Chapitre 7 : Wedding of the year

.:."OneRepublic - Marchin On" .:.

Bella regardait le pasteur à travers le petit filet qui les séparaient. Elle cherchait ses mots nerveusement, mais rien ne sortit. Sa bouche pâteuse, elle appréhendait la suite. Son cœur tambourina fort dans sa cage thoracique. Ses mains étaient moites, elle passa sans cesse ses mains dans ses cheveux, ils commencèrent à devenir gras à force. Son front était plissé. Elle réfléchissait.

« Co…c-comment se relever des coups de la vie ? » Murmura Bella.

« Dieu vous aidera. » Répondit le Pasteur avec conviction.

« Comment ? » Souffla-t-elle.

« Croyez en lui, il vous tendra la main, il vous couvera mon enfant… »

« Non. » Le coupa vivement Bella. « Il ne m'a jamais aidé. Et pourtant, dieu sait combien j'ai eu besoin de lui, et jamais rien. Il m'a laissée crever en silence. » Rugit Bella, devant les paroles du pasteur. Elle en avait ras le cul d'entendre que " oh le saint dieu sera là pour vous aider".

Mais qu'est-ce tu fous dans une église alors ?

Bella se posait la même question aussi. Qu'est-ce qu'elle foutait ici, alors qu'elle ne voulait pas attendre ses paroles ? Pourtant, elle était enfermée dans ce petit carré d'espace, entre ces planches en bois, sombres et lisses. Elle lâcha un soupir profond.

« Êtes-vous croyante mon enfant ? » Demanda le Pasteur.

« Je l'étais, oui. » Répondit Bella sans conviction. « Avant. » Continua-t-elle lointaine. « Je croyais que dieu veillait sur moi, qu'il me couvrait. » Elle inspira fortement. « Mais je me suis trompée, il m'a tuée, il m'a détruite, alors je n'ai plus foi en rien. »

« Pourtant vous devriez… » Essaya le pasteur.

« Non. » Grogna-t-elle. « Pas après ce que j'ai vécu. »

« Pourtant, c'est toujours quand on vit une épreuve dure que nous sommes croyant... » S'étonna le Pasteur.

« Une épreuve ? » S'emporta-t-elle. « Ce n'est pas une épreuve de s'être faite enlevée, séquestrée, battue, violée, être mise sur le trottoir ! » S'exclama-t-elle les larmes aux yeux. « Ce n'est pas une épreuve, c'est une vie à passer... » Sa voix se brisa.

« Je suis désolé de l'apprendre mon enfant, je prierai pour vous. » Fit doucement le Pasteur.

« Mais…mais… Je ne veux pas de la pitié ! » S'écria-t-elle outrée. « Je n'ai que faire de votre pitié dans ma vie, remplie de remord. » Fit-elle sèchement. « Vous pouvez prier, autant que vous voulez, ça ne m'aidera strictement en rien ! » Tonna-t-elle. « Ça ne me rendra pas le bonheur qu'on m'a volé. » Sanglota-t-elle.

Surtout lui, pensa-t-elle…

« Je comprends… » Essaya de réconforter le Pasteur.

« Non. » Fit durement Bella. « Vous ne pouvez pas comprendre. » Dit-elle avec une pointe de rage. « Vous n'avez pas été mis sur le trottoir, obligé de satisfaire le désir de ses porcs, qui on besoin d'une pute pour satisfaire leurs désirs... » Elle disait cela, la voix dégoulinant de dégoût et de haine immense. Elle enfonçait ses ongles dans la paume de sa main. « Vous n'avez pas été traité comme une chienne, à être attaché comme une chienne, à quatre pattes, vous faire prendre quand le « maitre » le désire. Vous n'avez pas été battu quand vous avez eu le malheur de crier ou de vous débattre quand il faisait des choses aussi horribles les unes que les autres sur vous. » Elle avait le visage impassible, ses yeux était ancrés dans ceux du pasteur. « Il…Il, suffisait …d'un coup par moment… Un seul et unique coup… Pour que mon cœur…lâche... mais jamais il ne m'a offert ce plaisir. Ou bien de me laisser…plus longtemps avec mes blessures… mais non. JAMAIS. J'ai péri dans cet enfer, jour et nuit. Pendant quatre ans et cinquante deux jours. » Bredouilla-t-elle.

« Dieu, ne nous donne pas toujours ce que nous désirons. Nous devons apprendre à nous débrouiller par nous même. » Déduit-il.

« Pardon ? » Bafouilla-t-elle. « JAMAIS, au grand jamais, je n'ai désiré quelque chose auprès de dieu. J'avais besoin de lui là, c'était impossible que je m'en sorte seule. IMPOSSIBLE, dieu ne fait que dalle, dieu n'existe pas, sinon je ne serais certainement pas en train de me confesser à vous. Vous croyez en quelque chose d'inexistant. Vous vous basez sur un rien, votre vie, vous la passez à conseiller des conneries, plus grosse les unes que les autres. » S'emporta-t-elle.

« Comment vous êtes-vous débrouillée pour sortir de cet enfer ? » Demanda le Pasteur, tout en évitant soigneusement de relever ce que venait de dire Bella.

Elle respirait de plus en plus vite, les larmes lui montaient aux yeux, ce souvenir tellement douloureux. Pourtant, grâce à ça, la police l'avais retrouvée, elle s'en était sortie. Elle ferma les yeux, passa une énième fois sa main dans ses cheveux.

« Je ne savais pas encore, mais c'était un policier infiltré. C'est pour cela, qu'il ne m'avait pas touché, juste gardée pendant deux jours, dans une chambre d'hôtel. Sans rien faire, il ne m'adressait même pas un regard. Il était très bizarre, mais à l'époque je n'avais pas cherché à comprendre, deux jours de liberté, je les prenais volontiers. » Répondit-elle, le cœur lourd. « Il n'avait jamais vraiment apprécié mon comportement quand il me mettait sur le trottoir. Je me débattais souvent, au risque de me faire frapper à en perdre des cotes. J'ai même déjà mordu une verge, violemment, le sang coulait partout. Pratiquement coupée en deux. J'en ai été contente, James m'avait tellement défigurée, qu'il était incapable de pouvoir me mettre sur le trottoir. Il croyait que ça me servirait de leçon, mais c'était mal me connaitre... » Murmura-t-elle doucement, la lèvre inférieur tremblante.

« Comment s'appelle-t-il? » Questionna méticuleusement le Pasteur. Elle inspira profondément, le nom de cet enculé lui brûler la langue.

« James. » Souffla-t-elle. « Il s'appelle, James. » Répéta-t-elle, dans un faible souffle.

« Comment, s'est passée la journée où dieu vous a sauvé? » Il avait demandé cela curieusement et en tremblant, il avait peur de la réaction de Bella.

« Il venait de finir de me prendre, il était parti acheter sa coke. Puis la porte s'est faite défoncée, j'avais cru corps et âme, que c'était lui, qui rentrait bourré, que j'allais m'en prendre plein la gueule » Chuchota-t-elle. « Et, non, quand j'ai vue la police à l'encadrement, me dire que c'était fini, qu'ils étaient là, j'ai cru rêver. Ô combien, cela était magnifique. Ô combien, j'ai faillis hurler de joie. Mon calvaire s'est fini, il s'est fait arrêter et condamné. » Les yeux humides, elle baissa la tête et laissa ses larmes couler. Une boule se formait dans sa gorge. « Mon âme vagabonde, depuis... » Inhala-t-elle à peine audible. Elle releva la tête, elle était plongée dans le noir, seul des petite filets de lumière passaient à travers les minis ronds incruster sur le haut de la porte. C'était sinistre, mais d'un côté rassurant. Elle posa sa tête sur le mur. Ses yeux se fermaient seuls, elle avait l'air de rêver, avec ce petit sourire qui se dessinait sur ses lèvres. Elle rêvait, de lui… Lui qui pouvait la rendre si heureuse, sans y faire quelque chose. Elle le trouvait toujours aussi beau, il n'avait pas changé. Toujours si classe, merveilleux, splendide, éblouissant. Oh oui, éblouissant. Combien de fois, elle lui avait dit.

