Chapitre 4 : Joy and Despair

« Bella ! » cria Renée.

Un soupir s'échappa de mes lèvres. Je fermai le livre, le posai sur la table de chevet et descendis les escaliers.

« Oui ? » Fis-je

« Je vais au boulot, je serai absente tout l'après midi. Phil est au terrain de baseball, tu peux aller le voir si tu as un souci, ou m'appeler ou lui. J'ai laissé le numéro de la police, du FBI, la CIA et aussi les pompiers au cas où. N'hésite pas à appeler ! » (N/babache: et bah dis donc...tout ca...je même sur que les agents secret son pas loin...et même Interpol...et le KGB ^^)(N/A: Dans le mille! lol)

« Maman ! » M'écriais-je horrifiée « J'ai plus dix ans, je sais prendre soin de moi-même toute seule ! »

Un éclat de tristesse passa dans ses iris.

« Désolée, mais tu seras toujours ma petite chérie, et… »

« Allez file, tu va être en retard ! » La coupais-je.

Elle m'embrassa le front, enfila son manteau, prit son sac et ses clés en main, ouvrit la porte et sortit. Je me retrouvai enfin seul. La solitude m'avait tant manquée, depuis les huit jours où je suis ici. Huit Jours à être suivie au basket, à entendre toutes les cinq minutes, « Bella ma puce ça va ? », c'était pire que chez Charlie. Là bas au moins, j'avais la solitude, malgré mes souvenirs. Renée et Phil, me rassuraient que je ne changeais par leur quotidien, que je n'étais pas de trop, mais je n'en croyais pas un mot, ils me surveillaient, évitaient de se toucher devant moi, de parler de tout sujet susceptible de me ramener à… lui. Ils n'écoutaient plus de musique, ne mettaient plus de chaîne tv, même le baseball, Phil évitait d'en parler. Leur quotidien avait tellement changé en huit jours par ma faute, par la faute de mon petit cœur qui ne supporte plus cette souffrance, qui essaie de se cacher de tout, de vouloir devenir amnésique. Mon cerveau ne sait plus réfléchir correctement, seul mon cœur pouvait le guider, mon cœur était le seul maître de ce jeu, j'étais malheureuse dans ce jeu, à vouloir me cacher.

Ma vie n'avait pas changé depuis que je suis là, mes cauchemars me hantaient de plus en plus, mes oreillers retenaient mes cris de souffrance, mes joues étaient inondées par mes larmes. Les douches me servent d'échappatoire, l'eau étouffe mes cris et mes pleurs, les bains nettoient un peu mon corps si souillé, si sale. Huit jours que je pétrie dans cet enfer personnel, Forks me manque, me manque car mes seuls et uniques souvenirs sont là bas, ces souvenirs qui me font tant souffrir, et tant de bonheur à la fois. (N/babache: verse une larme...)(N/A: *Passe un mouchoir à babache*)

Mes yeux se posèrent sur un cadre photo de Renée et Phil à leur mariage, un mince sourire s'afficha sur mes lèvres, ils s'étaient dit oui pour la vie, s'étaient promis de s'aimer et de se chérir pour la vie. J'aurais dû avoir ce jour moi aussi, le vivre, j'aurais dû avoir à dire oui, j'aurais dû avoir promis de le chérir et de l'aimer jusqu'à ce que la mort nous sépare. Mais ce jour n'est jamais arrivé et n'arrivera certainement jamais. La mort m'emportera avec elle, je ne veux rien d'autre que lui… Le temps et la mort n'a plus d'importance pour moi, j'aurais dû jurer de l'aimer et de le chérir, au lieu de ça, j'ai été séquestrée et violée pendant quatre ans, j'aurais dû bordel ! J'aurais dû lui dire à quel point je l'aimais, qu'il était toute ma vie, que mon cœur ne battait rien que pour lui, j'aurais dû lui dire ça ce jour là, mais malheureusement on ne prévoit rien, cette fameuse journée avait commencé normalement comme d'habitude, tout allait pour le mieux, même que le soleil régnait sur Forks, tout pour être une merveilleuse journée…Enfin en apparence.

