Hello les gens !

Me voici avec un nouveau chapitre et une forme d'enfer. Ce chapitre a été coupé en deux, je le trouvais beaucoup trop long, à partir de maintenant je préfère vivement les chapitres de taille normal et poster plus régulièrement. Donc, la suite devrait arriver... je sais pas quand :) bientôt sûrement hein xD

Merci pour vos reviews au chapitre précédent. Vous êtes déçues que la petite Bella ne se rebelle pas. M'enfin croyez moi, ce chapitre vous allez être servis, mwahaha :D

J'ai adoré écrit ce chapitre, une preuve, je l'ai pondu en une nuit et quelques heures de la journée. Y a de l'humour pour une fois, les gens :O faut noter ça dans le calendrier xD

J'ai laissé mon esprit délirer sur un de mes acteurs préférées qui est dans ce chapitre *-* C'est vraiment un canon. Je vous révèle en bas, le nom de cette petite merveille. Le temps je laisse votre imagination réfléchir et l'imaginer. Vous aurez l'effet de surprise une fois en bas ^_^ D'ailleurs son nom dans le chapitre est prit d'une série dans laquelle il a joué, son vrai personnage. Bref je m'égare.

J'espère sincèrement qu'il vous plaira, celui-ci est assez important pour l'évolution de la fiction. Je tenais aussi à m'excuser, j'ai fais une erreur au chapitre 10, dans la lettre de Bella. Elle n'a pas perdu le bébé à 4 mois, mais 6 mois. Donc vous imaginez bien qu'à 6 mois... vous verrez.

Comme vous l'avez remarqué, j'ai laissé la note. Je ne l'ai pas remplacé avec ce chapitre, j'ai préféré laisser la note. Pour plusieurs raisons. Déjà, je n'avais pas vraiment envie de m'amuser avec les inscrits, les faire déconnecter pour me laisser une review. Je sais combien ça peut être gonflant. Et puis cette note dit tout se que je pense, alors je la laisse.
Je remercie de tout mon coeur ma maman - Sandrine50, de m'avoir encouragé. Car vraiment, j'ai reçu des reviews vraiment insultante, carrément. Que j'ai supprimé, ma fiction n'est pas un dépotoir d'insultes à tout vas et viens, pour je ne sais quelle raison.

Une pensée à mes chéries d'amour.

Un grand merci à ma fille d'amour d'avoir corrigé mon chapitre.

Bref, comme d'habitude je vous conseille vivement les musiques conseillées. Of course, merci à notre chère P!nk pour m'avoir inspirée.

Bonne lecture !


Chapitre 12 : Fuckin'Perfect I

.:."All Saints – Pure shores" .:.

« Oh, je t'aime, Josh. » Elle sanglotait fortement en parlant.

Zapper. Toute suite. J'agressai littéralement le bouton de ma télécommande.

« Diana, la vie sera tellement courte sans toi… »

Encore, chaîne suivante.

« Si tu savais… »

Même pas envie de savoir.

« Bordel ! » Sifflai-je entre mes dents. « Y a que dalle à la télé ! » M'exclamai-je en me glissant d'avantage dans mon lit.

Comme si les romances à l'eau rose existaient, sans blague. Faut se recycler, bon dieu. Les temps ont changé et la vie aussi. Toujours à montrer des amours magnifiques, Roméo et Juliette, des clous ! Les histoires de maintenant sont déchirantes et foutrement blessantes. Rien n'est joli, nous ne vivons pas dans le monde des bisounours et bien sûr ils voulaient nous foutre ça dans le crâne. La bande de crétins qu'ils sont. Si seulement ils pouvaient montrer la réalité, ils feraient surement faillite. C'est vrai après tout, qui avait envie de voir des couples qui finissaient mal ? Des fins tristes ? A chialer comme une madeleine avec une boite de mouchoirs, personne ne voulait voir ça. Résultat, nous avons de la merde à voir.

« Eh bien Bella, toujours aussi de bonne humeur ! » Salua une infirmière en rentrant dans la chambre.

Je hochai la tête, remontai les manches de ma chemise. Elle déposa des médicaments sur ma table et se mit à mes côtés. Elle passa l'appareil pour la tension autour de mon bras et attendit.

« Je pourrais sortir quand ? » Demandai-je en grimaçant sous la douleur de l'appareil qui me serrait fortement, empêchant toute circulation du sang.

« Je ne sais pas, il faut attendre que ton état soit stable. » Répondit-elle en regardant la tension qui s'affichait pendant que l'appareil se dégonflait.

« Je me sens bien. » Fis-je en attrapant les pilules.

« C'est temporaire Bella, on ne sait pas comment tu peux réagir une fois dehors. » Elle me tendit une bouteille d'eau. Je fronçai les sourcils, je croquai les médicaments dans ma bouche avant de boire de l'eau.

« Je ne suis pas non plus timbrée sur les bords. » Rétorquai-je en posant la bouteille.

« Ce n'est pas mes propos Bella. » Contra-t-elle en regardant ma perfusion. « Tu dois attendre que les médecins psychologues te disent si tu peux. C'est pour ton bien, ma belle. » Continua-t-elle.

« Ouais, ouais. » Marmonnai-je.

Elle roula des yeux.

« D'ailleurs il ne devrait pas tarder, le Dr. Andy Jablonsky. » Annonça-t-elle en sortant de la chambre.

Je n'avais même pas eu le temps de protester qu'elle avait déjà claqué la porte de ma chambre. Je lâchai un long soupir. Deux jours que j'étais réveillée. Deux putains jours d'horreur. Je détestais les hôpitaux, les médecins avec leurs aiguilles. Limite si on ne pourrait pas croire que pour eux c'était jouissif de nous voir prendre peur pendant qu'ils nous plantaient une énorme aiguille dans les veines. J'étais fatiguée, épuisée de cette situation et par-dessus tout, saoulée. J'éteignais la télé et fermai les yeux. Je remontai le drap sur moi et soufflai doucement du silence qui régnait qui serait d'ores et déjà de courte durée…

Un claquement. Une porte. Des bruits de pas. J'ouvrais les yeux, la lumière m'agressa les yeux, aussitôt je les refermais. Je tournai la tête de l'autre côté, tournant le dos à ma fenêtre. Je clignai des yeux. Un médecin en blouse blanche devant moi. Je relevai durement les yeux vers son visage. On aurait dit un acteur, tout droit sortit d'Hollywood. Un mince sourire s'étira sur mes lèvres.