« Edward fixa Bella, avec un sourire amusé. Bella grogna dans toute sa splendeur féminine. Il éclata de rire, devant la mine de celle-ci. Elle lui donna un coup à l'épaule, de mauvaise foi.

« Non. » S'exclama Bella fermement et avec aplomb.

« Allez, Bella ! » Insista Edward, en déposant un baiser dans le cou de celle-ci. Elle lâcha un soupire d'aise.

« Edward... » Murmura-t-elle doucement. « ça ne marchera pas, c'est non. »

« Pour moi... » Rajouta-t-il en suçotant la peau de son cou. Elle passa ses mains, dans la tignasse désordonnée d'Edward, fermant les yeux.

« Edward... » Souffla-t-elle avec fermeté.

« Je leur ai déjà dit...» Chuchota-t-il contre le cou de Bella. Celle-ci ouvrit brusquement les yeux, ouvrit la bouche, mais aucun mots ne sortit.

« Attends ! Quoi? » S'écria-t-elle en le repoussant.

« Baah, t'es ma copine. » Donna-t-il comme seul réponse, en déposant un baiser sur les lèvres de Bella.

Bella éclata d'un rire franc, elle se tenait les cotes, tellement elle riait aux éclats. Edward se renfrogna, vexé qu'elle se moque ouvertement de lui.

« C'est bon... » Lâcha-t-il résigner. Bella sourit en réponse et entrelaçases doigts sur la nuque d'Edward. Elle déposa ses lèvres, sur celle d'Edward. Leurs bouches commençaient à se mouvoir ensemble parfaitement. Il passa sa langue sur la lèvre inférieure de Bella. Elle ouvrit la bouche, leurs langues se retrouvèrent, s'entrelaçaient parfaitement ensemble. Ils rompirent le baiser, haletant tout les deux. « C'est pas grave mon amour, tu sais » Chuchota-t-il doucement. « Jessica, sera d'accord, elle. » Rajouta-t-il avec un sourire un coin, la voix rauque, les yeux brillant de malice.

Il se dégagea de l'étreinte qu'il avait avec celle-ci, et tourna les talons et marchait vers Jessica, qui était à l'autre bout du parking. Bella ouvra la bouche, mais ne pipait mot. Jessica Stanley, la fille la plus populaire, qui vouait une haine immense à Bella, d'être avec l'homme qui hantait ses désirs, Edward. Elle trouvait que Bella était sincèrement minable à côté d'elle, elle n'avait jamais compris, comment Edward, avait pu choisir Bella et non elle. Elle secoua la tête, revenant bien vite, à maintenant.. Elle voyait qu'il était carrément sérieux. Sa mâchoire, a failli se décrocher. Elle descendit du capot de la Volvo, où elle était assise, elle s'emmêlait les pieds, faillit se ratatiner par terre, mais se rattrapa de peu à la voiture qui été à côté de celle d'Edward. Elle leva la tête vers Edward et lui courut après. Elle lui attrapa le poignet et le tourna vers elle, déposa ses lèvres, sur les lèvres d'Edward, si soyeuses et douces. Il souriait contre sa bouche. Attira Bella d'avantage contre elle. Les mains sur les hanches de Bella, il savourait sa victoire. Bella mordit sa lèvre inférieure. Il grogna. Ils rompent le baiser.

« Je vais le faire...» Souffla Bella. « Je le fais. » Répéta-t-elle. « A quelle heure ? » Demanda-t-elle en regardant Edward dans les yeux.

« Je t'attendrais sur le parking. » répondit Edward le sourire aux lèvres.

« Je te hais Cullen ! »

« Je t'aime aussi mon amour » Répondit-il, avant de ce jeter sur les lèvres de Bella, à nouveau. »

Bella eut un petit rire. Edward l'avait supplié d'aller voler une copie, d'un examen, qu'ils allaient avoir le lendemain. Elle avait réussi, sans se faire prendre la main dans le sac. Elle avait quand même pété une durite le jour même, elle avait eu peur, elle avait voulu tout arrêter. Elle aurait pu se faire prendre et se faire virer du lycée. Charlie, n'aurait pas du tout été content, elle aurait été punie jusqu'à sa majorité… Enfin bon, elle avait quand même passé cette épreuve. Edward l'avait remboursé comme il se doit... Le rouge, lui montait aux joues, à ce souvenir. Un beau sourire s'était étiré sur ses lèvres, elle ferma les yeux, apprécia la sensation d'être heureuse, quelques minutes…

« Dieu était avec vous. » Murmura le pasteur, fesant sortir Bella de sa rêverie.

« Pardon ? » Demanda Bella.

« Dieu était là, vous vous en êtes sortie grâce à lui. Il vous a aidé, sans que vous ne le voyez. » Répondit le pasteur.

Bella avala de travers sa salive. Elle n'avait jamais entendu de pareilles stupidités ! Si elle s'en était sortie, c'était grâce à elle et personne d'autre ! C'est elle seule, qui s'est sacrifiée.

« C'est le pompon ! » S'écria Bella. « Vous êtes buté ou quoi ? Borné ? Vous avez un souci auditif ou quoi ? » S'exclama-t-elle en colère. « Il ne m'a pas aidé, bon dieu ! JE me suis débrouillée. JE me suis sacrifiée, pour m'en sortir. Moi et personne d'autre ! » Rugit Bella sur la défensive.

« Je ne peux comprendre votre point vue » souffla le Pasteur.

« Mais c'est normal ! Vous croyez en lui, alors qu'il n'existe pas ! Ouvrez les yeux bon dieu. »

« Mon enfant, croyez moi... »

« Je ne peux pas… » Souffla Bella.

« Vous allez apprendre. »

« Non » le coupa Bella. « Jamais je ne pourrai apprendre » Dit-elle sèchement « Je ne crois en rien. » Chuchota-t-elle. « Je ne crois pas en moi. » Soupira-t-elle, les larmes au coin des yeux. « En l'avenir, au destin, aux vies des autres… » Elle entendit le Pasteur murmurer quelque chose. « Je l'ai revu, pour la première fois, il y a dix-sept jours. Sur la grande place, j'avais décidé de m'y balader. Il était si beau, tel un ange tombé du ciel. Aussi beau, que dans mes souvenirs. Ses traits de visage avaient muri. Il avait l'air heureux, tellement heureux. Que j'en ai eu mal, j'ai été égoïste, j'aurais voulu qu'il souffre autant que moi je souffre. Mais je n'ai pas le droit, non. » Elle inspira fortement « Il y a deux semaines je suis allée voir sa famille, que je considérai comme ma famille à l'époque. J'ai crus mourir, une erreur fatale. C'était tellement appréciable et tellement douloureux à la fois. Il est fiancé à une femme merveilleuse. Mon dieu, elle est magnifique, magnifique comme lui. Elle lui est destinée. Ses yeux si bleus, reflétaient la bonté envers moi et de la tristesse. Il n'y avait aucune méchanceté. Rien de tel. Juste de la gentillesse pure dans l'âme. Elle porte son enfant. Putain, si vous saviez comme j'ai mal mon père. Elle porte son enfant, sa chaire, son sang, sa descendance ! Je…Je… j'essaie de comprendre. Tanya et l'enfant d'Edward. L'enfant d'Edward et Tanya, mais ça sonne tellement vrai et faux en même temps. J'avais porté son enfant aussi. Je n'aie jamais eus l'occasion de lui dire, ce monstre m'avait enlevé à lui. Il a tué mon bébé, il l'a tué, en disant que ce n'était qu'un bâtard, que rien ne devra se mettre en nous. » Des larmes perlaient sur les joues de Bella. Elle respira avec difficulté. « Vous savez ce que j'ai ressenti à ce moment là, quand j'ai vue cette si belle femme, porter l'enfant de celui que j'aime ? De la jalousie et la culpabilité. Jalousie, parce que elle, elle pourra faire sa vie en paix, avec lui. Elle pourra l'aimer et le chérir, jusqu'à que la mort les sépare. Ils vont fonder une famille, être heureux ! Elle porte, ce que j'ai toujours voulus avoir, un bébé de lui. J'avais ce bébé dans mon vente, bon dieu, si vous saviez combien j'étais heureuse, combien c'était le plus beau jour de ma vie. Magnifique, tellement magnifique comme sensation. Vous planez de bonheur, rien ne peux vous enlever ce bonheur. Vous allez donner la vie, la plus belle chose au monde. Merde, je donnerai tout ce que je possède, pour pouvoir être heureuse, comme je l'avais était à ce moment. Seulement quelques secondes, juste histoire de revivre le véritable bonheur. » Elle pleurait silencieusement. La main sur le cœur, elle essaya de contrôler sa souffrance qui lui déchirait le cœur. Le pasteur avait appuyé sa tête en arrière, les yeux au ciel, il respira assez vite, son visage torturé. « A l'heure qu'il est, j'aurais dû être mariée depuis 5 ans et demi. Mon bébé aurait dû avoir 6 ans. J'aurais du avoir un boulot, dans une maison d'édition. On aurait habiter dans une maison. Il aurait été auteur-compositeur. Dès qu'il aurait ouvert la porte de la maison, notre enfant aurait courut dans la maison et sauter dans les bras de son papa, j'aurais été l'accueillir, en lui fessant un baiser, il m'aurait dit « je t'aime », j'aurais répondu pareil. On aurait été simplement heureux. » Sa voix été rauque de souffrance. « Alors, non, je ne crois pas que je peux apprendre quoi que ce soit… »