Ce jour là, tellement de personnes ont souffert, mon père, ma mère, Phil, et sûrement eux. Mais moi, ma vie était finie, eux ils n'avaient qu'une souffrance, ils ne voyaient pas leur vie détruite tel que moi je la voyais, ma vie n'avait plus de futur, tout futur était supprimé, toute vie heureuse avec… Mes rêves sont partis en fumée en quelques secondes, en quelques secondes ma vie s'est détruite, seulement quelques secondes, la vie ne tient qu'a un fil, je n'avais jamais compris ce proverbe, ma vie était parfaite, le prince charmant et la princesse, je pensais jamais que ce proverbe me serait destiné, que je goûterais à la souffrance de ces personnes, que je me sentirais si souillée et humiliée. Ma vie a perdu tout contrôle, je ne contrôle tellement plus rien, mes actes, mes sentiments, mes pleurs, ma souffrance, mon cerveau et mon cœur. Je ne contrôle plus rien, ma souffrance s'est tellement éprise de mon corps, jusqu'à mes trippes, que je ne peux contrôler mon corps, et dans mon cerveau ne résonne que la souffrance.(N/babache:Hummm...defois j'ai envie de baffer Bella...tellement elle se complait dans sa souffrance...)

Perdre le contrôle de sa vie, n'est pas si dur que ce que l'on pense, la souffrance est dure, tellement dure, mais à force, plus rien ne vous fait mal, vous n'arrivez plus à avoir mal, tellement la souffrance acide vous a déjà transpercé. Mais vous souffrez, quand votre souffrance acide revient en force, avec tellement de renfort que toutes vos barrières de résistance s'effondrent, vous souffrez, tel un poignard vous transperçant le cœur. Ma respiration s'accéléra, ma poitrine se leva et s'abaissa à ma respiration erratique, chaque respiration me faisait mal, telle une lame me tranchant la peau. Essayant de reprendre mes esprits, je partis en direction de la buanderie. Mes jambes tremblaient un peu, mon corps avait froid, avait froid d'être aussi vide de l'intérieur. J'entrai dans la pièce, attrapai la corbeille remplie de vêtements. Je sortis de la buanderie, montai les escaliers, mes bruits de pas résonnaient dans la maison si calme.

Un éclat de souvenir me revint, des frissons me prirent, je secouai la tête pour m'enlever ce souvenir, j'ouvris vite la porte de la chambre comme si ma vie en dépendait, ma respiration se coupa. Je n'étais jamais entrée dans leur chambre depuis que j'étais ici, je regrettai déjà d'être dans cette pièce. Elle reflétait trop leur amour. Les murs étaient de couleur automne, le lit en baldaquin trônait au milieu de la pièce, une grande armoire était sur la gauche, un bureau, une coiffeuse. Des photos d'eux étaient affichées un peu partout dans la pièce, c'était très beau, leur chambre était magnifique tel leur amour. J'inspirai un bon coup et avançai vers l'armoire, je l'ouvris, posai la corbeille, pris un vêtement, le pliai et le rangeai, je refis le manège pour le second et le troisième…

J'ouvris la deuxième porte du meuble, mon sang se glaça, mes yeux s'accrochèrent sur la rangée de ceintures au fond du meuble. Ma raison s'arrêta subitement, interdite. Les battements de mon cœur n'avaient aucun bruit. Seul mon enfer remontait à la surface…(N/babache: HUMMM des ceintures...y'en a qui aime ça...non mais franchement j'ai mal au coeur pour Bella)

« Il m'emmena dans une pièce assez sombre, l'air glacé me donna des frissons, l'odeur sentait mauvais, la nausée me montait, j'entendis le clic de l'interrupteur, la pièce s'éclaira, la lumière m'aveugla sur le coup, après plusieurs battements d'yeux, ma vue s'habitua à la clarté, mes yeux balayaient la pièce, mon cœur eu un raté, une boule se forma dans ma gorge. La pièce était monstrueuse, une pièce spécialement construite à sa personnalité de malade. Il était fou, taré, malade… Une main se posa sur ma hanche, me faisant sursauter et reculer. Il me tira par le poignet, me serra tellement fort que mon sang circulait difficilement dans mes veines. Son corps me collait, son érection contre mon bas ventre, son haleine contre ma joue. J'avais envie de vomir, son haleine empestait.

« C'est ainsi, que le petit chaton se fait manger… » Murmura-t-il.