« Bonjour Bella, je suis le Dr Yablonsky. » Présenta-t-il avec un sourire digne d'Hollywood.

« Heum, heum. » Braillai-je encore dans les vapes. Avaient-ils augmenté la dose de calmants pendant mon sommeil ?

« J'aurais quelques questions à vous poser. » Fit-il en s'asseyant sur le bord de mon lit.

« Vous êtes beau. » Murmurai-je en clignant encore des yeux. Il rit doucement.

« Merci, mais je suppose que c'est la double dose de calmants que l'infirmière vous a administré qui fait effet. » Supposa-t-il en regardant ma perfusion.

« Peut-être. » Répondis-je. « Mais je le pense. » Affirmai-je mollement, essayant de bouger.

Il sourit en posant une main sur mon épaule.

« N'essayez pas de trop de bouger. Trop de mouvements et les calmants ne font pas bon ménage. » Prévint-il.

Je hochai la tête piteusement.

« J'ai lu votre dossier médical. Vous avez vécu de graves séquelles à l'époque. » Cita-t-il en regardant son dossier.

« Vous avez de beaux yeux. » Dis-je sans aucune gêne, les yeux fixés vers lui. Des yeux bleus foncé, on pourrait s'y perdre.

Il fronça les sourcils avant de laisser un sourire dévoiler ses dents. Vraiment, beautiful.

« Vous êtes plutôt docile, je trouve. Les infirmières se plaignent de vous à longueur de temps. » M'apprit-il. Je ris, j'avais l'impression que ce rire durerait de longues et belles heures. Je me sentais libre avec le liquide qui coulait dans mon sang. C'était bon. Vraiment.

« Bien. » Il tourna une feuille dans son dossier en carton marron. « J'aurais des questions, cela peut être douloureux, et j'en suis désolé d'avance. Mais à l'époque vous n'aviez pas eu la force d'y répondre. » Il se tut observant ma réaction.

Je penchai ma tête sur le côté, essayant de me fondre d'avantage dans l'oreiller. Je fermai les yeux attendant la suite avec appréhension.

« Avez-vous eu des enfants ? » Demanda-t-il.

« Oui. » Soufflai-je douloureusement.

« Quand avez-vous accouché ? » Je pouvais entendre de la peine dans sa voix.

« Y a cinq ans. » Haletai-je sentant les coups de poignard rentrer et sortir. J'ouvrais les yeux difficilement.

« Il…il… » Il était hésitant, le visage torturé.

« Oui. Un mort-né. » Murmurai-je. Une larme coula le long de ma joue.

Ses prunelles bleutées m'observaient. Il avait de la compassion et de la peine envers moi. Pour la première fois, je me sentais pas bête de foire.

« Ça va aller ma belle, regarde moi. » Fit Heidi en me serrant la main.

Je hochai difficilement la tête en même temps qu'un cri sortait de ma gorge. Je broyais littéralement la main de mon ami. J'avais mal partout, affreusement mal.

« J'-j'ai mal. » Murmurai-je entre deux souffles.

« Je sais ma chérie, accoucher par terre n'arrange rien, je suppose. » Répondit Kate entre mes jambes.

« Je veux que ça cesse. » Suppliai-je en regardant Heidi à côté de moi.

« Ma belle, tu dois sortir ton bébé d'abord. » Elle était désolée, les larmes aux yeux. Elle avait aussi mal que moi, partageant ma douleur d'être humiliée et obligée de sortir mon bébé dans cette pièce où notre bourreau nous avait fait les pires choses. Le seul bout de tissu qu'on portait était tâché de sang. Mon sang.

Une contraction me brisa le dos en deux. Ma tête bascula en arrière alors que ma gorge sortit un son bruyant. Je pleurais comme une enfant, la douleur était tellement vive, que j'avais l'impression que des camions me roulaient dessus.

« Regarde-moi. » Dit Heidi en caressant ma main. Je fermai d'avantage les yeux, alors que je criai. « Regarde-moi ! » Ordonna-t-elle. J'ouvris les yeux et tournais la tête vers elle. Mes larmes perlaient le long de mes joues moites de sueur.

Elle passa sa main libre sur mon visage, mes cheveux, tendrement.

« Je commence à voir sa tête, Bella. » S'écria Kate. Un sourire de soulagement s'étira sur mes lèvres. Celui-ci disparut rapidement et fut remplacé par mon hurlement.

« Fais quelque chose, bon dieu Kate ! » cria Heidi inquiète.

« Je peux rien faire, je te signale que ce fils de pute refuse qu'on l'emmène à l'hôpital, avec une césarienne elle n'aurait déjà plus mal. » Répondit Kate en me caressant le genou, signe de réconfort. « Bella, pousse ! »

Je serrai les dents en poussant fortement. Je sentais mes muscles se contracter alors que je pouvais sentir mon dos se briser. Kate releva les yeux vers moi.

« Elle va finir par se briser le dos. » Chuchota-t-elle abasourdie. « Un accouchement sur un sol pareil et de pareilles contractions. » Elle disait cela pour elle-même.

Mes poumons se resserraient, j'eus le souffle coupé. J'avais l'impression de me faire aspirer dans un monde meilleur. Je roulai des yeux. Heidi prit ma tête dans ses mains et me secoua légèrement.

« Reste avec moi, mon amour, pitié. » Imposa-t-elle tendrement. « Kate ! » Appela-t-elle fortement.

« Maintiens là, bon dieu. » S'exclama-t-elle en passant ses mains sur mon sexe.

« M-ma-a-al. » Bafouillai-je en clignant des yeux.

« Tu es forte hein, continue comme ça, ma belle. » Rassura Heidi en prenant ma main dans la sienne. Elle caressait toujours mon visage de sa main libre. Mes yeux étaient lourd et se fermèrent tout seul.

