Hello les gens !
Merci beaucoup pour les reviews au chapitre précédent. Je suis contente qu'il vous a plu. J'avoue être du même avis que tout le monde. Etant donné que j'écris l'histoire, je suis mitigée pour les avis sur Edward, m'enfin, je le comprends aussi, loul xD m'enfin c'est vrai qu'il n'a pas le meilleur comportement, je crois même que j'ai fini d'arrêter de compter le nombre d'insulter par review, MDR ! Vraiment, merci beaucoup ! vous êtes géniaux. =D
Pour une fois j'ai été rapide à poster, 3 semaines :D Je vais essayer de continuer sur cette longueur, surtout que c'est bientôt la fin de l'année, donc je vais avoir beaucoup plus de temps, sauf une période où j'aurais des révisions.
Je poste désormais Beautiful Revenge sur mon compte, que je reprends seule. Vous pourriez la trouver ici : http : / / www. fanfiction. net /s/ 6935520 /1/ Beautiful_Revenge (enlevez les espaces hein.)
Une énorme dédicasse à ma grande famille sur le groupe MSN. Sans qui ce chapitre serait pas arrivée aussi vite. Ma mémé alias LemonJess69, ma Grande tata alias Lili Lopez, ma Maman qui vient le 2 aout =D alias Sandrine50, ma Tata alias Nane2Bru, Mon amour de femme que je revois en Juilllet *-* alias Carlotta Patatra, et bien sûr ma Fille d'amour qui a corrigé mon chapitre =D
Sans oublier ma petite harceleuse d'amour, ma Ahxelle ^_^
REMERCIEMENT :
Merci à tous les inscrits !
Merci aux anonymes : Liliars, Cullensonia, Lilia68, Ocenanny, Nomie, Lizzy50, Cocotte56, Fan de twa, Emi, Fals, Lina.
Bonne lecture !
Je vous conseille vivement d'écouter les musiques qui sont conseillé.
Chapitre 11 : Save me for the eternity
.:."Gwen Stephani - 4 In The Morning" .:.
« Pars Edward. » m'avait-elle soufflé les larmes aux yeux.
Je serrais fortement le volant dans mes mains alors que je commençais à perdre patience à cause de ce feu rouge de merde. Je soufflais, avant de taper sur le volant.
« Putain ! » Criai-je en même temps que celui-ci daigna passer au vert.
J'appuyai rapidement sur l'accélérateur et ma Volvo ronronna comme j'aimais. La route avait du verglas. C'était prendre un risque, mais peu importe. J'allais vite, comme tout les évènements passés. En quelques heures ma vie était devenue un gros bordel remplit de merde. Et le plus dur dans cela était que j'avais fait mal à la personne que j'aimais le plus au monde: ma Bella.
« Peut-être n'aurais-je jamais dû te retenir comme je l'ai fait Edward. C'est elle, du début jusqu'à la fin. »
« Tanya… »
« Je t'aime Edward, mais je ne peux aller à l'encontre de tes sentiments. »
Je roulais à toute vitesse dans les rue de Boston pour aller la voir. Ce n'était pas vraiment une heure convenable pour prendre la route car tout le monde sortait du boulot. Les bouchons me gonflaient, mais je n'avais pas de temps à perdre. Je pris une autre route. Un énième feu rouge arriva. Je grinçais des dents en même temps que la colère me prit, en broyant le volant. Au diable ! J'appuyais longuement sur l'accélérateur, grillant le feu rouge. Des klaxons retentirent sur les côtés, mais je m'en fichais. J'arrivais comme une furie dans sa rue, je me garais rapidement assez mal, et partis en courant jusqu'à sa porte.
Je tambourinais fortement dessus, mais personne n'ouvrit. La panique commençait à monter.
« Bella ! » Appelai-je fortement.
Rien.
Je m'accroupis devant le pot de fleurs à côté de la porte, j'attrapais celui-ci et prit la clé qui était posée juste dessous. Reposant rapidement le pot, je la glissais dans la serrure et ouvris la porte. C'était noir, tout était éteint, seule la lumière du jour éclaircissait la pièce.
« Bella ? » Tentai-je doucement en fermant la porte.
Mon cœur tambourina brusquement dans ma poitrine, mes bruit de pas résonnaient dans la pièce. Je pris les escaliers et les montait quatre à quatre, m'arrêtant en haut. Une odeur dégoûtante arriva à mes narines. Du sang. Je courus jusqu'à sa porte, l'ouvrant à la volé, je la vis. Étendue sur son lit tâché de sang, de son sang.
« Bella ! » M'écriai-je.
J'accourus aussitôt vers elle, posant ma main sur sa joue encore plus blafarde que d'habitude.
« Réveille-toi, bébé. » Soufflai-je en secouant légèrement son visage.
Je me tournais rapidement vers son armoire, prenant un vêtement au hasard je l'enroulais autour du poignet de Bella, serrant fortement, essayant d'arrêter l'hémorragie. J'attrapai mon téléphone dans ma poche et composai le numéro des urgences, ma main serrant le tissu qui prenait la couleur du sang. Il y avait du sang partout, trop.
« Numéro des urgences, je vous écoute. »
« Il y a eu un suicide… » Articulai-je difficilement, citant l'adresse avant de raccrocher hâtivement.