Mes yeux se posèrent sur le banc à flagellation, me donnant des frissons de peur le long de ma colonne vertébrale. Plus loin, il y avait toutes sortes de chaines, deux accrochées au plafond et deux au sol. Vers la gauche, il avait une barre de fer, comme des barres dans les boites de striptease, contre le mur, il y avait un meuble avec cinq tiroirs. Derrière moi, un lit en fer trônait contre le mur. Les murs étaient en briques, assez vieux, la seule fenêtre avait des barreaux et un volet fermé. J'avais peur, mon cœur battait tellement que je crus qu'il allait s'arrêter d'un coup.

« Mon cœur, ton cœur bat tellement fort que je l'entends de là… » Souffla James. (N/babache: Prépare une mission commando pour l'assassinat de James...qui me suit?)

J'avalai difficilement ma salive, le « mon cœur » était de trop, je tentai de me dégager de son étreinte si dégoûtante, mais il me rattrapa par les hanches, colla mon dos contre son torse, son érection si pressante sur mes fesses que j'eus un hoquet de surprise. James déposa des milliers de baisers dans mon cou, je crus mourir d'avoir sa salive dans mon cou. Je baissai la tête, une main se pressa sur mon sein gauche, un cri de douleur s'échappa de mes lèvres, je relevai la tête d'un geste brusque, puis j'entendis un « crac ». James ricana.

« Ne m'interdis plus jamais de te toucher. » Il descendit sa main sur mon intimité seulement recouverte d'une culotte. « Tu vois ça ? ». Il pressa sa main sur mon sexe. « Ça m'appartient, c'est à moi, rien qu'a moi tu m'entends ? Tu m'appartiens Isabella. » (N/babache: OH pas touche! elle appartient a notre Edward! * grince des dents*)

L'eau salée me brûlait malgré moi, je clignais des yeux, mes larmes perlaient doucement sur mes joues.

« Montre-moi que tu m'appartiens Isabella »

Il me tourna face à lui, une de ses mains quitta mon corps, défit le bouton de son jean, descendit la braguette et son jean tomba à ses pieds. Son érection était bien voyante malgré le petit bout de tissu qui me permettait encore de respirer. Il descendit sont caleçon, qui rejoignit bien vite son jean. Mes larmes coulaient à flots, j'entendis un bruit sourd, je ne compris pas ce qui m'arrivait, jusqu'à ce que ma joue commence à manifester une douleur, ma main se porta sur ma joue, l'effleura à peine qu'un gémissement de douleur sortit de mes lèvres. Il venait de me frapper encore une fois. J'osais à peine lever les yeux vers lui.

« Bella, fais moi plaisir. » M'ordonna-t-il.

Je secouai la tête de droite à gauche, ma vue était brouillée par l'eau qui me brûlait tant les yeux, mon corps tremblait, mon sang ne circulait plus dans mes veines, mon cœur avait mal, tellement mal. Je voulais mourir à cet instant.

« Mais je ne te demandais pas ton avis Isabella. »

Il marqua une pause et posa son regard pervers sur moi.

Je levai les yeux vers lui en reculant le plus possible. Il m'attrapa sèchement, me faisant tomber sur le sol. Il empoigna mes cheveux et me tira vers lui. Je ne pus retenir mon cri de douleur. Il me gifla une seconde fois. Ma joue était en feu, mes yeux inondés de larmes. J'avais mal. Il m'obligea à me mettre à genoux devant son sexe tendu.

« Suce-moi ! » Ordonna-t-il en resserrant se prise sur moi.

« Non ! » Hurlai-je en me débattant.

Il attrapa ma nuque, forçant le passage de ma bouche avec son pénis. Mes larmes coulaient silencieusement alors que je me sentais étouffer.

Il rigola.

« Je sais que tu aimes ça Isabella. »

Mes larmes perlaient silencieusement sur mes joues, les mains de James me caressaient les cheveux, comme si j'étais une chienne, il faisait des va et vient avec ses hanches. J'avais envie de vomir, ça me rappelait à quel point j'étais souillée, sale, qu'un joue-joue sexuel. James claqua violement son sexe au fond de ma gorge, je crus m'étouffer.