« Pousse Bella. » Exigea-t-elle d'une voix forte. Elle est médecin après tout. Enfin, était, depuis que ce monstre l'avait enlevé elle n'était qu'une putain comme moi. « C'est bientôt fini, je te le promets ma Bella. »

J'eus mal, encore. Une énième fois. Je fondis pour de bon en sanglot, je sanglotais fortement dans les bras de Heidi. J'étais quasiment sure de la rendre sourde avec mes cris. Kate m'obligeait à pousser pour mon bien. La force m'avait quitté, mais je devais continuer avec toute la souffrance du monde. Je ne sentais même plus ma mâchoire, j'avais l'impression d'avoir explosé le quota de ma voix. Que aucun son ne pouvait sortir dans la seconde qui suivait. Et pourtant, d'autre s'en suivirent. La hâte était dans mes fibres, je voulais que ce putain de calvaire s'arrête et que je puisse serrer mon bébé dans mes bras. Lui montrer combien je l'aimais et revoir l'amour de ma vie à travers ses traits…

« Bella, encore. » Souffla Kate, les mains pleines de sang. Je pouvais sentir un liquide chaud, s'écoulait fortement entre mes jambes jusqu'à glisser sur le sol.

« Du sang… » Marmonnai-je inquiète avec la force qui me restait.

« Ce n'est rien, juste des complications. Bella pousse, je t'en supplie. Tu vas finir par tomber dans les vapes et ce n'est vraiment pas bon. » Menaça-t-elle en écartant un peu plus mes jambes.

Je clignai des yeux. J'avais mal au coude à force d'être appuyée au sol. Il devaient sûrement être égratignés. Je respirai fortement, alors que mon cœur se contracta en mille et un morceau. Je poussai. Heidi avait changé de place, elle s'était mise derrière moi, j'étais entre ses jambes, ma tête reposait sur son épaule. Un cri perçant sortit de ma gorge sèche, j'en avais mal. Je sentis mon bébé glisser le long de mon vagin. C'était fini. J'ouvris les yeux. Heidi passa ses mains sur mon visage enlevant de la sueur coulante. Kate avait le bébé dans ses mains. Je ne pouvais le voir, mon drap cachait cela.

Mais… aucun cri ne perçait la pièce. Aucun cri de bébé m'arrivait jusqu'aux oreilles. Un signe de vie ne m'arrivait pas aux oreilles. Kate jeta un coup d'œil vers Heidi et remua la tête. J'ouvris la bouche, aucun mot ne sortit. Une larme coula sur mon épaule, je relevai la tête vers Heidi qui pleurait doucement.

« Kate ? » M'affolai-je.

« Je… je suis tellement, tellement, désolée, Bella. » S'excusa-t-elle le visage déformé de douleur.

« Je veux mon bébé. » Décrétai-je en relevant mes bras vers l'avant pour l'attraper. Heidi saisit mes bras dans ses mains, les ramenant vers moi.

« Je veux mon bébé. » Fis-je fermement.

Kate se releva doucement. Un bébé tout pâle était déposé dans ses bras. Il était limite bleu. Mes yeux s'écarquillèrent. Mon cœur s'arrêta de battre pendant quelques secondes. J'avais l'impression que le monde s'écroulait sous moi.

« Non… » Bafouillai-je en secouant la tête. Des larmes perlaient le long de mon visage déformé de douleur.

« Pardon, vraiment. » S'excusa Kate en se retenant de pleurer.

« Mon bébé… » Haletai-je sentant l'air me manquer.

« Il est mort Bella, depuis 3 mois je dirais, il a la taille de fœtus de 6 mois… » Marmotta-t-elle les yeux brillants en l'observant. Heidi resserra sa prise autour de moi.

Mort… « Mort, Bella ». Non… Je secouai fortement la tête dans tout les sens, je mordais fortement ma lèvre inférieure, jusqu'au sang. L'eau affluait sur ma peau, comme si un ouragan passait par là. Je pouvais sentir mon cœur se faire broyer en mille morceaux, voir pire, piétiné, battu à mort.

Je me débattais doucement de la prise de Heidi, elle me chuchotait des mots réconfortants que je rejetai rapidement. J'étais de plus en plus violente, voulant m'enlever de cette poigne à tout prix, je voulais juste serrer mon bébé, sentir sa chaleur et l'entendre respirer. Je criais, je hurlais avec toute la force que Dieu me permit d'avoir.

« JE VEUX MON BEBE ! » Hurlai-je. Je pouvais entendre Heidi sangloter derrière moi.

Kate s'approcha doucement de moi, elle se pencha. Je posai mon regard vers cet adorable être. Il avait des traits encore non formés, mais une vague ressemblance avec son père.

Kate s'effondra à mes côtés, aussi épuisée que nous. Elle enroula ses bras autour d'Heidi et moi. Mes gouttes d'eau salée tombaient sur mon bébé. On aurait dit une poupée fragile. Je passai, tremblante, mon doigt sous son nez. Il n'avait aucune respiration. Aucun souffle chaud. Aucun signe d'une putain vie. Je sanglotais doucement. Je fondis mon front contre le sien. Elles me berçaient doucement, elles même pleuraient de cette douleur, souffrance qui régnait dans cette affreuse pièce. Peut-être que cela était le meilleur pour lui, il n'aurait pas à grandir dans le calvaire que je vivais. Mais j'avais mal, voir pire. C'était une extrême douleur vive… J'allais supporter cela jusqu'à la fin de ma vie.

« Je suis désolée, Bella. » Il pressa sa main sur mon épaule. Je remerciai le ciel d'être à moitié transporté par le liquide dans mes veines qui me permettait de supporter cette épreuve. « A quel mois de grossesse l'avez-vous… perdu. » Ses prunelles bleues me soutenaient fortement.

« Six mois. » Marmonnai-je. « Je n'avais même pas remarquée que son âme n'était plus là. Je pensais dur comme fer… Qu'il était là. » Les mots m'égorgeaient la gorge. Une larme coula le long de ma joue.

« C'est tout à fait normal. » Murmura-t-il.

Il prit un mouchoir et essuya doucement l'eau salée qui m'avait échappé.

« Avez-vous eu d'autre grossesses entre temps ? » Il se mordit la lèvre, il avait mal de me poser cette question, mais il en était obligé.

« Non. » Il nota cela dans le dossier. « Après cela il m'a donné le médicament qu'il donnait aux autres filles, cela arrêtait nos règles. » Précisai-je.

« Avez-vous mit au courant votre famille ? » Questionna-t-il.

