Chapitre 2 : Reason to live
« Oui maman, je sais merci ! » Soupirai-je, en levant les yeux au ciel.
« J'ai hâte de te revoir ma petite chérie ! Tu dois avoir encore changé non ? »
« Maman, la dernière fois qu'on s'est vu c'était il y a six mois, y a pas si longtemps que ça et non je n'ai pas changé, j'ai bientôt vingt cinq ans, je te rappelle. »
« Oui, oui, oui ! Mais pour moi, tu es toujours mon petit bébé. »
« Petit bébé qui grandit hein ? »
« Bella… » Fit-elle d'une petite voix.
« Ça va aller, je vais te laisser, j'ai du ménage à faire. »
« Bella, Charlie m'a dit que tu astiquais tout le temps la maison, donc non tu n'as rien a faire »
« Mes valises maman ! J'te rappelle que je ne pars pas en voyage mais je déménage, j'en ai beaucoup à faire. »
« Pourquoi vouloir éviter cette discussion ? »
« Est-ce inévitable maman ? »
« Oui ma chérie, pour que ton père t'envoie chez moi, oui…Il s'inquiète pour toi, comme je m'inquiète pour toi. Je vais te laisser, je sais que tu ne parleras pas au téléphone, je te voie demain a l'aéroport. Gros bisous ma chérie, je t'aime fort »
« Je t'aime aussi maman »
Elle raccrocha, je murmurai un petit à demain. Je lâchai un soupire, mes yeux ce portèrent sur le petit tas de papier en morceau, par terre.
« Mes larmes luisaient sur mes joues, j'avais l'impression qu'elles me tranchaient la joue, j'avais reçu un coup de poignard dans le cœur. Ma main serrait fort ce minable bout de papier recyclé, mes larmes faisaient dégouliner l'encre. La porte d'entrée calqua, j'entendis Charlie, me dire qu'il était rentré, mais je n'entendis presque rien, mon ouïe était comme morte, sèche, aucun son ne pouvait filtrer, sauf mon cœur qui battait fort dans ma cage thoracique. J'entendis la porte de sa chambre s'ouvrir, il héla un petit Bella, je me retournai vers lui et battis des paupières pour le voir.
« Pourquoi ? » Murmurai-je
« Ma chérie, je…je… »
« Quoi ? Quoi ? Tu regrettes d'avoir gardé ça ? »
« Bella, ce n'est qu'un minable bout de papier ! »
« NON CE N'EST PAS QU'UN MINABLE BOUT DE PAPIER, C'EST MA VIE ! C'EST MA PUTAIN DE VIE QUI A ÉTÉ RACONTEE DANS CE PUTAIN DE JOURNAL !» Hurlai-je
« Bella, je ne voulais pas te blesser, tu n'étais pas censée voir ce papier, tu ne devais jamais le voir… Je suis désolé, crois-moi. » Me supplia-t-il.
« Pourquoi moi ? J'ai fait la une du journal de Forks, c'est pour ça que tout le monde me regardait avec pitié, avec une putain de pitié qui ne me sert à rien ! Comment as-tu pu ? Comment as-tu osé autoriser ceci ? COMMENT ? »
« Je… »
« Je crois que tu as raison, je dois partir d'ici au plus vite, je ne suis pas la seule à avoir un problème, je vais appeler l'aéroport pour prendre le premier avion. C'est le mieux pour moi… »
Je passai devant lui avec le bout de journal dans la main, une poigne me retint.
« Tu sais très bien, que je n'ai pas fait ça pour te faire souffrir, ce salopard a fait sa à plein de filles, tu n'as pas été la seule, j'ai juste voulu montrer le soutien qu'enfin ce salopard s'est fait chopper. »
« Qu'importe, j'avais confiance en toi… Ça fait mal… » Ma voix ce brisa.
Il lâcha ma poigne, me laissant sortir de cette chambre et je partis dans la cuisine, mes larmes me broyaient la vue, je déchirai en mille morceau le papier tel des confettis, je voulais briser mon passé comme ça, je voulais le ruiner comme ce papier… »
C'était ma dernière soirée ici, la dernière fois que je reverrai Forks… J'allais laisser mon passé avec lui…
Mes jambes me portaient bien vite à ma voiture, je m'y engouffrai et roulai. Ma Chevrolet grogna, je ralentis un peu mais je voulais voir ce que j'avais laissé cet après midi, je voulais voir mes dernier instants là-bas, je voulais revivre encore une dernière fois, je voulais me rappeler ce qu'est le bonheur de la vie, de respirais un plein paumons, de savoir rire et de sourire sans se forcer, d'avoir une famille.