Le pasteur gigota, il avait la nausée, la nausée de se sentir aussi mal, il voulait dire quelque chose, mais rien ne sortais. Sa gorge était sèche, rien que d'avaler sa salive lui irritait la gorge. Ses yeux lui piquaient. Jamais au grand jamais, il n'avait eut ça, jamais il n'avait voulu pleurer une personne. Il avait été touché personnellement par la souffrance de cette petite…

Les paupières de Bella se fermaient et s'ouvraient délicatement, chaque battement de cil, une larme coulée.

« Je…Je suis désolé mon enfant. » S'excusa-t-il maladroitement et piteusement.

« Je ne veux pas… » Souffla-t-elle. « Je ne veux pas, que vous soyez désolé, je m'en contre fiche »

« Je n'ai pas de la pitié pour vous. » Il fronça les sourcils. « Je suis désolé que vous ayez autant de douleur et souffrance sur vous. La vie ne sera donc jamais facile pour vous, ce qui me désole. »

« Qui sais, je suis maudite mon père... » Suggéra Bella avec un mince sourire.

« Je ne pense pas non mais vous ne pourrez jamais être heureuse, tant que vous n'êtes pas en paix avec vous-même et dieu… »

« Dieu, blablabla. Avec tout le respect que je vous dois mon père, vous savez déjà ce que je pense de ça, dieu ne m'a aidé en rien, alors sérieusement, je ne veux rien entendre en me disant que dieu est là. » Dit-elle. « Je…je ne serai jamais en paix avec moi… » Chuchota-t-elle. « Pas sans lui… »

« Vous êtes vraiment détruite… » Commenta le Pasteur. Bella hocha silencieusement la tête. « J'espère qu'il pourrira en prison toute sa vie. L'enfer l'attend… »

« J'espère aussi. » murmura Bella.

Un silence s'étendit. Bella en profita pour fermer les yeux et revivre ses plus beaux souvenir. Elle entendit le pasteur gigoter de l'autre côté.

« Pardonnez-moi, quel est le nom de famille de votre agresseur ? » Rugit brusquement le Pasteur. Elle ouvrit les yeux, brusquement, déroutée par cette question, mais y répondit.

« James Orthone » Siffla-t-elle, avec rage. Elle entendu un bruit sourd, venant de l'autre côté. Le petit boitier ouvert, qui permettait de voir le Pasteur se ferma brusquement. Elle entendit une porte claquer. Elle se leva et sortit du confessionnal. Le Pasteur était devant la croix de dieu. Bella s'avança vers lui, inquiète.

« Qu'y a-t-il mon père ? » Demanda-t-elle doucement et nerveusement, étonnée de ce comportement.

« Que dieu t'aide mon enfant, que dieu t'aide. » Murmura-t-il apeuré.

« Vous me faites peur… »

« Je suis désolé… » S'excusa-t-il. « Le nom que vous m'avez donné, m'a fait perdre mon sang froid, et m'a dérouté. » Confessa-t-il.

« Je ne comprends pas… » Fis Bella penaude.

« Cherchez dans les archives de deux milles six à deux milles neuf, Washington. »

« J-je... oui. » Bafouilla-t-elle dans un souffle.

Il marcha vers l'entrée de l'Eglise, Bella le suivit. Il se posta devant elle, posa sa main sur l'épaule de Bella et la pressa doucement. Signe de réconfort. Elle se raidit, mais ne se dégagea pas.

« Rien n'est de ta faute. » souffla-t-il.

« Bien sûr que si. Je suis monstrueuse mon père. Je portais la chaire de mon fiancé à l'époque. Il est mort dans mon ventre par ma faute. » Sanglota-t-elle, le visage entre ses mains. .

« Tu n'y es pour rien. Tu n'as rien fais. » Affirma-t-il.

« Je… » Elle releva le visage, rempli de larmes vers lui.

« Chuut. Crois en dieu mon enfant, crois en dieu. » Dit-il. « Seul lui, t'aidera. »

« Merci mon père.. »

« Repasse quand tu veux mon enfant. »

Bella hocha la tête. Elle sortit de l'église, descendit les marches, les joues noyées de larme.

..::..

La musique douce d'un mariage retentit dans cette église. Le futur marié regarda le fond de L'église. Il attendit avec impatience l'arrivée de sa future mariée. Les petites demoiselles d'honneur marchaient le long du tapis rouge. Avec leurs petites chaussures, et leurs jolies robes blanches. Elles avaient chacune un panier perché à leurs bras, celui-ci contenait des pétales de coquelicots, très original pour un mariage : la mariée était fanatique de ces fleurs. Les petites avaient le sourire aux lèvres. Un mariage, c'était un magique pour des petites de cet âge. Elles avancèrent vers le côté vide, où la mariée se placerait. Une jeune femme blonde, aux yeux bleus profonds, avec une robe marron qui lui arrivait jusqu'aux genoux couvait du regard les petites demoiselles d'honneur. Elle passa sa main sur son ventre arrondis de six mois. Elle aussi aurait un petit bout comme ça. Un sourire s'étira sur ses lèvres. Elle porta son regard vers son fiancé. Elle ne put s'empêcher d'être émerveiller par cet homme. Il était tellement beau, un Apollon tombé du ciel. Elle avait beaucoup de chance d'être avec lui. Il était derrière le marié, il était le témoin. Les larmes lui brûlaient les yeux, bientôt ce sera le marié le témoin et le témoin le marié. Elle était le témoin de la mariée.

La musique du mariage, changea de ton. Tous se retournèrent vers le fond de l'église. Les yeux pleins d'étoiles, d'autres émus ou en pleures, fiers, heureux, couvait la mariée qui arrivait resplendissante. Tanya avait les larmes aux yeux, un jour ce sera son tour avec l'amour de sa vie.

Bientôt, ce sera elle que tout le monde couvera du regard avec mille émotions. Un jour, son cœur explosera de bonheur, en disant " oui ". Ses yeux brillaient. Elle admirait la mariée qui avançait avec grâce. Sa robe était blanche, soft, elle ne traînait pas parterre, et n'était pas à froufrou. Simple, mais très jolie. Un corset, qui mettait merveilleusement bien sa poitrine en avant, pas d'une façon vulgaire, mais comme à l'époque. C'était très joli. Ses cheveux étaient relevés dans un chignon classique, avec des pinces blanche et une fleur mise sur le côté. Elle serra maladroitement dans ses mains le bouquet de fleur. Des lys blancs. Elle avançait au rythme de la musique, le bras dans celui de son père. La mariée sourit à Tanya, se tourna vers son père, qui lui embrassa délicatement le front. Elle se posta devant son fiancé, il lui prit la main tendrement. Sa chaleur réconfortait, ce bout de femme, heureuse et angoissée en même temps.