Avec toute la violence dont j'étais capable, je le repoussai, me relevai et partis en courant jusqu'à la porte. Malheureusement avec les tremblements de mes jambes, je tombai par terre, James arriva vers moi, je me relevai avec toute la vitesse que je pus et essayai d'atteindre la porte. Une poigne tira mes cheveux, j'eus un cri de douleur, un coup de genou violent s'abattit sur le bas de mes reins, je perdis pieds et tombai à terre, en hurlant de ma douleur, de ma souffrance. Il tira d'avantage sur mes cheveux. Mes larmes coulaient encore, je respirai difficilement, très difficilement, j'avais affreusement mal.

« Tu me déçois mon cœur. » Souffla-t-il. « Tu me déçois extrêmement Isabella. » Un deuxième coup de genoux s'abattit sur le bas de mes reins.

J'eus du mal à reprendre ma respiration tellement la douleur était prenante. Les battements de mon cœur étaient irréguliers, mon sang était glacé, mon cerveau avait du mal à penser correctement, mes yeux se fermaient touts seuls. J'avais tellement mal et pourtant ce n'était que le début…

James lâcha mes cheveux, il se mit devant moi, je baissai la tête, trop peur de croiser son regard. Il mit sont index sous mon menton pour m'obliger à relever la tête, ma respiration s'accéléra d'avantage, ma poitrine me faisait mal, mes reins me faisaient affreusement souffrir. Je levai les yeux vers lui, il était en colère, très en colère.

J'ouvris la bouche pour dire quelque chose pour ma défense, mais les mots restèrent cloués dans ma gorge, sa main s'abattit violement sur ma joue trempée de mes larmes. L'eau monta d'avantage aux yeux, mes paupière se fermaient seules, des larmes coulaient malgré le fait que mes yeux étaient fermés. J'étais comme tétanisée, juste ma douleur comptait, juste ma douleur se manifestait, juste ma douleur me réconfortait en même temps, juste cette putain de douleur m'aidait à rêver d'un autre un monde. Un mince sourire s'étira sur mes lèvres, il suffisait que je pense à lui pour que mon monde soit fait de couleurs rose bonbon, avec le prince, la princesse, le paysage… Je n'entendis plus rien, j'avais l'impression de planer d'une petite joie, ce seul moment de bonheur que le destin me laisse. Quelque chose de dur et fin s'abattit violement dans mon dos, j'hurlai tellement que ma gorge devenait sèche.

Je baissai la tête et ouvris les yeux, des larmes reprirent leur chemin habituel. Il releva brusquement ma tête, me bâillonna la bouche. Il retourna derrière moi, un deuxième coup s'abattit dans mon dos, j'hurlais malgré le bâillon qui étouffait mes cris. Je respirai tellement difficilement que ma poitrine souffrait, les coups de fouet se multiplièrent, j'avais arrêté de compter jusqu'à dix. Je n'en voyais pas la fin, mon dos devait dégouliner de sang, le seul mini bout de tissu que j'avais avait disparu avec tous ces coups. James me hurlait dessus en même temps. Mes paumes de main s'appuyaient fortement contre le sol glacé et humide de cette pièce. Mes jointures étaient blanche, tellement que je m'appuyais dessus pour contrôler cette douleur si intense. J'étais humiliée, la dernière barrière qui me restait, il me l'a volé.

Je n'étais plus l'ombre de moi-même, j'étais morte à jamais… » (N/babache: On es toute d'accord pour tuer se salaud de James)

Je serrai les poings aussi fort que je pouvais, je ne voulais pas pleurer, pas pour un tel monstre, un enfoiré comme lui. Mes larmes me brûlaient les yeux, ma respiration s'accéléra, ma mâchoire se contracta. Je fermai les yeux, tentai de calmer ma haine, ma colère, ma souffrance… Malheureusement je ne suis jamais maître de mon corps, une larme coula, puis deux, puis trois… J'avais l'impression qu'elles me brûlaient la joue, qu'elles s'imprégnaient à jamais, d'un geste brusque j'essuyai ces putains de larmes, du revers de ma main. J'étais tombée en esclavage de ma souffrance…

Je partis en courant de cette chambre, comme si elle m'avait tué, comme si elle me voulait du mal. J'entrai dans ma chambre, claquai la porte et m'appuyai sur celle-ci. Ma respiration était haletante, mon petit cœur battait fort, très fort. Je balayai la pièce des yeux, mes yeux s'arrêtèrent sur ma paire de chaussures. Sans hésiter, je les pris et les enfilai. Je sortis de la chambre, dévalai les escaliers, enfilai ma veste et sortis, en prenant soin de fermer à clé derrière moi.