J'eus mal au cœur. Le schéma s'affichait en premier plan dans mon esprit. La situation grave m'arrivait en plein face, violemment. Je n'avais plus de force. Ma tête me donnait le vertige et puis…
Je tombais à genoux mollement près de son lit, j'enroulais mes bras autour du corps fébrile de Bella et la serrait fortement contre mon torse. Une de mes mains serrant toujours son poignet, mon autre main passa délicatement sous sa nuque soulevant son visage vide d'émotion, blafard, vers le mien. Je déposais mes lèvres sur son front, fermant les yeux et laissant couler une larme le long de ma joue. Une unique larme fatale qui me brisait le cœur. Je relevai la tête, levant les yeux au ciel avant de reposer mon regard sur elle. Ses lèvres étaient bleues, manquant de sang, ses paupières étaient fermées. Je posais ma joue sur le haut de son crâne, la serrant d'avantage contre moi, je nous berçais doucement, priant pour que les secours arrivent rapidement. Mon pouce caressait faiblement sa joue, je pouvais sentir sa respiration sur mes doigts.
« Je t'en supplie mon amour, tiens bon. » Chuchotai-je. « Ne me laisse pas te perdre une seconde fois. » Haletai-je.
Les sirènes arrivèrent de loin, puis se rapprochèrent. La porte de la maison s'ouvrit en même temps que j'entendais les sauveteurs monter précipitamment les escaliers. Un ambulancier rentra rapidement dans la pièce, posa son regard sur nous, avant de se mettre à genoux en face de moi. Il posa deux doigts dans le cou de ma belle, pour prendre son pouls faible.
« Ici ! » Cria-t-il. « C'est vous qui avez fait ce bandage autour de son poignet ? »
« Oui, pour arrêter le sang. »
« Vous avez bien fait. » Murmura-t-il en se penchant pour écouter les battements du coeur de Bella.
Quelques secondes plus tard suivirent ses collègues, avec des matériaux. Je n'étais que spectateur de la scène, incapable de ne rien faire de plus. Seulement mes battements de cœur me permettaient de comprendre que j'étais toujours avec eux. Je n'avais d'yeux que pour mon amour, continuant de serrer son poignet, par précaution. Je la trouvait tellement plus pâle, voir morte, chaque minute qui s'écoulait et cela me faisait mal, j'avais l'impression d'avoir un reçu coup de poignard dans le cœur qu'on continuait de le remuer dans la plaie. Ce scénario, de voir ma Bella comme cela, je me l'était imaginé des milliers de fois à l'époque, croyant que je la retrouverais comme ça. Et pourtant, c'était dans mes bras qu'elle était. Le monde était tellement putain de mal fait. J'en avais la nausée.
« Son pouls est faible. » S'exclama-t-il en se relevant. « Depuis combien de temps est-elle comme cela ? » me demanda-t-il, en prenant mon ange de mes bras et la déposant sur le lit.
Je clignais des yeux sous le choc de la question, je ne pouvais même pas y répondre, c'était le pire dans tout ça.
« Je ne sais pas trop… » Répondis-je. « Je suis arrivé y a environ vingt minutes, elle avait perdu beaucoup de sang, donc peut-être une heure ou moins. » Continuai-je.
Il hocha simplement la tête et brancha toute sortes de trucs sur le corps d'Isabella. J'entendis des bips, et toute sortes de bruits. Je me relevais doucement, les jambes engourdies. Et puis un bruit sourd me fit mal aux oreilles, je relevais vivement la tête vers Bella.
« Elle fait un arrêt ! » S'écria un ambulancier.
« Qu-quoi ? » Bégayai-je fébrilement.
Ils ouvrirent quelques boutons de sa chemise, placèrent dessus une sorte de crème transparente, avant de poser le défibrillateur dessus.
« Chargez ! » Le corps de Bella se releva avant de retomber sur le lit. « Chargez à 300. » Il remit dessus encore une fois, mais rien. Mon amour restait sans vie. Mes yeux s'écarquillaient grandement comprenant qu'elle ne vivait plus, je secouai la tête me chassant cette idée.
« Non, non.. » Chuchotai-je faiblement.
« Il n'y a plus rien à faire. » Fit l'ambulancier à ses collègues.
« Non, non… » J'avançais doucement. « Non ! Impossible ! » Clamai-je.
« Je suis… »
« Continuez ! » Ordonnai-je.
« Il n'y a rien à faire, elle… »
« Non, j'ai dis, continuez. » M'énervai-je. « Vous n'êtes pas payer à laisser crever des putains de patients, maintenant, CONTINUEZ ! » Hurlai-je. Il me regarda avant de se retourner avec mon amour.
« Chargez. » Un électrochoc passa sur Bella, mais rien. Il refit cela une seconde fois et puis… Un bip se fit entendre grâce à la machine. Puis deux, trois.
Elle vivait. Je lâchais un putain de soupir de soulagement en même temps que j'essuyai du revers de la main, les larmes qui avaient coulé sur mes joues. Ils descendirent Bella et tout le matériel en bas. Je baissais les yeux et vis mon portable à terre près de la table de chevet de Bella. Je me baissais en l'attrapant et en me relevant mon regard fut happé par une lettre, posée sur cette table, tâchée d'eau et d'encre dégoulinant. Je fronçais les sourcils en prenant le papier entre mes doigts. Son écriture. Doucement mes yeux se mirent à lire chaque mot qu'elle avait écrit avec le cœur.