« Non. » Je posai du mieux que je pouvais avec ma force faible, mes mains sur mon ventre. « Vous êtes le premier à le savoir, ils pensent tous qu'il mort est dans mon ventre et non que j'ai accouché. »

Il hocha la tête.

« Depuis que tout cela est fini… » Il était gêné et tellement hésitant. Je souriais devant une compassion aussi agréable à voir. « Vos règles sont-elles redevenues normales ? »

« Oui, elles ont mit du temps, mais depuis trois-quatre mois, ça va mieux. » L'encre du stylo glissa sur la feuille, il avait une écriture de médecin, indéchiffrable.

Il se releva légèrement de mon lit. Il glissa la roulette - qui permettait mon calmant de glisser doucement -, rapidement. Les gouttes s'écoulaient, jusqu'à rentrer dans mes veines. Je fronçai les sourcils.

« Vous voulez me droguer, avouez, hein. » Ironisai-je assez fatiguée.

« C'est pour votre bien, je pense que vous pourriez répondre plus facilement au reste. » Sourit-il sous ma plaisanterie.

« C'est bizarre que personne ne soit venu me voir, aujourd'hui. D'habitude j'ai toute une crique. » Murmurai-je en fronçant les sourcils.

« J'ai interdit les visites, pour un moment. » Répondit-il en écrivant toujours dans son dossier.

« Han, vous êtes du genre possessif hein. » Les mots sortirent tout seuls de mes lèvres. Mon cerveau était posé sur un nuage douillet. Il roula des yeux. « Vous êtes médecin ou psychologue ? » Demandai-je avec le peu de sérieux qui me restait, qui n'allait d'ailleurs pas tarder à s'envoler avec mes délires.

« Les deux. » Répartit-il.

« Alors vous êtes super intelligent ! Il doit avoir tant d'études ! » M'écriai-je en mettant ma main devant la bouche.

« Non, pas tant que ça, en fait. » Il fronça les sourcils. « Il suffit de prendre des cours supplémentaires à la fac de médecine et le tour est joué. »

« Hmm. »

« Vous étiez à l'hôpital de Seattle c'est cela ? » M'interrogea-t-il sans relever le regard du dossier.

« Ouuaais. » Une petite voix enfantine était sortit de ma gorge. « Avec le docteur Glamour et Mamour. »

Il riait doucement.

« Non, le Dr. Foster. » Contra-t-il.

« Peut-être oui, j'aurais aimé avec M'amouur. » M'exclamai-je en fermant les yeux.

« Comme la moitié des femmes qui regardent cette série, je suppose. » Releva-t-il. « La dernière fois que vous êtes allée voir un médecin ? »

« Aucune idée, mais j'ai vu la moitié de vous. Ma psychologue qui a déménagé de Seattle jusqu'ici. Elle était dure avec moi, comme ma prof de maternelle. » Une mine boudeuse se dessina sur mes lèvres.

« Qui est-ce ? »

« . J'avais dû lui parler à Seattle, elle était plutôt cool, je me sentais à l'aise avec elle. »

Il nota son nom en haut du dossier.

« Vous savez que vous ressemblez à un acteur foutrement sexy ! » Fis-je en le détaillant. Il explosa franchement de rire. « Ben quoi ? »

« C'est le médicament qui parle. »

« Je suis quand même pas stupide. Vous ressemblez à un acteur que j'adore, complètement magnifique… j'me souviens plus de son nom. » Je frottai ma main sur mon menton, cherchant le nom de cette acteur. J'avais l'impression d'avoir un cerveau vide. Je clignai des yeux plusieurs fois sentant que je planais de plus en plus.

« Depuis combien de temps es-tu à Boston ? »

« Combien ça fait 1 plus 1 déjà ? » Répliquai-je perdu.

« Deux, Bella. » Répondit-il à ma question interloqué.

« Ah voilà ! Deux mois que je suis là, à peu près. » Je comptais sur mes doigts pour être sûr, sachant pertinemment qu'il avait raison.

« Pourquoi es-tu partie de Forks ? C'est cela ? » Il appuya sur diverse machine qui m'entourait, vérifiant je ne sais quoi, beaucoup trop compliqué pour mon état.

« Mike me courait après, il m'avait même fait des avances, surtout dans les vestiaires. J'en ai jamais parlé à Edward, même si il sait que ce blond au crâne vide avait un béguin pour moi. Vous imaginez, il lui aurait brisé la tête ! » Ma bouche était ouverte de surprise, ma main se posa dessus alors que mes yeux étaient grand ouverts.

« J'imagine très bien, belle au bois dormant, mais dis moi, pourquoi tu es partie de chez toi ? » Il prit bouteille d'eau posée sur la table entre ses doigts.

« Charlie voulait que j'aille mieux, loin de mes souvenirs d'avant. Alors il m'a fait partir. » Citai-je difficilement.

Il me tendit la bouteille d'eau.

« Je vois. Tient, bois un peu, tu en as grand besoin. » Assura-t-il.

« Pourquoi ? »

« Pose pas de question Bella, et bois. » Ordonna-t-il.

J'attrapai lourdement la bouteille qui avait l'air de peser une tonne. Il avait enlevé le bouchon, je le remerciai intérieurement, je ne sais même pas si j'aurais eu l'intelligence de savoir comment l'enlever. J'emmenai le goulot à mes lèvres et bus quelques gorgées, avant de lui refiler la bouteille.

« Vous travaillez avec Dr House ? » Souriais-je comme une gamine.

Il grimaça.

« J'aimerais, mais non Bella. Alors tu vas devoir me supporter. » Répliqua-t-il en regardant son bipeur qui venait de sonner.

« Oh, vous partez ? » Une moue triste fondit sur mes traits. Il leva les sourcils.

« Tu as l'air bien triste, tu devrais être contente, plus de questions soulantes. »

« Ouais, meuh nan. C'est bien avec vous, vous êtes un acteur Hollywoodien infiltré hein. » Dis-je en faisant un clin d'œil foutrement piteux.

« Voilà, exact, tu m'as démasqué Bella. Maintenant dors un peu, tu en as besoin. »

« Je veux pas m'endormir seule. » Boudai-je.

Il s'assit à mes côtés. Je souris telle une enfant de six ans et fermai doucement mes paupières lourdes. J'étais complètement naze, j'avais l'impression d'être de la pâte à chou, moelleuse. Je sentais mon corps se détendre de plus en plus. Mes battements de cœur qui devenaient irréguliers sonnaient dans mes oreilles comme une berceuse.