Je me garai, descendis de la voiture et claquai la portière. Je montai à vitesse grand « V » les quelques marches du porche, ma main ce posa sur la poignée. Je la tournai et entrai. Je pris soin de fermer la porte derrière moi, j'avançai doucement dans le noir, seul la lumière du soleil se couchant filtrait sur les grandes baies vitrées.
Ma main ce posa sur l'interrupteur et à ma plus grande surprise la lumière s'alluma. Le salon était recouvert de draps blancs qui étaient mi jaune. J'avançai vers le meuble principal, mes doigts s'enroulaient autour du drap blanc, je tirai dessus, il tomba par terre.
Il y avait encore la trace des cadres, des vases, des livres, du pot de stylos. Mon doigts caressait le meuble, tellement de cadre avaient été dessus. J'avais été dessus, avec eux. J'enlevai tout les draps qui recouvraient mon passé, tout étais la, sauf les objets, mais tout étais là, aucun meuble n'avais bougé, l'écran plasma était toujours là. Combien de fois j'avais assisté a un match de Baseball ? Emmett criait et injuriait comme jamais, Rosalie faisait pareil, Carlisle riait du comportement de ces deux, Alice pariait sans cesse avec Jasper, Esmé, nous observait avec amour, lui et moi, j'étais souvent sur ses genoux, il m'embrassait dans le cou, sur la joue, le menton, le front, la bouche. Emmett nous brayait souvent en nous disent qu'il y avait des chambre pour ça, il se récoltait toujours une baffe sur la tête par Rosalie.
Un sourire s'étira sur mes lèvres, c'était ma plus belle époque, l'époque où je savais vivre. Je montais les escaliers doucement, parcourais le couloir blanc, vide, poussiéreux, sa porte était entre-ouverte à cause de toute à l'heure, ma main se posa dessus et la poussa doucement. Mes paumons ce contractèrent, mon cœur eut un rater. J'avançai vers sa penderie, je l'ouvris, tout était vide, juste les cintres pendaient. Je marchai jusqu'au tas de photos déchirées, je m'accroupis et pris quelques morceaux en main, c'était nous deux au bal de fin d'année, il était tellement beau, comment un Adonis a pu être avec moi ? Pensais-je. Un morceau attira mon attention, je ramassai le bout, j'eus un hoquet de douleur. Ce jour là…Ce jour merveilleux… Le jour où il m'avait demandé d'être sienne à vie…
« Alice non ! C'est juste un dîner romantique avec Edward ! » M'exclamai-je
« Allez Bella, justement cette robe sera parfaite pour toi ! »
« Alice… » Soupirai-je.
« S'il te plaît… » Elle me fit sa moue de chien battu auquel je ne peux résister.
« Tu me le paieras ! » Aboyai-je en prenant la robe.
« Oh Bella, je t'aime aussi ma petite sœur adoré d'amour ! »
J'enfilais la robe noire à dos nu, avec un décolleté assez osé, la robe m'arrivait à mis genoux, un petit nœud pailleté doré était juste en bas du décolleté. Alice m'observait, ses yeux pétillaient, sa bouche forma un « o »
« C'est si horrible que ça ? »Rigolas-je.
« Hein ? »
« Ben tu vois, j'avais raison, elle ne me va pas bien ! Elle n'est pas pour moi ! »
« Hein ? Ah non mais pas pauvre, la robe reste sur toi, sinon je te jure Bella, que deux mois non-stop de shopping ! La robe est parfaite ont dirait qu'elle a été faite pour toi ! Une belle paire d'escarpins sera parfait ! »
« Non, Alice ! Non ! Tu veux que je me pète la cheville ? Que la soirée tourne mal a cause de ma maladresse ? »
« Mais oui, crois moi Bella, tu n'auras aucune envie de tomber. »
« ha ! ha ! ha ! »
Elle me tendit une perd d'escarpins noirs, mes yeux s'étaient écarquillés devant la longueur des talons d'au moins cinq centimètres ! Je les mis sans dire quoi que ce sois, je savais déjà d'avance que j'allais perdre contre cette petite diablesse.
« Bon, reste plus que le maquillage et la coiffure. » s'exclama Alice aux anges.
« Argh. »
Après qu'Alice m'est maquillé et coiffé, j'étais enfin prête, j'étais devant le miroir à m'observer, elle m'avait maquillé légèrement, mes cheveux étaient relevés dans un chignon avec quelques mèches qui tombaient, mes jambes étaient comme raffinés avec les escarpins, je me sentais féminine, femme.
