Chapitre 3 : Leaving
Le brouhaha résonnait dans cet immense, très grand hall, les gens se bousculaient, marchaient vite, ne s'excusaient même pas, une veille dame se fit bousculer violemment, et la personne ne s'excusa même pas, traça son chemin, comme si de rien n'était. Aucun respect, les personnes n'ont aucun respect pour les autres, comme voler la vie d'autrui, la prendre, la manipuler comme une marionnette, en faire ce que l'on veut, alors que cette vie ne lui appartient pas, au final, les gens brisent les autres. D'autres personnes étaient au téléphone, essayant d'appeler un taxi, d'autres pleuraient de joie, de revoir l'un de leurs proches, criaient leur joie. Ce hall immense ressentais tellement de sentiment par jour, par des milliers de gens, et moi j'étais la, les observant, ma valise a mes pieds, les gens se stressaient pour rien, pleuraient pour rien.
Enfin, c'est ce que je ressentais, car moi-même, je ne sais quoi ressentir, non-loin de moi je vis Renée et Phil, ils ne me voyaient pas, pas encore du moins. Je voulais profiter de mon dernier instant seule, je savais que je ne le serais plus, qu'ils me colleraient aux basques, en croyant que c'est pour mon bien. Mais ils ne savaient pas, ils ne savaient rien de ce qui était bon pour moi… Phil se pencha vers Renée, il lui murmurât sûrement quelque chose, les yeux de celle-ci se mirent à briller. Elle tourna la tête vers moi, et me vit. Je pris ma valise dans mes mains et avançai vers eux, les gens me bousculaient, mais n'y pris pas attention, chaque coup d'épaule, chaque toucher, me donnait l'impression d'être une pauvre merde perdue dans un monde cruel pour moi. Les yeux de Renée brillaient de plus en plus, les miens commençaient à me piquer, j'eus à peine le temps de poser ma valise à terre, qu'elle se jeta dans mes bras, elle me serra dans ses bras, comme si sa vie en dépendait, j'encerclai son dos de mes bras. « Oh Bella, ma petite fille » Avait-elle soufflé, mes larmes coulaient doucement, je fermai les yeux et la serrai plus fort contre moi, son odeur de fraise/pomme m'envahit les narines. Ma mère, l'être le plus précieux que j'avais. Elle m'avait manqué bien plus que je ne le pensais. Elle prit mon visage en coupe, essuya mes larmes a l'aide de ses pouces, puis m'embrassa sur le front.
« - Oh Bella, ma petite fille, tu m'as tant manquée. » Souffla-t-elle.
« Toi aussi maman, toi aussi. Chuchotai-je, la gorge serré. »
Phil m'avait serrée dans ses bras chaleureusement, mes jambes avaient commencé a trembler, si j'avais pu, je me serais surement écroulais à terre. Mes larmes se multiplièrent, sans que j'en comprenne la raison. Mes sanglots sortaient bruyamment de ma gorge, ma poitrine s'oppressait. Oh comme je ne voulais pas ressentir une telle douleur. J'entendis ma mère paniquer, Phil me prit dans ses bras, mais ne dit rien, et avança vers la sortie, les passants me regardaient avec pitié qui me donnait envie de leur arracher les yeux. Ma tête reposait sur l'épaule de Phil, je continuais de pleurer sans aucune gêne. Il me serra d'avantage, un souvenir douleur me revint, lui, un cri sortis de ma gorge, puis un deuxième, je commençai a crier sans m'arrêter. Renée essaya de me calmer mais je criais, enfonçai ma tête dans l'épaule de Phil, et continuai de crier a plein paumons, ma gorge était sèche, me piquait, mais la douleur était bien plus forte, mes cris était désespérés. J'entendis la portière s'ouvrir, Phil s'engouffra dans la voiture, avec moi toujours dans ses bras.
La voiture démarra bien vite, Renée devait se dépêcher, un de mes cris perçants résonna dans la voiture. Je tournai la tête hors de l'épaule de Phil, je croisai le regard de Renée dans le rétroviseur, ses yeux étaient gonflés, rouges, le regard triste, ses joues étaient trempées. Elle avait pleuré, elle pleurait encore…Pour moi, à cause de moi. Mon cœur éclata une deuxième fois, je fesais souffrir mes proches, à cause de ma putain de douleur. Mes poings s'aplatirent sur le torse de Phil, je devenais hystérique. Ma haine et souffrance, partaient dans ces coups, il essayait de tenir mes mains. Trop affaiblies par sa force monumentale, je laissai ma tête se nicher à nouveau dans le cou de Phil. Je l'entendis me chanter une berceuse, une berceuse qui me fit penser à lui, un sanglot s'étrangla dans ma gorge, mes paupières se fermèrent difficilement, mon cerveau ce déconnecta petit à petit de la réalité, jusqu'à ce que je parte dans les bras de Morphée.
« Tu crois qu'une souffrance pareille est possible ? » Chuchota Renée.
« J'en sais rien, répondit Phil en retour. »
Je me reconnectai doucement à ma sombre réalité. Des mouvements se firent autour de moi, une main me caressa doucement le front, la joue, le nez, les paupières.
« C'est ma petite fille… Elle est trop jeune, pour souffrir comme sa. Edward la complétait. Sans lui, elle ne vit plus. Elle n'essaie même pas, dit Renée, la voix rauque et remplie de larmes.