« Dors bien, belle au bois dormant. » Tels furent les derniers mots que j'entendis.

...

.:."Fauxliage – Let it go" .:.

Chaud. Il faisait extrêmement chaud. Je bougeais légèrement mes jambes, elles étaient collantes. Je soufflais doucement. J'étais moite sur tout le corps. Je repoussai d'un geste mécontent mon drap jusqu'à ma taille. Je sortis une jambe de celui-ci et la posai dessus. L'air frais se posait dessus. Je passai doucement mes mains sur mon visage en sueur, mes doigts glissèrent dans mes cheveux, avant de retomber à mes côtés, loin de moi, essayant d'aborder un maximum de fraicheur sur ma peau brûlante. Je tournais ma tête vers la fenêtre les yeux toujours clos. L'air était plus respirable, je fronçai les sourcils. J'avais l'impression d'être passée sous un rouleau de pâtisserie, comme une pâte à pizza qu'on étalait fortement. Je passai ma langue sur ma lèvre inférieure, un goût pâteux envahit ma gorge.

Je grimaçai.

J'essayai d'ouvrir doucement mes yeux, avec toutes les difficultés du monde. C'était vraiment un combat depuis que j'étais ici. Je clignai des paupières. Des silhouettes floues m'apparaissaient. Je frottai mes mains sur mes yeux. Je tapai mollement mes mains sur le matelas, jusqu'à claquer sur ma table. J'attrapai à tâtons ma bouteille d'eau que par miracle j'arrivai à ouvrir les yeux toujours clos. Je bus toute l'eau de la bouteille avant de la fermer et de la garder à mes côtés, elle glissa de mes doigts mouillés et tomba dans un bruit sourd sur le sol. J'ouvris enfin les yeux, fière de moi, après une telle dose de calmants. Mes yeux se posèrent automatiquement sur les silhouettes en face de moi. J'ouvris la bouche, mais aucun mot ne sortit. Je balayai des yeux la pièce. Je sentis une main s'enrouler autour de la mienne et la pressai. Edward.

Les Cullen étaient là. Tous, sauf Rosalie.

« Bonjour. » Fut le seul mot que je pus dire.

« Oh Bella ! » S'exclama Esmée en avançant vers moi. Elle s'assit sur le bord de mon lit et me prit mon autre main dans sa main fraiche et je soufflai de soulagement. Du froid, bon dieu.

« Je suis ravie de voir que tu vas mieux. » Souligna Carlisle au pied de mon lit.

Alice était dans les bras de Jasper, le sourire aux lèvres, les yeux pétillants. Emmett était appuyé contre la fenêtre, avec son sourire de nounours. Ma chambre était remplie de babioles, des fleurs, des peluches, des paniers de chocolat. Edward faisait des cercles sur ma main. Il avait meilleur mine qu'hier ou encore quand je m'étais réveillée. Je l'avais vu rapidement l'autre jour, il avait pas mal de chose à faire avec Tanya. Je serrai mes doigts contre les siens, un sourire en coin se dessina sur ses lèvres. J'aimais ce sourire, il était magnifique.

« Comment te sens-tu ? » Demanda Jasper d'une voix douce.

« Hum, eh bien comme une petite droguée qui revient au monde normal, j'ai l'impression qu'on m'est passé dessus. » Répondis-je en regardant Alice. Ils souriaient tous à ma réplique. « Il fait chaud, vous trouvez pas ? » Questionnai-je en reculant mon drap de mes pieds jusqu'à la tête de mon lit.

« Pas tant que ça, Swanny. » Répliqua dans un petit rire Emmett, il ouvrit la fenêtre qui était juste à côté de lui.

« Tu changeras jamais toi ! Emmy. » Acclamai-je en fronçant les sourcils. Un mince sourire amusé s'étira sur mes lèvres.

« Pourquoi changer les bonnes habitudes, microbe ? » Rétorqua-t-il avec un énorme sourire.

« J'allais te le dire, tient. Tu me prends les mots en bouche. » Il riait fortement, de son rire qui était foutrement amusant et réconfortant.

« Que disent les médecins, bébé ? » Souffla Esmée.

« Eh bien, doc' Hollywoodien, n'a pas encore finit avec moi. »

« Doc' Hollywoodien ? » Répéta Alice en fronçant les sourcils de sa voix enfantine.

« Ouais, le Dr. Andy je sais plus quoi. » Dis-je en cherchant son nom de famille, trop compliqué pour mon pauvre cerveau.

« Tu connais son prénom tient ? » Consulta Alice avec un sourire plein de sous entendus.

« Non ! » M'écriai-je. « Enfin si, nan mais il m'a dit son nom famille pendant que j'me la jouais à Lindsay Lohan défoncée. » Grimaçai-je. « Donc, tu imagines que mon pauvre cerveau n'a retenu que l'essentiel. » Ils riaient tous de bon cœur.

« Amour. » Murmura Edward. « Pourquoi donc te mettre une dose fortement élevée de calmants pour te poser des questions ? » Il fronçait les sourcils comme tout le monde dans cette pièce.

« Pour que je puisse y répondre sans fondre en larme. Je débitai peut-être des anecdotes débiles, mais je pouvais répondre à ses questions, sans même me poser la question si je vais bien. » Soulevai-je dans un fin sourire rapide.

« J'aimerai le rencontrer, ce médecin. » Marmonna Esmée.

« Il devrait repasser souvent de toute façon, c'est le seul qui puisse autoriser ma sortie. » Assurai-je.

Les doigts frais et fins d'Edward glissèrent sur mon visage tendrement. Je fermai les yeux quelques secondes. Il avait changé de place, il s'était placé sur mon lit prenant ma tête contre son épaule. Il déposait quelques baisers sur mon front.

« Où est ma mère ? » Demandai-je intriguée de ne pas l'avoir vue aujourd'hui. Juste vaguement hier.

« Elle est débordée, entre l'assurance, les factures de l'hôpital, la banque et les médecins qui passent leur temps à lui poser les mêmes questions. Et puis elle parle très longtemps avec Charlie au téléphone aussi. » Expliqua Esmée.