« Mes amis. » Annonça le Pasteur. « Nous voila réunis pour célébrer le mariage de Robert Pattinson et Sandrine Worthington. » Sourit-il.

Les deux futurs mariés se regardaient, profondément amoureux. Tanya regarda Edward. Il la fixait avec une intense passion qui cachait une autre émotion qui fit chavirer le cœur de Tanya. Ses yeux verts profonds, regardaient le ventre arrondi de Tanya. Il allait être papa et en plus de ça, bientôt marié. Un sourire s'étira sur ses lèvres. Il était juste heureux, cette journée s'annonçait sans nuage. Son cœur se serra à cette pensée voulant rappeler à Edward quelque chose qu'il tenta d'ignorer. Le pasteur commençait son discours. Pendant ce temps une secrétaire fusilla Edward du regard. Elle n'aimait pas le regard qu'il portait à Tanya. Non qu'elle était jalouse, mais plutôt, qu'elle savait qu'Edward faisait le mauvais choix, qu'il allait le regretter toute sa vie. Elle détestait Tanya, elle la haïssait et pourtant... Elle était adorable cette petite Tanya, elle voudrait l'apprécier, mais rien à faire. Elle avait choisit son camp, sans même connaître ses adversaires. Elle était mal à l'aise dans ce mariage, elle s'imaginait déjà d'avance le mariage de Tanya et Edward, la nausée et la colère lui montaient. Elle recula jusqu'au fond de l'église. Les portes étaient grand ouvertes, laissant le merveilleux soleil chaud, rentrer dans ce mariage magnifique. Elle s'appuya contre le mur du fond et observa le Pasteur.

« Robert Thomas Pattinson. » Fit le Pasteur en se tournant vers lui. « Acceptez vous de prendre pour épouse Sandrine Anna Marie Worthington, pour le meilleur et le pire. De l'aimer dans la richesse comme dans la pauvreté. De la chérir jusqu'à ce que la mort vous sépare ? »

« Oui, je le veux. » Répondit Robert avec conviction.

« Sandrine Anna Marie Worthington » S'adressa le Pasteur « Acceptez vous de prendre pour époux Robert Thomas Pattinson, pour le meilleur et le pire. De l'aimer dans la richesse comme dans la pauvreté. De le chérir jusqu'à que la mort vous sépare ? »

« Ouuu…ui…Je le…veux… » Bafouilla Sandrine en larmes.

« Par les pouvoirs qui me sont conférés, je vous déclare mari et femme ! » S'exclama le Pasteur joyeusement. « Vous pouvez embrasser la mariée. » Sourit-il.

Robert prit Pauline dans ses bras, elle encercla sa nuque avec ses mains. Leurs visages étaient près l'un de l'autre. Il posa ses lèvres délicatement sur celle qui était désormais sa femme. Pauline Pattinson…

Un sanglot arriva aux oreilles de la secrétaire mécontente. Elle se tourna vers ce sanglot. Elle vit une magnifique jeune femme aux yeux chocolat pleurer. Elle avait l'air de souffrir à mort, petit à petit, elle reconnut cette personne. Sa bouche s'ouvrit de stupéfaction. Bella, pensa-t-elle.

« Bella. » Souffla la jeune femme stupéfiée.

Bella tourna brusquement le visage vers la personne. Elle était grande, mince, avec un visage en forme de cœur, assez pâle, des yeux noisettes magnifiques, des lèvres rose, les cheveux mi long, légèrement bouclés, châtain au reflet blond/roux. Bella la trouvait tout simplement sublime. Elle l'observa un long moment, elle ouvra la bouche, mais rien ne sorti.

« Je suis Fallone, la secrétaire et la meilleure amie de cet abruti aveugle là bas. » Se présenta Fallone, en montrant d'un geste de la main, Edward.

« Enchantée…Bella…Bella Swan » Bredouilla Bella doucement.

« Enchantée Bella. »

Elle observa Bella du regard. Elle avait l'air de fixé quelqu'un, Fallone suivi son regard, et vis qu'elle le regardait lui… Les yeux de Bella, était rempli d'eau, son visage était déformé par la souffrance et la culpabilité.

« Je suis désolée... » Murmura Fallone.

« Pardon ? » s'étonna Bella.

« Je suis désolée de ça. » S'excusa Fallone, en montrant Edward. « J'essaie de lui faire comprendre qu'il fait le pire choix de sa vie. » Soupira-t-elle. « Mais la colère et la tristesse doit surement le rendre aveugle. » Déduit-elle.

« Non, il a juste suivit son cœur. » Contra Bella.

« Non Bella. » Trancha-t-elle. « Il ne suit pas son cœur. »

« Qu'en sais-tu ? » Demanda Bella, les yeux brillant.

« Il t'aime, tout simplement. »

« NON ! » S'écria Bella. « Il est avec Tanya, fiancé et bientôt papa. » Dire ses mots lui trancha la gorge. « Il a tourné la page. » Murmura-t-elle, le cœur lourd. « Il me l'a clairement dit et très explicitement. »

« Je sais. » Soupira Fallone. Bella arqua un sourcil. « Le lendemain il n'ait pas venu au boulot, je me suis inquiétée et je me suis pointée chez lui. Il m'a tout expliqué. Il pleurait même. » Elle inspira « La question est de savoir si toi tu l'aimes ? » Demanda Fallone, même si elle connaissait déjà la réponse.

« Quoi ? bien sur ! » Répondit Bella, avec une mine choquée, comment pouvait-on en douter ? « Je n'ai jamais cessé de l'aimer. Il est ma lumière, mon bonheur personnel, mon cœur bat pour lui chaque minute, chaque jour. Je vis en me raccrochant à nos souvenirs, je vis dans le vent, mais je me dis que c'est pour lui. Je l'aime passionnément, je pourrais donner ma vie pour lui. La passion tue, c'est vrai, elle me tue chaque jour, parce que je ne peux pas l'approcher et que mes démons me hantent et personne n'est là pour m'aider. Enfin, j'aurais tellement besoin qu'il me serre dans ses bras qu'il me dit qu'il m'aime, qu'il est là, qu'il veillera sur moi. » Souffla Bella rêveuse. « Mais rien de tout ça ne se passera. » La voix de Bella, deviens rauque. « Je suis condamnée à vivre à en crever ».

Fallone avait les larmes aux yeux. Elle était sincèrement touchée, par son discours. Elle avait mal pour elle. Elle détestait Tanya encore plus à ce moment là. Elle avait prit la place de Bella, elle lui avait arraché son bonheur. Ils étaient fait pour être ensemble, c'était comme si dieu les avait crée spécialement l'un pour l'autre. Ils se complétaient tellement. Mais Edward était aveugle. Il croyait avoir tourner la page, il croyait qu'avoir revu Bella et avoir vider son sac l'aurait aider à avancer. Mais il avait tort, Fallone le savait comme jamais. Il allait un jour s'en rendre compte et le retour à la réalité sera fatal pour lui. Il savait ce que Bella avait vécu, mais il s'était entêté, à se dire que c'était truquer et faux. Un tissu de mensonges. Alors que chaque jour, il ne faisait que penser au calvaire qu'elle avait vécu. Il se haïssait d'avoir cru qu'elle était partie... Mais... Il continuait à s'avancer, la tête haute, sans se retourner vers Isabella, il voulait l'oublier, mais rien, absolument rien, ne le fera l'oublier. Il avait bien trop besoin d'elle, mais bien trop têtu pour se l'avouer. Il avait tellement souffert de la disparation de Bella qu'il s'était crée un personnage qui n'était pas lui. Jamais Edward Cullen n'avait été aussi…con ? Oui, con serait le mot. Il n'en a fait qu'à sa tête. Il n'hésitait pas à écraser toute personne qui se mettrais en travers de son chemin, niveau profession. Alors qu'il s'était promis, de ne pas être comme ces enculés, qui ne pense qu'au boulot et qui détruit des vies ou ruine des personnes. Et pourtant, dieu sait combien de personne il a ruiné pour arriver à ses fins. Il était devenu quelqu'un d'horripilant. Il était le plus froid de la famille et le plus associal envers des inconnus. Il n'était plus le Edward que Bella avait connu, et Fallone avait peur que Bella l'apprenne. Savoir ça la détruirait.

