Chapitre (un peu) long à paraître, je devais faire une transition avec le moment crucial de ma fic que j'ai en tête, donc j'ai eu du mal à trouver des idées u_u. Les chapitres 6 et 7 ne seront donc pas forts en action, je fais plus jouer les relations pour compenser. (et un peu d'humour, espérons) Allez, pour me faire pardonner, je dévoile le couple (c'est bien un poco de romance x), oh, vous n'auriez pas deviner que c'était un C.C/Lelouch, quel suspense... ^^'
Ps : écrite en écoutant 너의 마음을 내게 준다면 :)
Chapitre 6 :
-Ah. Alors on est du même côté, dit Lelouch en haussant les épaules.
Kallen hurla de rage et se jeta sur Lelouch. Il tomba au sol, sur la plateforme qui menait à la cabine du pilote, Kallen l'empêchant de faire le moindre geste, au-dessus de lui.
-Tu te fiches de moi ? C'est toi le criminel ! Tu as sûrement été sollicité par Charles ! Hein ! Avoue !
Lelouch empoigna le col de la jeune fille soudainement et pivota, inversant les rôles. A présent, c'était lui qui la dominait.
-Qui sait ? fit-il malicieusement. Peut-être bien.
Kallen balança son poing vers lui, mais Lelouch l'arrêta net. C.C dut intervenir et séparer les deux.
-Je pense qu'on va réquisitionner ton knightmare, déclara-t-elle.
-Mais…c'est injuste !
-J'ai toujours été juste, dit-elle, un sourire au coin. Allez descends !
-Compte pas sur moi !
-Lelouch. A toi l'honneur.
Celui-ci la regarda étrangement, et sous le regard glacial de son bourreau, il capitula.
-Ok ok. Pas besoin de me décocher ce regard meurtrier. Désolé miss, ce sont les ordres du patron.
Une seconde plus tard, Kallen mordait la poussière sur le sol dur, les fesses endolories par la chute.
-Si vous croyez que je vais abandonner aussi facilement ! protesta-t-elle.
C.C entra dans le cokpit pendant que Lelouch réactivait le circuit de l'arme. En se retournant, il fronça les sourcils. Il n'y avait qu'une place dans la cabine…
-Tu sais ce que ça signifie…elle haussa les épaules.
-Et pourquoi ce serait toi…
-Tu sais manipuler un knightmare ?
Un silence gênant fit place.
-…Ok, je resterai sur la plateforme.
C.C lui attrapa les poignets et les ligota dans son dos.
Une minute plus tard, la machine se mit en marche. Mais alors qu'il tentait de trouver une position quelque peu confortable, il entendit un petit gémissement et se retourna. C'était Kallen qui venait de réussir à se hisser sur la plateforme tant bien que mal. Elle fut surprise de le voir les poings liés. Devant son air interrogateur, il crut bon d'ajouter :
-Je suis son prisonnier techniquement…
-Plus pour longtemps. Je vais récupérer l'engin.
Lelouch se leva et s'interposa :
-Je ne peux pas te laisser faire ça.
-Quoi ? Tu refuses que je te délivre ?
-Ecoute, il avala sa salive, j'ai fait une promesse. J'ai besoin d'elle pour la tenir.
Kallen le dévisagea, mais voyant qu'il était sérieux, elle soupira et se laissa finalement tomber à ses côtés.
-A ta guise. Je récupérerai l'arme quand on sera arrivés dans ma ville. Un peu de repos n'est pas de trop.
Kallen n'osa pas dormir. Tout d'abord, il y avait Lelouch. C'était une raison suffisante pour se méfier. Mais surtout, elle avait peur de tomber du knightmare si elle ne s'y accrochait plus. La machine allait vite en filant entre les arbres. Il commençait à faire nuit. Elle réprima un bâillement.
Deux heures plus tard, Kallen sentait que ses paupières ne lui obéissaient plus. Elles se refermaient inexorablement, et elle dut se frotter les joues pour rester éveillée.
-Hé le meurtrier…
-C'est Lelouch…
-Oui si tu veux. Quand est-ce qu'elle fait une pause la tyrannique, qu'on dorme enfin ?
-Elle n'en fait pas.
Kallen se réveilla définitivement, comme si elle venait de passer une douche froide. Elle protesta :
-Quoi ?
-Elle n'en n'a pas besoin tout simplement.
