Coucou tout le monde !

Nouveau chapitre, court certes, mais écrit en une semaine et surtout riche en émotions… Ce chapitre correspond à la première partie d'un plus gros chapitre, d'où les pointillés du titre … Inspiré de celui du deuxième volume des aventures de Alice, l'héroïne de Lewis Carroll. Une petite recherche et vous tomberez alors sur la suite du titre ^^… Je sais j'en demande beaucoup à mes lecteurs…

Je viens de visualiser John avec une petite robe bleue marine et un nœud dans les cheveux. Pas sûr que cela le ferait rire…

Bon, sur ce, bonne lecture !

Through the Looking-Glass...

« The hardest part
Was letting go, not taking part
You really broke my heart

(...)
Everything I know is wrong
Everything I do, it's just comes undone
And everything is torn apart »

Coldplay, The Hardest Part.

Dolohov se trouvait allongé à côté de lui, tout aussi secoué. D'un pas chancelant, le Mangemort se redressa, tandis que le détective levait sa baguette, prêt à immobiliser son adversaire d'un sortilège foudroyant. Un bruit lointain d' applaudissements en provenance de l'appartement de Mrs Hudson indiquait que celle-ci venait d'allumer sa télévision pour regarder son talk-show favori. La logeuse étant plutôt dure la feuille, le volume du poste était à son maximum et elle n'avait par conséquent rien entendu de l'arrivée plutôt bruyante des deux sorciers. Ce qui n'était pas apparemment le cas de John qui dévalait les escaliers d'un air inquiet.

« Sherlock ? C'est toi ? Lestrade n'arrête pas d'appeler et je … »

Le médecin s'arrêta brusquement, son pied en suspension au dessus de l'avant-dernière marche.

« Sherlock vous dites ? » ricana Dolohov ,saisissant le visage du détective, sa baguette pointée sur le cou du jeune homme. Au bout d'un moment, le Mangemort relâcha le détective.

« C'est bien ce que je pensais. Potion de métamorphose, hein ? Plutôt malin , mais à ce que je vois, pas assez puissant pour résister à mon sortilège d'annulation. »

Derrière la métamorphose opérée par le philtre, les traits de jeune homme revenaient en effet peu à peu.

« C'est marrant, on pensait tous ce que tu étais mort ou quelque chose dans ce genre… Mais apparemment tu t'es plutôt contenté de te cacher dans les jupes de ta maman, en priant pour que le monde des sorciers oublie ton fiasco »

Le Mangemort ponctua sa phrase d'un charmant cracha.

« Le grand, le puissant Sherlock Holmes incapable de protéger son propre père, un des membres fondateurs de L'Ordre …Je ne sais pas si tu es au courant, mais Bellatrix meurt d'envie de continuer le boulot avec un de ses fistons… »

Sherlock était devenu blanc comme un linge. Dolohov ricana de nouveau ravi d'avoir troublé le détective

« Bon, c'est pas tout, mais il faut que je récupère cette prophétie que tu nous as si désagréablement subtilisée … Apparemment, te jeter un sort ne serait pas une très bonne idée. Mais ce charmant garçon… »

Le Mangemort se rapprocha alors de John, toujours paralysé au pied des marches,

« …me semble être une parfaite monnaie d'échange. »

« Laissez cet homme en dehors de ça et réglons cette affaire une bonne fois pour toutes Dolohov ! » fit Sherlock d'une voix qu'il voulait ferme.

« Ah, j'ai encore touché un point sensible ? » dit le barbu avec un grand sourire, se rapprochant de plus en plus du médecin qui se mit à bégayer :

« Sher…Que … ? »

« John. Monte immédiatement. Je te rejoindrais quand j'en aurais fini avec lui .» fit le détective sur un ton autoritaire.

« Oh non, je ne crois pas… » lança Dolohov pointant sa baguette sur la nuque du médecin .

« JOHN N'A RIEN À VOIR AVEC TOUT CE FOUTRAQUE DE SORCIER ! C'EST UN MOLDU, CRÉTIN DE MANGEMORT !» hurla Sherlock à présent hors de lui.