Mes prunelles me brulaient fortement, je serrais la lettre entre mes doigts, mon autre main passa dans mes cheveux. Nerveux, je grimaçais tellement que je tirais sur mes racines. Ce fils de pute avait tué notre bébé... Je fermais les yeux et tentais de rester calme… Impossible, je soupirais avant de donner un coup dans la lampe posée sur la table de nuit.
« Putain ! » Soufflai-je en serrant mes cheveux entre mes doigts.
« Je te le jure Edward, tu sais très bien que je n'ai jamais voulu te blesser, comprends moi. » Supplia-t-elle en me prenant la main.
« Pardon ? » M'étranglai-je en enlevant ma main de sa poigne.
« Je voulais te rendre heureux, ton bonheur avant tout. Et tu m'avais parlé de tes doutes sur Bella, que tu pensais qu'elle était enceinte avant de disparaître et j'ai vu combien tu avais les yeux qui brillaient. » Fit-elle doucement. « Et on se protégeait toujours, il me fallait une solution. Alors j'avais pensé à aller à une banque, mais… mon patron me faisait de plus en plus de chantage. Alors j'avais bien trop peur, j'ai cédé. Parce que je refuse de dépendre d'un homme. Tu connais mon passé, alors… Je suis tombée enceinte, j'ai su que c'était lui, alors je lui ai rien dit et je t'ai fais croire que c'était le tien. » M'expliqua-t-elle en caressant son ventre rond.
« Tanya… » Fis-je en serrant les poings de fureur.
« Pardonne-moi, Edward. » Une larme coula le long de sa joue.
« Je ne veux plus jamais te voir. Ce que tu as fait, c'est… » Je perdis mes mots tellement que tout cela me dépassait.
« Edward… »
« Non tu sais quoi ? Je me casse. » Rétorquai-je en passant devant elle, je pris mes clés, et parti en claquant la porte de notre appartement.
Je l'entendis s'écrouler au sol et sangloter. Je voulais la consoler, lui dire que je serais là, mais c'était au dessus de mes forces. Elle avait mal, comme je pouvais avoir mal.
Je pliais la lettre et la mettais dans ma poche avant de sortir des escaliers, de retrouver l'ambulancier autour du chariot de Bella.
« Plus de pochette de sang ! Elle en perd trop, vite. » S'écria en ambulancier en attrapant une pochette de sang, il rentra une aiguille dans son bras non endommagé. « Va falloir vite la transporter à l'hôpital, sinon elle risque un arrêt cardiaque. »
Je frissonnais à ces mots.
J'observais mon amour blafarde, les mots de la lettre défilaient dans ma tête, je les imaginais les écrire en pleurant, mon cœur se brisa. C'était de ma faute. Jamais je n'aurais du la traiter comme tel, je n'étais qu'un monstre qui ne valait pas mieux que ce fils de pute qui me l'avait prise. Dieu sait comment je l'aime, alors comment ai-je pu faire une telle chose ? J'étais partis comme un lâche à l'aube, en croyant qu'elle ne remarquerait rien, mais elle s'était réveillée en pleurs et m'avait fait promettre. C'était bien une des pires choses que j'ai du faire. Faire une promesse que je ne pourrais tenir. Le remords me rongeait petit à petit. Je savais que si elle ne s'en sortait pas, je mourrais avec elle.
Les ambulanciers continuaient de s'activer autour d'elle, lui mettant un masque d'oxygène. Je relevais les yeux vers la rue. Les voisins étaient sortis de la maison, regardant la scène tranquillement, faisant les commères, buvant leur café chaud. J'avais envie de tous les crever, une personne venait de tenter de mettre fin à sa vie et eux… Ils regardaient cela comme si c'était un film ? Les gens n'ont décidément aucun respect.
Mes muscles se contractèrent, je serrais fortement les poings avant d'avancer vers un sauveteur.
« Elle va tenir le coup ? » Murmurai-je en caressant délicatement le front de Bella.
« Je l'espère. Vous êtes sa famille ? »
« Oui… heum, son copain. » Répondis-je en posant un regard plein d'amour sur elle.
« Très bien, est-que… »
« C'EST MA FILLE ! » Hurla une voix hystérique de femme.
Je levais les yeux de ma Bella et vis Renée arrivant en courant vers Bella, suivie de Phil. Et puis la machine fit un bruit sourd. Je reculais en même temps que les ambulanciers montaient Bella dans leur camion en hurlant arrêt cardiaque. Renée arriva vers les secours, mais fut retenue par un policier. Elle essaya tant bien que mal de se débattre, rien n'y fit, elle criait, pleurait dans tout les sens. Phil essaya de la calmer comment il put, mais rien n'y faisait. Ses yeux larmoyant croisèrent mon regard, elle avança vers moi jusqu'à me tomber dans les bras. C'était une mère désespérée qui pleurait. J'enlaçais mes bras derrière son dos. Elle recula légèrement la tête en observant ma chemise recouverte de sang.
« Elle va s'en…s'en… sortir hein ? » Pleura-t-elle en bégayant légèrement.
« Oui, elle va s'en sortir. » Répondis-je doucement, sans savoir si c'était vrai ou pas.
« J'ai mal, Edward. » Murmura-t-elle.
« Ca va aller, elle est forte. » Fis-je.