Le soleil battait son fort sur Boston, cette ville si grande et bondée de gens. Je descendis du porche de la maison et avançai doucement dans la rue, les mains dans les poches, la tête baissée. Il faisait bon, quelques petits brins d'air frai soufflaient. Je tournai dans une grande rue principale, genre New York qui était remplie de monde. J'ai bien cru que ma mâchoire allait se décrocher, tous les taxis qui passaient, les gens qui se pressent, les grands immeubles, tours, les Starbuck, (N/babache: Ohhh un Starbucks...sa me rappel quelque chose...)(N/A: Moi aussi, mais quoi? avec ma mémoire de poisson je sais plus *siffle*) les restaurants, les magasins, les grands panneaux d'affichage. C'est impressionnant pour une personne comme moi, venant d'une petite bourgade. Je n'avais jamais eu l'occasion de visiter Boston, je n'en avais jamais eu réellement besoin…Enfin, jusqu'à maintenant. Je m'engouffrai sur le trottoir rempli de monde, plein de personnes me bousculèrent, d'autres s'excusaient prestement, d'autres s'en fichaient, ça me rappelait l'aéroport…

Je levai les yeux au ciel, contre les larmes qui menaçaient, j'avais fait honte à ma mère et Phil, j'avais honte de ce que j'avais fait, incapable de contrôler mes putains de sentiments ! Mais la honte ! Je suis une honte dans ce monde si horrible, affreux, cruel ! Rien qu'une poussière de passage, qui s'envolera avec le vent. J'accélérais le pas, je marchais dans cette ville, sans vraiment y faire attention, j'avais juste besoin de m'aérer l'esprit. Me vider de cette maison, dans laquelle j'étouffais. M'échapper d'un enfer, pour aller dans l'inconnu…

Je n'avais plus de vie sociale avec les gens, à Forks, j'envoyais bouler tout le monde, la seule personne avec qui j'avais une sociabilité si je puis dire, c'était Angela. Une amie très chère, qui fut là pour moi pendant un an, avant de devoir partir en Alaska pour son boulot, on a gardé contacte par mail ou téléphone… Mais c'était la seule. M'intéresser à des personnes pour qui je me fiche complètement de leur gueule, ce n'est pas pour moi, je veux être honnête, être vraie. Avec Angela, c'était tellement facile de pleurer dans ses bras, de sourire en sa présence. Elle dégageait quelque chose, que personne n'aura.

Déjà plus d'une demi-heure que je marchais dans Boston, cette ville pleine de surprises… Tout se passe comme dans New York ici, tout va à deux cents à l'heure, tout va vite, dès que le piétons passe au vert, un raz de marée de personnes le traverse, j'avais marché n'importe où, comme… Comme Kyle XY dans le lycée, je faisais pareil je suivais des gens, puis d'autres…

J'étais arrivée sur une grande place magnifique, avec une fontaine grande comme jamais. Un parc juste à côté, une grande entreprise non loin. Le soleil brillait de mille feux sur cette place si magnifique. J'observais les gens passer, ou s y arrêter ou encore jeter des pièces dans la fontaine. J'étais émerveillée, l'inconnu pouvait être magnifique par moment, comme là. En voyant une maman rigoler avec son petit garçon, marchant en direction du parc, des touristes prendre des photos, ou avec leur carte à la main essayant de repérer.

Mes yeux balayaient le paysage, puis mon regard se posa sur une merveille, mon sang se glaça, ma raison perdit pied, mon esprit s'arrêta, mon cœur se gonfla de bonheur… (N/babache: ENFIN! alléluia...)

