Salut lectrices et lecteurs (bah oui, j'en ai au moins un. Yo Kiss-Suki!)
En ce jour très grave (élection oblige) et après un chapitre 12 qui vous a visiblement figé d'effroi, je me suis dit que vous méritiez bien une petite compensation. Et comme le chapitre 13 se trouve être aux antipodes du précédent et beaucoup plus court (oui la traductrice y trouve aussi son compte), alors je m'y suis collée et le voilà tout beau, tout chaud! Euh... 'chaud' s'entend au sens premier du terme.
Note de l'auteur : ATTENTION, ce chapitre contient des scènes explicites de yaoi entre Komamura et Hitsugaya. Ouais, vous avez bien lu, Komamura.
Chapitre 13
Hitsugaya se penche et lèche une traînée de jus de pastèque sur son bras, faisant claquer ses lèvres et fredonnant avec délice.
« Hitsugaya-kun, je jure si vous continuez à faire ça, vous devrez m'acheter un tampon pour le nez. » Komamura ferme les yeux et grogne. Ne pas sauter sur le garçon. Ne pas sauter sur le garçon.
« Mou! Appelez-moi To-shi-ro! », dit le garçon aux cheveux blancs en pointant son doigt sur sa poitrine et en le faisant rire. « C'est quoi un tampon pour le nez? »
« C'est quelque chose qu'on utilise pour bloquer les saignements de nez » explique Komamura qui réalise tout à coup que la conversation est en train de devenir sexuelle.
« Pourquoi est-ce que vous saigneriez du nez? » Hitsugaya penche la tête sur le côté. Ses petites lèvres roses ouvertes montrent un bout de sa langue.
« Parce que vous continuez à faire ça! » L'homme tend un doigt accusateur vers Hitsugaya, qui choisit ce moment précis pour se lécher les lèvres.
« Ehh? Donc le saignement de nez signifie que vous êtes sous tension? », demande le petit diable, les yeux étincelants de joie. « Étiez-vous en train de m'imaginer lécher votre menton quand je léchais mon bras? », dit Hitsugaya de manière taquine et avec un petit sourire sur les lèvres. Komamura déglutit en se remémorant la façon dont cette petite langue rose faisait des vas et viens le long de son bras. « Donc, quand je fais cela, » Hitsugaya suce le jus sur son pouce, « vous m'imaginez en train de sucer la tête de 'Monsieur champignon'. C'est bien cela? » Le loup-homme est choqué et bouche bée devant le garçon. Hitsugaya sourit. Il aime le pouvoir qu'il détient sur cet homme puissant. Décider à pousser son avantage un peu plus loin, il attrape un morceau du melon et l'écrase dans sa main, puis étale la pâte sur ses joues. « Si c'est ça, alors quand vous voyez le jus partout sur mon visage, vous imaginez… »
« Comment peut-on parler de manière aussi lubrique avec une voix aussi innocente? », l'interrompt Komamura qui se met à gémir quand le garçon se contente de le regarder avec ses grands yeux verts.
« Eh, vous faites votre visage pervers » Hitsugaya rit, heureux d'avoir provoqué cet effet sur Sajin Komamura.
« Comment puis-je ne pas être excité, petit sexy… » Komamura arrête de grogner. Il regrette d'un coup le choix des mots. « Euh, oubliez ça. Je ne devrais pas dire ces mots à quelqu'un d'aussi jeune que vous. » Il se retourne et se gratte l'oreille, se sentant à la fois coupable et allumé. « Désolé », s'excuse-t-il maladroitement. Hitsugaya rassemble ses genoux et les entoure de ses bras, puis il y appuie sa tête. Il le nargue en tirant son col vers le bas, offrant son long cou blanc aux yeux ravis de l'homme.