« Non ! Justement elle ne l'est pas, regarde ce qu'elle a fait Edward, bon sang ! Je n'ai rien vu venir, je n'ai pensé qu'à moi et mon amour pour Phil. Suis-je tant que ça une mauvaise mère ? Charlie… mon dieu Charlie ! » Elle commençait à partir dans l'hystérie. Phil la prit à son tour essayant de la calmer, jusqu'à ce qu'un ambulancier vint vers elle et lui demanda de monter.
Elle se retourna une dernière fois vers moi.
« Merci, je te dois la vie, Edward » Souffla-t-elle avant de monter dedans.
Le camion rouge démarra, et s'évapora avec mon amour… Une douleur au cœur me prit, je soufflais doucement, avant de m'asseoir sur les marches glacées de la maison. Elle me manquait. Que ferais-je sans elle ? Elle était tout simplement mon tout, j'avais eu peine à survivre, la perdre une deuxième fois signerait ma fin. Elle était ma Juliette comme j'étais son Roméo et ce depuis le collège.
Je glissais ma main dans ma poche, j'effleurais de mes doigts la lettre de Bella. Aussitôt une douleur me prit et je sortis mon téléphone de ma poche et me frottait le visage. Je déverrouillais l'Iphone avant d'aller dans le répertoire et de choisir son numéro. Hésitant je fixais l'écran du cellulaire avant d'appuyer sur appeler et d'apporter le celui-ci à mon oreille. Je ne lui avais pas parlé depuis la dernière fois, depuis que j'avais découvert que Bella était en vie et qu'elle savait son passé… et pourtant, elle était surement le seul réconfort que je souhaitais avoir maintenant. Elle décrocha.
« Allô ? »
« Alice. » Chuchotai-je doucement.
« Edward, c'est bien toi ? » S'exclama-t-elle. Je pouvais entendre son sourire dans sa voix.
« Oui, Alice. » Répondis-je d'une voix triste. J'aurais aimé l'appeler pour d'autres circonstances, comme les excuses que je lui devais. « Bella a tenté de se suicider. » Continuai-je.
« Oh mon dieu ! » Cria-t-elle au bord de la panique. « Elle va bien ?Putain, dis moi, pitié, qu'elle s'en est sortie ? ! » Questionna-t-elle en criant presque.
« Je l'ai découverte avant. Préviens les autres, Alice. Je vais aller à l'hôpital. »
« J-j-j'arrive aussi. » Balbutia-t-elle.
« Oh, Alice ? »
« Oui ? »
« Je suis désolé. » M'excusai-je avant de raccrocher.
Phil m'observais, je me relevais des marches avant de hocher la tête et de marcher en direction de ma voiture, pour rejoindre ma belle.
Trois jours plus tard.
« Edward, tu devrais rentrer te reposer un peu. » Fit doucement ma mère faisant pression sur mon épaule.
« Non, si…si elle se réveille et que je ne suis pas là. Je ne veux pas. » Répondis-je en secouant la tête.
Elle soupira doucement, c'était son énième tentative de me faire rentrer chez moi. Je serrais tendrement la main de Bella, reposant mon regard sur son visage blafard, endormit. Elle se pencha vers Bella, caressa son front avant de déposer un baiser sur celui-ci. Elle se tourna vers moi, passa sa main dans mes cheveux.
« Mange un peu au moins Edward. » Souffla-t-elle en prenant sa veste et son sac. Elle posa un dernier regard vers Bella et partit de la chambre.
Mon pouce caressa sa main. Sa peau était douce, mais toujours aucun signe de vie mise à part son cœur. Elle n'avait plus refait d'arrêt cardiaque, elle s'était stabilisée. Le médecin avait dit que les chances qu'elle s'en sorte était fortes, mais qu'elle avait perdu beaucoup trop de sang, d'où le pourquoi elle ne se réveillait pas. J'avais espoir, je restais jour et nuit à son chevet. Voyant passer sa mère, son beau père, ma famille. J'étais incapable de sortir de cette chambre.
Mon téléphone vibra encore, je lâchais un souffle en grinçant des dents. L'entreprise… encore.
.:."Yiruma - Rivers Flows in you".:.
« Edward Cullen ! » Appela l'assistante.
Je relevais la tête et avançais vers la scène. Je fixais le piano devant moi, essayant tant bien que mal de cacher mes yeux larmoyants, cernés, dévastés, sans aucun signe de vie. Je pris place sur le banc confortable. Je tournais mon regard vers les professionnels. L'envie de partir m'envahissait brusquement. J'étais là pour elle et non pour eux, elle n'était pas là. Je n'avais pas eu le droit à ses encouragements avant de monter sur scène, à son baiser tendre, me disant combien elle m'aimait et qu'elle était fière de moi. Je n'avais jamais eu ça.
« On vous écoute. » Lança un des jurys.
Je frottais mes mains sur mes cuisses. Et alors doucement, je posais mes doigts sur les touches, appuyais finement dessus, les laissant courir le long du piano. Je fermais les yeux, abandonnant les souvenirs prenant chaque fibre de mon corps.
« Mes prunelles n'avaient d'yeux que pour elle, elle riait aux éclats en même temps que le vent soufflait, ses cheveux dans le vent, les pétales de fleur volaient en même temps. Le soleil brillait sur sa peau pâle. Son rire cristallin résonnait d'avantage. Ses iris croisèrent les miennes, elle était magnifique. »
Mon cœur battait fortement dans ma poitrine. Je sentais mes doigts devenir moites.