Il était là, à quelques mètres de moi. Il serra la main de quelqu'un en parlant. Il était si beau, tel un ange crée par les mains du Dieu de la beauté. Son visage n'avait pas changé, juste muri. Il était un homme, un homme si beau et classe. Il était… Edward, Edward Anthony Masen Cullen. L'homme que j'ai aimé comme une folle et que j'aimerai toute ma vie. (N/babache: sautille partout! Notre dieu grec est enfin la! on va pouvoir enfin baver!)(N/A: Ouais, moi aussi en écrivant *siffle*)

Seul lui détient la clé de mon cœur, seul lui peut me redonner goût à la vie. Mon cœur se gonfla d'avantage, il était vraiment là… Devant moi, c'est tellement irréel. Mes yeux devais briller. Mon cœur dansa de bonheur, il était là, juste là, bordel de merde ! Mon amour était là ! Juste là devant moi… Pourtant, je ne pouvais pas l'approcher, ni lui parler, ni rien… Mon cœur se brisa une seconde fois… Il devait m'avoir oublié, après tout j'avais disparu comme ça, il a dû penser que je l'avais quitté… Il a dû refaire sa vie… M'oublier, oublier l'existence minable de Bella Swan, qui a disparu du jour au lendemain sans rien dire à personne… Qui a rompu ses fiançailles, la petite minable fille du shérif qui n'a pas les couilles de dire à son chéri qu'elle est partie… Il doit sûrement penser ça. À moins que… Se pourrait-il qu'il sache la vérité ? Non idiote ! Tout le monde de Forks le sait ! Pas toute l'Amérique !

Un vent frai souffla sur mon visage, je fermai les yeux pour apprécier ce doux souvenir qui avait fait évoluer notre couple…

« Je savourais ma berceuse qui me berçait tendrement, dans les bras de l'amour de ma vie. Les yeux fermés, le sourire aux lèvres.

« C'est tellement beau. » Soufflai-je. « Tu sais que tu as un talent unique mon amour. » Continuai-je en ouvrant les yeux.

Une paire d'yeux verts émeraude brillants, me regardèrent avec tendresse, le sourire aux lèvres. Il ressemblait à un ange. La peau pâle, mais pas maladive, une tignasse cuivrée désordonnée qui lui donnait un air plus sexy. La mâchoire carrée qui fait virile, ses lèvres bien rouges et pulpeuses, qui m'appellent à chaque seconde… Ses yeux, d'un vert profond et magnifique. Il était grand, avec un corps de rêve, son torse pas trop musclé, juste ce qui lui faut. Il était Edward… Mon fiancé. (N/babache: Rêvasse...ressui la bave au coin de sa bouche... petite veinarde Bella ^^)

« Un futur musicien professionnel. » Dis-je.

« Bella… » Murmura-t-il.

« Edward…Tu sais, que...C'est gâcher un talent. »

« Bella, on en a discuté des milliers de fois… »

« Je sais ! » M'exclamai-je. « Mais comment peux-tu gâcher autant de talent ? »

« C'est comme ça… »

« Non, ce n'est pas ''c'est comme ça'', je tuerais pour avoir un talent comme toi ! »

« Tu as du talent pour d'autres choses... » Souffla-t-il, la voix pleine de sous entendus.

Je ris.

« Idiot, je ne parlais pas de ça. » Le rouge me monta aux joues. « Mais de ta carrière professionnelle Edward. »

Il lâcha un soupire profond et bruyant. Je me mordis la lèvre inférieure.

« Non Bella. Je travaillerai dans l'entreprise de mon père. »

« Arrête Edward ! Tu gâches un talent magnifique, pour une putain d'entreprise de merde ! Ça me déçoit ! »

« Bella… » Dit-il d'une voix dure. (N/babache: même avec une voix dure...il est toujours aussi sexy...)(N/A: *bave*)

« Non, je suis désolée, je ne te laisserai pas gâcher ta vie sous mes yeux Edward. »

« Le sujet est clos. » Répliqua-t-il.

« Hors de question ! » Répliquai-je à mon tour.

« Ça suffit Isabella ! Ma carrière et déjà toute tracée et ça me plait bien comme ça. Je ne veux pas être musicien, qu'est-ce que j'y gagnerai ? Que dalle. On parle de MA carrière non de la tienne. »

« Très bien, mais sache que je ne te donnerai pas d'enfant. Je ne veux pas que son père soit toujours au bureau en train de bosser jusqu'à vingt trois heures, qui rentre quand son enfant dort et se lève quand son enfant dort encore. Ça c'est nada ! » M'exclamai-je.