« Tous cela c'est de la faute à personne ! Si ce fils de pute, n'avait pas été dans la nature, elle n'aurait pas subi ça, elle n'aurait pas eu à le quitter, elle n'aurait pas été aussi triste, aussi morte. Ce chien, lui a pourri la vie ! Edward n'as pas pu l'attendre éternellement, j'aurais fait pareil à sa place, essayer de me construire une vie. Elle n'a pas été la seule à souffrir, on a tous souffert comme jamais, TOUS ! »
« Mais c'est ELLE, qui a subi des viols, c'est ELLE, qui a té mise sur le trottoir par lui, c'est ELLE qui as dû se droguer, c'est ELLE qui a vécu tous SA ! Nous on as juste pleurais sa disparition ! »
« Tout le monde à laissé une part lui-même dans cette histoire, mais elle a laissé son âme. Je voudrais tant la revoir sourire, comme elle souriait avant, comme elle était épanouie. Si tu savais comme j'ai eu mal de la voir pleurais et crier dans mon épaule. Une telle souffrance Renée…
« Je sais…Sa voix ce brisa. Mais que pouvons nous faire ? »
« MAIS JE N'EN SAIS RIEN ! » Hurla-t-il « Je sais juste qu'il faut qu'on la sauve, avant que dieu l'emporte avant nous, reprit-il. »
Un sanglot perçant retentit, je me sentais tellement, tellement mal. Ils souffraient par ma faute, mon unique faute. Je faisais partager ma souffrance, je voulais qu'ils souffrent comme moi, qu'ils comprennent ma détresse, qu'ils voient comme je souffre, une part de moi était égoïste. L'autre souffrait à mort, de faire une telle chose envers eux. Eux qui ont tout donné pour mon bien, pour que j'aille mieux. Pour me sauver de cet enfer, que je damnerai à vie. Dieu sait comme je ne veux pas les faire souffrir, oh combien je veux qu'ils me comprennent… Renée pleurait, ses sanglots n'avaient aucune limite, que je dormais ou pas, elle ne pouvait contenir sa tristesse plus longtemps. Phil, lui murmurais des paroles, oh combien rassurantes, de si belles paroles d'amour, d'un amour que j'avais perdu…
Je voulais la prendre dans mes bras, la rassurer, lui dire a quel point je l'aime. Mais je n'arrivais déjà pas à affronter ma souffrance moi-même, comment affronter la sienne ? Comment la porter sur mes épaules ? Ma tristesse était déjà un fardeau, je ne supporterais pas un double poids. Je me concentrai sur les battements de mon cœur, je ne voulais pas entendre résonner sa tristesse, si près de moi, la partageais, je voulais qu'elle se la garde, je voulais être égoïste, un peu plus que je ne le suis. Je ne voulais rien, juste être dans une pièce noire, où aucun bruit, ni lumière, ni signe de vie existerait. Je voulais oublier que je fais tant souffrir les personnes que j'aimais, que les battements de mon cœur étaient comptés, que les anges ou les diables de l'enfer voulaient m'emporter. Mes membres tremblaient malgré tout, mon cœur battait à la chamade. Un doux souvenir, douloureux maintenant me revint.
« Entendu Bella ? Soufflât sa voix veloutée, il bat pour toi, toi seul, tu es celle qui le fait battre, c'est pour toi qu'il bat aussi fort, quand je suis à tes côtés, mon cœur ne se retient pas de sourire, de rire de joie, d'exploser d'amour. Quand je suis loin de toi, mon cœur pleure, se déchire, car tu n'es plus là. Mon cœur n'a été constitué que pour toi, il t'appartient, toi seul peux me faire souffrir autant, me tuer, CE cœur, c'est le tient, dieu l'a créé de ses propres mains pour toi. Chaque battement de cœur veut dire « je t'aime, je t'aime, je t'aime » Car je veux que jamais tu n'oublies que CE cœur, c'est le tien à jamais, quoi qu'il puisse arriver. Je t'aimerai jusqu'à que mon cœur s'arrête de battre.
Mes larmes perlaient sur mes joues, mon cœur battait fort, comme le sien, nos doigts s'entrelacés ensemble, un sourire se dessina sur mes lèvres.
« Oh Edward… Mon ange créé par les anges de l'amour. Si tu savais en quel point mon cœur peut hurler des « je t'aime » comme le tien. Parce que oui, bordel, je t'aime comme jamais !
Edward me sortit son fameux sourire en coin, ses yeux brillèrent, nos lèvres se rapprochèrent, jusqu'à s'emmêler ensemble tendrement. A ce moment, j'avais l'impression que nos cœurs se liaient à jamais ensemble… »
Mon cœur tambourinait brusquement, si fort que j'eus peur qu'il me lâche. Malgré mes yeux fermés, une larme coulait. J'ouvris doucement les yeux, mes paupières étaient lourdes, collées par l'eau salée, la lumière m'aveugla sur le coup. Je me redressai sur mes coudes, Renée et Phil tournèrent la tête vers moi, Ils étaient tous les deux en larme. Mon cœur se serra, je ne voulais pas pleurer, pas encore, pas maintenant, pas après ce si beau souvenir. Renée me regarda de ses grand yeux bleu, si…gonflés et rouges. Dieu savait combien j'aimais ma mère, dieu savait que je ferais n'importe quoi pour elle. Je voulais la revoir sourire, voir la joie de vivre dans ses yeux, pas de la tristesse, je voulais voir ses yeux briller de joie.
Je devais la faire sourire, et rire! Je devais cacher ma tristesse devant eux… Ils méritent d'être heureux, et non d'avoir une épave sur leurs épaules.
Merci à Yoro de m'avoir corrigé le chapitre.
ROBisous :)
Lou'.
