête pour Ichigo-kun. Je vais amener le saké, comme d'habitude. » Shunshui rit nerveusement, en espérant baisser un peu la tension dans la pièce.

« Malheureusement, Ichigo Kurosaki ne se joindra pas à cette fête. Il a été capturé. »

Soudain, l'air de la pièce est devenu glacial. « Eh bien putain, ça n'est pas une bonne nouvelle », déclare avec désinvolture Kenpachi, tout en sortant de la ligne. « Je vais encore lui sauver les fesses. J'irai avec trois membres de ma division. » dit-il en tournant les talons. « Je vais avec vous Zaraki-Taicho. Kurostuchi-Taicho, s'il vous plaît, veuillez dire à vos hommes de préparer le passage pour cinq personnes vers le monde réel. » Ukitake salue les capitaines médusés et se met à suivre Kenpachi.

« Personne ne va nulle part. » Yamamoto frappe son bâton au sol, provoquant l'arrêt immédiat des deux capitaines. Kenpachi lâche un fort 'tch' avant de retourner dans sa ligne. Ukitake par contre est catégorique. « Quoi ? Mais Capitaine, Ichigo est… »

« Le Seireitei ne peut pas se permettre de perdre un autre capitaine pour un gamin! » tonne le capitaine de la première division, réduisant effectivement au silence le capitaine aux cheveux d'argent. Ukitake regarde ses pieds. Il se sent comme une recrue de l'académie. Il ouvre la bouche pour parler, mais Kyoraku l'arrête d'un bref hochement de tête. C'est une mauvaise idée de répondre à leur ancien sensei.

Après un instant de silence, Komamura s'avance pour faire face au capitaine de la 1ère division. « Genryusai-Taichou, ce garçon s'est battu à nos côtés. Il porte les cicatrices qui nous étaient destinées, nous … » « Comment pouvons-nous ne pas le sauver? » fait claquer Ukitake incapable de contenir sa colère et son incrédulité.

« S'il vous plaît Ukitake-Taicho, Komamura-Taicho, Genryusai-dono a raison. Il est insensé de se mettre en danger, en particulier, vous Ukitake-dono. » réprimande gentiment Byakuya son ancien professeur, lui rappelant son état de santé fragile. « Ichigo peut se débrouiller. »

« Auriez-vous oublié qui a sauvé votre sœur il n'y a pas si longtemps Byakuya? Comment pouvez-vous être si froid et insensible à son égard? » Komamura se tourna vers Byakuya, ses lèvres pincées en une fine ligne. Il a entendu des rumeurs au sujet de ces familles nobles, mais il n'aurait jamais pensé que Byakuya pourrait oublier sa dette envers l'humain.

« Komamura-Taichou, ne.. . » Hitsugaya regarde un Byakuya devenu livide. Les nobles ne tolèrent pas une telle insolence, même de la part d'un collègue capitaine.

« Taisez-vous », dit dédaigneusement Byakuya. « Vous vous adresserez à moi de la manière appropriée ou pas du tout. » Komamura se met à rire et secoue la tête en signe d'incrédulité.

« Assez d'ineptie », Soifon envoie un ordre au corps des forces spéciales via un papillon de l'enfer. « Taicho, les forces spéciales sont prêtes à l'extérieur. A votre commandement, je fais arrêter Komamura-Taicho et Kuchiki-Taicho. »

« Ma, ma ... tout le monde a besoin de se calmer un peu, » déclare mollement Shunshui. Komamura pose déjà une main sur son épée, de même que Byakuya. Ukitake est en train de se disputer avec Soifon, toussant tous les trois mots, et Kenpachi vient d'arracher un peu de papier de la persienne. C'est le chaos, et pour aider, mieux vaut ne pas rester dans la ligne de mire. Hitsugaya regarde en arrière, déchiré entre le désir d'aider Ukitake et d'arrêter Komamura. Kurotsuchi observe la scène sans y attacher le moindre intérêt.

« Tout le monde », la voix claire du capitaine de la 4ème division les ramène à la réalité. Tranquillement, Unohana élargit son habituel sourire. « S'il vous plaît, soyez correct les uns avec les autres. J'ai une aile complète de blessés appartenant à la 11ème division alors je voudrais y retourner et m'occuper d'eux », son sourire et sa voix se radoucissent, « Je voudrais y retourner pour soigner leurs blessures, donc s'il vous plaît tout le monde, restez correct. » Unohana émet un petit rire faux à la fin, qui effraie plus d'un capitaine.

Tout le monde devient silencieux, effrayé à l'idée de sortir de la ligne du capitaine de la 4ème division. 'Elle l'a dit deux fois. Ce doit être important, sinon elle ne l'aurait pas dit deux fois', pensent-ils tous nerveusement en retournant tranquillement à leur position initiale.

« Maintenant, n'est-ce pas plus agréable quand tout le monde coopère? Genryusai-Taicho… » Elle se tourne vers le capitaine de 1ère division. « Vous alliez dire quelque chose? »

Yamamoto hoche la tête en signe de remerciement au fiable capitaine de la 4ème division. Il parcoure les rangs de ses hommes, mais stoppe devant un espace vide à l'extrémité de la ligne. « ...Où est Zaraki-Taicho? » demande le vieil homme, sa voix brisée de colère.

A sa place, gît un morceau de papier volé à l'une des persiennes, qui dit :

« Parler me donne des maux de ventre. Prend un congé maladie. Parti aux sources d'eau chaude dans le monde réel. Retour avec Ichigo bientôt. Capitaine 11ème Division, Zaraki Kenpachi.»

Tout le monde regarde le morceau de papier sans comprendre, ne sachant pas quoi faire. Yamamoto soupire et frotte son crâne chauve, une habitude qu'il a pris quand il est fatigué de faire trop de paperasse. Faire du baby-sitting ne fait pas parti de son job. « La séance est levée. Allez! Sortez! » Il frappe son bâton au sol, ce qui fait sursauter Hitsugaya sur place. Il déteste quand le vieil homme fait cela.

« Juu-chan, tu es si mignon, » Le capitaine de la 8ème division roucoule et se moque de son ami, son chapeau de paille virevoltant dans l'air.

« Shunsui! » Ukitake rougit d'entendre le surnom de son enfance. « Ne te moque pas de moi, » dit-il en boudant.

« Capitaine Ukitake, » Byakuya attend patiemment son ancien professeur, « Vous êtes déjà en congé maladie. »


Prochain chapitre : le chat, le chat, n'oubliez pas le chat!