Il se leva du lit, je fis de même.

« Bella… » Sa voix se brisa.

« Ce n'est pas comme si ton père t'obligeait à reprendre l'entreprise ! Il te laisse le choix de ta carrière lui justement, pourquoi tu choisis cette facilité ? Je ne pensais pas ça, encore moins que c'est pour l'argent que tu faisais cette carrière, avoir une vie professionnelle, c'est d'abord le plaisir d'exercer son métier et non de regarder son gagne pain en premier ! Surtout quand nous sommes deux ! »

« LUI AU MOINS IL ME LAISSE LE CHOIX ! PAS COMME D'AUTRES ! » Hurla-t-il.

Mes yeux se remplirent d'eau salée… Il venait de me crier dessus… Il… Il…

« Bella...pardon, je suis dés… »

« Vu que je ne suis pas comme d'autres, je te rends ta liberté ! Comme ça, je ne te casserai plus les couilles. » Répliquai-je durement.

Il voulut me rattraper, mais je partis en courant de sa chambre en claquant la porte.

Deux semaines plus tard…

Je savourais le vent frai et doux fouetter mon visage. J'étais debout au milieu de la clairière. Il faisait beau à Forks, pas dans mon cœur. Deux Semaines… Il m'envoyait quelques texto, mais on ne se voyait pas, je ne voulais pas le voir, pas avant qu'il ne prenne la bonne décision… J'avais tellement mal, le mal de vivre, le mal de mer si on peut dire. Ce n'était certes pas ma carrière, mais il va devenir mon mari et le père de l'enfant que je porte. J'avais appris il y a dix jours que j'étais enceinte, que je portais sa chaire en moi. Un mini Edward, un mince sourire s'étira sur mes lèvres. Ma main se posa sur mon ventre, j'étais enceinte de lui… Je souris en repensant à comment j'ai appris que je portais miniature Edward en moi…

« « Bella ma chérie ça va ? » S'inquiéta Charlie.

« Ça va Papa. » Dis-je en me relevant du sol des toilettes.

« T'es sûre ? Tu ne fais que vomir depuis quelque temps… »

« Ce n'est rien, je dois avoir une gastro, demain j'irai voir le médecin. » Le rassurai-je.

« Bien, tu veux que je t'accompagne ? »

« Papa, je t'assure que ça va ce n'est rien… »

« Tu vomis, tu fais des malaises, tu as la tête qui tourne, tu passes d'une émotion à l'autre. Mais ce n'est rien, je ne dois pas m'inquiéter. »

« Je suis malade Papa, et entre Edward et moi ça ne va pas en fort en ce moment, c'est tout. »

« Si tu veux en parler ma fille, je suis là. »

« Ça va… »

« Ok, je retourne regarder mon match de baseball, en plus les… »

« File regarder ton match ! » Rigolai-je.

Il rit et sortit de la pièce. Je sortis à vitesse grand V, rentrai dans ma chambre et fouillai dans le sac de pharmacie que j'avais acheté ce matin. Je pris la boite et partis m'enfermer dans la salle de bain. Je déposai la boite à côté du lavabo et observai mon reflet dans la glace. C'est vrai que j'avais une mine affreuse. J'étais encore plus pâle que d'habitude, sous mes yeux, de grosses cernes apparaissaient de jour en jour. J'avais les joues un peu creusées à force de vomir. J'étais dans un état lamentable, autant physiquement que mentalement. Mes yeux se posèrent sur la boite qui contenait un petit machin qui changera ma vie, sa vie, notre vie à jamais. Se pourrait-il que je sois enceinte ? Non quand même pas, on s'est toujours protégé, mais les protections ne sont jamais sûres. Et si je l'étais, comme il le prendrait ? Me rejetterait-il ? Même si nous avons prévu d'en avoir, pas maintenant, je suis encore jeune… Dix neuf ans… quoi que, il n'y a pas d'âge pour donner l'amour maternel… En soupirant je saisis la boite, sortis le test de grossesse… Allez Bella, tu peux le faire…

Je devais attendre cinq minutes, j'avais l'impression que c'était l'éternité. Mes doigts claquaient sur le lavabo en attendant, le stress me gagnait… Un petit Edward, aux yeux verts, aux cheveux cuivrés désordonnés, avec une bouille si chou… (N/babache: tout le monde rêve d'un mini Edward...trop sexy pour son propre bien)