« Ça va. J'aime bien », dit-il lentement, en prononçant chaque syllabe de sa voix la plus sexy. Le visage de Komamura se fige et il s'efforce d'étouffer un gémissement. Le garçon aime. Le garçon aime. Bon sang, le garçon aime. Comment diable est-il censé se contrôler dans cette situation? Le garçon en redemande, étalant son corps comme une chatte en chaleur, pratiquement suppliant d'être pris sauvagement. Et cette odeur, oh mon dieu, ce parfum sucré de jeunesse! Komamura a le regard fixé au point de croisement des jambes du garçon, imaginant quelle peut être l'odeur du garçon à cet endroit-là
Hitsugaya fait la moue. Il ne veut pas être dévisagé, il veut être poussé contre un mur et violé par l'homme. Décidant de prendre les choses en main, Hitsugaya pose sa main sur le bras du grand homme et se redresse. « Dites, Sajin-san, » demande-t-il en se penchant plus près de son visage. « Pouvez-vous, s'il vous plaît me montrer…» le garçon s'agite et tire vers le bas l'épaule de l'autre « …comment embrasser? », lui murmure-t-il à l'oreille.
Ah ouais, un tampon de nez, ce serait bien.
« Voilà! C'est ce que je voulais dire! », grogne Sajin. Il repousse les joues Hitsugaya, ignorant complètement le regard disant 'viens plus près'. « Vous jouez», dit-il puis il se détourne pour ajuster le renflement au niveau de son entrejambe.
« Mais, mais, je suis sérieux cette fois! » Le garçon dit ça de manière catégorique, appuyant sur le bras de l'homme. « Pas de jeu », promet-il. Il grimpe sur l'homme et s'assoit sur ses genoux, puis il essaie d'enrouler sa main autour du cou épais de Komamura « à moins… que vous ne vouliez pas m'embrasser? », demande-t-il, et ce faisant, il regarde l'homme de dessous ses longs cils. « Ne m'aimez-vous pas Sajin-san? » Il se met à bouder et à frotter ses pieds contre la dureté entre les jambes de Komamura.
Putain. Qu'il s'agisse ou non d'un piège pour l'envoyer en prison, le capitaine a bien l'intention de dévorer le garçon.
Komamura pose une main sur la taille mince. De l'autre, il saisit le cul impertinent du garçon et l'élève pour mettre ses lèvres et ses yeux au niveau des siens. Instinctivement, Hitsugaya ferme les yeux. De nervosité, il prend une profonde respiration, en attendant le baiser à venir. Au début, il a seulement l'impression qu'on est en train de le picorer. C'est doux et sucré. Puis une paire de lèvres humides commence à pousser contre les siennes avec passion, faisant sortir l'air de ses poumons. Une langue s'élance alors pour en tracer le contour, tentant d'amadouer le garçon pour qu'il ouvre sa sale petite bouche. La main sur sa taille se met à se déplacer devant, trouve les deux tétons sensibles roses et les frotte doucement. Hitsugaya gémit dans le baiser, et surpris, ouvre la bouche. Komamura profite de l'occasion pour glisser sa langue à l'intérieur. Il frissonne quand il rencontre une bouche douce et souple, n'attendant que d'être ravie. Les deux langues se touchent, se taquinent, se cajolent, se dominent, dans une tentative audacieuse et désespérée de faire ressortir leur passion. Le baiser laisse le jeune homme les yeux écarquillés, tout retourné et gémissant jusqu'à ce que tout l'air dans ses poumons ait presque disparu.
« Comment était-ce? » Saijin sourit devant l'air hébété sur le visage du jeune capitaine, se léchant les lèvres au goût persistant de la pastèque.
Hitsugaya laisse échapper un souffle tremblant et se rapproche pour frotter son aine contre le bras de Komamura. « Encore », murmure-t-il, se léchant les lèvres en guise de séduction, attirant l'homme par ses oreilles.
Komamura ronronne et attrape la taille mince de Toshiro, caressant sa peau impeccable à travers le yukata. Hitsugaya gémit dans son oreille. C'est si agréable de sentir la soie contre sa peau. Il attrape le museau de l'homme et l'embrasse, prenant le contrôle quand leurs langues se battent pour la dominance. Surpris par la soudaine démonstration de puissance, Komamura retourne le garçon, si bien que celui-ci se retrouve coincé entre son corps et le sol, ramenant tout droit le chiot à sa place.
Komamura glisse sa main dans l'ouverture du yukata, ses ongles labourant les muscles serrés de l'abdomen. Il découvre et tord un mamelon hardi, faisant gémir et miauler le garçon comme un chat. « Ça a l'air de te plaire, petit », murmure-t-il contre ses lèvres. Il se déplace pour lécher le lobe de l'oreille d'Hitsugaya et trace une ligne de baisers papillon jusque dans le cou de l'enfant.