« Elle lisait, ses yeux étaient complètement prit dans la lecture, elle avec. Roméo et Juliette, son roman favori. Ses jambes étaient étendues le long du lit, tenant le bouquin de ses deux mains, elle tournait doucement les pages. Ses cheveux tombaient en cascade sur sa poitrine. Ses sourcils étaient froncés et son front avait des plis. J'étais allé l'embêter, elle m'avait râlé dessus, me disant qu'elle voulait finir le bouquin. Je l'avais charriée en disant que cette histoire n'était que de l'eau rose, elle m'avait répondu qu'elle nous correspondait bien. Qu'elle était ma Juliette à tout jamais et moi son Roméo. »
Je l'avais crue. Et maintenant j'avais mal.
« Elle fermait les yeux, laissant le rythme de son cœur aller avec ma berceuse. Le son du piano se dégageait dans toute la pièce. Elle avait serré fortement ses mains entre elles, se mordant la lèvre inférieure. Et puis la note toucha à sa fin, elle avait ouvert les yeux, laissant une avalanche de larmes. Je l'avais prise dans mes bras, lui disant combien je l'aimais et pour toujours. Elle m'avait supplié de rester à ses côtés pour l'éternité, me disant qu'elle m'aimait tellement qu'elle pourrait y laisser sa vie si je n'étais pas là. Je fus tellement touché par ses propos que je lui avais promis, croyant moi-même à mes dires. Elle était mon tout. »
L'éternité n'avait plus de sens, ce n'était même pas une question de ça, mais de mois. Elle m'avait laissé, et maintenant je n'étais plus rien. Tout ses dires n'étaient que foutaise et je devais l'accepter. Mes mouvements sur le piano étaient plus hard, remplis de désespoir.
Elle avait rompu elle-même cette promesse… sans que je puisse comprendre. Le rythme s'abaissa.
« Je t'aime Edward, ne l'oublie jamais quoiqu'il arrive. »
Elle me manquait.
Tellement.
C'était fini. J'ouvrai les yeux.
Une larme coula le long de ma joue.
Je t'aime aussi, pour toujours Bella. »
.:."Adèle - Rlling in the deep".:.
Je me penchais vers sa main, l'emmenant vers mes lèvres, je déposais un baiser, gardant sa main tendrement contre moi. Fermant les yeux, je priais doucement Dieu pour qu'elle se réveille.
« Ne m'abandonne pas mon amour. » Murmurai-je contre sa main.
On frappa à la porte. Je relevai la tête et regardai le visiteur, elle déposa un bouquet de fleur, parmi ceux qui envahissaient la chambre sur un meuble. Je rapportai mon attention sur ma Bella.
« Bonjour Edward. » Souffla-t-elle en déposant un baiser sur mon front.
Je fermais les yeux à son contact. Elle recula légèrement de moi, posant doucement sa main sur ma joue, j'ouvris mes yeux, croisant son regard bleu. Elle me fixa quelques secondes avant de prendre place de l'autre côté du chevet de Bella. Elle prit finement la main de mon ange dans la sienne. Elle ferma les yeux, récitant une prière à mi voix. Elle termina sa prière et elle caressa le front de Bella, dégageant quelques cheveux devant son visage.
« Elle est magnifique. » Chuchota-t-elle.
« Elle l'est oui. » Renchéris-je
« Comment va-t-elle ? Tient-elle le coup ? » Demanda-t-elle sans la quitter des yeux.
« D'après le médecin, elle devrait se réveiller. » Répondis-je.
Elle inclina la tête.
« J'ai commencé mes valises. » M'apprit-elle faiblement.
« Ne t'en fait pas, j'aurais pu prendre une chambre d'hôtel. » Dis-je.
« Je préfère ne pas, c'est chez toi. Et puis quand tout ira mieux avec Bella, vaudrait mieux que tu aies un appartement et que moi j'ai déguerpit. » Blagua-t-elle dans un murmure.
Je souris discrètement.
« Faudra qu'on aille annuler le mariage. » Fit-elle.
« Je le ferais dès que Bella sortira d'ici. » Garantis-je.
« Bien. »
Ses yeux bleu étaient remplis de culpabilité, de tristesse et de remord. J'eus mal au cœur. Je ne voulais pas ça, dans un sens elle avait fait ça pour me rendre heureux, alors que je ne lui apportais aucune joie en étant toujours amoureux de Bella, sans pouvoir l'oublier.
« Cesse cela Tanya. » Clamai-je dans un souffle. « Tu ne mérites pas ça, tu ne me mérites pas, parce que tu mérites mieux. Je ne t'en veux pas vraiment. J'ai eu mal sur le coup, mais je pense que je l'ai mérité avec tout ce que je t'ai fait endurer. Tu savais chaque jour que j'aimais Bella, que je ne pourrais jamais l'oublier. Je ne te donnais pas tout ce que tu devais avoir, je n'ai pas été un homme correct. Je t'ai fait souffrir en ne te cachant même pas que je l'aimais, tu devais vivre avec ça. Je m'en veux sache le. Je n'aurais jamais du faire durer ceci aussi longtemps. Je t'aime, vraiment, mais pas comme je peux l'aimer. » Terminai-je.