Un bip me sortit de ma torpeur, je relevai les yeux vers le test de grossesse qui n'attendait que d'être vu, tremblante je le saisis. (N/babache: tremble en même temps que Bella)

Mes yeux brillaient, un énorme sourire s'étira sur mes lèvres, deux barres roses, j'étais donc enceinte de lui… Instinctivement, mes deux mains se posèrent sur mon ventre… Nous allions former notre propre famille. Des larmes de bonheur coulaient sur mes joues… »

« Bella… » Entendis-je, me faisant sortir de ce magnifique souvenir.

Je me retournai, pour voir Edward. Son visage était de marbre, aucune émotion ne le transperçait. Ses yeux, brillaient d'un éclat que je n'avais encore jamais vu.

« Edward. » Chuchotais-je.

Il prit une enveloppe dans la poche de son jean, il me la tendit. Je le regardai perdue, avant de saisir l'enveloppe, un sourire s'afficha sur mes lèvres, l'académie universelle de musique, la plus prestigieuse en Amérique. Je ne pris même pas la peine d'ouvrir l'enveloppe, je savais déjà qu'il avait une acceptation.(N/babache: comme c'est mignon tout plein...il l'a écouté)(N/A: Y avais intérêt, sinon panpan! lol)

« Oh mon ange. » M'écriai-je en lui sautant au cou.

J'enfouis ma tête dans son cou, et humai son odeur, ses bras me renfermèrent contre lui. Je soupirai d'aise. Je relevai la tête vers lui, il me regardait avec un grand sourire. Ses lèvres effleurèrent les miennes, avant de se poser tendrement dessus, un doux baiser commença. Sa langue frôla ma lèvre inférieure, j'ouvris la bouche pour lui laisser l'accès. Nos langues se touchèrent, ma colonne vertébrale eut des frissons. Une danse passionnée avec nos langues commença. Il rompit haletant comme moi, nos fronts collés l'un contre l'autre.

« Tu m'as tant manqué. » Chuchota-t-il.

« Toi aussi. » Murmurai-je.

« Je t'aime mon amour. » Dit-il contre mes lèvres.

« Je t'aime tant Edward… » Soufflai-je avant d'écraser mes lèvre sur les siennes »

Les larmes me montaient aux yeux, j'étais un monstre. Je n'avais pas pu lui annoncer, je n'avais pas pus. Une semaine plus tard, ce malade m'avait enlevé à lui. Je n'avais aucun droit de revenir à lui, je lui avais arraché sa chaire, son sang, je ne lui avais jamais avoué… Je n'étais qu'un monstre.

Mes mains se glacèrent. Mes yeux se posèrent sur lui, il discutait toujours avec la même personne. Il portait un costume très classe, avec sa mallette, il avait l'air d'un homme d'affaire. Mes yeux s'embrumèrent de larmes… Il a donc repris l'entreprise de son père, il n'a donc pas tenu sa promesse…Il a donc gâché sont talent si merveilleux. (N/babache: comment continuer de jouer...sans sa muse...mais quel babache!)(N/A: Hey! C'est quoi cette phrase plein de sous-entendu? XD) Mais pour qui me prenais-je pour dire ça ? Je n'avais aucun droit, j'avais quitté sa vie de force, je ne pouvais plus y revenir…

Bien sûr que si, reviens en force !

Je le regardai encore, il rigola, il avait l'air si heureux à ce moment là. Mes larmes franchirent la limite autorisée, une à une s'enchaînant, mes joues étaient noyées de larmes…

Je partis en courant, en bousculant plein de personnes en même temps, sans m'excuser, je comprends mieux les personnes quand elles bousculent quelqu'un, elles n'ont pas que ça à faire, « s'excuser ». Mon cœur saignait, se broyait, se lacérait à coups de couteau imaginaire. J'avais mal, tellement mal… J'allais souffrir à en crever. (N/babache: et nous avec PTDR ^^)


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Merci à ma Passion pour sa relecture et de m'avoir corrigé

J'attends vos avis avec impatience.

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Comme dit ma Passion, ROBisous!

Lou'.