« Quoi ? » Sifflai-je en ouvrant grand les yeux. « Elle a prévenu Charlie ! » M'horrifiai-je.

Elle hocha la tête.

« Mais… il fallait pas, il doit être mort d'inquiétude et surtout il va m'achever quand il va me voir. » Clamai-je.

« Elle a eu raison Bella. » Trancha Carlisle de sa voix de patriarche. « C'est tout de même ton père, il doit être au courant de ton état de santé et de ce qu'il t'arrive. »

« Oui, je suppose. » Soupirai-je en glissant mes doigts nerveusement dans mes cheveux.

Ils m'observaient tous, j'avais l'impression d'être déshabillée. Je détestais cela, autant d'attention et de pensées envers moi. Je ne voulais pas parler de la pluie, du beau temps, de toutes les choses normales, comme si elles l'étaient. Je refusai cela. C'était au dessus de mes force, faire semblant c'était carrément fini. La vérité sera sûrement la seule chose qui me permettra d'avancer, je présume. Comment pouvaient-ils tous le regarder comme cela sans avoir des questions qui leur bouffent la langue. J'en avais tellement, encore et encore. J'en sûrement pour toute une vie entière. Malgré tout mon ancienne conversation que j'avais eu avec Esmée, je n'avais pas eu les réponses que je souhaitais. Et je les voulais. Quitte à souffrir, encore.

« Pourquoi êtes-vous partis ? » Interrogeai-je. Ils baissèrent tous le regard. Edward enroula ses bras autour de ma taille.

« Je te l'ai dit, ma chérie. » Répondit Esmée.

« Non. » Réfutai-je. « Ne mettez pas tout sur Edward. Vous n'êtes pas partis qu'à cause de sa souffrance. » Décrétai-je fermement.

Alice se détacha des bras de Jasper, elle avança jusqu'au côté de son père.

« C'était dur, Bella. » Chuchota Alice.

« Quoi, hein ? » J'étais devenue sèche. Je sentais la respiration forte d'Edward contre ma peau.

« Tu sais très bien qu'on avait aucune idée qu'un monstre t'avait fait du mal. » La prise d'Edward autour de moi, se raffermit aussitôt. Je le sentais se raidir. « On pensait que tu étais partie de ton plain gré. Ça faisait trop mal. On devait quitter ce trop plein de souvenir. » La voix d'Alice se tut.

« Pourquoi ? » Haletai-je en fermant quelques secondes les yeux.

« On t'aimait tellement Bella, que ton départ nous a beaucoup dévasté. » Carlisle avait soufflé ses mots en resserrant ses doigts autour du pied de mon lit.

« Vous étiez sensés me connaître, bon dieu ! » M'écriai-je. « Vous savez pertinemment que j'aurai été incapable de quitter Edward comme cela, de vous quittez. » Tonnai-je en faisant un vague geste de la main les désignant. Je sentais la colère monter. « J'étais prête à sacrifier mes études pour suivre Edward, j'étais prête à tout, même finir par accepter qu'il puisse gâcher son talent de musicien pour bosser dans une putain d'entreprise. » Je me mordis fortement la lèvre inférieure. « J'ai accepté de l'épouser à 18 ans, pour lui prouver mon engagement envers lui, jusqu'à la mort. » J'enlevai ma main de celle d'Esmée. « Alors dîtes moi, comment j'aurais pu un jour me barrer comme cela hein ? Sans un sous en poche, aucun avenir. Le mien était construit autour des projets nous avions fait avec Edward. »

Esmée ferma les yeux, voulant s'empêcher de pleurer. J'avais mal, je ne voulais pas faire de mal aux gens que j'aimais, mais la vérité valait la douleur.

« Vous êtes partie vite. Je suis allée à la villa. Elle est vide de vie, mais remplie de meubles qui coûtent une fortune recouverts de draps jaunies avec le temps. Vous n'avez pas attendu longtemps pour mettre les voiles. » Ripostai-je sèchement, retenant les larmes qui menaçaient de s'échapper.

Des perles de larmes coulaient le long de ses joues rosées d'Alice. Ses yeux marrons m'observaient comme une automate. Elle ne contrôlait rien, tout sortait avec le cœur.

« Et pourquoi Boston hein ? C'est tellement loin de Forks, c'est carrément à l'autre bout du pays. C'est vrai quoi, pourquoi ne pas être allée en France carrément ? »

« Pour l'entreprise qu'il y a, ici. » Exposa doucement Jasper.

« Y a des milliers d'entreprise Cullen dans le monde ! Vous foutez pas de moi, y en a partout. C'était lamentable comme excuse. » Dédaignai-je.

Un tendre baiser se posa finement sur ma tempe. Je soufflai, laissant prendre place la souffrance et la douleur.

« Vous auriez pu appeler Charlie. Une fois par mois, prendre de ses nouvelles et voir si il n'aurait pas eu des nouvelles à mon sujet. C'est se que font les amis. Ils appellent au moins une fois par, prendre des nouvelles de leur ami qui traverse quelques choses de dur. Je ne suis pas la seule d'avoir souffert de découvrir que vous n'étiez pas là, Charlie c'était pire. Parce que lui, il était sur place, il est allé chez vous, pour découvrir une maison vide. Vous ne pouvez même pas imaginer la trahison qu'il a pu ressentir et la douleur. Vous étiez ses seuls et uniques amis. » Beuglai-je faiblement. « Si vous aviez prit le temps de lui téléphoner en prenant un peu de votre temps, vous auriez su des choses. Si vous aviez prit le temps de lui téléphoner vous auriez su qu'un monstre m'avait enlevé et qu'il remuait terre et ciel pour me retrouver. Vous auriez été au courant de quand on m'avait sauvée de cet enfer. Vous auriez été là, mais vous avez fuis comme des voleurs. Et ça fait mal. » Ma voix se brisa.

Esmée sanglota doucement, elle était toujours assise près de moi. Son petit corps fébrile se secouait doucement. Alice avait rapidement rejoint Jasper dans ses bras réconfortant. Emmett levait les yeux au ciel, en se pinçant fortement les lèvres. Ses traits d'habitudes si joyeux était comme mort, ça faisait mal. Je n'osai même pas adresser un regard à Edward. Au lieu de ça, je baissai la tête, des larmes glissaient sur mon visage. Elles me brûlèrent littéralement les yeux.