Des applaudissements firent sursauter Fallone. Elle tourna la tête vers la foule de gens qui applaudissaient. Deux personnes s'étaient mariées. Deux témoins, ces deux témoins, sont les futurs mariés. La nausée lui monta. Il avait avancé la date du mariage depuis qu'il savait que Bella était ici même. Il avait avancé ce mariage de deux putain de mois !

« Un mois et demi. » Rugit Fallone

« Pardon ? »

« Il se marie avec cette blonde sans cervelle dans un mois et demi. » S'écria-t-elle, en réalisant tout à coup, que c'était proche, très proche.

Un sanglot transperça Bella. Fallone lui adressa un regard compatissant.

« Je suis désolée, je dois les rejoindre. » Fit Fallone penaude. « A bientôt Bella. » Souffla-t-elle, avant de tourner les talons.

Les larmes de Bella coulèrent. Elle ne pouvait plus les retenir aussi longtemps. Elle regarda une dernière fois Edward avant de partir….

Fallone marcha vers Edward avec détermination. Elle voulait lui faire bouffer ses couilles, ce n'était qu'un con, pur et simple dans l'âme. Il tenait Tanya dans ses bras à l'écart de la foule. Elle arriva à sa hauteur, elle lui murmura quelque chose à l'oreille. Son expression changea, il bafouilla un vague excuse à Tanya, avant de partir en courant de l'Eglise. Un bref, sourire s'étira sur les lèvres de Fallone, il n'avait donc pas résisté, ce qui prouvait qu'il l'aimait toujours autant.

Bella entendait des bruits de pas. Mais elle s'en fichait, elle continua sa route, la tête baissée, les yeux entrain de couler comme une fontaine. Sa poitrine se faisait lacérer à coup de parole assassine.

« Bella ! » Lança une voix de velours.

Elle se retourna les yeux broyés de larme. Il était là, en chair et en os. Il s'arrêta juste devant elle. Il semblait essoufflé.

« Edward… » Murmura Bella.

Ils se regardaient mutuellement. Le visage d'Edward était torturé. Voir Bella comme ça le tuait littéralement, il s'en voulait, elle était comme ça par sa faute, il la détruisait encore plus qu'elle ne l'était. Il la massacrait chaque minute encore plus. Son visage était inondé de larme, de souffrance, de douleur et de désespoir. Ses yeux chocolatés étaient rouges et gonflés. Elle essuya ses larmes du revers de sa main en reniflant disgracieusement.

Un souvenir douloureux qu'il aurait aimé oublier s'imposa à lui.

« Il fixa sa sœur, qui pleurait dans les bras de Jasper. Elle bafouilla des excuses à longueur de seconde. Edward avait mal, il voulait de tirer une balle, se planter un poignard. Putain, une tel douleur ne devrais pas exister et pourtant, il avait beaucoup de mal à respirer. La rage, la colère et la souffrance était là, donnant un résultat catastrophique.

« Réponds ! » Ordonna Edward, d'une voix sans appel.

« Je suis désolée, je voulais vous le dire… »

« Tu as osé me le cacher ? » La coupa Edward sèchement.

« Je…Je…Ne savais pas comment te le dire ! » Balbutia Alice.

« J'avais confiance en toi » fit Edward. « Tu connais exactement quels sont mes sentiments envers elle. » Grogna-t-il en colère. « Tu sais exactement que je meurs un peu plus chaque jour, parce que mon amour pour elle me ronge le cœur, les tripes, l'âme... » Chuchota-t-il. « Et tu as oser, me cacher ça, comme si de rien n'était ? Mais… » Il inspira « Tu n'es plus ma sœur, je ne veux plus jamais entendre parler de toi! » Déclara-t-il d'une voix dur, il ne lâcha pas sa sœur du regard, son regard faisait frissonner plus d'un dans la pièce. Mais ce regard tuait une sœur, une sœur qui aimait plus que tout son frère, qui avait cru bien faire, mais qui, au final, s'était lourdement trompée.

Un cri aigu et perçant retentit dans la pièce.

« N-non... » Bafouilla Alice dans un chuchotement. Les paroles qu'il avait prononcées ne pouvait pas être vraies...C'était son frère... Il ne pouvait pas avoir dis ça, c'était une hallucination... Et pourtant, elle leva son regard vers lui, croisant ce putain de regard qui la tuait, qui la bousillait intérieurement. Elle serra d'avantage la taille de Jasper, nichant sa tête dans le torse de celui-ci. Elle pleurait à chaudes larmes, s'accrochant à son mari, comme à sa bouée de sauvetage.

La chemise de Jasper avait une grosse tâche d'eau salée, elle était complètement mouillée du désespoir de sa femme. Lui-même avait mal, il n'en voulait pas à Alice, non. Il s'en voulait de ne pas avoir trouvé le problème plutôt, il avait vu sa femme se morfondre de jour en jour. Ses yeux si pétillant d'habitude, son sourire si grand, sa joie de vivre. Il savait qu'il y avait quelque chose de grave, mais... aucune idée, ne lui était venu à l'esprit. Tout allait bien dans leur couple, alors pourquoi se douter de quelque chose ? Certes, il n'avait pas vraiment chercher très loin, mais il s'était dit que ça lui passerait et puis, comment savoir que c'était à propos de Bella ?
Bella... ce nom lui compressa le coeur. Elle avait été tellement importante pour tout le monde, même pour lui. Elle était sa confidente et lui était son confident, ils avaient une relation fraternel, très forte et ça, Jasper ne pourrait jamais l'oublier. Il avait apprit à vivre en son absence. Il n'en voulait pas à Bella, il s'était dit que si elle l'avait quittée, c'était pour une bonne raison. Il avait été neutre dans l'histoire, tout comme Emmett. Les deux s'était attiré les foutres de Rosalie et Edward... Il jeta un mauvais regard à Edward, il n'adhérait certainement pas à la façon dont Edward osait parler à sa soeur. Il avait mal à cause de tout cela, Jasper, il avait mal de tout ce merdier, il savait qu'on ne vivait pas dans le monde des bisounours, mais de temps en temps, ça ne ferait pas de mal. Il n'en voulait certainement pas à Bella, il savait qu'elle était un peu la fautive, mais en fin de compte, c'était la faute d'Edward, qui ne savait pas gérer une situation pareil. Edward était impulsif, doublé d'un dépressif, il ne savait donc pas du tout ce qu'il pouvait faire par moment. C'était bien le psy Jasper, qui l'analysait. Il savait combien il était si fragile, tel une perle d'or. Fut un temps où il était fort, pouvant supporter n'importe quelle émotion, mais depuis qu'Isabella, avait disparue de sa vie, il était fragile. Très. Mais il ne se l'avouait pas. Il s'était construit un masque dur comme du marbre. On pouvait même qualifié ce masque de grotesque! Il était tellement odieux, par moment. Pas avec sa famille, mais avec des personnes, la clientèle, les concurrents, ceux qui bossent pour lui, et tant d'autre personnes. Il avait changé, Jasper le savait mieux que personne. Tout le monde disait que c'était une période. Mais ce n'était pas une période, c'était lui maintenant...rien ne pourrait le changer, sauf une personne. Une seule et unique personne.

Celle qui lui a appris à aimer, celle qui l'a rendu heureux, qui lui a apporté tant de chose, et qui a tout repris en l'abandonnant. Isabella, en disparaissant, avait tout emporté avec elle. Jusqu'au cœur d'Edward. Fermé à double tour, seule elle, pouvait lui rendre et le déverrouiller... Pourtant c'était l'inverse chez elle, en se fesant enlever, il avait tout gardée avec lui. Tout les deux, détenait le cœur et la vie de l'autre. Seul Jasper l'avait remarqué, et se tuait à le répéter à sa famille, mais personne ne l'avait écouté. Ils pensaient tous qu'il se cherchait une excuse pour n'avoir une rancune envers Bella. C'était simple : à l'époque, il fallait la détester, mais c'était un automatisme. Elle était partie, avait détruit une famille... enfin, Jasper et son beau frère, ne voyait pas celle-ci comme cela...