« Tu voies Bella, c'est toi, tu es tellement belle. Admire la femme devant toi, personne ne peut se lasser de cette femme, car c'est toi. Ces beaux yeux chocolat si expressifs, des pommettes qui prennent souvent un teint rosé, tes lèvres, ta lèvre supérieure et fine, ta lèvre inférieure et épaisse, ça donne envie de les croquer. Ton visage en forme de cœur reflète la bonté et la beauté. Tu es magnifique Bella, regarde-toi un peu plus chaque jour et du te découvriras sous un autre jour. Tu n'as pas besoin d'une tonne de maquillage toi, car tu magnifique, le maquillage fait tache sur ton visage. Tu es tellement belle que par moment je pourrais en être jalouse. Regarde la beauté devant toi Bella, c'est toi… »
J'avais les larmes aux yeux du discours d'Alice, elle m'avait dit ça avec tellement de sincérité et d'amour.
« Pleure pas bêta ! Je viens à peine de finir ton maquillage ! » Rigola-t-elle.
« Alice… » Elle me serra tendrement dans ses bras et me murmura à quel point elle tient à moi.
La sonnerie de la porte d'entrée nous fit sursauter. Alice alla ouvrir, je restais devant le miroir encore quelques secondes avant d'arriver en haut des escaliers. Edward m'y attendait, il était à couper le souffle, il portait un costume avec une cravate rouge. Son regard se posa sur moi, ses yeux brillèrent, un sourire en coin se forma sur ses lèvres, Dieu sait que j'aimais ce sourire. Je descendis les marches une à une. Edward s'était rapproché, il me tendit sa main, je posai ma main sur la sienne, il apporta ma main à ses lèvres et y déposa un baiser.
« Tu es magnifique. » Me susurra-t-il à l'oreille
« Toi aussi tu n'es pas mal. »
Il eut un petit rire, il enroula son bras autour de ma taille et me déposa un baiser sur ma tempe. Alice me fit un clin d'œil avant de fermer la porte. On monta dans la voiture et nous discutâmes de tout et de rien.
Arrivés au restaurant le serveur nous fit nous asseoir sur une table un peu à l'écart et pas vraiment en même temps. Edward tira une chaise et je m'y assis, il s'assit en face de moi. La table avait des bougies d'un blanc écrémé qui dégageait une odeur de vanille. Un petit vase contenait deux roses et un freesia au milieu. La nappe était couleur crème, les serviettes étaient rouge, sa s'accordait parfaitement. Mes yeux se portèrent vers la salle, le plafond était géant, un grand lustre pendait au milieu, il éclairait de mille feux, tel des diamants, il y avait une scène avec un piano comme il les aime, noir mais surtout ravissant. Les murs étaient plutôt beiges, quelques tableaux étaient accrochés.
Le repas se passa merveilleusement bien, jusqu'à ce que quelques lumières s'éteignirent. Ma berceuse retentit dans le fond, Edward s'était mis à genoux devant moi et avait ouvert une boîte de velours, avec une ravissante bague qui trônait au milieu.
« Bella… Mon ange tombé du ciel, tu as illuminé ma vie depuis le début, je veux que le futur soit pareil, toute ma vie, je veux t'aimer et te chérir jusqu'à mon dernier souffle. Je veux que tu sois la mère de mes enfants, je veux les voir grandir auprès de toi, vieillir à tes côté. Je veux que mon dernier souffle sois ton nom, que mon cœur batte pour toi, que mes paumons respirent ton odeur de freesia. Je veux ma raison de vivre toujours à mes côtés, Isabella Marie Swan, accepterais-tu d'être mienne ? »
Mes larmes coulaient sans que je ne puisse faire quoi que ce soit, je ne gérais plus rien, mes émotions étaient au delà de ma limite autorisée. Un grand sourire se forma sur mes lèvres.
« Oui, oui je veux l'être. » Dis-je d'une voix rauque.
Je tendis ma main gauche, il passa la magnifique bague à mon annuaire. J'allais être sienne, j'allais lui appartenir quoique la vie en décide. C'était lui mon univers…
Le cousin cachait la moitié de mes cris, j'hurlai de douleur, j'hurlai de vif. J'avais tellement mal. Le coussin avait encore son odeur après toutes ces années. Son odeur qui m'avait tant manquée, que j'avais tant chérie pendant des années, cette odeur qui me fait devenir paranoïaque, qui ma rendue heureuse et qui me fait tant souffrir. Mes yeux se portaient à mon annuaire, la bague ne m'avait jamais quitté. Elle représentait tellement, ma vie, ma foi, mon âme. J'allais être sienne, j'allais lui appartenir. Mes yeux encore embrumés par les larmes regardèrent encore la bague. Je ne pourrai jamais vivre sans lui, je ne pourrai jamais comprendre la vie sans lui, ni la vivre ni la respirer, je savais ce qu'il me faillait pour vivre… lui.
Je le retrouverai, quoi qu'il arrive je devais le retrouver… Pour pouvoir enfin vivre.
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Merci à Popolove de m'avoir corrigé mon chapitre.
ROBisous.
Lou'.