« Non! Pas là », couine Hitsugaya, les yeux grands ouverts par la sensation sur son cou. Komamura sourit. « Jackpot ». Il sort sa langue pour goûter la peau salée, savourer le doux parfum de l'herbe sur la peau du garçon. Hitsugaya tremble, s'accrochant désespérément à la fourrure soyeuse tandis que la langue commence à ravir et explorer son cou sensible. « Non, Sajin-saaan », supplie-t-il se sentant dangereusement prêt à venir sans la moindre caresse sur son sexe. Hitsugaya éloigne ses hanches de l'homme musclé, s'efforçant de ne pas jouir avant que l'autre n'ait touché sa verge. Quand il se retrouve fermement épinglé au sol, il réalise soudainement à quel point il est impuissant, à quel point son corps est petit et faible comparé à celui ô combien musclé de Komamura. L'homme pourrait peser de tout son poids sur lui et en une seconde, l'écraser. Pour autant que soit morbide cette pensée, la perte de contrôle fait tressaillir sa verge.
« Délicieux », gémit Komamura, attirant la mâchoire du garçon et léchant les traces collantes du melon. « Tellement délicieux.»
Hitsugaya s'accroche désespérément à la bête, reconnaissant que l'homme cesse ses douces tortures avant qu'il n'éjacule dans son fundoshi. Il enfouit son visage dans la fourrure épaisse de Komamura et respire l'odeur qui étourdit sa tête et lui donne envie. L'homme sent la terre, une odeur musquée et masculine. Son yukata parfaitement repassé est désormais en désordre, les deux pans ouverts et desserrés. Komamura glisse sa main sur la cuisse laiteuse de l'enfant, puis relève le yukata comme il soulèverait la jupe d'une fille. Il pose sa main sur le côté, en faisant des cercles à l'intérieur de la cuisse du garçon. Remontant petit à petit au gré des secondes, le large pouce découvre enfin la verge du garçon, tendue contre son fundoshi. Comment a-t-il réussi à contenir sa virilité palpitante, ça le dépasse.
Hitsugaya regimbe et le repousse, et va s'adosser à un tronc d'arbre. Il pose ses deux mains devant son entrejambe durcie. « Sajin-san, » gémit-il à bout de souffle. « Si tu me touches ici, alors je vais jouir », miaule-t-il.
Komamura sourit et se penche en avant, léchant le point sensible derrière son oreille et lui chuchote. « Eh bien, jouis », ordonne-t-il d'une voix profonde qui gronde de luxure. Quelque chose vient de se briser à l'intérieur d'Hitsugaya, et le garçon ouvre docilement son yukata et écarte les jambes. « S'il te plaît », supplie-t-il sans aucune pudeur.
Komamura pousse un grognement et frotte son corps contre le garçon avec l'intention d'imprégner son odeur sur lui. Il a la main sur l'entrejambe de l'enfant, et est en train de pétrir et caresser la verge dans son fundoshi. Hitsugaya est allongé là et s'accroche à cette vie précieuse, prenant part au puissant mouvement, gémissant le nom de l'homme, rougissant sous la pression exercée sur son entrejambe qui se révèle être divinement tortueuse. Il ferme les yeux et imagine comment ça sera quand ils seront finalement nus ensemble, leurs mains errant sur le corps de l'autre, imperturbable et sans honte.
« S-Saijin-saannn. » Hisugaya a le souffle coupé. « MHN ... MHN...! Mon ochin-chin (1) !Comme ça! Comme ça!"
Un grand cri déchire la gorge du maître de la glace. Il retient son souffle au moment où il libère sa semence dans son fundoshi. Semence qui suinte du vêtement et teinte le yukata blanc pur. Komamura gémit et arrête son mouvement. Il trempe ses doigts sur le fundoshi humide, et les porte à sa bouche. « Nan, c'est sale... », proteste Hitsugaya pendant que l'homme aspire le sperme de ses doigts, sa queue retombée sursautant devant cette vision. Komamura lui envoie un sourire carnassier et se penche. Sa bouche happe le 'paquet' couvert de l'enfant, et lèche la verge passée à travers le fundoshi blanc.