Une larme coula le long de sa joue, elle l'essuya avant de renifler. Elle serra d'avantage la main de Bella
« J'ai toujours respecté cela Edward. Je le savais depuis le début. Je voulais tellement te rendre heureux, que cet acte était désespérer. Je m'en veux tellement. Je ne mérite pas mieux Edward, tu es un homme que tout le monde souhaite avoir. » Avoua-t-elle avec un mince sourire. « Je t'aime tellement que je respecte chaque choix que tu fais. Et si tel est ton choix, je m'effacerais de ta vie. » Acheva-t-elle.
Je hochai simplement la tête, ne sachant que dire. Elle me détailla de haut en bas, ses sourcils se froncèrent.
« Tu as mauvaise mine, tu le sais ça ? Tu es le pire mec à voir dans cet hôpital et pourtant Dieu sait combien il y a de cas. » S'exclama-t-elle en m'observant.
J'eus un rire bref.
« Merci du compliment Tanya. » Ironisai-je. Elle leva les yeux au ciel, une habitude prise de moi.
« Va prendre quelque chose à manger, tu auras meilleur visage. » Ajouta-t-elle.
« Je te remercie, mais non. »
« Je reste auprès de Bella, si ça peut te rassurer. » Insista-t-elle.
Abdiquant, j'acceptais. Je me levais de la chaise, les muscles tout endormis. Je me penchais vers Bella, embrassais doucement le sommet de son crâne, avant de regarder Tanya.
« Merci. » dis-je en marchant vers la porte.
« A ton service. »
Je fermais la porte de sa chambre. Le couloir était bondé de médecins, d'infirmières et de personnes qui pleuraient. Je baissais les yeux et avançais vers l'ascenseur. Je passais devant les gens qui sanglotaient, qui apprenaient une mauvaise une nouvelle, le médecin à chaque fois était mal à l'aise. N'avaient-ils donc jamais de sentiments ? Toujours impassibles, à croire qu'on souffrait et que cela leur faisait plaisir. Une seule phrase réconfortante:« Je suis désolé ». Tellement hypocrite à plein nez, qu'on avait envie de leur coller notre poing dans leur gueule. Je remontais les manches de ma chemise en rentrant dans l'ascenseur. Les médecins rigolèrent entre eux, oubliant complètement qu'ils étaient dans un endroit où rare étaient les éclats de joie comme ceux-là. Je soupirais fortement, les regards se portèrent vers moi. Je lançais un regard noir, aussitôt ils repartirent dans leur discutions. La porte de l'ascenseur s'ouvrit enfin sur mon étage, je sortis en bousculant un médecin qui m'avait exaspéré.
Je sortis mon porte feuille et pris quelques pièces dans ma main, j'observais la machine ne sachant quoi prendre. La faim n'était pas là, pensant que Tanya m'engueulerait si je revenais avec rien, à contre cœur je glissais les pièces dans la machine qui les engloutit tout de suite. Je tapais le code pour une bouteille d'eau, une barre de céréale et un paquet de chocolat. Je rangeais mon porte feuille dans ma poche arrière de mon pantalon, m'abaissant pour prendre les aliments que j'allais devoir avaler.
J'ouvris la bouteille d'eau et avalai quelques gorgées, je sentis l'eau couler dans mon estomac.
« Stupide. » Marmonnai-je en enlevant l'emballage de la barre de céréale. Je l'apportais à ma bouche et la mangeais rapidement.
Je repartis vers l'ascenseur, jetant au passage l'emballage. Je serrais dans mes mains ma bouteille et mon paquet de chocolat. J'appuyais sur le bouton pour monter à l'étage. L'ascenseur était vide pour une fois. Il sentait la sueur. Un ding retentit, je sortis et avançais proprement vers la chambre de Bella.
Je m'arrêtais voyant deux médecins devant la chambre de ma belle, avec un dossier. L'un le feuilletait, l'autre parlait.
« Elle ne va pas s'en sortir. » Fit un médecin.
« Elle n'a aucune chance en effet. » Renchérit le deuxième.
« Malheureusement. Je ne sais pas vraiment quoi faire pour la sauver. »
« Il n'y a aucun remède. Fallait s'y attendre vu son état. » Murmura l'un.
« Ils espèrent tous. » Soupira-t-il
« Tu devrais aller leur dire, avant qu'ils ne soit trop tard. » Conseilla-t-il.
Il hocha la tête.
Mon sang ne fit qu'un tour dans mes veines. Je serrais fortement les aliments dans mes mains. Mon cerveau s'était déconnecté de la réalité, seule mon envie de rejoindre ma Bella m'obsédait. Je partis le long du couloir, marchant rapidement. J'observais la porte qui permettais de rentrer dans la réserve des infirmières. Je regardais autour de moi que personne ne me voyait, je posais rapidement ma main sur la poignée et entrai discrètement. Je fixais toutes les médicaments de cachets. Il y avait l'embarra du choix : Antidépresseur, Morphine, Doliprane, Somnifère, Cortisone, Vastarel. J'attrapai une boîte de somnifère. La boîte était remplie.
Je mis la boîte entre le paquet de chocolat et la bouteille. Je sortis de la pièce, baissant la tête j'avançais rapidement vers la chambre de Bella. Je poussais la porte de sa chambre.
Je m'arrêtais net, me rappelant que Tanya était là. Elle était entrain de passer un gant mouillé délicatement sur le visage d'Isabella. Elle faisait cela avec tellement de tendresse. Elle chantait doucement une berceuse.
« Bonsoir, bonne nuit, Couvert de roses, Garnies de petits ongles, Glisse sous l'édredon.»