C'est le moment que choisit Mrs Hudson pour apparaître sur le pas de sa porte d'entrée, l'air affolée

« Sherlock, voyons, que signifie tout ceci ? So… »

« RENTREZ CHEZ VOUS MRS HUDSON C'EST UN ORDRE ! »

Après avoir émis un petit couinement, la logeuse retourna dare-dare dans son appartement, tandis que le détective, frémissant de rage, se tournait de nouveau vers le Mangemort :

« Et vous, laissez-le partir ou je vous jure de vous renvoyer à vos amis cagoulés en pièces détachées …»

Avec un sourire mauvais, le barbu leva sa se passa alors très vite, des jets de lumières fusèrent de part et d'autre du couloir, puis le mur devant lequel se tenait John peu de temps auparavant ès avoir attendu quelques secondes, Sherlock se précipita vers le médecin, sans un regard vers le Mangemort à présent étendu inanimé sur le sol.

« John ! John est-ce que tout va bien ? »

Le médecin tentait de se relever, prenant appui sur la rambarde de l'escalier épargné par l'explosion. Ses vêtements étaient couverts de poussière et il avait une large estafilade sur la joue gauche. Au contact de la main du détective sur son épaule, il tressaillit et recula d'un pas chancelant.

« Ne … ne me touche pas … »

« John… » fit Sherlock s'avança doucement vers le médecin qui reculait de plus en plus vers la porte d'entrée.

« Laisse-moi Sherlock. Je … je … ne t'avise surtout pas de me suivre »

La porte claqua. Tandis que John s'éloignait à grand pas de l'appartement, Sherlock continuait de fixer le bois verni de la porte, ses longs doigts fins étroitement serrés autour de sa baguette magique.

C'était un affreux cauchemar. Un affreux cauchemar dont il allait sûrement se réveiller d'une minute à l'autre. D'un geste furtif, John s'essuya les yeux, tandis qu'il descendait à toute vitesse les marches d'un escalier du Regent's Park. Ce ne fut que lorsque le médecin eut l'impression d'avoir mis suffisamment d'espace entre lui et l'appartement de Baker Street, qu'il commença à ralentir son allure. L'atmosphère était lourde, le ciel rempli de gros nuages sombres, prêt à éclater en un de ces orages d'été qui nettoyaient instantanément les rues de la capitale britannique.

Il venait de voir un mur exploser sans raison apparente, un homme vigoureux s'écrouler sur le sol, comme foudroyé, des bâtons de bois lancer des jets de lumières. Un inconnu se métamorphoser en son meilleur ami.

« N'a rien à voir avec ce foutraque de sorcier ! »

« C'est un moldu, crétin de Mangemort ! »

Sherlock saurait lui donner une explication rationnelle. C'était le plus grand détective consultant au monde après tout.

L'orage se mit à gronder dans un roulement de tambour, faiblement d'abord, puis fortement. Des grosses gouttes de pluie s'écrasèrent mollement sur le chemin devant le banc du médecin, formant des tâches sombres sur le sol goudronné. Quelques secondes après, la petite pluie se transforma en averse.

« Dis-moi Sherlock il y aurait-il quelque chose qui te tracasse ? »

« Non tout va bien John, tout va bien . . . »

« John, la première fois que nous nous sommes rencontrés, je t'ai dis qu'il fallait tout savoir de la personne avec qui on allait vivre. Eh bien, pour une fois, contente-toi d'enregistrer ceci : je travaille sur une affaire et celle-ci ne te concerne en rien »

« Le puissant Sherlock Holmes incapable de protéger son propre père… »

Ce n'était pas comme s' il avait le choix.

J'espère de tout cœur que ce chapitre vous aura plu… Des semaines que j'imaginais la confrontation de John avec le monde des sorciers… C'est donc avec beaucoup d'appréhension et de joie que j'attends vos réactions sur ce chapitre crucial...

A bientôt