« AHNN! » Le garçon résiste, sa petite main en train de pousser la tête positionnée sur son entrejambe. Komamura se rassit sur ses talons et savoure l'image délicieuse de débauché de Toshiro Hitsugaya. Ses cheveux blancs ébouriffés, ses joues teintées de rouge, et sa salive coulant sur son menton. Pour peu que cela soit possible, le garçon a l'air encore plus séduisant.
Hitsugaya cligne des yeux et voit le gros renflement sous le hakama de l'homme. « Jin-chan, tu n'as pas joui. » la déception d'Hitsugaya s'affiche sur son visage. Komamura se sent ragaillardi par le nouveau surnom. Il aime la façon dont son nom peut paraitre aussi simple et ludique. Il passe sa main dans les cheveux d'Hitsugaya, les ébouriffant. « Je n'ai pas besoin de jouir. » Il se blottit contre le garçon, léchant une goutte de sueur qui coule le long de son cou. Le garçon se tortille et le repousse sachant bien que l'homme veut le distraire. « Laisse-moi faire du bien à ton ochin-chin, Jin-chan ... »
Menaçant, il se met à grogner : « Shiro… » puis dit doucement : « Nous allons garder ça pour une autre fois », et il embrasse avec amour les lèvres rouges et gonflées du garçon.
Hitsugaya gonfle ses joues et se met à bouder. « Quand? » Il gémit en caressant la bosse de l'homme. « Maintenant? », demande-t-il en jetant un coup d'œil sous ses épais cils. Komamura ne peut résister à l'image vulnérable et il l'épingle au sol.
« Bientôt », grogne-t-il. Sa voix est remplie de promesses à venir.
Le lendemain, au Bureau de la 10ème division :
« Eh Matsumoto, remet-toi au travail», ordonne Hitsugaya à sa lieutenante d'une voix dure, l'envoyant glousser loin de lui.
Komamura, qui s'est arrêté pour une visite, plisse les yeux, ses oreilles se dressant face au changement de voix d'Hitsugaya. Celui-ci remarque la queue qui remue. « Que se passe-t-il? », demande-t-il, ressentant comme un stress à l'intérieur de son estomac.
« Rien », répond Komamura en souriant méchamment. « Heu, Shiro-kun, » L'homme a saisi la main du garçon. « Dis 'Jin-chan' pour moi. »
« Hein? Jin-chan. Comme ça? », dit Hitsugaya avec sa voix normale, inconscient de la tension sexuelle qui règne dans la pièce.
Komamura fronce les sourcils. Attirant Hitsugaya près de lui, il frotte son pouce sur les tétons à travers les vêtements. « Encore une fois », exige-t-il, le poussant à plat contre son corps.
« J-Jin-chan », dit le garçon avec le souffle saccadé, empli de luxure.
« Encore une fois », grogne-t-il en léchant le point sensible dans le cou d'Hitsugaya que lui seul connait.
« Jin-chan...», gémit Hitsugaya. Sa voix tremble d'envie.
« Encore une fois. » Il piège le garçon entre lui et le canapé, sa large main en train de pétrir le sexe dur entre les jambes du garçon.
« Jin-chan! », miaule Hitsugaya, bougeant ses hanches, désespéré de se libérer.
« Intéressant ... Ta voix devient plus aigüe lorsque tu bandes », conclut Komamura. Il s'assit et hoche la tête, sort un petit livre noir et y inscrit quelque chose.
« Eh! Que fais-tu? », gueule Hitsugaya d'une voix dure, stupéfiant le capitaine. Le loup alpha dans le corps de Komamura grogne et regarde le garçon, le faisant reculer sur le canapé et écarter les jambes. « Mon Ochin-chin est toujours dur », dit faiblement le garçon en pointant le renflement proéminent sous son hakama.
La conclusion de tout ça, c'est qu'à chaque fois que Komamura-taicho rend visite à la dixième division, Matsumoto se met à distribuer des tampons pour le nez à ses subordonnés.
Note de l'auteur : (1) Ochin-chin : pénis. Habituellement, seuls les petits garçons utilisent ce terme.