Elle posa le gant dans une bassine juste à côté, sans s'arrêter de chanter.
« Tu seras à nouveau éveillée, Demain matin, si Dieu veut, Tu seras à nouveau éveillée.»
Elle prit une petite serviette et essuya son visage en porcelaine.
« Bonsoir, bonne nuit, Gardée par des angelots, Qui te montrent en rêve L'arbre du petit enfant Jésus. »
Une fois fini, elle frotta ses mains dans le tissu et le reposa près de la bassine. Elle caressa les cheveux de Bella.
« Dors seulement, bienheureux et doucement, Regarde dans les rêves du Paradis. »
Elle remonta subtilement le drap de Bella.
« Dors seulement, bienheureux et doucement, Regarde dans les rêves du Paradis. »
Elle se tourna vers moi, m'adressa un sourire.
« Je me suis permise de lui faire une petite toilette. » Dit-elle faiblement.
« Tu as eu raison. » Répondis-je en faisant un sourire forcé.
« Tu as meilleure mine. » Remarqua-t-elle. J'osais les sourcils. « Je vais te laisser. » Elle prit ses affaires, elle se pencha une dernière fois vers Bella, elle caressa doucement son visage, avant d'avancer vers la porte. « Prend soin d'elle et de toi. » Chuchota-t-elle en ouvrant la porte. Elle m'adressa un dernier regard et ferma la porte.
Je lâchai un soupir et trottai jusqu'au chevet de Bella. Je m'assis sur la chaise à côté d'elle. Je plaçais la bouteille d'eau et le paquet de chocolat sur sa table de chevet. Ne gardant que le flacon orange. Je pris la main de mon ange dans la mienne.
« Je vais bientôt te rejoindre mon amour. » Murmurai-je en observant le flacon orange.
Je lis l'inscription du médicament, qui disait que ce serait fatal pour notre cœur si nous prenions trop de pilules, sans un temps d'attente entre. C'était parfaitement ce qu'il me fallait. Je resserrais la boite de médicament. Les pilules s'entrechoquaient entre elles. Je me penchai vers Bella, je déliai nos mains et caressai son visage de ma main libre. Son visage était comme de la porcelaine, tellement fascinante et sublime. Je déposais un ultime baiser sur ses lèvres. Mon souffle était mélangé au sien.
« Je t'aime pour toujours mon amour. » Soufflai-je contre ses lèvres.
Je repris place dans ma chaise. J'ouvris la boîte de gélule, pris une pilule dans le creux de ma main, je l'observais. Je savais que ce choix était égoïste. Envers ma famille, mes amis. Mais seul mon amour comptait. Pendant toute ses années j'avais souffert le martyr, sans elle. Et puis Dieu l'avait remit sur mon chemin et je l'avait ignorée. Je ne pouvais plus le faire, c'était au dessus de mes forces. Je l'avait cru morte pendant un bon bout temps, et si cette fois elle devait mourir, je la suivrais. On s'était promit d'être ensembles pour l'éternité. Je remis la petite forme rond blanc, dans le flacon et le posais sur la table de chevet, prenant au passage la bouteille d'eau, je l'ouvris et bus quelque gorgée. Mes yeux fixaient le flacon orange. Étais-je prêt ? Depuis le début, je l'étais. Résigné, je l'étais. J'allais prendre ses pilules quitte à souffrir pendant que je mourrai, je m'en fichais, la souffrance n'était rien à côté de l'amour que j'éprouvais pour mon amour...
« Ed-edward… »
Je relevais la tête, mon prénom avait été prononcé tel un murmure inexistant. Un souffle chaud. Je posais rapidement la bouteille, et me penchais vers Bella. Elle tourna vaguement la tête vers moi avec difficulté. Elle cligna des paupières, n'arrivant pas à ouvrir les yeux. Mon cœur s'était remit à battre, alors ma main caressa son visage.
« Je suis là, bébé. » Fis-je doucement.
Ils papillonnèrent pendant quelques instants. Ses prunelles chocolat si expressives me fixèrent, je caressais toujours sa joue en même temps qu'elle me fixait.
« De-de l'eau. » Bredouilla-t-elle faiblement.
Je me tournais rapidement vers sa table de chevet, le flacon orange flamboyant était ouvert. Je le fermais et le rangeais dans le tiroir. J'attrapais la bouteille d'eau déjà ouverte, je pris une paille qui était posée sur le côté et la mit dans la bouteille d'eau. Je mis doucement la paille dans sa bouche. J'avais l'impression qu'elle souffrait le martyr à chaque gorgée qu'elle prenait, son expression était horrifiante à voir, mais elle n'avait rien bu, ni mangé depuis trois jours, alors c'était normal qu'elle avait mal, mais je n'y arriverais pas. C'était dur de la voir souffrir ainsi. Elle recula la paille de sa bouche, je posais la bouteille sur le côté. Je m'assis sur le bord de son lit. Je passais mes doigts entre ses magnifiques cheveux. Elle soupira d'aise.
Ses grands yeux chocolatés se remplissaient d'eau salée. Un sanglot sortit de sa poitrine. La machine permettait de voir ses battements de cœur qui augmentait.
« Depuis combien de temps suis-je là ? » Demanda-t-elle.
« Trois jours. » Murmurai-je.
« Pourquoi ? »
« Parce que je t'ai retrouvée. » Fis-je en essayant de ravaler les images d'elle dans cette chambre remplie de sang.