« J'étais heureuse de vous revoir la dernière fois. Quand je suis arrivée comme ça. D'où le pourquoi j'étais plutôt timide et réservé. Mais vous savez, le temps porte conseille. Pourquoi toujours moi ? Hein ? Pourquoi serait-ce toujours à moi de pleurer ? De tout mettre sur ma faute ? Il n'y a pas que moi, vous n'avez pas le droit d'en vouloir qu'à moi. »

« Bella… » Mâchouilla Carlisle en relevant la tête.

« Non… » Refusai-je aussi sec. « Partez, je vous en prie. J'en ai besoin, j'ai besoin d'être seule et surtout, loin de vous. » Sanglotai-je, je tremblais fortement.

Esmée se levait difficilement, elle alla se caler dans les bras de son mari. Emmett se décolla de la fenêtre et avança jusqu'à la porte.

« Prend soin de toi, ma petite Swanny. » Murmura-t-il avec un mince sourire avant de passer la porte.

Alice et Jasper sortirent à leur tour. Elle me fit d'un geste de la main un cœur et me murmura se qui semblait des mots doux. Esmée avait du mal à quitter la pièce, elle bégaya qu'on la pardonne, qu'elle s'en voudra toute sa vie. Elle tremblait fortement, tenant à peine sur ses pieds. Carlisle la tenait de toutes ses forces. Elle était incontrôlable, me faisant tellement mal au cœur. J'avais l'impression d'être un putain bourreau de merde. Je m'en voulais tellement, mais la force n'était pas là pour leur dire que tout ira bien. Il m'avait adressé un dernier regard remplit de tendresse, me faisant d'avantage pleurer.

Edward se releva doucement. Il se pencha légèrement en avant, ses mains essuyaient délicatement mes larmes. Il déposa un tendre baiser sur mes lèvres. J'enroulai mes bras autour de son cou et le serrai fortement contre moi. Sa tête se nicha dans mon cou, déposa quelques doux baisers. Son odeur exotique et de menthe m'enivrait. Mes doigts glissèrent dans ses cheveux soyeux. Mes bras l'encerclèrent de toutes mes forces, de tout mon amour pour lui. Mon cœur allait finir par exploser de passion, tellement que mes sentiments était indescriptible. Mes larmes ne cessèrent de couler d'avantage en pensant à la suite. Je reniflai disgracieusement. Mes mains se posèrent sur ses joues, relevant son visage vers le mien. Ses magnifiques traits étaient déformés par la douleur, la souffrance. Ses yeux vert étaient sombres. Mon cœur se serra. Mes doigts glissèrent sur sa peau en soie, blafarde.

« Pars maintenant, Edward. » M'égorgeai-je la gorge.

Une larme perla le long de sa joue. Je levai les yeux vers le ciel, essayant de garder mes faibles résistances contre lui. Ma faible force qui me permettait de réfléchir et de me soigner seule.

« Je t'attendrais ma Bella, pour toujours. » Chuchota-t-il de sa douce voix qui sonnait comme un carillon.

Je baissai mon regard vers lui, nos yeux se croisèrent. Son visage s'avança fortement vers moi. Nos lèvres se frôlèrent.

« Je t'aime. » Ce n'était qu'un souffle qu'il avait dit. Il se dégagea doucement, mes mains glissaient le long de ses joues et tombaient à mes côtés. Il s'en allait, il espérait du plus profond de lui-même une réponse à ses deux derniers mots. J'en fus incapable. Il m'observa une dernière fois avant de fermer la porte, sur son expression complètement dévasté.

Qu'avais-je fait ?

Le mieux que je pouvais faire, je suppose.

Ils parlaient, encore et encore. Leur putain charabia de médecin qui commençait sérieusement à me les gonfler. Y avait trop de monde, comme toujours. Je voulais qu'ils dégagent tous et me foutent la paix, bon dieu. Ce n'est pas comme ça qu'un patient peu guérir avec leur bordel infernal. Ma mère parlait avec deux infirmières et le Dr Andy. J'étais claquée, j'avais passé une sale après midi à pleurer tout mes tripes. Je voulais juste être seule, me marier avec le silence, si je pouvais. Juste, un rien me ferait du bien. Je n'étais plus une gamine après tout, j'avais vingt quatre ans et j'adorais rappeler à mes parents que j'en avais bientôt vingt cinq dans quelques mois. J'avais l'impression d'être un enfant avec eux. C'était étouffant, surtout en ce moment. J'avais seulement besoin d'être seule et me reposer et non entendre des conneries de médecin de minute en minute. Surtout quand il doit répéter son charabia mille fois, parce que ma mère ne pige rien à ce langage. Pourquoi s'entêter à vouloir comprendre, alors que globalement y a juste à savoir que je suis en vie, point barre. Pas besoin de dire des chicaneries. Je lâchai un soupire profond et bruyamment. Ils se retournaient tous vers moi, huit perds d'yeux me toisèrent. Je levais un sourcil.

« Bien. Je crois qu'on devrait laisser Bella. Elle a besoin de repos. » Annonça le docteur Andy.

« Oui, je reviendrais demain. » Fit Renée en s'approchant de moi. Elle me caressa doucement le visage, avec un sourire remplit de tendresse. « A demain, ma chérie. » Elle déposa un baiser sur mon front. « Je t'aime. » Murmura-t-elle avant reculer jusqu'au médecin. « Merci docteur, vraiment. » Remercia-t-elle en lui tendant la main.

« C'est normal. » Sourit-il en serrant sa poigne.

« A demain. » Chuchotai-je.

Elle m'envoya un baiser de la main et sortit de la chambre suivit des deux infirmières insupportable à mon goût. Je me retrouvai seule avec le docteur, seul le bruit des machines qui m'entouraient faisait le son de la pièce. Il s'avança vers moi et se posa au bord de mon lit.

« Toujours aussi râleuse. » Constat-t-il.

« Je suis juste fatiguée, j'ai passé une sale journée, dirons nous. » Répondis-je.

« Je suis désolée, si je peux vous aidez, dîtes le moi. » Souleva-t-il doucement.

« Voyons ! » M'écriai-je faiblement. « Continuez donc à me tutoyer, j'me trouve jeune quand même ! » Clamai-je.

Il rit.

« D'accord, alors fais de même. » Retourna-t-il. Je hochai la tête.