Alice tira sur les bord de la chemise de Jasper, le fesant sortir de sa songerie. Elle s'y accrochait pour ne pas lâcher prise, elle était au bord, du gouffre. Elle fixa Jasper de ses grand yeux, vert/bleu larmoyants, gonflés et rouges. De l'eau salée tombait dans le creux de ses cernes, avant de couler sur ses joues, trempées, telles un lac.

« J-j-j-e… » Elle s'entremmêla avec ses sanglots, elle avait beaucoup de mal à parler et à respirer. Sous les yeux mortifiés de la famille. Personne ne pipait mot. Seuls les sanglots des filles et la respiration de toute les personne présente dans cette pièce faisaient le bruit.

« Je t'en supplie… » Murmura-t-elle en bafouillant comme jamais. Elle regarda Edward avec des yeux suppliant. « Pardonne-moi » Chuchota-t-elle, comme un dernier espoir.

Il la fixa, avant de secouer la tête négativement. Il la transperça du regard, avant de tourner les talons, monter les escaliers un à un, les larmes lui brulant les yeux, il s'accrocha à la rambarde, jusqu'à que ses doigts deviennent blancs. Son cœur battait frénétiquement dans sa poitrine. Il monta les dernières marche d'un pas lourd et non assuré. Il avança dans ce couloir immense, blanc comme de la neige. Il cligna plusieurs fois des yeux, avant de basculer violemment sur le mur droit du couloir, il grimaça. Il reprit son pas, avec une de ses mains appuyer sur le mur, il se tenait. Il devait tenir, avant de s'effondrer. Autant moralement que physiquement. Ses jambes tremblèrent doucement. Son sang circulait tellement doucement dans ses veines, ses yeux verts, si beau et profonds, étaient vides, inexistants. Il ferma délicatement ses paupières, une larme coula le long de ses joues blafardes. Il posa sa main sur une poignée avec vivacité, avant de la tourner violemment. Il pénétra dans la pièce, sombrer dans le noir, seul la porte ouverte, laissant pénétrer la lumière du couloir, faisais briller le carrelage de cette si grande et belle salle de bain. Il ne prit même pas la peine d'allumer la lumière, avant de claquer brusquement la porte de la salle de bain, fesant ressortir toute sa rage. Il abattit son poing sur le mur, appuyant sur l'interrupteur au passage. La pièce s'éclaircit. Il ferma les yeux, quelques secondes, avant de les ré-ouvrir brusquement. Ses mains se mirent à plat le long du mur, couleur beige crème. Il s'abaissa légèrement pour ce calmer. Son dos, se courbait. Sa respiration été bruyante, à la fois régulière...

Il recula du mur, se pinça l'arête du nez, voulant se réveiller de ce cauchemar. Il ne voulait pas que tout ça ce soit réellement passé. Isabella, n'était pas venue, ce n'était pas possible. Il inspira fortement pour ce calmer, tournant en rond dans cette salle de bain. Elle n'était pas là, ce n'était pas possible, il n'avait pas failli lui faire l'amour dans ce couloir. Faire qu'un. Il secoua la tête, pour s'enlever ses idées.

Il posa son regard sur son reflet. Le miroir. Lui. Il s'approcha dangereusement de ce miroir, qui le reflétait, reflétant au passage cette douleur qui mutilait ses si beaux traits de visage. Il se posta devant le lavabo et le miroir. Il ouvrit avec maladresse le robinet, fessait coulisser ses doigts, le long du fer de celui-ci. Ses mains entrèrent en contact avec l'eau, colla ses mains ensemble, créant un faussé, où l'eau s'y longé. Il apporta ses mains, remplis d'eau à son visage, éclaboussant quelques mèches de cheveux au passage. Il frotta ses mains sur son visage mouillé. Posant ses mains sur chaque côté du lavabo, son dos légèrement penché vers l'avant, ses épaules se contractèrent. Ses yeux verts émeraude, se plissèrent, ses sourcils se froncèrent. Il repensa à elle. Les paroles qu'elle avait prononcé fusèrent dans son cerveau.

« Espéce d'idiot ! Tu n'es qu'un pauvre con sans cervelle ! Tu ne sais rien, strictement rien ! Tu crois que je suis partie comme ça ? Tu crois que la misérable petite Swan n'avait pas eu les couilles de venir te dire que c'était fini entre nous ? J'ai jamais voulu que ça se termine. C'est toi qui m'as fait tenir dans mon enfer, intentionnellement, c'est à toi que je pensais quand je souffrais à mort. C'est à toi. Parce que tu es celui que j'aime, et celui que j'aimerai toute ma vie ! Qu'est-ce que tu crois ? Le jour de notre mariage, j'ai cru brûler vive, de savoir que jamais je ne pourrai te jurer de t'aimer et de te chérir ! J'ai cru mourir en voyant les heures défiler ce jour là ! C'est moi qui aurais dû être à la place de cette belle blonde aux yeux bleus, enceinte et épanouie d'une grossesse. Ça aurait dû être notre enfant. J'aurais dû être présente, pour tes concerts de musique. J'aurais dû être là pour tout ça. Et pourtant, je n'étais pas là, parce qu'on m'a arraché cette place, cette vie où j'aurais dû être épanouie avec toi à mes côtés… »

Ses muscles se contractèrent violemment, il appuya ses mains sur la surface, lisse et fraîche du lavabo, avant de les resserraient et de frapper soudainement le lavabo. Il re-frappa une deuxième fois, avec autant de force. Ses mains claquèrent sur le pot en verre, qui contenait les brosses en dent. Le verre s'explosait avec en milles morceaux. Il envoya tout balancer à travers la pièce, ouvrant les placards, tiroir, balançant tout. Il avait une tel haine, tellement indescriptible. Il empoigna une bouteille de shampoing en main, le balançant, en s'imaginant que c'était... celui qui lui avait enlever sa belle. La bouteille attérit, droit dans le mur, s'ouvrit de tout les côtés, laissant le liquide, gras, doux, d'une merveilleuse odeur, glisser délicatement, tel un escargot le long du mur.

A regarder, la pièce été un vrai chantier. On aurait dit qu'une tornade était passée. Les bouteilles de shampooing, maquillage, pharmacie et tout le tralabla, étaient passés dans les mains bourrues d'Edward, avaient rendu l'âme. Ses cris de rage résonner dans la pièce, il avança, vers ce miroir qu'il le narguait depuis un bon moment. Il frappa tout sur son passage, avant d'envoyer son poing, dans cette vitre, ayant le don de refléter. Le verre se brisa, il reçu quelques morceaux dans le visage, quelques égratignures. Un morceau trancha durement, la paume de sa main. Il hurla de rage, cognant sa main qui dégoulinait de sang, sur le deuxième miroir, qui se fissurait. Il laissa glisser sa main le long du miroir, laissant une belle trace, à faire peur. Le sang, rouge vif, coulait doucement, délicatement sur sa main, avant de tomber dans le lavabo. Chaque goute qui tombait dans le lavabo désormais rempli d'objet explosés et de sang, lui faisait penser combien il était égoïste d'avoir pensé, une telle chose sur elle... Il secoua plusieurs fois la tête, avant de fourrer ses doigts dans ses cheveux. Il sentit le liquide chaud s'écouler le long des racines de ses mèches, mais ne fit rien, ne réagissait pas, il grimaça juste de douleur. Sa plaie lui picotait, mais il s'en fichait. Seul ce qu'il avait prononcé en présence d'Isabella comptait.