Elle lâcha un soupir, elle releva doucement sa main et la passa dans ses cheveux fébrilement, fermant les yeux quelques secondes, avant de les ré-ouvrir, me fixant.
« Pourquoi es-tu là ? » Souffla-t-elle alors qu'une larme perlait le long de sa joue.
« Pour toi Bella, je suis resté à ton chevet. » Répondis-je.
« Je ne veux pas de pitié, Edward. » Rétorqua-t-elle avant de tousser.
Ma gorge se serra en même temps que mon cœur prit un énième coup.
« Je ne suis pas là par pitié, Isabella. » Chuchotai-je fermement.
J'étais horrifié qu'elle puisse penser une telle chose. Je passais mes mains sur mon visage, avant de les glisser nerveusement dans mes cheveux. J'eus un rire nerveux, elle cligna des paupières et se mordit la lèvre.
« Qu'y a-t-il de drôle ? » Interrogea-t-elle.
« Toi, Bella. »
« Pardon ? » S'étrangla-t-elle.
« Comment peux-tu croire une chose pareille ? » M'exclamai-je. « M'enfin, je t'ai tellement montré mon amour pour toi. » Clamai-je.
« Ces derniers temps, j'ai surtout eu l'impression d'être une poupée entre tes mains, Edward. » Riposta-t-elle d'une voix faible.
Et bam.
« Je ne voulais pas, jamais. Tu es une personne amour. » Je grimaçais. « J'ai eu un comportement impardonnable et je te demande pas de me pardonner. Juste de m'écouter. » Commençai-je la gorge serrée. « J'aurais dû être plus attentif à mes sentiments et mon cœur. Il aurait fallu que je t'écoute. Mais j'ai tellement eu mal de cette situation, de ce que j'ai vécu. Que je n'ai rien écouté, juste la personne froide et sèche que je me suis forgé pour me protéger. J'ai été égoïste. Tu as tellement souffert que je ne suis qu'une pourriture à côté. C'est en te voyant, baignant dans ton sang… » Ma voix dérailla quelque peu. « J'ai compris. Te perdre une seconde fois, serait inimaginable. » Marmonnai-je le cœur lourd. « Tanya m'a quitté, c'était la meilleure chose à faire. J'ai failli perdre ma famille, par mon égoïste et surtout… toi. » Haletai-je. « Je respecterai qu'elle qu'en soit ta décision. Sache simplement, que je t'aime et t'aimerais toujours Isabella Swan. » Finissais-je les larmes aux yeux.
Sa respiration était hachurée. Elle pleura fortement, des sanglots la secouaient. De jolies perles salée glissaient le long de ses joues au teint rosée.
« J-je.. » Bredouilla-t-elle. « J'essaie Edward, vraiment. J'aimerais t'en vouloir autant que tu m'as fait mal. Mais je n'y arrive pas. » Gémissait-t-elle. « Je t'en voudrais jamais, parce que faire cela, serait m'arracher un morceau de moi. Je veux tellement, je prie tellement pour que tu viennes reprendre ta place dans ce trou béant qui me bouffe chaque jour. Il grignote mon cœur, tel un rongeur et ça me fait atrocement souffrir. Je n'en peux plus Edward ! » Sanglota-t-elle.
Je m'approchais d'elle, la serrant contre moi. Ses sanglots me secouaient en même temps qu'elle. Ses larmes inondaient ma chemise, ses gémissements me brisaient le cœur. Elle s'accrocha désespérément à ma chemise, comme une bouée de sauvetage.
« Je t'en supplie Edward, sauve moi. » Ses yeux larmoyant ancrés dans les miens. Je la serrais d'avantage comme réponse.
Pour l'éternité mon amour.
Ses pleures se calmèrent, sa respiration devint irrégulière, elle finit par s'endormir contre ma poitrine. Je la posais doucement sur son oreiller, me levant du lit, de cette position qui était douloureuse pour mon dos. Je fis le tour du lit. J'ôtais mes chaussures et m'allongeais dans son lit, à ses côtés. Je me collais contre elle, j'encerclais sa taille de mes bras et ramenant son dos contre mon torse, nichant ma tête dans ses cheveux, j'inspirais sa merveilleuse odeur de freesia. Nos corps étaient en symbiose. Sa respiration était telle que la mienne. Nos membres étaient emboités ensemble…
Elle gémissait quelque peu dans son sommeil. Murmurant par moment mon prénom. Mes bras la serrèrent plus, collant fortement sa colonne vertébrale contre moi, geste de protection. Elle soupira de bien être dans son sommeil. J'eus un mince sourire.
Je te sauverai pour l'éternité.
Telle fut la promesse que je m'étais donnée. Une larme perla délicatement le long de ma joue.
Voilà :) *se ronge les ongles et appréhende votre avis.*
J'espère que ce chapitre vous a plu.
Avec le PDV Edward, j'ai du mal, je l'avoue. Beaucoup de personne voulait être dans la tête dans notre chère mystérieux Edward, alors voilà ^_^
N'hésitez à laisser votre avis. Je suis bien curieuse de le connaitre, j'avoue stresser un peu.
Etant donnée que c'est le premier PDV Edward xD
Je rappel que Beautiful Revenge est désormais disponible sur mon compte =)
A bientôt pour un prochain chapitre.
Dévouement votre Lou'.