Lelouch compatit en la voyant à bout de forces, sombrant à moitié dans les bras de Morphée. Il dit sans pensées détournées :
-Tu peux t'accrocher à moi pour dormir un peu si tu le souhaites.
Il n'eut pour toute réponse qu'une gifle appliquée adroitement sur sa joue, suivi d'un silence mortel. Kallen était devenue pourpre, Surement n'avait-il pas conscience des sous-entendus, elle se répéta qu'il n'était qu'un robot, et cela la rassura en quelque sorte.
- C.C, arrête-toi!
Kallen se retourna vers celui qui venait de prononcer ces paroles. Un fou! Ce devait être un fou, elle sera découverte! Maudit Lelouch, grinça t-elle, mais elle ne pouvait rien faire. Sauter aurait été suicidaire. La machine ralentit peu à peu, pour finalement s'immobiliser. C.C sortit de la cabine et se figea; Kallen se mit en défense.
-C.C! J'ai...euh, besoin de dormir, on fait une pause.
-Toi? T'es un robot, je te signale, cracha-t-elle, sans quitter l'intruse des yeux.
-Et alors? L'un n'empêche pas l'autre?
Elle rit nerveusement, elle devait se débarrasser au plus vite de ce prisonnier, ou elle finirait à l'asile de fou avec lui!
-Ok, je ne vais pas discuter, ni chercher à comprendre ce qu'elle fait ici, mais contrairement à ce que vous pensez, je n'ai pas un cœur de pierre, on la déposera à la ville prochaine.
-Tss, c'est surtout que le carburant sera bientôt à sec, il en reste à peine pour atteindre...
-Euh, je ne crois pas que tu devrais l'énerver plus Kallen, lui souffla-t-il.
C.C fit mine de ne pas entendre, ils descendirent tout trois du knightmare et s'installèrent à l'abri des arbres.
-Allez-y, dormez, je vous surveille.
Elle alla s'asseoir un peu à l'écart, de manière à les voir, en solitaire. Kallen se mit dans un coin et s'assoupit aussitôt sans remercier Lelouch. Il faisait sombre, C.C sentit un mouvement derrière elle, c'était Lelouch. Il s'assit lourdement à distance raisonnable d'elle, mais assez près pour la distinguer à travers les ténèbres. Ils ne se dirent pas un mot. Le silence flottait encore quand la lune brilla de tout son éclat. Finalement, il prit la parole :
-Dis C.C, as-tu un but à atteindre dans ta vie ?
-…Non.
Elle se tourna pour lui faire face.
-Et si…tu en avais un, et qu'il fallait à tout prix qu'il se réalise avant…que tu meurs, est-ce que…
Elle lui fit signe de se taire, anticipant la question :
-Oui, si c'est ce que tu veux savoir. Je ferai tout pour tenir la promesse, au péril de ma vie.
Il ne savait pas trop si elle avait compris ses sous-entendus, mais une chose était sûre, c'était comme si on venait de lui retirer un lourd fardeau des épaules. À présent, il savait qu'il accomplirait à bien sa promesse, et il savait comment. Ce n'était plus qu'une question de temps. Sourire, continuer à sourire jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus rien pour elle. Même si cela fait souffrir, C'est ton destin, Lelouch.
Le lendemain, ce qui devait arriver arriva, le knightmare, à court d'énergie, rendit l'âme. Ils durent l'abandonner et poursuivirent le reste du chemin qui les séparait de la ville à pied.
-C'est de ta faute, tu as mal dosé et géré l'énergie !
-Quoi ? Ce n'est pas de ma faute si ton engin n'est qu'un tas de ferraille !
-Dites les filles…
-Ecoute, on est occupées là !
Elles se disputèrent encore un peu, Lelouch les laissant à leur querelle de filles, plus attentif à l'environnement dans lequel ils évoluaient. .Finalement, C.C s'adressa violemment à lui comme pour clore la conversation tendue :
-Et toi, qu'est-ce que tu en penses ?
-Euh…
-Oui, qui a raison ? ajouta Kallen.
Il soupira.
-Ce que je pense…c'est qu'il y a de la fumée qui s'élève droit devant nous depuis un bon moment.
Kallen devint blanche :
-Ma…ma ville !
Elle se mit à courir en direction du danger.
-Tu n'aurais pas pu le dire avant ? lui décocha C.C, avant de se lancer à sa poursuite.
-Et voilà que c'est de ma faute…
Allons bon, voilà qu'on laisse le prisonnier seul et sans surveillance ?
Et il entama sa course effrénée pour les rejoindre.