Il écarquilla les yeux devant l'horreur qu'il venait de faire. Pas la salle de bain, non. Il s'en fichait royalement de ça. Mais, de ce qu'il avait dit. Il lui avait craché des paroles, tellement... Il grinça des dents. Reculant du miroir brisé, jusqu'à que son dos claque contre le mur. Les larmes lui montaient aux yeux, il cligna des yeux, voulant s'empêcher de pleurer, mais son cœur a ses raisons, que la raison ignore. Ses larmes n'en firent qu'a sa tête, jusqu'à couler abondemment sur ses joues tâchées de sang, qui dégoulinait avec l'eau salée. Il mit sa main valide derrière son dos, allant chercher dans la poche arrière de son jean, une photo...

Pas n'importe quelle photo. Une des plus belles photos du monde, il en était sûr et certain... Il observa la photo en larme. C'était Bella et lui... A la belle époque. Un sanglot lui transperça la poitrine... Il se laissa glisser le long du mur. Il pleurait sans pouvoir y mettre un terme. Il ne voulait même pas s'arrêter, rien à foutre de sa virilité, rien à foutre que sa fiancée soit en bas, rien à foutre de ce putain de monde, rien à foutre de vivre pour rien... La photo, passa dans sa main écorché, le sang coulissa le long de la photo... Il resserra fortement celle-ci, dans sa main, des sanglots le déchiré un à un. Il cria. Pleura. Sanglota. Lui seul, dans cette immense souffrance. Un goute tomba au sol, puis une deuxième... Une énième, il abaissa son regard vers cette immense tâche de sang, vif. Le néant. »

« Bella…je… je suis navré... » Murmura-t-il. Bella leva les yeux choqué vers lui, il s'excusait ? Vraiment? Mais... qu'est-ce que c'était que ce bordel ! Elle ne voulait pas des putains d'excuses de merde.

« Pardon ? » S'étrangla-t-elle.

« Non... je ne suis pas navré, je m'en veux… je… je n'aurais jamais dû… » Il s'arrêta, cherchant ses mots, nerveusement et douloureusement. Il se pinça l'arête du nez.

« Je comprends pas... » Chuchota Bella, complètement perdue.

« Enfin Bella ! Réfléchis un peu ! » S'écria Edward. « Je m'en veux putain! Si tu savais combien je m'en veux! Combien j'ai juste envie de retourner en arrière pour éviter tout se qui s'est passé... J'aurais du rester avec toi ce jour là ! Je ne l'ai pas fais. » Rugit-il. « Tout est de ma faute. » Murmura-t-il avec douleur et culpabilité.

« Mais… »

« Laisse moi finir, y a que comme ça, que je pourrais vivre normalement… » Il respira fortement, son cœur tambourinait de manière irrégulière. Boum, boum, boum... Il ne faisait qu'entendre que ça, lui répétant sans cesse, combien son cœur battait pour rien. « J'ai longtemps cru que tu m'avais abandonné, que tu m'avais laissé, du jour au lendemain. Que tu n'avais jamais eu le cœur de venir me dire que c'était fini. » Il lâcha un soupir de tristesse, en pensant à ce que ça aurai pu être, si elle l'avait vraiment quitté.« Que tu ne m'aimais plus. J'ai eu mal, si tu savais, mais je n'avais pas perdu espoir. Je me suis dit... que tu reviendrais le jour du mariage, qui sait? Je t'ai quand même cherché jour et nuit dans Forks, et plein d'autre ville. Je me suis maudit, pendant tout ce temps. A croire que tout était ma faute. » Sa voix, ce brisa soudainement. « ET C'EST MA FAUTE!» Cria-t-il avec haine et dégoût de soi-même. Il frappa du poing contre le mur à trois reprises, avant de se lacérer la main avec le mur égratigné. Bella avait poussé un petit cri de surprise, la main sur la bouche, les larmes aux yeux, elle le regardait ce dénigrer... « J'AURAIS DU ÊTRE LA, AVEC TOI CE JOUR LA! » Hurla-t-il, tout ses souvenirs douloureux fusèrent dans sa tête. Il mit sa tête entre ses mains, avant de les passer dans ses cheveux. «Je ne dormais plus, ne mangeais plus, tellement que je m'en voulais et que je t'aimais...» Il leva les yeux au ciel, voulant fuir le regard de Bella. « Un vrai cadavre » Un rire nerveux sortit de sa gorge. « J'espérais juste ta venue… Le jour du mariage, j'y suis allé. Je t'ai attendu, tu n'es jamais venue… »

« Assis sur les marches de l'autel, Edward regarda la grande si grande porte, épaisse, de suface lisse, en bois. Cette porte qui changerait sa vie à jamais, si seulement, une seule et unique personne la poussait... Il attendait, espérait, les larmes aux yeux, le coeur battant à mille à l'heure. Les mains moites, il enfonça ses ongles dans la paume de sa main. Un long soupir sortit des lèvres du prêtre, Edward tourna légèrement la tête vers celui-ci, lui lançant un regard des plus noir. Il le détestait, il faisait partie des personnes qu'il détestait à présent. C'était si simple de détester une personne, plutôt que de l'aimer pour lui, à présent. L'amour été tellement dévastateur et cruel pour lui. Il détestaut l'amour, il détestait être amoureux d'un fantôme. Et pourtant, son coeur ne peut s'empêcher de se serrer en pensant à sa belle. Le faite qu'il soit là, prouve qu'il ne peut s'empêchait de l'aimer. Même si des mois, s'étaient écoulés, des mois de torture, de tristesse. Il repensait à tous ces mois écoulés, à la chercher désespérément... Il avait accourut chez elle, quand il avait apprit qu'elle avait disparue de la circulation, il avait dévaler les escaliers pour attérir dans sa chambre. Son odeur flottait par tout, cette si belle odeur, si enivrante, le freesia. Il avait ouvert, les placards, les tiroirs, tout, absolument tout. Il manquait des affaires, beaucoup d'affaire. Aucune lettre, rien. Juste un vague souvenir de sa présence. Elle était partie d'elle-même. Mais il l'avait cherché, quand même, pendant des heures, des jours, des semaines. Rien. Il avait cru en mourir quand rien ne venait à lui, aucune bonne nouvelle. Il se disait qu'elle avait besoin d'une pause, avec la grande dispute qu'ils avaient eu, quelque semaine auparant, avant qu'elle disparaisse.

Le coup de grâce pour lui, avait été de trouver un emballage carton, d'un test de grossesse. Charlie, avait faillit faire un arrêt cardiaque quand il avait vue cela avec Edward. Lui, avait eu une réaction interdite. En priant qu'elle revienne, avec un ventre rond. Il avait pleuré, il avait pleuré sur l'épaule de Charlie. Tous les deux, se réconfortant l'un et l'autre... Mais, jamais il n'aurait eu la réponse, si elle était belle et bien enceinte, ou non. Ce jour là était son dernier espoir. Un espoir qui s'écoule entre ses doigts, comme de l'eau.

Miracle, oui c'était bien ça, à ce stade de sa vie, il espérait un miracle. Il priait dieu, tous les jours pour qu'elle revienne. Il allait souvent à l'église, restant assis pendant des heures, sur les bancs, à prier. Même le prêtre, ne savait quoi faire, devant un si grand désarrois. Il essayait souvent de donner des conseils à Edward, mais cela s'est avéré inutile. Ca rentrait d'une oreille et ressortait par l'autre. Edward ne voulait certainement pas de conseil venant d'un prêtre, ah non, ça jamais de la vie. Il voulait gérer sa vie, comme bon lui semblait, surtout sa souffrance...

Venir, oh ça oui, elle devait venir… C'était leur mariage tant attendu…Combien elle s'impatientait de s'unir à lui, pour la vie. Combien de fois, elle l'avait supplié de l'emener à Las Vegas, pour s'unir à lui, au plus vite, combien de fois il avait refusé, amusé, avec un magnifique sourire en coin... Il voulait que ce mariage soit parfait, comme un compte de fée, digne d'une princesse et non être marié par un prêtre en Elvis Presley. Elle méritait tellement le meilleur, il avait souvent faillit céder devant ses yeux de chat Potté. Mais il s'en serait sûrement voulu, voulant lui offrir mieux qu'un miteux mariage. Maintenant, il regrettait amèrement. Et s'il avait cédé, qu'il était marié avec elle, peut-être serait-elle avec lui en ce moment, qui sait ? Le regret lui rongeait le cœur, même si la raison lui soufflait que ce n'était certainement pas ça. Bella, n'était pas ça, elle ne serait pas partie pour une simple histoire de mariage, vu que dans tout les cas, ils allaient se mariés. C'était bien pire, si elle était partie, elle avait des raisons en béton armé.