« Tu crois au destin ? » Questionnai-je avec un mince sourire.

« Eh bien. » Il leva les yeux vers le plafond, cherchant sa réponse. « Je ne sais pas trop, notre avenir se construit suivant nos actes, nos décisions. » Exposa-t-il.

« Je suppose oui. » Je passai mes mains sur mon visage. « Je suis la reine des mauvaises décisions. » Marmonnai-je.

Il fronça les sourcils en m'observant.

« Je ne dirai pas ça Bella, tu as traversé quelques choses de très dur. Peu de personne peuvent supporter cela et regarde toi, tu es toujours là. » Je me raclai la gorge. « Tu es là, Bella. Tu as peut-être voulu mettre terme à ta vie, mais regarde, tu es avec moi et tu me parles. Tu es courageuse, sache-le. Tu devrais te nourrir de cela pour faire les bons choix et ta vie sera comme tu le souhaites. Ne laisse pas ta souffrance et ta douleur menaient ta vie, sinon on se verra plus souvent. » Conseilla-t-il.

« J'ai fait tellement de mauvais choix, en même pas deux mois. » Expliquai-je. « Je ne sais même pas, si je peux réparer cela ou faire quelque chose pour améliorer. »

« On a tous le droit à l'erreur, après tout l'erreur est humaine. » Cita-t-il avec un sourire réconfortant.

« Sûrement, mais j'ai plutôt l'impression d'avoir fait plus que cela, enfin. J'ai carrément voulu revivre dans mon passé. Celui où j'étais heureuse, une famille, une vie magnifique et toute tracé. J'ai mis ma souffrance dedans, en mettant cela en cause, alors qu'en fait, j'ai juste tout mélangé. » Il se tourna légèrement vers ma table au pied de mon lit. Il attrapa une nouvelle bouteille d'eau qu'on m'avait déposé. Il l'ouvrit et me la tendit

« Tu devrais boire un peu, il faut beaucoup d'hydrater. » J'attrapai la bouteille d'eau et l'apportai à ma bouche. « Ça arrive Bella. Toute personne qui a vécu une période dure, cherche bien évidemment à revivre la vie d'avant, celle qui était parfaite à leurs yeux. Tu as tout mélangé, mais je ne pense pas que ce sois une énorme erreur, tu t'en es rendue compte toute seule, c'est vraiment bien. Peu de gens le voient seul. Maintenant que tu le sais, tu devrais avancer. Tourner la page sur ton enfer et juste garder en mémoire ton ancienne vie comme un bon souvenir. Ce qui compte, c'est maintenant. Le présent, Bella. Tu dois faire ta vie et la mener. »

« C'est trop dur. » Je lui rendis la bouteille, qu'il referma et posa. « M'enfin, je ne peux pas avancer, j'ai causé tellement d'erreur avec d'énorme empreinte, signer mon nom, c'est difficile. J'ai voulu revoir mon ancienne famille adoptive, et l'homme que j'ai toujours aimé. Ils savaient tous refait leur vie, il avait une fiancée et un bébé. » Dis-je la voix rauque. « Ils se sont séparés, tout les membres de la famille souffrent et d'autre se déchirent. Depuis quand hein ? depuis que je suis revenue, comme une étrangère. »

« Il ne faut quand même pas tout mettre sur toi, Bella. Si il s'est séparé de sa fiancé, c'est qu'il y a des raisons et sûrement qu'il t'aime toujours. Et pour les autres, ils doivent souffrir de savoir ce que tu as vécu et qu'ils n'ont pas pu t'aider. Je ne vois pas comment on pourrait te reprocher d'avoir voulu les voir, c'est vraiment bête. Arrête de te mettre en tête, ça te fera moins de problèmes, crois moi. »

J'eus un bref rire.

« Je n'arrive pas à voir les choses du même point de vue. » Chuchotai-je.

« C'est normal, je ne suis qu'un avis extérieur et non intérieur. » Assura-t-il.

« Ce n'est pas glorieux, hein. » Jugeai-je piteusement.

« Non. » Il eut un geste négatif de la tête. « Ce n'est peut-être pas glorieux, mais ce n'est ni désastreux. » Opposa-t-il.

Je souris faiblement. Il m'était tellement réconfortant. Peut-être ne s'en rendait-il pas compte, mais il m'aidait et m'apportait un petit quelque chose qu'aucun médecin n'avait réussi à me donner jusqu'à maintenant.

« Tu sors demain. » M'apprit-il en se levant du lit.

« Chouette. » Je levai mon regard vers lui. « Je devrais te remercier, vraiment. » Fis-je sentant la fatigue arriver.

« C'est normal, Bella. » Réfuta-t-il doucement.

« Non, certains médecins s'en fichent de donner des conseils ou d'écouter leur patient. Tant qu'il donnent le bon traitement et gagnent leur paye, c'est l'essentiel. Tu n'es pas comme eux. » Avisai-je.

Il sourit. Ses yeux bleu foncés brillaient quelque peu.

« Alors je suppose que tu devrais. » Chuchota-t-il.

« Merci, de tout mon cœur. » Remerciai-je les larmes aux yeux.


To be continued...

J'ai l'honneur de vous présentez le Dr. Andy *-* qui est joué par... *roulement tambour* Alex O'Loughlin.

Vous l'avez sûrement vu dans les merveilleuses série telle que, Moonlight, Hawai five-zero ou three riversencore.

C'est un peu l'évolution de Bella, hein. Elle a bien besoin de tout ça, je pense. Du recule.

Pendant tout les chapitres posté y avait des détails que je n'ai jamais mis à plat, auquelle vous vous êtes posé des questions, donc voilà. Je l'ai fait.

Donc ouais, quand on perd un bébé à 6 mois, eh bien faut malgré tout le mettre au monde, mais 3 mois plus tard. Voilà, pourquoi elle ne se doutait pas que son bébé était déjà... Vous allez me dire, qu'elle aurait pu sentir qu'il bougeait plus et tout, mais quand on vit avec prénommé James, je pense pas qu'elle ait pu y penser. Dans sa tête le bébé était vivant, point.

J'ai bien hâte de découvrir vos avis.

Je rappel encore une fois, que Beautiful Revenge est maintenant disponible sur mon compte =)

Dévouement Lou.