Il passa ses mains moites sur son visage. Il ferma les yeux fortement pour s'empêcher de pleurer en entendant sa mère sangloter dans les bras de son père, Rosalie maugréait des insultes envers Bella, et Alice entrain de prier. Les femmes Cullen, étaient les plus faibles, avec lui. Il le savait et s'en fichait. Après tout, il avait le droit de souffrir, avec tout se qui se passait en ce moment même dans sa vie. Il avait le droit de rien cacher, de ne faire comme si, tout allait bien alors que rien ne va. Il n'était pas du genre à mentir ou à se voiler la face, alors il restait comme il était, montrant l'ampleur des dégâts qu'Isabella avait causé en partant sans rien dire. Il essuya ses mains, le long de ses cuisses, levant les yeux vers le ciel, pour éviter de faire couler les larmes qui n'allaient par tardé à le trahir.

Les minutes s'écoulèrent.

Le cœur lacéré, broyé. Il se résigna... Il rendit les armes et son cœur. Les larmes coulaient sur ses joues, sans pouvoir rien y faire. Une main ce posa sur son épaule, Edward leva les yeux vers… Emmett.

« Elle ne viendra pas Edward… » Chuchota doucement Emmett, le coeur aussi brisé qu'Edward. Il avait mal de cette situation. Il avait tellement mal de voir son frère mourir de jour en jour, de voir qu'Isabella était partie. Il savait que si, elle était partie, y avait une bonne raison, il n'en voulait pas à Isabella, non. C'était son choix et il le respectait. « Elle est partie... » Osa-t-il dire, dans un souffle à peine audible.

« E-elle devait… » Bégaya Edward, les sanglots l'empêchant de parler.

« Je suis désolé... » S'excusa Emmett, les larmes brillant d'eau salée, qui ne voulait certainement pas qu'elles coulent. Il devait se montrer fort, pour son frère.

« On devait se dire oui...» Murmura Edward.« S'aimer pour l'éternité...» Il avait prononcé ses mots, dans un souffle. Des larmes allèrent se loger sur ses lèvres, il passa sa langue dessus, en secouant la tête.

« Je… » Commença Emmett.

« Emmett... » le coupa Edward. « Pourquoi ? » Demanda-t-il dans un souffle, les yeux larmoyant. «Qu'ai-je fais de mal ? » Emmett fuya le regard de son frère, il avait autant envie de pleurer qu'Edward. Il n'avait qu'une envie, c'est de prendre ses jambes à son cou et partir en courant, pleurer dans son coin. Emmett était de grande carrure, mais il avait le cœur sur la main, un vraie gros nounours, comme disait Isabella. « Pourquoi est-elle partie ? » Emmett pressa légèrement l'épaule d'Edward, d'un signe de réconfort. « Pourquoi je ne vois plus rien ?... Pourquoi j'ai si mal ? » Chuchota Edward, en mettant sa tête dans ses mains, d'un air désespéré. A regarder Edward, on avait qu'une envie, c'est de le prendre dans nos bras et le réconforter. Il avait l'air d'un gosse, qui a perdu un jouet. Mais là, c'était tellement plus grave et tellement plus lacérant. Il avait si mal, que sa douleur était indescriptible. Emmett avait le cœur au bord des larmes. Un goutte coula sur sa joue, il renifla, en se dépêchant d'essuyer du revers de sa main, la petite perle salée, qui venait de couler.

« Je ne peux pas répondre à tes questions, Edward, mais je peux seulement te dire, que si elle est partie, c'est qu'il y a une bonne raison…» Emmett avait dit cela avec beaucoup d'hésitation, cherchant proprement ses mots pour ne pas blesser son frère. « Et pour la dernière ça fait mal, car tu l'aimes… » Souffla doucement Emmett.« L'amour fait parfois mal… » Reprit-il. « Ça passera avec le temps… » Clama-t-il doucement, en baissant le regard vers on frère, qui sortit enfin la tête de ses mains. Il croisa le regard d'Edward, ses yeux, rouge, gonflée, il ne pleurait plus. Mais les larmes, avait laissé une grande empreinte dévastatrice.

Emmett tendit sa main à Edward, celui-ci, la prit et ce releva avec son aide. Emmett se tourna vers le pasteur, le pasteur hocha simplement la tête, comprenant la tristesse de tout ce monde. Il mit son bras autour des épaules d'Edward. Il regardait son frère souffrir silencieusement… Il avait mal pour lui, il voulait lui-même détester Isabella, mais il n'y pouvait si résoudre. Si elle était partie, c'est parce que y avait une bonne raison, pour lui… Ils passaient la grande porte, en bois de l'église... Edward tourna la tête vers cette porte, une larme coulait sur sa joue… »

Il se jura que c'était la dernière larme qu'il laissait couler.

« Tu sais… Je me sentais dévasté mon avenir était brûlé comme un morceau de papier. Mes battements de cœur me rappelaient sans cesse que je respirai pour rien. Tu étais mon oxygène. Comme vivre dans un monde où son oxygène n'existe pas ? » Souffla-t-il. « Putain, dieu sait combien de fois, j'ai tenté de mettre terme, à cette…cette…souffrance de merde ! Cette douleur dans ma poitrine, comme un coup de massue. Cette odeur de freesia qui trônait de partout dans cette maison…dans cette chambre, ma chambre, notre chambre… Chaque nuit, je rêvais que tu revenais à moi. Que tu me disais que ce n'étais qu'un cauchemar. Que nous somme ensemble. J'ai tellement eus mal, si tu savais. J'ai maudit la terre entière. Je t'ai voué une haine magnifique, en même temps que je t'aimais comme un fou. » (N/Grande soeur: Et vive les mouchoirs *sniff*) (N/Popo: Les actions kleenex doivent être en hausse fulgurante à l'heure qu'il est t_t)

Bella, le regardait, les larmes lui brûlaient les pupilles. Elle n'osait pas fermer ses paupières, peur de pleurer encore une fois... Elle avait mal, très mal. Ces mots lui lacéraient le cœur. Il lui lacérait le cœur, à coup de parole assassine. Elle voulait mourir, abréger cette souffrance, d'entendre des mots pareil qui étaient tellement véridiques.

« S'il te plait…A-arrête. » Le supplia Bella en bégayant.

« J'en suis navré, mais y a que ça à faire Bella ! Si je veux pouvoir avancer dans ma vie. » S'excusa-t-il piteusement et maladroitement. Il passa sa main dans ses cheveux, ses lèvres se déformaient en une grimace.

« NON ! » Cria-t-elle. « Non » Continua-t-elle en chuchotant.

« Je veux avancer… » Murmura-t-il la voix rempli d'aplomb.

« Il y a d'autre façon ! » S'écria-t-elle. « Tout, mais pas ça, je t'en supplie Edward… »

« Bella… »

« Ne me tue pas, encore plus que je ne le suis ! J'ai du mal, non même pas, ce n'est même pas un mot assez qualifié pour désigner ma souffrance. » Elle inspira et expira pour calmer ses sanglots qui voulaient sortir de sa gorge, il la regarda perplexe. « Bordel de merde ! Tu ne comprends donc rien ? » Cria-t-elle, en levant les mains en l'air, d'un air blasé.

« Comprendre quoi ? » Cria-t-il en retour. « Mais qu'es-ce que tu veux à la fin ! » Rugit-il en laissant tomber ses bras, d'un air complètement paumée.

« T-toi. » Bredouilla-t-elle, avant de plaquer ses lèvres sur les siennes.

Correction Marie-Loving-Edward.